Roaarrr : Prix Culturel Osamu Tezuka

Roaarrr Challenge

Le Prix culturel Osamu Tezuka, organisé par le grand quotidien japonais Asahi Shimbunn, est décerné chaque année à un manga et son auteur depuis 1997. Le nom du prix fait bien sûr référence au célèbre mangaka Osamu Tezuka, considéré au Japon comme le Dieu du Manga, et lui rend hommage en récompensant les œuvres qui poursuivent son travail d’innovation dans le manga et de regard sur la société.

(Source : Total manga).

J’ai souhaité tenir compte de l’origine géographique de ce Prix (Japon) et des conditions dans lesquelles ces albums ont été primés, voici quelques informations concernant le contenu de cet article :

– référence à l’éditeur original conservée,

– dans la mesure du possible, j’ai enregistré les titres en français suivi de son titre japonais ((Le) Pays des Cerisiers – Yunagi no Machi Sakura no Kuni publié initialement chez Futabasha). A défaut d’obtenir les titres francisés, j’ai privilégié les titres d’origine (merci de votre compréhension !).

(Afin d’améliorer la lisibilité de cet article, je vous invite à me déposer vos suggestions en commentaires)

Pour vous aider dans vos recherches :

– Baka-Updates Manga : http://www.mangaupdates.com/

– Manga Sanctuary : http://www.manga-sanctuary.com/

– Pour une recherche des références éditoriales françaises : http://www.bedetheque.com/

Au temps de Botchan, série de Natsuo Sekikawa & Jiro Taniguchi (Futabasha)

– 1998 : Grand Prix –

Berserk de Kentarō Miura (Hakusensha)

– 2002 : Prix de la nouveauté –

C Kyuu Sarariiman Kouza de Keisuke Yamashina (Shogakukan)

– 2011 : Prix de l’histoire courte –

Doraemon, série de F. Fujio Fujiko (Shogakukan)

– 1997 : Grand Prix –

Joëlle : « Ce manga est loin d’être récent car il date des années 1970 et cela se voit immédiatement au niveau des dessins plus « ronds », moins anguleux dans le visage des personnages »,

MrZombi : « Un autre point que j’apprécie énormément dans ce manga, c’est le fait qu’il n’a pas forcément été créé et pensé pour s’exporter, tout est typiquement japonais et permet donc d’apprendre énormément de choses sur la culture japonaise, ses traditions… »,

Dragon Head, t.1 de Minetarō Mochizuki (Kōdansha)

– 2000 : Prix de l’excellence –

Fullmetal Alchemist d’Hiromu Arakawa (Square Enix)

– 2011 : Prix Shinsei –

Gendai Shisō no Sōnanshātachi de Hisaichi Ishii (??)

– 2003 : Prix de l’histoire courte –

Guuguu Datte Neko de Aru de Yumiko Ooshima (Kadokawa Shoten)

– 2008 : Prix de l’histoire courte –

Helter Skelter de Kyôko Okazaki (Shodensha)

– 2004 : Grand Prix –

Hikaru no go de Yumi Hotta & Takeshi Obata (Shueisha)

– 2003 : Prix de la nouveauté –

Badelel : « Hikaru no Go aborde à la fois tradition et modernité, fantastique et réalité, du défi et de l’amitié »,

Lunch : « Ce qui est très intéressant dans cette série, c’est que les auteurs ne se contentent pas seulement de nous faire vivre une histoire de fantôme : ils sont parvenus à vraiment nous captiver avec un jeu qui pourrait, s’il était mal raconté, être d’une fadeur extrême »,

MrZombi : « Hikaru no go est une série qui remplit parfaitement un pari très risqué à savoir parler et donner envie de jouer au go par le biais d’un shonen »,

Historie de Hitoshi Iwaaki (Kodansha)

– 2012 : Grand Prix –

Hyouge Mono de Yoshihiro Yamada (Kōdansha)

– 2010 : Grand Prix –

(L’) Ile panorama / Panorama Toukitan de Suihiro Maruo (Enterbrain)

– 2009 : Prix de la nouveauté –

Choco: « Le récit devient peu à peu trouble et oppressant et tombe avec subtilité dans la folie du personnage »,

Marilyne : « Ce n’est pas tant la dimension policière qui saisit mais la tension fantasmagorique sur laquelle plane une ombre gothique et un goût de mort »,

Jin de Motoka Murakami (Shueisha)

– 2011 : Grand Prix –

Jōkyō Monogatari de Rieko Saibara & ?? ( ??)

