La Grande Ourse (Bordier & Sanoe)

Bordier – Sanoe © Soleil Productions – 2017

Louise vit au milieu de ses fantômes. Il ne se passe pas un jour sans que les personnes qu’elle a aimé – et qui sont mortes aujourd’hui – ne lui rendent visite. Louise est triste, inlassable nostalgique du passé.

Peut-être les autres parviennent-ils mieux que moi à faire leur deuil ? … Ils sont aujourd’hui si nombreux que je n’arrive plus à donner aux vivants la place qu’ils méritent par peur de les perdre aussi.

Jusqu’au jour où Phekda – une des étoiles de la Grande Ourse – se présente à elle. Sous les traits d’une fillette, Phekda se fait une place dans la vie de Louise et est bien décidée à aider Louise à retrouver le goût de vivre.

Pour son premier album (je passe volontairement la nouvelle qu’elle avait écrite avec le Collectif de « Doggybag »), Elsa Bordier joue à l’équilibriste sur ce fin fil qui sépare le monde réel du surnaturel. Fantômes et ange gardien sont convoqués pour permettre à l’histoire de Louise de se déplier. Un personnage attachant, fragile et mélancolique qui tient le bonheur à bonne distance afin de ne pas avoir à souffrir (elle se protège ainsi d’une éventuelle séparation, d’un nouveau deuil). De fait, l’héroïne traverse sa vie sur la pointe des pieds, en chuchotant presque pour ne pas qu’on la remarque. Fantôme vivant parmi les fantômes de son passé, cette jeune femme regarde les jours passer sans avoir aucun plaisir et sans ressentir aucune émotion. Elle s’est construit une carapace épaisse qui la protège des autres et la prive de nouvelles rencontres. Jusqu’à ce que surgisse cette fillette ou plutôt cette étoile de la Grande Ourse.

Le postulat de départ m’a plu et le scénario a su me surprendre agréablement, du moins au début. C’est vrai qu’il y a cette fraicheur pour aborder la mélancolie d’une personne qui permet de ne pas alourdir le sujet plus que nécessaire. Et je pense que ce n’est pas évident de trouver le bon équilibre entre ces deux registres. Le scénario m’a surprise aussi en assumant totalement la présence de cette étoile espiègle dans l’histoire. Je me suis posée un instant la question de savoir si l’héroïne n’était pas sujette à quelques hallucinations… mais il ne semble pas. L’entrain et l’optimisme de l’étoile – personnage fantastique – sont communicatives. Elle invite l’héroïne à passer des épreuves initiatiques qui doivent lui permettre de faire le deuil de ses proches (et ça nous le comprenons dès le début puisque l’objectif y est énoncé de façon explicite). J’ai donc vraiment savouré cet aspect onirique qui nous fait hésiter : est-on dans le monde réel ou dans un monde imaginaire ?

Mais cet engouement ne dure pas. Passé le premier tiers de l’album, on s’aperçoit finalement qu’on ne sait pas réellement ce que ces épreuves apportent au personnage, ce qu’elle entend et qui vient apaiser sa souffrance. On la voit juste un peu plus radieuse à chaque nouvelle étape. C’est comme si tout était rendu facile, comme si la douleur de toutes ces années s’évaporait grâce à la magie. Et l’absence d’explications, le fait de ne pas pouvoir explorer davantage la personnalité de la jeune femme contrarie. La facilité avec laquelle elle avance d’une épreuve à l’autre gâche le plaisir de lecture et nous ôte tout intérêt à poursuivre la lecture.

On ne s’étonne même plus de la survenue d’un poulpe géant, d’un papillon, d’une fleur… tous dotés de la parole, tous animés de sentiments bienveillants à l’égard du personnage principal, tous amenés à tenir des propos parfois convenus et à enfoncer des portes ouvertes…

« Débarrasse-toi du superficiel… la vie est précieuse »

« Se priver d’émotions c’est vivre à moitié »

« Transforme tes soucis en opportunités »

… mais il faut reconnaître que le scénario ne nous brusque pas et tend plutôt à donner une vision optimiste de la vie.

