Bloodline, une série en attente… (Ange & Varanda)

Bloodline, tome 1
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1997
Bloodline, tome 2
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1998

L’histoire débute en août 2003. On assiste impuissants au meurtre de toute une famille.

Rebelote deux mois plus tard, dans un autre lieu. Tous sont assassinés par des tueurs professionnels. Kevin et Lauren, les jumeaux de la fratrie, âgés de 14 ans, doivent leur seul salut au fait d’avoir désobéi à Key, leur précepteur, en allant à une fête organisée par des amis.

Bloodline, tome 3
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1998
Bloodline, tome 4
Ange – Valton © Vents d’Ouest – 2002

En rentrant, ils découvrent les cadavres de leurs frères et de Key. Un tueur caché dans la maison les attendait, mais Kevin et Lauren parviennent à lui échapper. Le FBI tente alors d’assurer leur protection… Le lendemain, Mary Johnson prend ses fonctions à l’antenne du FBI de Seattle. Elle est positionnée sur l’équipe qui prend en charge cette affaire.

Une bonne série d’action, un bon polar à mon sens. Le hic c’est que cette série, débutée en 1997, n’est toujours pas finie et qu’aucune sortie n’est annoncée voire envisageable. Pour le moment, 4 tomes sont sortis, le dernier est dans les bacs depuis 2002. A quand la suite ?

J’avais envie de la relire et de la faire découvrir. Lorsqu’on sort du tome 1, les personnages sont présentés mais on ne maîtrise ni l’intrigue, ni le mobile des crimes. Le second album est plus posé en rythme, voire un peu mou sur sa seconde moitié. On y passe un long moment à observer le quotidien des jumeaux qui se sont refait une vie. Ce tome avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue et presque sans transition, on retrouve les jumeaux quelques années plus tard. Un quotidien sans rythme, sans grand intérêt… cela contraste fort avec le début de la série. Un train-train ronflant particulier.

Hormis ce passage « pépère » du tome 2, cette série de 4 bandes dessinées c’est : de l’action, de l’action et encore de l’action. Elle est très bien mise en valeur par le travail que Varanda a fait sur les planches et la découpe des cases dans les 3 premiers tomes. Dès le troisième tome, des éléments de-ci de-là viennent chahuter nos mirettes et exciter notre curiosité, nous laissant penser que la série va aller exprimer sa force vers un nouveau genre : fantastique ?

Le tome 4 quant à lui finit littéralement en queue de poisson, puisqu’on reste planté en plein dans une scène d’action… et ça fait 7 ans que l’on attend la suite. Pas très sympa pour le lecteur !

PictoOKLe rythme de la série varie au fil des tomes.Au final, VARANDA a quitté la série, remplacé par VALTON sur le tome 4 et y perd : enchaînements et découpes des cases assez basiques, les personnages perdent en charisme. Il paraît également que la série a déjà beaucoup perdu lorsqu’elle a été colorisée (initialement, elle était en noir et blanc)… mais je n’ai pas eu l’occasion de le voir.

Depuis, les ANGE ont aussi quitté Vents d’Ouest pour aller chez Soleil. Ils avaient pensé à prendre les droits de La Geste… mais rien pour Bloodline ! Même inachevée cependant cette série mérite que l’on s’y arrête.

Bloodline

Série en cours, 4 tomes parus

Éditeur : Vents d’Ouest

Dessinateur : Alberto VARANDA

Scénariste : ANGE

Dépôt légal : 1997 à 2002

ISBN : 9782869676404

Bulles bulles bulles

Difficile d’avoir été accrochée par une bulle plutôt qu’une autre tant le rythme de la série est soutenu. J’admire seulement le travail monstrueux d’organisation des cases et la dynamique inhérente à ce travail de titans.

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Bloodline – Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1997 à 2002

Les Gardiens du Sang, tome 1 (Convard & Falque)

Les Gardiens du Sang, tome 1
Convard – Falque © Glénat – 29

Jean Nomane refait surface, après 3 ans de silence, et se retrouve impliqué dans le meurtre de Monseigneur Motteli.  Les Gardiens du Sang ont pour ordre de le tuer, quant à lui, il s’est mis en devoir de révéler certaines vérités…

Troisième opus de la série Le Triangle Secret, j’ai acheté l’album dès sa sortie. Ayant apprécié Le Triangle Secret, INRI et Martin Hertz, il me tardait de retrouver cette ambiance si particulière. La curiosité de voir comment la série rebondit en croisant les doigts pour qu’il n’y ait pas de déception.

