Baby’s in black (Bellstorf)

Bellstorf © Sarbacane – 2011
Bellstorf © Sarbacane – 2011

Octobre 1960.

Astrid est une jeune hambourgeoise d’une vingtaine d’années. Malgré son âge, elle s’est déjà forgé une belle réputation dans le secteur professionnel où elle travaille. Astrid est photographe, elle exerce son métier avec passion.

Côté cœur en revanche, sa vie sentimentale est un échec. Elle vient de quitter Klaus mais cette rupture ne remet pas en cause leur amitié. Ils continuent à se voir régulièrement. D’ailleurs, c’est à sa porte que Klaus vient frapper en pleine nuit. Au hasard de ses balades nocturnes, Klaus vient de découvrir un rade où se produisent des groupes de rock peu connu. Entendre cette rythmique a été une révélation pour le jeune homme, il a besoin d’en parler et de partager son expérience. Le lendemain, il parvient à convaincre Alice de le suivre. Ce soir-là, parmi les groupes qui se produisent sur la scène du Kaiserkeller, Astrid découvre les Beatles. Les airs endiablés qui sortent de leurs instruments lui plaisent mais elle remarque surtout le bassiste.

Je ne trouve pas les mots pour t’expliquer… C’est comme si j’avais enfin trouvé le sujet que je cherchais depuis toujours.

Au fil des soirées, Klaus et Astrid sympathisent avec le groupe. Les liens qui se tissent entre Astrid Kirchherr et Stuart Sutcliffe n’échappent à personne et malgré le barrage de la langue, ils posent les bases d’une relation solide.

Stuart Sutcliffe & Astrid Kirchherr
Stuart Sutcliffe & Astrid Kirchherr

J’ai mis beaucoup de temps à parvenir à plonger dans cet album. En cause, le graphisme de Arne Bellstorf qui ne m’attirait pas, à commencer par le visuel de couverture qui représentait pour moi (et représente encore) une vitrine peu attrayante.

Le lecteur est face à un graphisme charbonneux et souvent imprécis lorsqu’il s’agit de décrire les expressions des personnages. En ce qui concerne Astrid, on n’a d’autre choix que de s’accrocher à ses grands yeux sensuels et mystérieux pour tenter d’y décrypter l’état d’esprit du personnage. De plus, si certains personnages sont reconnaissables (Astrid et sa mère, Lennon, Mc Cartney), les autres sont souvent inidentifiables au premier coup d’œil. A défaut d’indices probants, le lecteur se reporte sur les dialogues. Malheureusement, là aussi, il y a un bémol puisque régulièrement, des passages transitifs manquent à l’appel, ce qui m’a rendu donné l’impression que ma lecture était saccadée.

PictomouiMalgré tout, j’ai davantage apprécié cet album que ceux de Reinhard Kleist (Le Boxeur) et d’Isabel Kreitz (L’espion de Staline). Pour la première fois, je remarque que je suis parvenue à m’immiscer dans l’univers d’un auteur allemand mais ici encore, je trouve que l’artiste est avare et partage peu les émotions de ses personnages. Durant ma lecture, j’ai souvent eu l’impression d’être une spectatrice assez passive. Les seuls moments réellement interactifs sont les passages durant lesquels les Beatles se produisent sur scène. La lecture des paroles de chansons nous permet d’entendre la mélodie et son rythme musical mais pour le reste : le style d’écriture est linéaire et l’ambiance graphique un peu fade. Cela manque d’entrain, chose assez étonnante compte-tenu du sujet et des sentiments visiblement passionnés d’Astrid et de Stuart.

Une lecture trop maussade pour me marquer.

Le site de l’album.

La chronique de David Unger, PaKa.

Du côté des challenges :

Petit Bac 2013 / Couleur : black

Petit Bac 2013
Petit Bac 2013

Baby’s in black

– L’histoire vraie d’Astrid Kirchherr & Stuart Sutcliffe –

One shot

Editeur : Sarbacane

Dessinateur / Scénariste : Arne BELLSTORF

Dépôt légal : octobre 2011

ISBN : 978-2-84865-502-4

Bulles bulles bulles…

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Baby’s in black – Bellstorf © Sarbacane – 2011

Auteur : Mo'

Chroniques BD sur https://chezmo.wordpress.com/

9 réflexions sur « Baby’s in black (Bellstorf) »

  1. Je reconnais ce nom pour l’avoir croisé il y a peu dans « Au nom du père, du fils et de John Lennon », piqué à ma fille. J’aurais bien noté ce titre pour elle mais comme il t’a peu plu…

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    1. Oui, et d’autant que le scénario est saccadé. Les propos sont livrés et n’appellent pas forcément à la réflexion. Un constat dont on devrait se contenter ? Ensuite, c’est vrai qu’ici, c’est une histoire qui s’est réellement passée mais je pense que si l’auteur y avait un peu mis les formes et ne s’était pas contenté seulement de faire état de ce qu’il sait aurait été bénéfique ! ^^

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