Le travail de Sanoe au dessin aide au voyage. Son ambiance graphique propose une belle harmonie dans ce monde coincé entre rêve et réalité. Le doute permanent de savoir si l’héroïne rêve éveillée, si elle rêve ou si elle participe pleinement à ce voyage. Les couleurs sont douces, en parfaite adéquation avec la narration. J’ai apprécié la présence de chaque détail graphique.

Un voyage initiatique dont je sors déçue. Mais rappelons qu’il s’agit là d’un album jeunesse et qu’il ne peut donc avoir autant d’aspérités qu’un album pour un public plus mature.

La chronique de Noukette.

Un album que je partage avec « La BD de la semaine ». Aujourd’hui, c’est Stephie qui accueille ce rendez-vous hebdomadaire.

La Grande Ourse

One Shot
Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Dessinateur : SANOE
Scénariste : Elsa BORDIER
Dépôt légal : septembre 2017
92 pages, 17,95 euros, ISBN : 978-2-302-06392-1

Bulles bulles bulles…

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La Grande Ourse – Bordier – Sanoe © Soleil Productions – 2017

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L’Oiseau de Colette (Arsenault)

Arsenault © La Pastèque – 2017

Comme tous les enfants, Colette rêve d’avoir un animal domestique. Alors elle demande inlassablement à ses parents et essuie inlassablement la même réponse : non !
Ça fait peu de temps que Colette et ses parents viennent d’emménager dans leur nouvelle maison. Alors Colette part découvrir son nouveau quartier mais elle ne sait pas bien par où commencer. Très vite, elle fait la connaissance de deux garçons. Passées les rapides présentations, ils lui demandent ce qu’elle faisait avant de les rencontrer. Colette est prise au dépourvu alors elle ment et raconte qu’elle était en train de chercher son oiseau. Les deux garçons souhaitent aider leur nouvelle amie, alors ils l’emmènent voir Lili ; avec sa grosse paire de jumelles, la tribu devrait retrouver l’oiseau de Colette facilement. Mais Lili a une autre idée… et de fil en aiguilles, Colette va découvrir son nouveau quartier par l’intermédiaire de tous les enfants de son âge qui feront désormais partie de son quotidien.

Avec son nouvel album jeunesse, Isabelle Arsenault nous emmène user nos semelles dans le quartier de Colette, quartier qu’elle découvre en même temps que nous. La balade est ponctuée de haltes de chez les enfants du quartier – fille ou garçon – et c’est autant d’amitiés naissantes auxquelles nous assistons. Le même schéma se reproduit systématiquement : un enfant du groupe raconte ce que l’on sait déjà sur cet oiseau et le nouvel arrivant pose une question sur l’oiseau, « obligeant » Colette à mentir de nouveau et à apporter un détail supplémentaire qui doit permettre au groupe de retrouver l’oiseau. Un tout petit mensonge qui la surprend bien moins que l’effet qu’il produit sur les autres. Sans même avoir le temps de revenir sur ses paroles, la voilà embarquée dans un périple aux quatre coins de son nouveau quartier en compagnie des enfants de son âge. Puis le groupe d’enfants, toujours plus gros, se remet en marche vers la maison d’un autre enfant.

L’imagination de Colette n’a pas de limites. La fillette est complètement dépassée par les conséquences de ce qu’elle a provoqué mais elle enchérit à chaque fois. A cet instant-là, les traits de son visage se contractent un peu comme s’il lui était incapable de revenir en arrière pour dire la vérité, comme si elle avait peur de décevoir et perdre d’un coup tous ces nouveaux amis qu’elle connaît à peine. Elle comme fascinée aussi, prise dans son propre jeu qui lui permet de donner corps à son rêve d’avoir un animal à elle… un oiseau que l’imagination de Colette rend facétieux, fugueur et… fantastique !