– 2005 : Prix de l’histoire courte –

Journal d’une disparition d’Hideo Azuma (East press)

– 2006 : Grand Prix –

Joëlle : « Cette autobiographie (édulcorée aux dires de l’auteur) essaie de rester assez légère avec la vision détachée et humoristique que porte Azuma sur ces aventures de vagabond »,

Mo’ : « En revanche, je trouve que le récit et le ton utilisés pour raconter sa période d’errance sont plus moralisateurs (j’ai ressenti une forme d’autosuffisance, une fierté à « Savoir » ce que c’est comme s’il voulait impressionner le lecteur) »,

MrZombi : « Il nous raconte donc dans ce manga, toutes ces heures noires de son existence, mais il le fait avec beaucoup d’humour et d’auto-dérision si bien que le manga ne sombre jamais dans le pathos ou le dramatique »,

Kikaijikake no Ai de Yoshie Gôda (Shogakukan)

– 2013 : Prix de l’histoire courte –

Kingdom de Hara Yasuhisa (Shueisha)

– 2013 : Grand Prix –

(Le) Livre Jaune – Kiiroi Hon de Fumiko Takano (Kōdansha)

– 2003 : Grand Prix –

Joëlle : « Les nombreuses citations tirées des livres de Roger Martin du Gard sont sans cohérence visible (comme tout extrait pris au hasard) et j’ai donc eu du mal à m’immerger dans la vie et la passion de Michiko »,

Maihime Terepsikola de Ryouko Yamagishi (Media Factory)

– 2007 : Grand Prix –

Mainichi Kaasan de Rieko Saibara (Shogakukan)

– 2005 : Prix de l’histoire courte –

Mitsuami no Kami-sama de Machiko Kyô (Shueisha)

– 2014 : Prix de la nouveauté –

Monster, série de Naoki Ursawa (Shogakukan)

– 1999 : Grand Prix –

Badelel : « Ce que l’on pourrait finalement retenir contre ce manga, ce serait plutôt le choix de différents points de vue, provocant ainsi des répétitions dans les déductions »,

Joëlle : « J’ai trouvé l’histoire très prenante et bien tournée et elle pose aussi des questions sur l’accès aux soins dans les pays civilisés, les conditions de vie dans les pays de l’ancien bloc de l’Est ou la montée des bandes d’extrême droite… »,

Lunch : « Monster est une série qui se tient, qui n’a pas de longueur outrancière et qui maintient le lecteur en haleine tout du long »,

Mo’ : « Au passage, il sera question de politique des soins (c’est moins incisif que dans Say Hello to Black Jack de Sato), de manipulation, d’adoption, d’espionnage, de fratrie, de bons et de mauvais sentiments. Un univers riche et prenant dans lequel on s’attend sans cesse au pire pour finalement sortir des 18 tomes relativement épargnés »,

Moyashimon de Masayuki Ishikawa (Kōdansha)

– 2008 : Grand Prix –

Mushi to Uta de Haruko Ichikawa (Kōdansha)

– 2010 : Prix de la nouveauté –

Naniwa kin’yūdō, série d’Aoki Yūji (Kōdansha)

– 1998 : Prix de l’excellence –

Naniwadora Ihon de Takashi Morimoto (Shonen Gahosha)

– 2004 : Prix de la nouveauté –

OL Shinkaron de Risu Akizuki (Kōdansha)

– 2004 : Prix de l’histoire courte –

Onmyoji – Celui qui parle aux démons de Baku Yumemakura & Reiko Okano (Hakusensha)

