Roaarrr : Prix du Jury Oecuménique de la Bande Dessinée

Roaarrr Challenge

Composé d’historiens, de journalistes, de spécialistes et d’amateurs de bande dessinée, le Jury Œcuménique de la Bande dessinée décerne chaque année à l’occasion du Festival d’Angoulême, le Prix du Jury Œcuménique de la Bande Dessinée, récompensant parmi l’ensemble des parutions de l’espace francophone européen l’album qui allie à l’élégance du trait la profondeur des causes défendues par ses valeurs humaines et esthétiques. Le Jury se réserve le droit de promouvoir cet album et sa diffusion en France et à l’étranger, par tous les moyens adéquats.

(Source : site du Jury Œcuménique).

Afghanistan d’Attilio Micheluzzi (Mosquito)

– 2004 : Mention spéciale –

(L’) Aigle sans orteils de Lax (Dupuis)

– 2006 : Prix du Jury –

Badelel : « L’aigle sans orteils est une histoire de caractère et de force d’âme, de lutte contre sa propre faiblesse et contre les terribles forces de Dame Nature et de la Loi de Murphy »,

Enna : « C’est un hymne à l’effort, au rêve et au courage »,

Lunch : « L’aigle sans orteils est une magnifique histoire d’un homme prêt à tout, et même à risquer sa propre santé, pour accomplir son rêve »,

Mo’ : « On ressent l’engouement et l’admiration de Christian Lax pour ces hommes qui, pris dans l’effort et transcendés par leur passion,  repoussent continuellement leurs limites »,

Amazigh – Itinéraires d’hommes libres de Mohamed Arejdal & Cédric Liano (Steinkis)

– 2015 : Prix du Jury –

Amours fragiles, t.1 : Le dernier printemps de Philippe Richelle & Jean-Michel Beuriot (Casterman)

– 2002 : Prix du Jury –

Ardalén – Vent de Méoires de Miguelanxo Prado (Casterman)

– 2014 : Prix du Jury –

Mo’ : « Malgré tout, j’ai fini par m’attacher au personnage de Fidel et grâce à lui, je me suis immiscée dans cet univers qui mélange réalité et onirisme. J’ai accepté sa mémoire défaillante et joué le jeu imposé par cet album qui consiste à revenir en arrière pour reprendre – en connaissance de cause – la lecture d’un passage et lever ainsi quelques incompréhensions »,

(Le) Bar du Vieux Français, t.1 de Denis Lapière & Jean-Philippe Stassen (Dupuis)

– 1993 : Prix du Jury –

Argali : « Ce roman graphique aborde non seulement l’émancipation et le dépassement de soi, comme un récit initiatique classique mais il nous parle aussi de l’intégration, du poids des traditions et de la difficulté qu’a chacun de trouver sa place dans ce monde »,

Mo’ : « Il y a bien ce côté suave et chaud de la relation qui se crée entre Leila et Célestin, ces rencontres qui se font dans les lieux improbables, ces personnalités qui nous marquent… comme celle du vieux français (…) »,

Bouddha (8 tomes) d’Osamu Tezuka (Tonkam)

– 1999 : Mention spéciale –

Broussaille t.3 : La Nuit du chat de Michel Bom & Franck (Pé) (Dupuis)

– 1990 : Prix du Jury –

Carnets d’Orient, t.4 : Le Centenaire de Jacques Ferrandez (Casterman)

– 1995 : Prix du Jury –

(Le) Chat du Rabbin, t.1 : La Bar-Mitzva de Joann Sfar (Dargaud)

– 2003 : Prix du Jury –

Chtimie : « L’histoire, assez surprenante et originale, permet d’aborder le thème de la religion et en particulier la religion juive »,

Mo’ : « J’ai également aimé ce graphisme bancal, exagéré mais qui sait être rond, suave, sensuel ou incisif quand il le faut »,

(Les) Chemins de traverse de Maximilien Le Roy & Soulman (La Boîte à bulles)

– 2011 : Mention spéciale –

Mo’ : « Sans s’imposer à nous, voici trois témoignages d’hommes qui militent pour la paix et qui partagent le même objectif : le rapprochement de deux peuples et le respect des Droits de l’Homme »,

MrZombi : « Ce récit fait beaucoup réfléchir et est vraiment très marquant, il fait d’ailleurs d’autant plus d’effet avec les dessins de Soulman »,

Chroniques du proche étranger, t.1 : En Tchétchénie de Tamasa & Rash (Vertige Graphic)