Le dessin est assez timide en début d’album. Un peu de jaune, un peu gris et du noir rehaussés d’un sépia délavé servent à illustrer les premiers pas de l’enfant dans son nouvel environnement. A mesure qu’elle apporte des détails à son mensonge, on sent l’euphorie gagner les dessins. Les sourires généreux sur le visage des enfants sont communicatifs. On imagine les étoiles dans les yeux de l’héroïne ; elle ment du bout des lèvres mais à mesure que l’engouement de ses camarades grandit, son imagination invente de nouveau détail.

Un récit drôle, optimiste et plein d’entrain qui donne corps au rêve d’une fillette et lui permet d’entrer en douceur dans son nouveau groupe d’amis.
Un récit tendre qui parle du rêve d’une fillette et de solidarité.
Une histoire qui se construit sur un petit mensonge, un mensonge pas très grave mais un mensonge tout de même. Un livre tout doux qui fait rire les jeunes lecteurs et leur donne envie d’avouer quelques petits mensonges qu’ils ont osé dire de-ci de-là… une belle aubaine pour les parents !

L’Oiseau de Colette

One shot
Editeur : La Pastèque
Dessinateur / Scénariste : Isabelle ARSENAULT
Dépôt légal : août 2017
48 pages, 14 euros, ISBN : 978-2-89777-015-0

Bulles bulles bulles…

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L’Oiseau de Colette – Arsenault © La Pastèque – 2017

On reprend ?

Ma pause estivale a duré plus longtemps que prévu.

Il faut dire que cet été 2017 n’a pas été de tout repos. Ravageur, désagréable, dérangeant… aucun effet bénéfique à en tirer.

Et « grâce à » tout ça, je n’ai pas eu l’envie de lire et encore moins trouvé celle d’écrire.

Mais le temps passe et cette éternelle question de savoir si je reprends le blog, si je ferme, si je supprime, si je laisse au repos…

Alors je tente un retour, en espérant que cette reprise ne soit pas temporaire, en espérant pouvoir m’appuyer sur vous pour retrouver la niaque pour écrire et échanger.

Gold Star Mothers (Grive & Bernard)

Grive – Bernard © Guy Delcourt Productions – 2017

7 Mai 1930, New-York.

Un paquebot s’apprête à prendre la mer. A son bord, des dizaines de femmes qui ont accepté l’invitation du gouvernement à traverser l’océan, la première traversée des « Gold Star Mothers ». Elles partent en pèlerinage. Elles vont en France pour se recueillir sur la tombe de leurs fils, de leurs maris ou de leurs frères qui sont morts pendant la Première Guerre Mondiale. Elles vont voir pour la première fois la tombe de leurs soldats et ainsi poursuivre le long processus de deuil qu’elles ont entamé depuis plus d’une décennie.

Pendant le voyage, les amitiés se nouent et les langues se délient. C’est pour elles l’occasion de témoigner du parcours de leur proche, de mettre des mots sur l’absence, sur le deuil, sur cette impossible manque causé par la disparition d’un homme de leur famille.

Un album hommage réalisé dans le cadre du centenaire de l’entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre Mondiale. Catherine Grive est une habituée des documentaires à destination des jeunes publics et des publics adultes. « Gold Star Mothers » est l’occasion pour elle de revenir sur un sujet qu’elle avait déjà abordé dans les années 1990. A cette période, elle était partie « sur la trace d’une histoire familiale, un aïeul disparu dans les premiers jours de la guerre de 1914-1918, à l’origine d’un Guide des Cimetières militaires en France aux éditions du Cherche-Midi [1999] » (extrait de la présentation de l’auteur sur le site de La Maison des Ecrivains et de la Littérature).

Catherine Grive nous propose de suivre ses femmes via un journal de bord que l’une d’entre elles aurait pu rédiger pendant ce mois de pèlerinage. De l’embarquement à New-York au recueillement sur la tombe d’un cimetière militaire en Meuse, des faits marquants ponctuent chaque journée : une rencontre, un atelier, une cérémonie, une discussion… Quelques personnages secondaires témoignent – en aparté – de la représentation qu’ils ont de ces mères-courage, permettant ainsi au lecteur de mieux appréhender l’émotion palpable qui était ressentie durant ces traversées.

