Paul en appartement (Rabagliati)

Rabagliati © La Pastèque - 2004
Rabagliati © La Pastèque – 2004

Au lendemain de ses études, Paul s’installe en appartement avec Lucie à Montréal. Le jeune couple découvre sans heurts la vie en concubinage.

L’occasion pour Paul de revenir sur quelques souvenirs : ses années de formation dans une école de graphisme, sa rencontre avec Lucie et quelques événements familiaux passés ou actuels.

Sceptique ! Voilà dans quel état d’esprit j’étais avant de découvrir cet album. Compte tenu de mes lectures ces derniers temps, j’appréhendais que la sérénité de cette tranche de vie réalisée tout en « finesse, simplicité et sensibilité » (à en croire la présentation de l’éditeur) ne me laisse de marbre. Que Paul pouvait bien avoir de nouveau à raconter ?

Puis, d’échange en échange, je retins le conseil de David qui m’orientait en me disant que si je n’avais qu’un Paul à lire, ce devait être Paul en appartement.

Une rencontre avec l’auteur m’a permis de me procurer cet album prometteur. Le temps de s’installer et la lecture commence. Une lecture que j’ai appréciée. Il est vrai qu’on se laisse facilement porter par ce récit tranquille de jours heureux sans réelles anicroches du quotidien. La mise en scène est ludique est même la découpe des planches (chaque page se découpe invariablement en 3 bandes) ne crée aucun ronronnement, aucune lassitude. Les dialogues des personnages n’ont pas été retravaillés comme cela a été le cas pour Le magasin général. Le lecteur francophone profite donc du franc-parler québécois. Comme le disait Suzanne, personnage qui fait une courte apparition dans Journal d’un corps (l’avez-vous lu ?) : « Vous autres, maudits Français, toujours à parler avec votre bouche en cul-de-poule, comme si vous chiiez des œufs en or sur nos pauvres têtes ! (…) L’accent disait Suzanne, c’est la langue telle qu’on la mange ! Toi le français tu le chipotes, moi je m’en goinfre » (page 131 ; Journal d’un corps © Futuropolis 2013). L’accent donc, c’est certainement ce qui donne cette touche d’originalité et de fraicheur au récit. Du moins, ce phrasé vient pimenter les pages de cet album.

C’est avec beaucoup plus de plaisir que je découvre le trait de Michel Rabagliati. Juste, précis, explicite, fluide et mettant en scène des personnages longilignes. Le dessin au feutre est fluide et équilibré.

PictoOKDouce découverte de l’univers de Paul. J’ai aimé mais le coup de cœur est resté loin de moi. Il me semble ne pas avoir eu le temps d’apprivoiser ce personnage qui se livre de manière spontanée. J’étais mal à l’aise également de débuter cette série par le tome 3… Pour autant, je ne suis pas certaine que je découvrirais d’autres Paul car je suis peu tentée à l’idée de financer l’acquisition des autres tomes (à 17 euros l’ouvrage…).

Le combat Atar Gull versus Paul chez David et les chroniques de Cuné, Moka.

Une adaptation cinématographique est prévue, le tome 8 est annoncé pour 2014 et Les éditions La Pastèque n’en finissent pas de s’épanouir

Extrait :

« Ce fut ma première visite dans une vraie grande ville, et je ressentirai la même chose dans les autres grandes villes que je visiterai plus tard. Les grands centres se ressemblent tous : des mers de voitures, des quantités démentes d’affiches publicitaires, des gens qui courent dans tous les sens et toujours cette sensation de vide social, malgré tout ce qui s’y passe » (Paul en appartement).