– 2001 : Grand Prix –

Badelel : « J’adore la représentation de l’ère Heian, elle a pour moi quelque chose de romantique… Le Dit du Genji et la cour impériale, l’omniprésence des superstitions, la mode vestimentaire et les 150 couches de kimonos… Je suis fan de l’image véhiculée par cette époque (…) »,

Lunch : « On pourrait rapprocher Onmyôji à d’autres mangas comme Tensui – l’eau céleste, éventuellement à Qwan, ou plus généralement à l’œuvre de Shigeru Mizuki dans son ensemble (de beaucoup axée sur les yôkai). Mais Onmyôji s’ancre bien plus que ces autres univers dans une approche adulte et historique »,

Onna Īppiki Neko Futari de Risa Itou (Futabasha)

– 2006 : Prix de l’histoire courte –

Onnoji de Yûki Shikawa (Akita Shoten)

– 2014 : Prix de l’histoire courte –

Ōokiku Furikabutte d’Asa Higuchi (Kōdansha)

– 2006 : Prix de la nouveauté –

Ōsaka Hamlet d’Hiromi Morishita (Futabasha)

– 2007 : Prix de l’histoire courte –

(Le) Pavillon des hommes / Ooku de Fumi Yoshinaga (Hakusensha)

– 2009 : Grand Prix –

Choco : « Voilà une série qui détourne avec beaucoup d’originalité l’histoire et inverse les rôles prédéterminés des 2 sexes »,

(Le) Pays des Cerisiers – Yunagi no Machi Sakura no Kuni de Fumiyo Kouno (Futabasha)

– 2005 : Prix de la nouveauté –

Bidib : « Fumiyo Kouno sait trouver les mots pour nous toucher sans tomber dans le mélodramatique. La douceur de son dessin contraste avec la dureté de certains propos »,

Choco : « Elle a su transmettre par petites touches l’atmosphère de la ville, la peur irraisonnée des victimes de la bombe et le lent poison qui dévore de l’intérieur la population »,

Joëlle : « Une lecture intéressante bien qu’un peu brouillonne sur la reconstruction psychologique d’après-guerre »,

Mo’ : « L’auteur nous livre avec humilité le quotidien des hommes et des femmes qui ont survécu à l’horreur. La difficile acceptation de la réalité, la difficile acceptation de soi et de la vie qui doit poursuivre son cours »,

Pluto d’Osamu Tezuka & Naoki Urasawa (Tezuka Productions)

– 2005 : Grand Prix –

Badelel : « Le 7 avril 2003, Astro, le petit robot de Tezuka était supposé voir le jour. Urasawa s’est emparé de l’événement pour rendre hommage au père du manga. Et quel hommage ! »,

Loula : « Il [Urasawa] l’a revu complètement à sa façon, dessin y compris (son premier projet imitait le dessin de Tezuka) et on est pas loin de l’enquête de Monster »,

Lunch : « Les lois de la robotique propres à Isaac Asimov sont utilisées (respectées ?), de quoi attirer vers ce brillant manga les adeptes de la science-fiction »,

Marie : « A travers ce thème des robots, il y a également toute une réflexion sur ce qui constitue l’humanité, et sur les différences entre hommes et robots, que je trouve intéressante »,

Romain : « Mais Urasawa pose d’autres problématiques, d’un point de vue sociétal, comment accepter l’autre et ses  différences (certaines bien visibles, ou de moins en moins chez les robots les plus récents et les plus perfectionnés) ? »,

Saiyū Yōenden – Saiiki-hen, t.1 et 2 de Daijirō Morohoshi (Kōdansha)

– 2000 : Grand Prix –

Sake no Hosomichi de Roswell Hosoki (Nihonbungeisha)

– 2012 : Prix de l’histoire courte –

(Le) Samouraï Bambou – Takemitsu Zamurai d’Issei Eifuku & Taiyo Matsumoto (Shogakukan)

– 2011 : Grand Prix –

Sangatsu no Lion de Chica Umino (Hakusensha)

– 2014 : Grand Prix –

Shindō, t.1 à 4 d’Akira Sasō (Futabasha)

– 1999 : Prix de l’excellence –

Shinsei Kigeki de Nozoe Nobuhisa & Ōnishi Kyojin & Iwata Kazuhiro ( ??)