– 2008 : Prix du Jury –

(Le) Cœur révélateur et autres histoires extraordinaires d’Edgar Poe d’Alberto Breccia (Les Humanoïdes Associés)

– 1996 : Mention spéciale –

(Le) Cœur-enclume de Jérôme Ruillier (Sarbacane)

– Mention spéciale –

Joëlle : « A la fois témoignage personnel et récit universel, l’auteur a su mettre en images tous les sentiments et les réactions, même les plus noires de ses personnages »,

Mo’ : « Jérôme Ruillier y parle sans détours de la déferlante de questions et de doutes qui submergent les parents dans les jours qui suivent l’arrivée de l’enfant, une remise en question d’autant plus forte qu’ils découvrent en même temps que la naissance l’existence du handicap »,

(Le) Combat ordinaire, t.2 : Les quantités négligeables de Manu Larcenet (Dargaud)

– 2005 : Prix du Jury –

Enna : « Il mélange bien des aspects de la vie courante et des questionnements plus profonds »,

Joëlle : « Mais c’est aussi une chronique sociale sur les ouvriers, ceux qu’on oublie, dont personne ne se soucie et qui sont les premiers sacrifiés en cas de crise économique, sur leur vie, leurs espoirs et leurs désespoirs »,

Lunch : « Manu Larcenet est très fort, il parvient à nous emmener du rire aux larmes en une page, en une case »,

Mo’ : « La couleur des fonds de cases coïncide avec l’état d’esprit du personnage principal. (…) Cela permet aussi de soulager le scénario, d’avoir des dessins qui vont à l’essentiel et d’être embarqué dans l’histoire très rapidement »,

Vepug : « Les personnages ont du caractère grâce aux traits du dessinateur »,

(L’) Encre du passé d’Antoine Bauza & Maël (Dupuis)

– 2010 : Prix du Jury –

Choco : « Sublime histoire ancrée dans la réalité historique du Japon médiéval. Le récit est extrêmement réaliste et retranscrit parfaitement la vie japonaise de l’époque et ses traditions »,

Lunch : « Maël a le soucis du détail, un besoin de perfection qui va de pair avec ce calligraphe qui voue sa vie à la perfection d’un kanji »,

(L’) Enfant Cachée de Loïc Dauvillier & Marc Lizano (Le Lombard)

– 2013 : Mention spéciale –

Jérôme : « Au-delà du Vel d’Hiv, les auteurs rendent un vibrant hommage aux Justes, ces héros ordinaires qui n’hésitaient pas à risquer leur vie pour cacher des enfants juifs »,

Mo’ : « C’est une histoire unique, celle de Dounia, qui est racontée de façon tellement sincère qu’on ne peut qu’éprouver de la sympathie et de l’empathie pour cette vieille dame et ses proches »,

(L’) Envolée sauvage de Laurent Galandon & Arno Monin (Bamboo)

– 2014 : Mention spéciale –

Bidib : « En dehors du sort des juifs on voit aussi une France divisée. (…) Sans entrer dans le récit historique, L’envolée sauvage nous donne matière à réflexion »,

Choco : « Un album intéressant à mettre plutôt dans les mains des enfants pour leur expliquer cette période tourmentée de la France »,

(La) Fin du monde de Pierre Wazem & Tom Tirabosco (Futuropolis)

– 2009 : Prix du Jury –

Joëlle : « Aucun des personnages n’a de nom, le contexte dans lequel ils évoluent a souvent une touche de fantastique (ici, le déluge rappelant la fin du monde de la Bible) et on se croirait un peu dans un rêve »,

Idées reçues d’Alain Auderset (Billy et Cocotte)

– 2006 : Mention spéciale –

Ismahane, T.1 de Christophe Girard & Sasha (Les Enfants ROuges)

– 2012 : Mention spéciale –

Jo de Derib (Fondation pour la Vie)

– 1992 : Mention spéciale –

(Le) Journal de mon Père de Jiro Taniguchi (Casterman)

– 2000 : Mention spéciale pour le tome 1 –

– 2001 : Prix du Jury pour la série –

Bidib : « Le scénario est particulièrement réussi. Taniguchi a réussi à nous faire passer les émotions et les sentiments qu’éprouve Yoichi après une longue absence, le ressentiments qu’il éprouve pour son père depuis l’enfance, le traumatisme qu’a laissé en lui le divorce de ses parents… Toutes ces émotions, Taniguchi sait nous les raconter »,