Du côté des challenges :

Petit Bac 2013 / Prénom : Paul

Petit Bac 2013
Petit Bac 2013

Paul

Tome 3 : Paul en appartement

Série en cours (7 tomes publiés à ce jour)

Editeur : La Pastèque

Dessinateur / Scénariste : Michel RABAGLIATI

Dépôt légal : avril 2004

ISBN : 978-2-922585-22-3

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Paul, tome 3 – Rabagliati © La Pastèque – 2004

Publicités

13 commentaires sur « Paul en appartement (Rabagliati) »

    1. Je suis beaucoup plus réservée que Moka. J’essayerais de découvrir rapidement un autre titre de Paul sans quoi, je pense que je ne reviendrais pas à cette série

      J'aime

    1. Je pense que c’est ce qui me pend au nez si je ne replonge pas rapidement dans un autre Paul. J’ai pris des conseils chez Cuné pour savoir vers quel autre titre de la série me tourner ^^

      J'aime

  1. A petite dose, de temps en temps, j’aime me replonger dans l’univers de Paul. Même si je n’ai pas les albums à la maison, il me suffit de faire un saut à la médiathèque…

    J'aime

    1. Je pense que ce serait plus simple si j’habitais toujours à côté de la médiathèque. Mais depuis le déménagement, ce lieu de tentation est loin de chez moi et loin des deux structures où je travaille. Grosso modo, si je reliais ces 4 endroits, j’aurais un carré parfait ^^
      Donc pour Paul, j’envisage l’achat d’un second album. Mais si le plaisir n’est pas plus au rendez-vous, ce sera le dernier et je ne retournerais pas vers cette série sauf si une de mes connaissances l’a dans sa bibliothèque (et ce n’est pas le cas pour le moment)

      J'aime

  2. Personnellement, j’ai lu (et je continue car je ne les ai pas tous à la maison) de lire les Paul dans le désordre. Il n’y a pas vraiment de tomaison. Enfin, je trouve.
    J’ai commencé par Paul à Québec qui m’avait laissé un souvenir mitigé mais c’est avec Paul en appartement que j’ai compris tout l’intérêt et la qualité de ce récit (et Paul à la pèche également).
    Je trouve juste dommage de limiter Paul à « un récit du quotidien » et de faire un focus sur le langage. Certes, il parle d’un personnage, mais il y a beaucoup de chose derrière. Avec ses nombreuses digressions temporelles, sans la prétention de certains livres « tranches de vie » européens, il parle de la société québecoise passé (son enfance, sa jeunesse, ses parents) présente (son couple, son travail…) et futur (sa fille, la ville qui l’entoure).
    Je suis complètement d’accord avec l’éditeur : finesse, simplicité, sensibilité.

    Après, il y a de formidables endroits que l’on nomme médiathèque où il est possible de retrouver l’ami Paul… enfin moi je dis ça…

    J'aime

    1. Oui alors pour la question de l’emprunt, ce n’est pas évident. Je le mentionnait à l’instant en réponse à Jérôme. Entre les boulots, les minots et le reste, la médiathèque est devenue, à mon grand regret, un lieu où je peux me permettre d’aller mais de façon très exceptionnelle. Ce qui est bien avec Toulouse, c’est qu’on a accès à beaucoup de chose. Le seul problème : la ville est grande ^^
      Je suis d’accord avec toi pour le fait de dire qu’il est dommage de restreindre « Paul » à un récit du quotidien. Seulement là, en l’état actuel de ma connaissance de la série, je peux difficilement aller au-delà. J’ai apprécié la lecture mais sans plus. Pas d’accroche particulière avec ce personnage pourtant sympathique. A la rigueur, le personnage qui m’intéresse est Jeannette mais – dommage pour moi – elle passe de vie à trépas dans ce tome ^^

      J'aime

  3. Moi, mon préféré, c’est Paul a un travail d’été. Mon premier Paul n,avait pas été non plus un coup de coeur mais avec le temps, je me suis attachée au personnage!

    J'aime

    1. Il faut que je persévère, c’est la conclusion à laquelle j’arrive suite aux retours qui m’ont été faits ici et ailleurs (chez Cuné notamment). Je promets de vous écouter dans un avenir proche mais là… 😛

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s