Blue (Nananan)

Blue
Nananan © Casterman – 2004

Japon, de nos jours.

Nous voici plongé dans l’ambiance de nos années lycées…

Nous évoluons au sein d’une école de jeunes filles et suivons un petit groupe d’entre elles. Kayako KIRISHIMA et Masami ENDO vont nous emmener dans une amitié un peu particulière, puiqu’entre elles vont naître des sentiments amoureux que l’on explorer en même temps qu’elles.

Everyday m’avait laissée sceptique mais pas totalement réfractaire à l’idée de revoir débarquer sur ce blog une oeuvre de Kiriko NANANAN.

Kiriko NANANAN est née en 1972. Elle avait 23 ans lorsqu’elle a commencé à écrire Blue… qui a été publié en 2004. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de faire des comparaisons entre Everyday (paru en 2005 et écrit dans les années 2000) et Blue. J’ai trouvé le ton plus léger dans le présent album. Moins d’entraves peut-être, plus de naïveté ?? Pourtant Blue est loin d’être une œuvre naïve : ces jeunes filles assez mûres dans leurs actes et matures dans leurs réflexions.

On ne les sent pas forcément engluées dans leurs questionnements d’adolescentes, et elles ont du recul pour aborder les choses intelligemment… Et elles ont l’air bien dans leur peau.

Les ambiances graphiques également, dans lesquelles on retrouve la touche de Kiriko NANANAN : une alternance de planches assez minimalistes et de planches plus chargées… Une alternance de périodes riches en échanges en total contraste avec des successions de planches muettes… ou encore (et enfin) des visions en grand-angle qui contrastent avec des gros plan sur les visages. C’est réellement beau à regarder, les ambiances sont harmonieuses.

J’avais vu dans un reportage que quand NANANAN dessine, elle le fait sur un « format affiche’ et est très attentive à l’emplacement de chaque chose dans les cases et à l’harmonie générale d’une planche. Elle passe beaucoup de temps sur une planche, quitte à la reprendre plusieurs fois si le rendu ne lui convient pas.

Dans cet album, on se sent dégagé de tout le poids des conventions. Les choses sont abordées simplement, posément et avec intelligence. On est serein (rythme de lecture, ambiance, thème), comme entouré par quelque chose de suave. Les ambiances graphiques y sont pour beaucoup : le dessin est aérien. On sent NANANAN très à l’aise, et heureusement !! Car pour pouvoir aborder la question des sentiments à l’âge de l’adolescence, mieux vaut tout de même être au clair avec ce que l’on a à dire. D’autant qu’il s’agit ici d’homosexualité.

Y a-t-il quelques éléments autobiographiques qui jalonnent le récit ? Je me suis posée la question. On ne peut pas remarquer la justesse du récit et des réflexions de ces jeunes filles. Le fait que le personnage principal ambitionne une École des Beaux-Arts à Tokyo également. Je ne sais pas.

Quelques infos attrapées de droite et de gauche sur Kiriko NANANAN : profil de l’auteur, une chronique sur Blue, et une autre ^^.

PictoOKJe ne suis pas une grande adepte des Shojo, mais le style de Kiriko NANANAN est agréable et intéressant, tout comme le regard qu’elle porte sur le sens des valeurs.

Un ressenti assez positif de cette lecture, le seul bémol : les visages sont dépourvus de tous détails, ce qui rend difficile l’identification des personnages.

Blue

One-Shot

Éditeur : Casterman

Collection : Sakka

Dessinateur / Scénariste : Kiriko NANANAN

Dépôt légal : septembre 2004

ISBN : 2-203-37313-X

Bulles bulles bulles…

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Blue -Nananan © Casterman – 2004

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8 commentaires sur « Blue (Nananan) »

  1. Salut Morue (gniii, j’adore!) La description de l’ambiance et les planches (rhôôô, pô bien :D) me font immédiatement penser à du VANYDA, notamment sa série en cours Celle que je ne suis pas. Ca aurait été pas mal de comparer Blue avec le travail de VANYDA (thèmes, ambiance, graphisme). Questioin à cent mille: Qui a copié sur qui? Bisous Morue

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  2. Hiiiiiii! Pas l’temps d’lire : trop long, trop de bagages à préparer, trop de stress, trop de névrose, haaaaaaaaa! Dans pas longtemps on se voit en vrai!!!!!!!!!!!!!Morue à moi, je t’aime!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  3. Une jolie histoire. J’aime beaucoup le contraste entre les blancs et les noirs, et cette sorte d’indolence et de sensualité qui se dégage tout au long de l’album, comme s’il allait arriver quelque chose, un grand chaos, quelque chose de dramatique. Un symptôme de l’adolescence en quelque sorte, ce passage difficile entre l’enfance et l’âge adulte, où l’on se cherche, où l’on se positionne en tant qu’individu face à d’autres individus. Un petit côté nid de chenilles, les unes collées aux autres à se débattre, puis à prendre le chemin de la liberté avant de se transformer en papillon et voler de ses propres ailes…

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