Chroniks Expresss #10

Dans les bois éternels – Vargas © J’ai Lu – 2009

Vargas © J’ai Lu – 2009
Vargas © J’ai Lu – 2009

Première édition de ce roman en 2006 (aux Editions Viviane Lamy). Il s’agit du huitième roman qui met en scène le Commissaire Adamsberg.

Adamsberg est désormais séparé de Camille ; il constate amèrement que la situation est irrémédiable. Pourtant, le Commissaire reste investit auprès de cette femme d’autant qu’elle le sollicite régulièrement pour garder Thomas, leur fils âgé de 9 mois. Depuis la rupture, Adamsberg a emménagé dans la maison parisienne dont il vient de faire l’acquisition et a fait la connaissance avec son nouveau voisin – Lucio, un vieil espagnol – qui lui apprend que la demeure est hantée par une religieuse assassinée en 1771.

Côté professionnel, Adamsberg se démène pour conserver une affaire que les Stups tentent de s’accaparer. L’enquête s’intéresse aux corps de deux gars sans réels démêlés avec les services de police mais quelques coïncidences laissent penser que cela relève de la Criminelle. Grâce à cette nouvelle enquête, il retrouve Ariane Lagarde, médecin légiste avec laquelle il avait travaillé 23 ans auparavant. Le temps leur est compté. Adamsberg est certain que ces assassinats ont été maquillés pour fausser les pistes. Il ne dispose que d’une poignée de jours pour rendre ses premières conclusions.

En parallèle, la Brigade d’Adamsberg accueille un nouvel agent dans la brigade. Ainsi, Veyrenc vient compléter les rangs de l’équipe d’enquêteurs aux côtés de l’imposante Retancourt, de l’érudit lieutenant Danglard, du dévoué Estalère et des autres, aussi atypiques soient-ils dans leurs manies respectives. Pour Adamsberg, ce nouvel équipier vient troubler sa quiétude puisqu’il s’agit d’un béarnais – comme lui- et il semble que ce gars-là a l’intention de trouver quelques réponses à l’agression dont il a été victime durant son enfance.

Un bon divertissement. Pas le meilleur opus de la série Adamsberg.

Du côté des challenges :

Petit Bac 2014 / Matière : bois

Challenge Petit Bac 2014
Challenge Petit Bac 2014

L’Armée furieuse – Vargas © Editions Vivane Hamy – 2011

Vargas © Vivane Hamy – 2011
Vargas © Editions Vivane Hamy – 2011

Dixième et dernier roman en date dans la série Adamsberg.

Le commissaire Adamsberg se retrouve cette fois en mauvaise posture. Le petit délinquant Momo-mèche-courte réapparaît dans une enquête d’assassinat. Le corps d’un magnat de la finance a été retrouvé, brûlé vif. En apparence, le modus operandi ressemble à celui de Momo-mèche-courte mais Adamsberg pense que Momo sert n’a rien à voir dans ce meurtre. Adamsberg va être amené à prendre une décision qui peut bien mettre un terme à sa carrière.

En parallèle, au pied de la Brigade, il fait la connaissance d’une vieille normande venue à Paris pour rencontrer le Commissaire Adamsberg. Sans lui révéler de suite sa réelle identité, Adamsberg va écouter cette dame visiblement apeurée par certains propos qu’elle est amenée à formuler.

« Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée furieuse.
– Qui ?
– L’Armée furieuse, répéta la femme à voix basse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.
– C’est une association ? Quelque chose autour de la chasse ?
Madame Vendermot regarda Adamsberg, incrédule.
– L’Armée furieuse, dit-elle à nouveau tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?
– Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.
– Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle.
– Je suis désolé, répéta Adamsberg. Veyrenc, l’Armée furieuse, vous connaissez cette bande ? La fille de Mme Vendermot a vu le disparu avec elle ».

Cette seconde enquête va le conduire à arpenter le chemin Bonneval, en Normandie, et se confronter aux légendes orales moyenâgeuses transmises de génération en génération. Là, il fait la connaissance de Léo, une vieille femme pour qui il va se prendre d’affection.

Une nouvelle fois, Adamsberg va afficher son flegme habituel pour se lancer dans ces deux enquêtes épineuses. Pour se faire, il sera épaulé par Danglard, Veyrenc et Zerk.

Un de mes romans préférés dans cette série de Fred Vargas. Un excellent polar.

La fiche de présentation du roman sur le site de l’éditeur.

L’invention de Morel – Bioy Casarès © 10/18 – 1992

Bioy Casarès © 10/18 – 1992
Bioy Casarès © 10/18 – 1992

« Un homme en fuite trouve refuge sur une île déserte. Un lieu étrange, dominé par une villa immense et somptueuse dont les sous-sols recèlent une machinerie aux fonctions incompréhensibles. L’île, pourtant, n’est pas si déserte qu’elle l’a semblé de prime abord. Des estivants, réunis sur place par un certain Morel, s’engagent dans une fête languide dont le rituel paraît se reproduire à l’infini » (présentation de l’éditeur).

Troublant voyage aux côtés de cet homme. Nous le découvrons par l’intermédiaire du journal qu’il tient, ultime témoignage de l’expérience singulière qu’il a vécu. Fugitif, il s’est retiré dans un lieu où nul ne penserait à le chercher. C’est la condition de sa survie, il semble risquer la prison à vie ou pire… l’échafaud. Il s’affaire donc à relater minutieusement les étapes qui l’ont conduite à venir sur cette île. On ne disposera pas de son nom, cela est d’ailleurs assez secondaire à bien y penser, ni des raisons qui l’ont amené à s’isoler. Il semble lucide quant à sa propre situation, capable de jugement, ce qui contraste d’autant avec les observations qu’il nous livre.

Déroutée pendant une bonne partie de la lecture, incapable de discerner si cet homme affabule ou s’il est totalement rationnel, les pages du roman se tournent dans l’espoir que la suite apportera enfin quelques éléments afin que l’on puisse percer le mystère de la situation atypique qui nous est décrite.

Force est de reconnaître que Adolfo Bioy Casares nous emmène loin de nos premières suppositions. L’intrigue est réellement ménagée et permet au lecteur d’accompagner les suppositions multiples du narrateur face au cas de figure auquel il est confronté. Relu dans la foulée afin de mieux appréhender les quelques points qui m’avaient questionné lors de la première découverte de ce récit… J’en sors satisfaite.

Du côté des challenges :

Le tour du monde en 8 ans : Argentine

Tour du Monde en 8 ans
Tour du Monde en 8 ans

13 commentaires sur « Chroniks Expresss #10 »

    1. Et moi dont !! 😀
      Je repars de zéro dans cet univers. Je viens de terminer « L’homme aux cercles bleus » et j’ai attaqué à la suite « L’homme à l’envers » 😀

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  1. J’ai du te le dire ailleurs car je ne vois pas mon commentaire 😉 J’aime beaucoup Vargas, j’ai commencé avec « Pars vite et reviens tard » et je regrette juste de ne pas les avoir lus dans l’ordre « chronologique ». Ses romans se prêtent très bien à la version audio!

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    1. On en avait parlé sur FB 😉
      Je suis en train de le lire justement ce « Pars vite et reviens tard ».
      Le fait de suivre la chronologie m’avait également manqué dans la découverte des romans de Vargas. Je corrige donc le tir 😀

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    1. C’est troublant à la première lecture. Les suppositions vont bon train ! J’ai bien aimé la relecture également ; elle m’a permise de prêter attention à des descriptions que je n’avais pas perçues la première fois

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