Je m’attendais à une ambiance assez mortifère (compte-tenu de l’aspect symbolique du voyage, de l’huis-clos du paquebot…). Il n’en est rien. Certes, certaines femmes sont d’une grande fragilité mais leur émoi n’est pas pesant. Elles ont saisi l’opportunité de réaliser ce voyage qu’elles vivent pleinement (non sans appréhensions). Elles se soutiennent dans cette démarche et le dessin fragile et sensible de Fred Bernard et ses couleurs fruitées viennent justement donner du relief et de la consistance à cette envie de tourner la page, à ce besoin de faire le deuil de leurs enfants/conjoints.

Un album agréable dans lequel la mélancolie et la tristesse ne parviennent pas à alourdir l’atmosphère.

J’espère que vous avez passé un bel été. La « BD de la semaine » reprend aujourd’hui. Vous pouvez retrouver toutes les participations chez Noukette !

Gold Star Mothers

One shot
Editeur : Delcourt
Collection : Mirages
Dessinateur : Fred BERNARD
Scénariste : Catherine GRIVE
Dépôt légal : août 2017
112 pages, 16.95 euros, ISBN : 978-2-7560-7938-7

Bulles bulles bulles…

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Gold Star Mothers – Grive – Bernard © Guy Delcourt Productions – 2017

Tokoyo (Khoo & Ong)

Khoo – Ong © Des Ronds dans l’O – 2017

Lorsqu’elle était enfant, Tokoyo dû apprendre à vivre sans son père. Ce dernier, un grand samouraï, fut banni par son seigneur sur une île lointaine. Trop malheureuse, Tokoyo décida de quitter son village pour aller le retrouver.
En chemin, elle rencontre une jeune femme qui s’apprête à être sacrifiée pour sauver les gens de son village de la malédiction de Yofune Nushi, un monstre marin. N’écoutant que son courage, Tokoyo plonge dans la mer pour braver tous les dangers.

« Tokoyo » est un conte fantastique qui nous ramène dans des temps anciens, celui-là même où des créatures mythiques et terrifiantes côtoyaient les hommes. Entre légende et superstition, Catherine Khoo développe un récit d’aventure qui reprend tous les codes du genre (ode au courage, à l’altruisme, à l’amour), riche en rebondissements et proposant une morale positive. Le petit plus vient du fait qu’on entre totalement dans une société traditionnelle, totalement dépourvue de technologies, où les hommes n’avaient d’autre choix que celui de tenir compte des conditions climatiques et des obstacles naturels (mer, montagne…) qui jalonnent un parcours. Un récit d’aventure où le temps presse mais qui prend tout son temps pour se raconter… et qui nous laisse tout le temps de contempler les illustrations de Teressa Ong pleines de couleurs subtilement choisies.

Une belle épopée initiatique à portée des enfants (4-8 ans).

La chronique de Blandine.

Tokoyo

One shot
Editeur : Des Ronds dans l’O
Collection : Jeunesse
Dessinateur : Teressa ONG
Auteur : Catherine KHOO
Traducteur : Sibylline DESMAZIERES
Dépôt légal : juin 2017
32 pages, 12 euros, ISBN : 978-2-37418-035-9

Bulles bulles bulles…

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Tokoyo – Khoo – Ong © Des Ronds dans l’O – 2017

Le Pays des Purs (Caron & Maury)

Caron – Maury © La Boîte à bulles – 2017

« Le 27 décembre 2007, la ville de Rawalpindi, au Pakistan, est la proie de violentes émeutes, suite à l’assassinat de Benazir Bhutto, principale opposante au régime en place.
Dans la foule, Sarah Caron, photographe française, saisit avec son appareil les moindres détails de la scène. Mais très vite, la jeune femme est repérée et se retrouve poursuivie, craignant pour sa vie.
Un mois plus tôt, Sarah rencontrait Benazir Bhutto afin de réaliser une série de portraits commandée par le magazine Time. Une entrevue difficilement décrochée et qui, par un pur hasard, survenait le jour même de l’assignation à résidence de l’opposante. Une aubaine pour Sarah : pendant 4 jours, elle se retrouvait aux premières loges de l’actualité ! De jour, elle mitraillait les lieux, de nuit, elle transférait ses clichés.
En immersion totale et au gré des commandes, la jeune femme passe cette année-là du monde de l’élite pakistanaise à celui des talibans, avec l’aide d’un fier guerrier pachtoune. Son objectif est une arme dont elle se sert pour frapper les esprits et franchir les frontières, qu’elles soient physiques ou culturelles, et ce malgré le danger des lieux et des situations » (synopsis éditeur).