Enna : « Cette histoire fait vraiment réfléchir à ce que l’on perçoit des gens qui nous entourent et l’image que l’on donne de nous et aussi sur la force dévastatrice des non-dits et des mal entendus »,

Joëlle : « D’ailleurs, dans la postface, Taniguchi se demande s’il a réussi à faire passer dans le dessin les émotions et les tiraillements et doutes intérieurs du personnage principal et c’est réussi car on arrive tout à fait à s’attacher et à comprendre celui-ci »,

Lunch : « Il se sert donc d’une fiction pour y articuler ses propres sentiments. Il met en scène un homme qui recouvre peu à peu les souvenirs qu’il avait rejetés, enfouis au plus profond de lui-même, déformés… »,

Mo’ : « On y retrouve les thèmes fréquemment abordés par Taniguchi : l’importance du facteur « travail » dans la société japonaise, la famille, les valeurs culturelles comme le respect de l’autre et des traditions… »,

Julien Boisvert, t.4 : Charles de Dieter & Michel Plessix (Delcourt)

– 1996 : Prix du Jury –

Lunch : « Tout d’abord le graphisme me paraît un peu vieillot, contrairement aux autres œuvres de Plessix que j’adore, Le vent dans les saules et sa suite Le vent dans les sables »,

Là où vont nos pères de Shaun Tan (Dargaud)

– 2008 : Mention spéciale –

Badelel : « Dans tous les cas, si certaines caractéristiques fixent la BD dans un lieu et une époque (…), elle reste intemporelle et imaginaire (créatures, objets, écriture qui n’existent pas) »,

ChezLo : « Les dessins sont extraordinairement aboutis, nuancés de lumière, aux teintes sépia, aux contours cotonneux »,

Enna : « surprise tout d’abord par l’absence de texte, mais très vite je me suis laissée emporter par la poésie et le réalisme de cette histoire »,

Joëlle : « L’ensemble a ainsi un petit côté intemporel et universel, qui permettra sûrement à cet album de traverser le temps en gardant toute sa puissance »,

Lunch : « L’auteur nous fait rentrer dans la peau du personnage en nous faisant vivre une aventure humaine merveilleuse, en plongeant le lecteur dans un monde imaginaire, dans lequel il perd tous ses repères… »,

Mango : « C’est le premier album muet que je rencontre et qui me plaît infiniment, me convainquant toujours plus que dans une bonne BD les mots sont superflus et ne font le plus souvent qu’alourdir le récit »,

Mo’ : « Shaun TAN a su trouver un langage universel pour dépeindre le bouleversement provoqué par un départ à l’étranger »,

MrZombi : « Cet album est un fantastique hommage muet à tous ces gens qui ont décidé de tout quitter et de partir dans un pays étranger dans l’espoir de pouvoir y vivre une vie meilleure pour eux et leur famille »,

Là-Bas d’Anne Sibran & Tronchet (Dupuis)

– 2004 : Prix du Jury –

(Les) Larmes de l’assassin de Thierry Murat (Futuropolis)

– 2012 : Prix du Jury –

Choco : « Aussi n’attendez pas ici un album trépidant : il s’agit d’un récit contemplatif où tout se tient dans l’ambiance et les non-dits »,

Enna : « Je n’en dis pas plus sur l’histoire car ce qui est le plus important à mon avis, c’est l’ambiance, les sentiments, parfois contradictoires, les relations humaines »,

Kidae : « Les dessins, les couleurs choisies, les traits parfois minimalistes rendent bien l’atmosphère de l’histoire, les sentiments des personnages (…) »,

Mo’ : « Toute l’ambiance de l’album repose sur ces éléments dont il ne sera jamais question ouvertement. « Carpe diem » pourrait-on les entendre dire car on imagine finalement que ces personnages sont les premiers à s’étonner de l’harmonie quotidienne qu’ils sont parvenus à trouver »,

Little Joséphine de Raphaël Sarfati & Valérie Villieu (La Boîte à bulles)

– 2013 : Prix du Jury –

Mademoiselle Louise, t.1 : Mademoiselle Louise de Sergio Salma & André Geerts (Casterman)

– 1994 : Prix du Jury –

Melmoth, t.1 : Sur la route de Londres de Rodolphe & Marc-Renier (Dargaud)

– 1991 : Prix du Jury –

Petit Polio, t.1 de Farid Boudjellal (Soleil)