Quel rythme !! J’étais en haleine et j’ai repris ma respiration à la page 25 !

Après un petit répit de 8 planches, j‘ai repris, l’oeil hagard du lecteur, à l’affut d’un danger qui se dissimulerait au coin d’une case. Vous l’aurez compris, je suis vite entrée dans l’histoire.

Cette fois-ci, un scénariste (Didier Convard) et deux dessinateurs (Falque et Jusseaume). Une équipe moins grosse que pour celle du Triangle secret, la série principale. L’histoire se déroule quelques années avant celle du Triangle Secret.

La connaissance des 7 tomes de la saison principale n’est pas une condition sine qua none pour s’aventurer dans la lecture de cette bande-dessinée. Cependant, j’y ais glané des infos de ci-delà qui viennent compléter des éléments du Triangle Secret.

J’aime assez le principe des flash-back dans le passé même si, ici, la majeure partie de l’histoire se passe de nos jours (ce qui dénote énormément avec INRI). Le principe d’une ambiance graphique différente en fonction de l’époque est toujours aussi appréciable.

Les bulles ont un riche contenu et les fonds de cases sont toujours très fouillés et très réalistes.

PictoOKJ’ai hâte de lire la suite car je n’ai en effet eut aucune impression de redites. Ni non plus l’impression que Convard tire sa dernière cartouche et exploite un filon. Pas de sentiment de lassitude donc contrairement à d’autres séries qui traînent et traînent encore en longueur. Ici, ce que cette saison apporte de différent c’est que contrairement au Triangle secret et à INRI, cette fois-ci on a un regard des événements du côté des Gardiens du Sang (logique me direz-vous vu le titre).

La perspective d’en savoir un peu plus sur les Gardiens du Sang et leur organisation est alléchante et celle de retrouver des personnages présents dans le Triangle Secret (Martin Hertz ?) l’est tout autant. Ensuite, vu que ma lecture du Triangle Secret commence à dater, je ne me rappelle plus s’il y est abordé la mort de Motelli par exemple… à relire donc mais cela attendra peut-être la sortie du tome 2 qui n’est pas attendu avant avril prochain… un an à attendre… et une saison qui sera finie en 2014 puisque, à priori, Les Gardiens du sang sont annoncés en 5 tomes.

Les Gardiens du Sang

Tome 1 : Le crâne de Cagliostro

Série en cours

Éditeur : Glénat

Collection : La Loge Noire

Dessinateur : Denis FALQUE

Scénariste : Didier CONVARD

Dépôt légal : mars 2009

ISBN : 9782723462853

Bulles Bulles Bulles….

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Les Gardiens du Sang (tome 1) – Convard – Falque – Juillard © Glénat – 2009

Des tics et des tocs

Au fur et à mesure, je constate que l’on devient complètement toqué par sa collection. Je m’explique.

Alors, il y a ça qui est rigolo :

Un peu tous les jours, quand l’envie de lire une BD arrive.

« Mmh, qu’est-ce que je me lis ? » dit-elle en son fort intérieur. « Allez, hop, zou, j’prends ça, ça
me dit bien … purée mais… merde… je n’arrive pas attraper cette BD ». Ben oui, il faut dire qu’elles sont un peu serrées les bougresses.

La choper par le haut de la tranche ? ben nan, ça l’abime. Faut la prendre à pleine tranche à pleine main mais purée que c’est serré. « Allez, en poussant un peu les autres je vais bien réussir à me faire une p’tite place pour mes doigts… mince alors, ce n’est pas assez… gniaa… arghh… humpfff… grrrrr ». Des fois ça fini même en « bon, qu’est ce que je peux lire d’autre ? ». Et très souvent, la bonne résolution, toujours la même : « bon, demain, il faut vraiment que je trouve fasse une descente dans les BD et que je les reclasse ». Comme si ça pouvait rendre élastique les étagères. Bah, on a bien le droit de rêver !