« Pakistan » en urdu, ça veut tout simplement dire « Pays des Purs »

En immersion totale. On colle totalement au témoignage, comme si on se lovait autour de Sarah Caron pour prendre le moins de place possible, épouser le décor pour profiter du meilleur point de vue, comme si le fait de garantir notre intégrité physique nous permettait d’affuter tout notre objectivité.

Sarah Caron, grand reporter, raconte. Son métier pour commencer. Arriver dans un pays, s’engager dans un nouveau reportage, c’est en premier lieu trouver un pied-à-terre. Puis d’autres incontournables sont réalisés : repérage des lieux, des habitudes locales, des lieux d’approvisionnement… identifier les contacts et les ressources locales (trouver un fixeur, un traducteur si besoin, quelqu’un qui puisse la véhiculer à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit…). On entre réellement dans son quotidien de travail, une professionnelle qui partage sa conception du métier.

Je fais des photos de Lahore en attendant mon rendez-vous. C’est la partie la plus personnelle de mon boulot, documenter les lieux où je me trouve, même sans commande précise. Ça me détend. Je photographie également les gens dans la rue juste pour me donner un peu d’assurance. Il faut dire que faire le portrait d’une personnalité comme Benazir Bhutto me fiche un sacré trac, bien plus que de couvrir un événement d’actu !

L’album s’ouvre sur une série de photos réalisées par Sarah Caron lors de ce reportage. Outre le portrait de Benazir Bhutto et les clichés qu’elle a pris lors d’une assignation à résidence de l’opposante au régime politique, nous découvrons également une série de photos de son reportage au cœur du Pakistan, en plein territoire tribal pour rencontrer – suite à une commande du New York Times – le mollah Fazl ur Rehman. Elle est toujours au Pakistan lorsqu’un mois après son arrivée, Benazir Bhutto est assassinée à Rawalpindi. Alors qu’elle couvre l’événement, au cœur de la foule, des hommes la repèrent et s’en prennent à elle. Bénéficiant de quelques appuis et de l’aide précieuse de Faris Khan, elle se rend dans des endroits reculés (et non sécurisés) du Pakistan, là où les étrangers ne sont pas autorisés à se rendre (série de photos magnifiques ici).

Premier album de Hubert Maury qui réalise des dessins limpides et expressifs. Cet auteur a un parcours pour le moins surprenant : diplômé de Saint-Cyr, il s’engage tout d’abord dans une carrière militaire avant d’être nommé à l’Ambassade de France au Pakistan. Dessinateur à ses heures, son coup de crayon colle parfaitement à la BD-reportage.

Un reportage intéressant qui ne nous laisse pas le temps de se poser. Sarah Caron ne se laisse visiblement pas de temps mort lorsqu’elle est sur le terrain.

Le Pays des Purs

One shot
Editeur : La Boîte à Bulles
Collection : Contre-cœur
Dessinateur : Hubert MAURY
Scénariste : Sarah CARON
Dépôt légal : mai 2017
192 pages, 25 euros, ISBN : 978-2-84953-282-9

Bulles bulles bulles…

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Le Pays des Purs – Caron – Maury © La Boîte à bulles – 2017

Pause estivale

Vous l’avez peut-être remarqué, je suis passée au rythme de l’été. Mes vacances commenceront réellement dans trois semaines mais le besoin de lever le pied se fait déjà sentir.

Il y aura peu de chroniques sur le Bar à BD jusqu’au 21 août.

Je vous souhaite un bel été !

Une photo trouvée sur Internet (je ne connais pas le nom du photographe)