Kitaro le Repoussant (Mizuki)

Kitaro, volume 1
Mizuki © Cornélius – 2007
Kitaro, volume 2
Mizuki © Cornélius – 2007
Kitaro, volume 3
Mizuki © Cornélius – 2007
Kitaro, volume 4
Mozuki © Cornélius – 2008

Kitaro est un enfant mort-vivant. Ce dernier représentant de son espère est né borgne.

Kitaro, vêtu de son gilet magique, est accompagné au quotidien par son père (un œil monté sur pattes) et Ratichon (mi-homme, mi-yokaï d’un opportunisme incroyable) va nous emmener dans des aventures parfois cocasses afin de résoudre les conflits entre les hommes et les monstres. Petit à petit, il va petit à petit devenir le trait d’union entre le monde des vivants et le monde des esprits (des yokaïs), intervenant tour à tour en faveur des yokaïs ou des humains pour faire respecter les lois de chaque espèce afin que tout le monde vive en paix et en harmonie.

Voilà globalement (mal) présenté l’univers de Kitaro le repoussant (Kitaro du cimetière pour les puristes). J’avais découvert Shigeru Mizuki avec NonNonBâ, une petite grand-mère malicieuse dotée d’une grande connaissance sur les yokaïs (esprits de la nature, monstres…). Les nombreuses références faites dans les bonus de NonNonBâ et les chroniques sur l’album renvoyaient vers Kitaro le repoussant. Et effectivement, ceux pour qui NonNonBâ n’avait été qu’une petite mise en bouche initiatique au monde des yokaïs trouveront ici satisfaction.

Publiée pour la première fois en 1959, cette fiction fantastique vieillit plutôt bien. Intrigue, action, personnages secondaires… le monde est riche et le récit est rythmé même si la qualité des chapitres est inégale. Le graphisme de Kitaro est bien sur assez proche de celui de NonNonBâ pourtant, en ayant eu la possibilité de lire les quatre premiers volumes d’une traite, on remarque qu’il évolue. La personnalité de Kitaro s’affine à mesure de Mizuki l’investit… tout comme le graphisme d’ailleurs : meilleur rendu des expressions, le personnage gagne en charisme…

Peu de choses à dire sur cette grande série japonaise excepté qu’elle est très appréciée au Japon. Après de timides débuts, elle a trouvé son lectorat auprès d’un public assez jeune et permis, à une période où le Japon reniait tout un pan de la culture traditionnelle (coutumes, croyances populaires, superstitions..), Kitaro est venu construire un pont entre tradition et modernité. Mizuki a injecté de nombreuses références dans cette saga, que ce soit celles issues du folklore japonais mais également les contes et légendes venues d’ailleurs (on verra passer Frankenstein, des sorcières et j’en passe). Les préfaces et bonus de chacun des volumes réédités par Cornélius sont riches en informations et nous aident à comprendre les références et les codes présents dans Kitaro le Repoussant.

PictoOK« Geh geh geh » ! J’adopte l’hymne à la gloire de Kitaro le Repoussant. Une lecture sympathique qui nous fait voyager dans les croyances et les superstitions japonaises. Avec humour, l’auteur aborde des thématiques aussi variées que le pouvoir, la haine, l’amitié… Un chapitre par-ci par-là pour ne pas se lasser de cette « œuvre qui se penche sur les monstres pour mieux parler des hommes ».

Kitaro le Repoussant

Série en cours / 8 volumes publiés pour le moment

Éditeur : Cornélius

Collection : Paul

Dessinateur / Scénariste : Shigeru MIZUKI

Dépôt légal : février 2007 (volume 1), juin 2007 (volume 2),

septembre 2007 (volume 3) et janvier 2008 (volume 4)

ISBN : voir site de l’éditeur pour ces codes

Bulles bulles bulles…

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Kitaro le Repoussant – Mizuki © Cornélius – 2007

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7 commentaires sur « Kitaro le Repoussant (Mizuki) »

  1. Ouais, un super grand classique (du manga jeunesse paraît-il !!!). J’ai lu celui-ci après NonNonBâ et c’est vraiment aussi bon. D’ailleurs je viens de terminer le recueil d’histoire 3 rue des mystères que j’ai beaucoup aimé également !

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    1. J’ai tout de même largement préféré NonNonBâ. même si ce petit bonhomme est attachant et vaillant, à la longue, je me suis un peu lassée. D’autant que les chapitres sont assez inégaux (j’ai en tête celui sur l’ile des monstres… mais qu’est qu’elle est longue et un peu bancale cette histoire !!). Bref, après oui, pour explorer un peu plus le monde des yokaïs, forcément, il n’y a pas mieux. Mais je ne suis pas certaine de poursuivre la lectures des prochains volumes de Kitaro. Mais j’ai suivi ton conseil (qui date de mai… d’accord… mais quand même). J’en viendrais forcément à bout de ces propositions de lecture ^^

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