– 2007 : Prix de la nouveauté –

Shut Hell de Yû Ito (Shogakukan)

– 2012 : Prix de la nouveauté –

Space brothers de Chûya Koyama (Pika Editions)

– 2014 : Prix lecteur –

Sunny Sunny Ann de Miki Yamamoto (Kōdansha)

– 2013 : Prix de la nouveauté –

Thermae Romae de Mari Yamazaki (Enterbrain)

– 2010 : Prix de l’histoire courte –

Träumerei de Toranosuke Shimada (Seirinkogeisha)

– 2008 : Prix de la nouveauté –

Une vie dans les marges / Gekiga Hyouryuu de Yoshihiro Tatsumi (Seirinkogeisha)

– 2009 :Grand Prix –

(Les) Vacances de Jésus et Bouddha  – Saint Young Men d’Hikaru Nakamura (Kōdansha)

– 2009 : Prix de l’histoire courte –

Enna : « Jésus et Bouddha, les deux figures religieuses mondialement connues, viennent sur terre, au Japon, en vacances. (…) Et c’est vraiment drôle ! »,

Purple Velvet : « Pour l’instant l’enjeu scénaristique est minimal, on est pas la pour faire une réflexion profonde sur les religions ou lancer un débat, mais juste se marrer un bon coup »,

Vagabond de Takehiko Inoue (Kōdansha)

– 2002 : Grand Prix –

Lunch : « Il y a un véritable travail sur Vagabond, qui dénote vraiment avec ses autres œuvres. Le dessin est plus expressif, plus tourmenté. Plus réaliste »,

Yajikita in Deep de Shiriagari Kotobuki (??)

– 2001 : Prix de l’excellence –

Zankokuna Kami ga Shihai Suru, t. 1 à 10 d’Hagio Moto (Shogakukan)

– 1997 : Prix de l’excellence –

21 commentaires sur « Roaarrr : Prix Culturel Osamu Tezuka »

  1. J’avais adoré « Le pays des cerisiers », un des premiers mangas que j’ai lu – pas de billet -) – ( bon, ben, moi qui voulait lire Au temps de Botchan… )

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    1. Il y en a assez peu qui sont publiés. J’ai prévu de refaire une recherche pour vérifier de nouveaux ces titres qui mettre un temps fou à s’exporter !!

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    1. Ah ! ^^ Je m’étais fait la même réflexion. J’ai rayonné dans des bibliographies d’auteurs que je ne connais pas. Les deux sites dont j’ai mis les liens en début d’article semblent régulièrement actualisés et assez complets. J’y ferais un nouveau tour à tête reposée et vérifierais s’il n’y a pas un complément d’informations à prendre

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  2. Petite précision : Gekiga Hyouryuu de Yoshihiro Tatsumi a été traduit et édité en france sous le titre : une vie dans les marges. Et inutile de te dire que j’ai une furieuse envie de le lire ^^

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    1. Génial ! Merci pour l’info, je complète l’article dans la foulée 😉 Un manga qui est donc mutli-primé puisqu’il a également obtenu les honneurs aux Eisner Awards. Première édition française en février dernier… qui sait… peut-être une reconnaissance dans l’Hexagone bientôt ?
      Un manga que j’ai repéré pendant les vacances grâce à un libraire qui reverra ma frimousse aux prochaines vacances ^^

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        1. Tu m’étonnes !! ^^ Je suis passée par-là il n’y a pas très longtemps donc je vois très bien ce que tu veux dire 😀

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        1. 😆
          Mais en ce moment, je perds un peu la notion du temps je crois ^^ D’ailleurs, j’ai un écrit à finir… ahem ^^

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        2. J’aurais juste réussi à finir le texte pour le concours k.bd finalement… ah lala… mais avec la petite malade c’était un peu compliqué hier soir.

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