Texas Cowboys (Trondheim & Bonhomme)

Texas Cowboys
Trondheim – Bonhomme © Dupuis – 2012

« Au Far West comme ailleurs, entre vengeance, fortune et amour, il faut parfois choisir…

Harvey Drinkwater, journaliste à Boston, est envoyé au Texas pour faire un reportage sur le « Hell’s Half Acre », le coin le plus dangereux du pays, « le pire de toute la racaille des ploucs de l’Ouest rassemblé sur un espace grand comme le cul d’une mouche », dixit le directeur de son journal… Décidé à abandonner le journalisme, il choisit de saisir l’occasion pour se venger de l’ex-mari de sa mère, s’enrichir et trouver une femme. Mais il n’est pas le premier blanc-bec à débarquer dans la « ville des vaches » pour tenter sa chance. Cela fait déjà quatre ans que Betsy Marone plume les visiteurs au poker, et ce n’est pas avec un nom pareil qu’Harvey Drinkwater va impressionner grand monde à Fort Worth. Et de toute façon, comme le dit Ivy, l’homme du cru qu’il a embauché pour le guider dans cette nouvelle vie, on ne peut pas venir dans l’Ouest pour la vengeance, la fortune et l’amour. Ça fait trop. Il faut choisir » (présentation officielle).

Aout 2010 : Trondheim et Bonhomme faisaient parler d’eux au moment de la publication d’Omni-visibilis… l’album est nominé quelques mois plus tard pour les Fauves d’Angoulême mais il rentrera bredouille. En aout dernier, kbd se charge de réparer cette bévue en publiant sa synthèse 🙂

Aout 2012 : Trondheim et Bonhomme publient Texas Cowboys, initialement pré-publié dans Spirou en 2011.

Un bon moment de lecture, une ambiance dans laquelle on plonge vite mais dont on ressort facilement et dont il ne reste ensuite… pas grand-chose.

Pourtant, on aura entendu vibrer le son de l’harmonica des vieux westerns sur certains passages, on aura apprécié les quelques références que l’on est en mesure de faire… c’est fonction de sa propre culture cinématographiques. Des angles de vue, des décors et/ou des personnages nous ferons tantôt penser à John Wayne, tantôt à Clint Eastwood ou à d’autres figures emblématiques comme Lucky Luke. On fait un tour d’horizon du meilleur du western. Quelques individus charismatiques se distinguent rapidement dans cette palette de personnage : la sulfureuse Betsy Marone (talentueuse au poker et tueuse hors pair), Sam Bass (hors-la-loi dont la tête est mise à prix pour 5000 $) et le personnage central qui les relient tous : Harvey Drinkwater, petit scribouillard pour un journal de Boston, il remplace au pied-levé un de ses confrères sur le reportage du Hell’s Half Acre…

(…) Hell’s Half Acre à Fort Worth. Le pire de toute la racaille des ploucs de l’Ouest rassemblé sur un espace grand comme le cul d’une mouche

Nous sommes face à un récit choral dont les destinées convergent plus ou moins. Le scénario de Lewis Trondheim est bien mené. Rien à redire, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire cet album. Quant aux illustrations de Matthieu Bonhomme, elles campent parfaitement l’ambiance. Pas de fausse note ici, les auteurs connaissent leur sujet et prennent visiblement plaisir à l’explorer, à se l’approprier. L’évolution du personnage principal est intéressante pourtant, entre la mise en place de l’intrigue et son dénouement, le laps de temps qui s’écoule n’est – me semble-t-il – pas très important (quelques semaines tout au plus). Cependant, l’absence de marqueurs de temps dans le récit à tendance à tordre et étirer cette impression de durée, comme si on avait embarqué pour une épopée de plusieurs années.

PictoOKUne lecture agréable mais je suis assez étonnée de constater que l’ambiance de l’album s’évapore vite une fois celui-ci refermé.

Les chroniques : Yvan, PaKa, Philippe Tomblaine.