Ensuite, y’a aussi « tiens, je vais me lire une p’tite BD, j’ai les mains propres ? ». Et zou, tu te les laves et puis entre temps tu tombes sur un autre truc à faire, donc tu te les relaves parfois une fois, deux fois. Toqué.

Pareil, tu ne grignotes pas n’importe quoi quand tu bouquines, à croire que c’est la BD qui te dictes ton régime alimentaire. Tout ce qui est trop gras est proscrit.

Et puis il y a aussi ça :

Tu parles un peu autour de toi de ton dada, histoire de voir s’il y moyen de te découvrir un point commun avec un collègue par exemple. Quand cela arrive, c’est cool. Tu prêtes, on te prête, du coup tu découvres.

Mais c’est plus souvent le « non, je ne connais pas trop mais j’aimerais bien découvrir » que tu as en réponse.

Pour prêter tes BD a quelqu’un qui n’a pas l’habitude (une fois sortis des Astérix et Tintin qui reviennent le plus souvent), tu te fais passer pour une véritable maniaque. Passées les vérifications d’usage quant à la confiance que tu peux accorder à la personne histoire, ne serait-ce que pour avoir la certitude de récupérer tes bébés dans un délai raisonnable (ce qui varie énormément d’une série à l’autre… enfin… oui quoi… mais j’me comprends).

Il y a plusieurs cas de figure qui me viennent à l’esprit.

Le premier : « alors, je te prête ça, tu verras c’est sympa… par contre… quand tu lis une BD, tu la tiens comment ? … ah… alors si tu veux vraiment que je te la prête je vais t’expliquer, tu l’ouvres pas à plat parce que ça fait craquer la colle de la planche et après les pages se barrent… enfin, tu fais gaffe quoi… ».

Je pense aussi à « Tu as des gamins non ? Oui, alors si tu pouvais ne pas laisser l’album trainer n’importe, ça serait cool… enfin, tu gères quoi mais bon, écoutes, en fait je vais te prêter ça pour commencer, ça devrait te plaire et tu me diras … je verrais pour te prêter ça ensuite ». Il y a quelques séries auxquelles je tiens moins, principalement du fait que les tomes qui la constituent ne sont pas des premières éditions. Toquée.

Pareil au moment d’acheter, tu ouvres délicatement, puis tu humes le fumet de la BD neuve. L’extase c’est quand on entend les tous petits craquements de la BD que l’on ouvre pour la première fois… le pied. Le nec plus ultra, c’est quand ton libraire adoré va te la chercher dans l’arrière boutique et que tu la récupères dans une petite poche plastique de protection… là, l’extase, c’est à la maison, dans le canapé, parce que tu es même le premier à mettre tes gros doigts boudinés dessus… toquée.

Ou alors il y a aussi les situations, pauvre guignol dans le magasin, je retourne la BD sous toutes ses coutures, à l’affut du coin corné, de la grosse griffure sur une couverture ou d’un trou-du-cul qui aurait mis ses doigts plein du gras d’un kebab et qui aurait fait une grosse trace.

Ou encore les regards noirs que je jette aux guignols, jeunes et moins jeunes, qui bouquinent une BD à l’arrache en magasin et qui la tienne n’importe comment. Le plus souvent, je les vois assis en tailleur, la BD grande ouverte sur les jambes, en train de manger un gâteau qui fait des mies à gogo. « Que lit-il lui ? … mmh… pauvre BD… m’enfin je m’en moque, je n’aime pas ce style de BD… mais quand même ». Bref. Des choses hyper constructives.

Ensuite, je pense à la bagarre hebdomadaire avec tes charmants bambins. J’en suis venue à une forme de chantage du style : « si tu veux lire les BD de papa et maman, il faut manger tout tes légumes pour devenir aussi grand que papa ». NA ! Ça laisse le temps de voir quand on sait que le pitchoun a 3 ans et que le second (3 mois) n’est pas encore en âge de demander.

Toqués aussi les déménagements et tes cinquante-mille cartons de BD. Pas trop gros, parce que tu ne pourrais pas les porter. Pas trop petits parce que sinon, il y aurait quarante douze mille cartons en plus. Juste ce qu’il faut pour que les cartons puissent être portés de manière efficace, sans que l’on ait envie de les jeter dans le camion… parce qu’il faut les poser délicatement ces p’tites choses, sinon ça abime le contenu. Généralement, c’est même toi qui gère les cartons BD ou alors c’est que tu as briffé tous tes potes sur le portage des cartons BD et que le mot BD est écrit dessus en gros, sur toutes les faces du carton bien sur !