– 1999 : Prix du Jury pour le tome 1 –

– 2003 : Mention spéciale pour le tome 3 –

(Le) Photographe, t.2 de Didier Lefèvre & Emmanuel Guibert (Dupuis)

– 2005 : Mention spéciale –

ChezLo : « On sourit, mais l’atmosphère est lourde, grave, menaçante. Les cases sont cependant emplies de délicatesse et de réalisme, grâce à l’alternance des photographies et des dessins »,

Mo’ : « Je suppose que Didier a eu besoin de se protéger derrière son objectif pour s’épargner de la violence des événements auxquels il est confronté »,

Pour toi Sandra de Derib (Mouvement du Nid)

– 1998 : Prix du Jury –

Quitter Saïgon, t.1 : Mémoires de Viet Kieus de Clément Baloup (La Boîte à bulles)

– 2011 : Prix du Jury –

Choco : « 4 témoignages donc, poignants de vérité que Clément Baloup nous invite à garder en mémoire par respect pour ces exilés et pour les nombreuses souffrances de la guerre »,

Chtimie : « Je pense que j’aurais préféré avoir plus de détails, avec une trame plus approfondie »,

Mo’ : « Les ambiances graphiques sont belles, soignées, font office de transitions et donnent un côté intemporel aux témoignages »,

(Le) Silence de Malka de Jorge Zentner & Ruben Pellejero (Casterman)

– 1997 : Prix du Jury –

(La) Terre sans mal d’Anne Sibran & Emmanuel Lepage (Dupuis)

– 2000 : Prix du Jury –

Cely : « Cette jeune française est le lien entre ce peuple indien et nous lecteur, elle nous sert de guide, nous invite dans ce voyage initiatique et nous montre la volonté du peuple à croire en un monde meilleur »,

Choco : « Cette grande fresque épique est, par ailleurs, totalement sublimé par le dessin d’Emmanuel Lepage dont c’est le premier album qu’il réalise en couleurs directes »,

Un Homme est mort de Kris & Etienne Davodeau (Futuropolis)

– 2007 : Prix du Jury –

Chtimie : « C’est un témoignage poignant. On découvre des hommes engagés, solidaires, au bout du rouleau et un peu poètes… « ,

Enna : « Cette bande dessinée est à la fois historique et sociale. Elle raconte le combat des ouvriers de Brest en 1950 lors de la reconstruction de la ville pour être mieux payés et mieux traités »,

Mo’ : « Des découpes de planches hétéroclites donnant une réelle dynamique au scénario… et un scénario tout à fait bien rythmé qui s’appuie sur des événements historiques chargés d’électricité »,

Sophie : « J’ai aimé la référence constante à Eluard. Ce poème engagé prend ici une dimension symbolique très forte »,

Un îlot de bonheur de Christophe Chabouté (Paquet)

– 2002 : Mention spéciale –

Joëlle : « Le personnage du clochard est aussi très attachant car c’est lui qui fournit la petite étincelle de départ et à force de donner des conseils, il finira par réfléchir à sa vie »,

Un Ver dans le Fruit de Pascal Rabaté (Vents d’Ouest)

– 1998 : Mention spéciale –

Enna : « Entre polar désuet et comédie de mœurs, cette tranche de vie d’une petite société fermée, aux traits noirs, ne m’a pas plus emballée que ça »,

Mo’ : « On est rapidement piégé par cette chronique sociale qui nous happe et traite de religion, de superstitions, d’alcoolisme, de violences conjugales mais comme tout n’est pas si noir, l’amitié et la solidarité viendront donner une figure plus humaine à l’ensemble »,

Yasuda, t.1 : Le Bombardier englouti de Martin Ryelandt & Jung (Hélyode)

– 1992 : Prix du Jury –

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17 commentaires sur « Roaarrr : Prix du Jury Oecuménique de la Bande Dessinée »

    1. Je vois que j’ai de la mise à jour à faire ^^ Allez, je remonte les manches aussi… et pour cet album, j’ai enregistré le lien. Et d’un ^^

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        1. C’est bien ce que j’avais cru comprendre. En fait, je pensais que tu avais un avis en ligne (sur ce titre) depuis moult années… ce ui n’empêche pas de le relire de toute façon ^^

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        2. Eh bien non, pas d’article en ligne encore ^^
          Et puis comme tu le dis, ça n’empêche pas de le relire, et quand c’est toujours avec autant de plaisir, ben… ça fait plaisir 😀

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