Quelques jours avec un menteur (Davodeau)

Quelques jours avec un menteur
Davodeau © Guy Delcourt Productions – 1997

Victor, Phil, Charlie, Jeanjean et Domi. Cinq potes que les années avaient plus ou moins séparés et qui ont décidés de s’organiser des vacances dans le Jura. Femmes et enfants sont restés à la maison, les voilà entre hommes pour 9 jours.

Le rythme est serein et, fidèles à eux-mêmes, les cinq amis se sont prévus un programme bien chargé  : farniente, tournoi d’échecs, rigolades, bains de souvenirs et quelques vérités à se dire.

« Tranquillou ! » cet album respire les vacances. Le titre nous annonce clairement qu’il y a anguille sous roche donc forcément, on reste sur les gardes… Et Davodeau va mettre du temps avant de lâcher le morceau ! Je savais qu’il était capable de faire monter la pression en douceur (Le Réflexe de survie), mais pour cet album il y avait un peu trop de douceur justement. L’album se découpe en neuf chapitres – un jour par chapitre – et met du temps avant de s’installer !! C’est donc l’occasion de faire connaissance des différents protagonistes mais quand l’album passe à la vitesse supérieur vers le chapitre six… ça fait quand même du bien ! Mais qui est le menteur au fait ?

Quoiqu’il en soit, c’est toujours avec plaisir que je retrouve les univers de Davodeau. La touche, l’ambiance, les personnages si humains, si simples sans être simplistes… Ma dernière lecture d’un de ses albums remontait à mars dernier… cela commençait à dater. Ça fait bizarre pour le coup de se replonger dans des planches en noir et blanc (j’aimais les pastels de Lulu femme nue) mais il n’y a pas de fausse note ici. Une lecture agréable, peut-être un peut trop doucereuse mais les personnages sont attachants et drôles.

PictoOKUn « album détente » dont je garderais un bon souvenir, pas comme étant celui du meilleur Davodeau, loin de là. Un album qui met du temps à s’installer. Je me suis demandée pendant une partie de la lecture ce que ces cinq hommes là allaient pouvoir nous raconter et puis finalement, la mayonnaise a pris ! Une touche d’improbable savamment dosée, une bonne poignée d’humour pour arroser le tout et on ressort de l’album avec le sourire.

Trois chroniques : celle de CritiquesLibres, Bulles et Onomatopées et de Du9.

Quelques jours avec un menteur

One Shot

Éditeur : Delcourt

Collection : Encrages

Dessinateur / Scénariste : Étienne DAVODEAU

Dépôt légal : septembre 1997

ISBN : 978-2-84055-148-5

Bulles bulles bulles…

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Quelques jours avec un menteur – Davodeau © Guy Delcourt Productions – 1997

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15 commentaires sur « Quelques jours avec un menteur (Davodeau) »

  1. Salut Mo’ !
    J’en garde un bon souvenir, je crois même que c’était le premier Davodeau que j’ai lu !
    Et jamais déçue depuis, bien au contraire…. (mais toujours pas lu « Lulu femme nue »… gggrrrr je trépigne !)

    Alors merci pour ces bonnes nouvelles !

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    1. j’ai été prise au dépourvu tout de même par le rythme de ce récit. Je verrais avec le temps le souvenir que j’en garde. Quant à la sortie d’un nouveau Davodeau… c’est une très bonne nouvelle ^^

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    1. Il y a une très bonne ambiance de cet album, je l’ai refermé avec le sourire aux lèvres. Par contre, ce n’est pas l’album de Davodeau avec lequel j’ai le plus accroché, je trouve qu’il met un peu de temps à s’installer.

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  2. Je suis plutôt fan du Davodeau « documentaire » (Rural ! ou Les Mauvaises Gens) mais cet album m’a, comme toi, laissé un très bon souvenir. Un joli moment de détente et d’amitié.

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    1. ça m’a un peu fait penser au « Fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Même si les histoires n’ont rien à voir, il y a un mélange de sincérité et d’humour qui m’a fait un bien fou.

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    1. C’est un peu long à se mettre en place, j’ai pensé pendant une partie de l’album que j’y resterais extérieur. Le personnage de Domi (le dernier arrivé) m’a un peu agacé. Je le trouve un peu stéréotypé. Mais après, j’ai passé un bon moment. Mais cet album de Davodeau n’est pas de ceux que j’emmènerais sur une île déserte, c’est certain ^^

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    2. C’est justement ce qui m’a plu : cinq types qui s’évadent de leur quotidien et qui déconnent comme des gamins en profitant du fait que madame n’est pas là pour mettre le frein.

      Mais bon, comme je suis un garçon … peut-être qu’au niveau empathie envers les personnages je pars avec un peu d’avance 🙂

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      1. un peu d’avance oui, pour autant ce n’est pas une ambiance hermétique à la gente féminine ^^ Et puis Madame qui met un frein ?? Il me faudrait trouver un album qui prenne le contrepied de celui-là (des femmes qui s’organisent une petite virée en laissant hommes et enfants à la maison… ce serait pas mal aussi mais là je n’ai que Lulu femme nue qui me vient à l’esprit). Je vais essayer de mener l’enquête ^^

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