Yin et le Dragon, tome 1 (Marazano & Xu)

Marazano – Xu © Rue de Sèvres – 2016
Marazano – Xu © Rue de Sèvres – 2016

Début du XXème siècle à Shangaï. L’armée impériale japonaise menace d’envahir le pays.

La petite Yin vit seule avec son grand-père. Orpheline, elle a été élevée par le vieil homme envers qui elle nourrit un profond amour, un profond respect. Elle l’aide comme elle peut. Sans le savoir, l’enfant est devenu sa raison d’être. Le matin, elle part vendre les poissons qu’il a péché durant la nuit. Un maigre gain qui leur permet difficilement de vivre d’autant que Yin se fait régulièrement dépouiller de son butin par une bande de gosses des rues.

Malgré les coups bas, la fillette ne perd pas sa joie de vivre. Curieuse, elle ne cesse de supplier son grand-père pour qu’il accepte qu’elle parte en mer avec lui. Face au refus permanent de l’aïeul, elle parvient pourtant à se glisser à bord du bateau. Cette nuit-là, l’embarcation croise la route d’un dragon d’or. Cette rencontre va changer à jamais la destinée de l’enfant.

Richard Marazano, scénariste prolixe et un peu touche-à-tout puisqu’il a déjà réalisé plusieurs séries de science-fiction (Genetiks, Zero absolu, Le Complexe du Chimpanzé…), d’aventure (Chaabi, Tequila Desperados…), polar, fantastique… Il semble à l’aise quel que soit le lectorat, quel que soit le sujet, quelle que soit l’époque (passé, présent, futur). La majeure partie de ses publications s’adressent à un public adulte mais n’en est pas à son premier coup d’essai concernant des albums jeunesse. C’est d’ailleurs parce que Louka (10 ans) suit avec intérêt « S.A.M. » (série-jeunesse d’anticipation) que j’ai opté pour « Yin et le Dragon ».

Le lecteur entre facilement dans l’histoire. Il est aidé en cela par les illustrations de Xu Yao, léchées, foisonnantes, ludiques. Le trait rond séduit l’enfant et l’invite à poursuivre sa lecture. Les couleurs douces et leur traitement font penser à l’utilisation de l’aquarelle mais je doute que nous soyons-là en présence d’une mise en couleur naturelle (et donc non travaillée à la palette…). Pour cause, certaines surfaces sont un peu trop lisses, trop nettes… l’ambiance graphique manque de charisme mais l’enfant n’est pas de cet avis. « Il est trop bien et les dessins sont magnifiques ». Soit ! Impressionné par le dragon et fasciné par l’intrigue, il lui tarde déjà de connaître la suite du récit. En effet, le scénario est rondement mené. Il développe à la fois la psyché des personnages, le contexte historique de l’époque et fait la part belle aux croyances & légendes chinoises. L’intrigue se construit naturellement autour de la présence du dragon et du symbole qu’il représente dans la culture chinoise. Au terme de ce premier tome, tous les éléments narratifs sont en place, le lecteur peut situer chaque personnage en fonction du camp (les bons / les méchants) qu’il a choisi. Si je veux chipoter, je dirais que cette habitude prise par certains de mettre certains mots en gras dans les phylactères… Quel est le but recherché ? Trêve de plaisanterie et charge au scénariste de nous surprendre dans les deux prochains tomes qui viendront compléter la série.

PictoOKUn bon tome de lancement pour cette série jeunesse. L’enfant est comblé. Quant à moi, je demande à voir la suite.

Le billet de Bouma.

Yin et le Dragon

Tome 1 : Créatures célestes

Triptyque en cours

Editeur : Rue de Sèvres

Dessinateur : Yao XU

Scénariste : Richard MARAZANO

Dépôt légal : janvier 2016

ISBN : 978-2-36981-175-6

Bulles bulles bulles…

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Yin et le Dragon, tome 1 – Marazano – Xu © Rue de Sèvres – 2016

7 commentaires sur « Yin et le Dragon, tome 1 (Marazano & Xu) »

  1. ma copine, tu dirais à partir de quel âge ?
    40 ans tu crois que c’est bon ??? Parce que ça me plait drôlement :-p

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    1. Et bien je dirais 9-10 ans pour le lectorat 😉 Fiston (10 ans) l’a lu sans moi et n’a eu aucun problème de compréhension
      Pour le reste, c’est un peu lent comme récit… 😉
      Des bises ma Biche 😀

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    1. C’est exactement ça ! Son univers de lecteur commence à être bien défini, il sait ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas du coup, il n’hésite pas à découvrir des récits vers lesquels il ne serait pas allé sans moi. Au pire l’album ne lui plait pas, au mieux il profite pleinement de la découverte. Ici, c’est une belle surprise pour lui 😉

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    1. C’est vrai qu’ils ont l’art de présenter leurs albums de telle manière qu’on a envie de découvrir des ouvrages vers lesquels on ne sera pas allés spontanément. Cela permet de faire de belles découvertes et il y en a pour tous les âges.

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