La constitution des cartons aussi : essayer au maximum de ne pas casser les séries. On court droit dans le mur car, quand il reste de la place pour 3 BD et sachant que cette série se range à côté de telle autre (et que je  serais bien contente en ouvrant le carton de les retrouver ensemble pour les reclasser) mais que, manque de bol, la série en question comporte 7 tomes…. Moi je dis que les BD font travailler les neurones !

Le truc sympa aussi c’est aussi quand il y a du monde à la maison. Le collectionneur de BD ou l’Art de l’accueil. Je m’explique.

« Passes à la maison ce soir, on se fait une petite bouffe ! ». Les copains arrivent, toi tu as laissé une BD traîner sur la table du salon et, au moment de l’apéro, tu bondis comme un diable d’une boite pour ôter la BD avant que ton pote n’ait eu le temps de poser son verre ou sa binouze dessus.
« A part ça, tu es toujours le bienvenu tu sais ! ». L’autre te regarde du style « c’est bon, c’est une BD quoi ! Il ne faut pas exagérer… ».

Et bien si en fait, c’est justement parce que c’est une BD qu’on ne pose pas son gros verre dessus ! Encore pire, sa bière bien fraîche sortie du frigo ou la condensation dégouline. Sacrilège ! M’enfin !

Ou alors quand des malheureux ont décidé de passer leurs vacances chez toi et que tu vois l’inculte prendre une BD pour s’en servir comme d’un support pour écrire une liste de course. « Mais ça va pas la tête ??? Tu fais quoi là ??? Tu n’as pas l’intention d’écrire dessus tout de même ??!! ». Non mais.

Ou bien : « Je voulais juste te dire que tu n’hésites pas si tu as envie de lire une BD ». Par contre, je me vois souvent reprendre le laïus de 2 heures sur comment ouvrir un album, comment le manipuler. Quand la lecture est finie, comment poser le tome sur des supports bien à plat… blablabla. Et puis surtout « tu regardes bien où tu prends la BD, car c’est exactement au même endroit qu’elle se range !… si tu ne retrouves plus, tu la mets de côté je la rangerais moi-même » (ben oui, on est jamais aussi bien servi que par soi-même).

Je n’ai jamais eu à préciser que l’on ne cornait pas les pages des albums pour pouvoir ensuite reprendre sa lecture à l’endroit où on l’a interrompue. Cela me semble du bon sens.

Deux écoles s’affrontent aussi : ceux qui embarquent les BD dans les toilettes et ceux qui n’embarquent pas les BD dans les toilettes. Etant de la seconde, je profite des BD qui sont embarquées par d’autres dans les toilettes… ce n’est point ma responsabilité si malheur il arrivait !

Je pense enfin au rangement. Situation rare, mais qui n’est pas exceptionnelle non plus : quand il est plus que nécessaire d’augmenter la capacité de rangement des bandes-dessinées. Moi, j’ai le réflexe Ikéa… les Billy font très bien l’affaire (c’est pile poil le bon écart entre les étagères). De plus en plus, j’envisage tout de même que la solution de faire soi-même ses rayonnages est plus sympa. N’en reste pas moins qu’il y a bougrement de monde qui achète des Billy, cela signifierait-il que les fans de BD représentent une part conséquente de la population ? Une entité à part entière ?

Bon, l’heure est grave.

Quand l’idée m’est venue de parler de mes tocs de bédéphile, je pensais avoir peu de choses à relater. Et puis de fil en aiguille, à force de s’amuser à écrire ce post, je me rends compte que la liste est conséquente !!

Brr… soupir… Quelqu’un pour me soutenir ??

Quel logiciel de gestion de BDthèque ?

Ce n’est pas trop utile au début quand on a peu de BD, mais quand on commence à ne plus savoir combien on en a… je crois que c’est la curiosité du nombre qui m’y a amené.