Texas Cowboys

– The best wild West stories published –

One shot

Éditeur : Dupuis

Dessinateur : Matthieu BONHOMME

Scénariste : Lewis TRONDHEIM

Dépôt légal : aout 2012

ISBN : 9-782800-152721

Bulles bulles bulles…

La preview sur BDGest.

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Texas Cowboy – Trondheim – Bonhomme © Dupuis – 2012

Auteur : Mo'

Chroniques BD sur https://chezmo.wordpress.com/

19 réflexions sur « Texas Cowboys (Trondheim & Bonhomme) »

  1. Il est dans ma pile de BD pas très loin sur l’étagère des derniers achats… avec quelques autres BD que j’ai envie de lire dans les jours à venir : Rork, Le singe de Hartlepool, En silence, Un léger bruit dans le moteur, Versailles, Colo et j’en passe… ^^

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    1. On aura l’occasion d’en reparler dans ce cas. J’ai vraiment passé un bon moment mais compte tenu du sujet, je trouve juste dommage qu’il reste si peu d’éléments en tête.

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    1. Je ne sais pas si le fait de l’avoir lu chapitre par chapitre ou d’une traite y change quelque chose… C’est peut être dû à la personnalité du jeune journaliste ?? Il est un peu fade au début comparé aux carrures des protagonistes qui l’entourent. Je ne sais pas, je cherche à comprendre en tout cas, car l’album est pourtant bien ficelé. Il devrait me rester plus d’éléments en tête normalement.

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    1. J’ai encore 2-3 albums que j’ai eu à Noël dernier qui trainent par là et que je n’ai pas lu ^^ Alors… tout cela est bien relatif. L’essentiel, c’est d’avoir plaisir à lire et puis, en fonction de l’état d’esprit, on se tourne plus facilement vers un titre plutôt qu’un autre. Moi, ça me rassure d’avoir des livres non-lus à la maison. Comme ça, en cas d’hiver polaire qui m’empêche de sortir de chez moi pendant plusieurs jours, je sais que j’aurais toujours de quoi lire 😛
      C’est toujours cette fichue question de « lectures compulsives » ou de « pulsions de lecture »… Comment disais-tu déjà ?? ^^

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        1. Ah bien ! Je me sens moi seule comme ça parce que ce comportement vis-à-vis des livres… mon Golgoth a un peu de mal à le comprendre ^^ Tu lui expliqueras ça mieux que moi… entre hommes… 😀

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      1. Ah oui, mes fameuses « pulsions de lecture ». ça m’a encore pris cette semaine, j’ai ressorti l’intégrale de Carmen Cru qui trainait depuis au moins deux ans et je me suis tout enfilé d’un coup (attention, je parle de l’intégrale, parce que pour ce qui est d’enfiler Carmen, c’est inimaginable – mode vulgaire off, excuse-moi, c’est vendredi^^)

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  2. Excellente BD que nous avons critiqué pour notre Raging Bulles de rentrée, et qui a remporté l’unanimité, à la fois grâce au dessin et aux belles couvertures imitant les journaux d’époque, mais surtout grâce au scénario parfaitement construit et aux personnages qui prennent le contre-pied de bon nombre de clichés.
    Du très bon boulot !

    Quant à l’après lecture, à mon avis c’est parce que l’album va à contre-courant des codes ! Et que le dessin est moins réaliste et poussiéreux que bien souvent dans le genre.
    Non ?

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    1. Peut-être bien oui. Je ne sais pas, je ne parviens pas encore à avoir le recul suffisant. Pourtant, habituellement, lorsqu’un album sort justement des sentiers battus, il a tendance à me marquer. Pour rester dans l’ambiance western, et même si le traitement du sujet est totalement différent de Texas Cowboys, je pense à Billy Wild. J’ai profité pleinement de l’effet découverte dans ces deux albums mais je garde en mémoire des passages entiers de Billy Wild (que j’ai lu depuis un bon moment) alors que ce n’est pas le cas pour Texas Cowboys

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