J’ai donc tout bonnement commencé, comme beaucoup je crois, à solliciter un tableur pour le faire. A l’époque je devais avoir 200 petits bijoux que j’ai voulu répertorier. C’était pratique de pouvoir en un clic les ranger par ordre alphabétique ou, beaucoup plus intéressant, par scénariste, dessinateur ou éditeur. Pas trop ludique par contre comme présentation mais ça faisait bien l’affaire car… je ne connaissais pas d’autre manière de le faire et je n’avais surtout pas envie de perdre trop de temps à insérer des images ou des résumés de tomes.

Un autre cap arriva passé les 500 bandes-dessinées. J’avais envie d’autre chose, je voyais le bout de mon rangement sous Excel.

Quelques clics plus loin et surtout après avoir papoté sur le sujet avec mon libraire adoré, je découvrais Gbdao. Quelle révolution dans mon petit monde de BD. D’abord à l’essai, j’ai rapidement acheté la licence et je me suis lancée. Le hic c’est que je me suis retapé toute ma bdthèque, tome par tome, pour l’insérer car… pas très futée pour importer quoi que ce soit à partir d’une base en ligne. Saisie donc des références (auteurs, éditeurs, dépôt légal, nombre de planche et tout le tralala). Fastidieux mais franchement, quand il est à jour et complet, c’est bien agréable. Je trouve ce logiciel vraiment très esthétique et très pratique d’utilisation. La création d’une fiche est parfois un peu longue mais au final, ça vaut le coup quand on s’intéresse à minima au monde de la BD. Les modules de recherches sont faciles à utiliser et en un rien de temps on accède facilement à ce que l’on a à portée de paluche concernant telle ou telle maison d’édition, tel scénariste, tel genre, telle collection… clic clic clic. Le plus long est certainement de récupérer et de scanner les couvertures et planches nécessaires pour enjoliver les fiches séries et les fiches BD mais bon…

L’utilisation du module de statistiques est enfantine, tout comme celui de la gestion des prêts. Les fiches albums sont très riches en informations, permettant d’y insérer une image supplémentaire comme la couverture d’un coffret, la possibilité de visualiser un Hors-série ou un tirage de tête.

Les petits désagréments que j’ai rencontrés concernent le transfert de données de bibliothèque à bibliothèque, avec au final pas mal de perte dans les informations contenues dans les fiches séries. C’est pas cool, je me retrouve avec ma fiche série pratiquement à poil (excepté informations de base : dessinateur, scénariste, coloriste, éditeur, genre et collection). Autre petit inconvénient : les fiches des auteurs ne se mettent pas à jour automatiquement. Alors à moins d’avoir des antennes et d’être bien informé de tout, y’a forcément des sorties qui passent à la trappent. Et je n’ai pas pour habitude non plus, quand je bouquine un magazine BD, de le lire devant mon ordi, ça non. Fan de BD, mais pas dingo quand même.

Vraiment Gbdao j’ai aimé et j’utilise encore.

Tout allait bien jusqu’à ce que je change de PC. Pas le choix… et pas le choix non plus de « je ne veux pas Vista !! ». Pas moyen de récupérer mes données ou alors dans un état qui me déprimait. Reprendre toute la saisie… trop fastidieux. J’ai eu l’occasion de lire sur un forum que le génialissime inventeur de Gbdao était happé par d’autres obligations et n’avait plus le temps de s’occuper de son bébé.

Plus de mise à jour, bye bye la base en ligne… je garde quand même le bébé au chaud.

Je suis passée à BD Gest’.

Pratique comme son copain, en deux temps trois mouvements et grâce à leur base en ligne, j’ai ré-informatisé ma collection (900 tomes en 3 soirs car boulot-boulot la journée… pas mal non ??!). Comme son copain, j’ai pris une licence et comme son copain, c’est pas cher… et bien utile.

Les couvertures des albums, les planches, les fiches auteurs et toutes les p’tites infos qui vont avec (première édition, collection…) se téléchargent automatiquement mais la possibilité d’une saisie manuelle se fait rapidement également (ça dépend de ce que l’on veut y mettre : ISBN ou pas, etc). Le module des statistiques est bien, j’ai eu un peu plus de mal à dompter celui des prêts et vu que je ne m’intéresse pas aux côtes, je ne peux rien dire sur celui là. Il y a possibilité également de gérer des périodiques, des litho, étiquettes et tout le tintouin.

Je trouve cependant les fiches albums moins riches que sous Gbdao. Moins riches ou moins pratiques en fait, je ne saurais dire. On renseigne les fiches par le biais de menus déroulant et seul trois menus sont prévus vierges pour être personnalisés par l’utilisateur. Trois c’est peu.

Il ne fait pas la différence entre un album couleur ou du noir et blanc, l’option « coffret » n’existe pas (et encore moins la possibilité d’insérer un scan de la pochette du coffret), les One-Shot sont considérés comme une série à part entière et ce qui m’enquiquine le plus c’est que le module de gestion des séries est distinct du module de gestion des albums (sous Gbdao j’avais tout à portée d’œil). Bref, des petites habitudes et facilités sous Gbdao… dont je me passe difficilement. Mais le Français est râleur !^^

Pourquoi je ne parle pas du plaisir que c’est de cliquer et hop, toutes les infos sur l’album que j’ai acheté sont sur mon ordi ? Et pourquoi diable je ne parle pas de la possibilité de sauvegarder en ligne (si l’ordi pète, c’est rudement pratique) et de la possibilité d’exporter le fichier pour avoir les données de la bdthèque sur un PDA ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

BD Gest’ est bien. C’est facile de critiquer quand on n’a pas bossé sur le produit. Mais bon… je suis client… je suis le roi ! Ensuite, tenir compte aussi de la date où j’écris ce billet puisque BD Gest’ propose régulièrement des nouvelles versions de son logiciel.

Quant aux autres logiciels, je ne les connais pas. Je suis preneuse d’infos bien que je n’envisage pas de changer. D’autant plus que BDGest est rattaché à un site qui pullule d’informations et qui est bougrement bien fait.

Où le regard ne porte pas… (Abolin & Pont)

Où le regard ne porte pas
Abolin – Pont © Dargaud – 2004

Italie, début du XXème siècle.
Dans un petit village de pêcheurs, Lisa attend William qui a suivi ses parents venus de Londres. Son père rêve d’une nouvelle vie, ils ont quitté la ville pour s’installer à Barellito et vivre de la pêche.

William, Lisa, Nino et Paolo deviennent « copains comme cochons » et partagent, le temps d’un été, tout y compris ce petit quelque chose qui nous pousse à tourner les pages frénétiquement afin de savoir…

Pour l’occasion, j’ai eu envie de revenir sur un vieux coup de cœur.

Enfin, vieux… pas tant que ça puisque la série date de 2004. Mais je ne relis pas forcément tout, et cette série, je n’ai du la relire qu’une ou deux fois depuis. Où le regard ne porte pas… est une douceur, la meilleure des sucreries du rayon Confiseries, de la poésie mise en images.

Il y a peu de bandes-dessinées qui ont pour personnages principaux des enfants et qui, de plus, ont retenus mon attention. Je citerais Peter Pan de Loisel, bien sur, mais aussi Basil et Victoria, Bout d’Homme et Couleur de peau : miel. Celles-là, elles ont ce petit truc en plus d’indicible qui fait que ça fait la différence. Après, ma culture BD a des lacunes … oh comme j’aimerais les combler !

Ce présent tome est tout en rondeur, tout en douceur. Les personnages principaux (des enfants), permettent d’aborder des sujets graves de manière très juste, sans pour autant tomber dans la naïveté mielleuse.

La finesse de cette BD parvient à nous faire passer par plusieurs émotions et sentiments :
– la jalousie (Willy, Nino et Paolo aiment tous les trois la petite Lisa… une rivalité qui, à l’âge de 10 ans, n’est pas toujours simple à gérer),
– la peur de l’inconnu (cet inconnu différent, étranger qui débarque dans une vie bien ritualisée, une vie en huis-clos),
– l’espoir (de ce jeune père de famille qui rêve d’une vie meilleure pour sa famille),
– la tristesse voire la souffrance de se sentir rejeté,
– l’amitié…

Début du XXème, c’est aussi l’essor industriel et l’arrivée de l’automobile. On mesure la révolution que cela a pu apporter, les espoirs que cela représentait. On sourit en remarquant le décalage.

Un énorme travail a été fait par Olivier PONT. Les dessins de PONT donnent vie aux jeux de regards entre les personnages, on sent les yeux pétiller. Des regards remplis tour à tour de complicité, de sous-entendus, de méchanceté. Je regrette de ne pas le trouver plus souvent dans mes lectures des petits détails comme celui-ci, impalpable… sans autant de finesse. Beaucoup de cases sont muettes, mais les dessins zooment sur des regards qui se suffisent à eux-mêmes. Un regard qui donne sens à ce qui se vit, à ce qui se joue et à ce qui se dit.

PictoOKPictoOKJ’ai nagé comme un poisson dans l’eau dans la lecture de mes p’tites bulles. Ces enfants me parlent, ces personnages me touchent.

La nature du lien particulier entre les 4 enfants est tout à fait préservée dans ce tome, il garde toute sa part de mystère. Ce qui laisse le temps de découvrir les personnages et une irrésistible envie de lire le tome 2 pour comprendre.

Je suis particulièrement sensible à la question de l’amitié et la manière dont les auteurs ont su tisser des liens entre eux rend cette histoire tout à fait crédible. Les personnages seraient prêts à sortir du domaine de la pure fiction que cela ne me choquerait pas. Vraiment je trouve que ce tome est un petit bijou du 9ème Art. N’en tienne qu’à moi !

Le tome 2 est également sur ce blog.

Où le regard ne porte pas…

Tome 1 / Diptyque terminé

Editeur : Dargaud

Collection : Long courrier

Dessinateur : Olivier PONT

Scénariste : Georges ABOLIN

Dépôt légal : Janvier 2004

ISBN : 978-2205-05092-9

Bulles, bulles, bulles…

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Où le regard ne porte pas – Abolin – Pont © Dargaud – 2004

Où le regard ne porte pas… tome 2 (Abolin & Pont)

Où le regard ne porte pas, tome 2
Abolin – Pont © Dargaud – 2004

20 ans après les événements du tome 1, Willie, Lisa, Nino et Paolo ont grandi. Ils ne se sont pas revus de toutes ces années.

On les retrouve à Istanbul et « il a suffit d’un sourire de Lisa » et les voilà qui embarquent pour le Costa Rica.

Ce tome a été pour moi l’occasion de baigner, le temps d’une lecture, dans une magnifique histoire d’amitié et des décors qui nous prennent et nous transportent ailleurs. Mon imagination galopante… a galopé !

On quitte les odeurs d’iode des plages italiennes du premier tome pour se plonger dans l’atmosphère humide de la forêt du Costa Rica. Des suites de cases muettes nous offrent la possibilité de nous immiscer dans des décors magnifiques.

Dans cet album, on ne quitte pas les 4 amis. Peu de personnages extérieurs à eux sont amenés à intervenir et peu retiennent l’attention tant le quatuor nous capte. Cette ambiance en huis clos n’est en aucun cas pesante, au contraire même, elle a des relents de liberté.

Il y a moins de rondeur dans les dessins que dans le premier tome… les personnages sont devenus adultes.

C’est suave, doux, c’est tendre, le ton est juste, bref : c’est BEAU !!

Une dose d’humour et des dessins savoureux. Comme pour le premier tome, on flotte dans cet univers. L’ambiance titille un large panel de sentiments. Une belle amitié qu’il nous est donné de découvrir. C’est très sympa, en plus, quand on sait que Pont et Abolin se connaissent depuis toujours, ils ont du prendre beaucoup de plaisir à faire cette série ensemble… en tout cas, c’est ce que l’on ressent.

Des petites surprises, des petits délices nous attendent au coin de chaque bulle.

PictoOK A découvrir, cette BD est un pure moment de bonheur… à relire, elle ne perd rien de sa superbe.

Où le regard ne porte pas

Tome 2 / Diptyque terminé

Éditeur : Dargaud

Collection : Long courrier

Dessinateur : Olivier PONT

Scénariste : Georges ABOLIN

Dépôt légal : Août 2004

ISBN : 978-2205-05098-1

Bulles bulles bulles…

Cette série est bourrée d’humour, il serait dommage de s’en priver !

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Où le regard ne porte pas (tome 2) – Abolin – Pont © Dargaud – 2004

« Et nos sourires en diront plus longs que les mots les mieux choisis » (Georges Abolin)