City & Gender (Maroh)

Maroh © La Boîte à bulles – 2015
Maroh © La Boîte à bulles – 2015

« Précédemment publié dans le magazine taiwanais «Big Issue», City & Gender est un recueil d’histoires courtes qui se déroulent toutes dans une ville contemporaine, à la fois universelle et ordinaire : anonyme, normée, mais surtout genrée.

Les personnages de ces contes se retrouvent confrontés aux stéréotypes et aux poncifs que leur sexe et la rue leur imposent. » (synopsis éditeur).

La « Cité ». Comment influence-t-elle les rapports que nous pouvons avoir les uns et les autres ? Comment vient-elle participer à notre éducation et à la représentation que l’on se fait de notre environnement ? Pourquoi être confronté à un choix primaire lorsqu’on veut aller aux toilettes publiques : homme ou femme… et quand on ne se reconnaît pas dans le sexe auquel on en censé appartenir ?

Quand ta vie n’est pas aussi simple que d’être un garçon OU une fille, il y aura toujours quelqu’un pour te faire sentir que t’es tordu(e). Ou pire.

La Cité et son organisation patriarcale. L’espace public pensé et construit par des hommes et pour des hommes. Quelle est la place de la femme dans l’espace public ? Pourquoi une femme se sent-elle sur ses gardes lorsqu’elle se déplace seule dans les rues le soir ? Pourquoi est-elle sans cesse renvoyée à cet « intérieur » qu’elle doit tenir, organiser, gérer…

Le contrôle sur le féminin se propage d’autant plus facilement en renforçant l’idée que le « dehors » est dangereux pour les femmes et qu’elles appartiennent à la sphère du « dedans »… Soit, statistiquement, là où elles sont le plus agressées et violées.

Pourquoi tous les codes sociaux sont-ils normés, les publicités hétérosexualisées, quelle est cette société qui crée des crises d’identité à foison ?

Heureusement, parfois, des mains se tendent. Des inconnus ou des amis interviennent, trouvent l’amorce pour engager l’échange. En partageant leur vision des choses, ils montrent qu’il est possible de décaler un tant soit peu son regard sur ce qui nous entoure et se construire peu à peu une place – parmi la communauté – plus satisfaisante. Un peu de fraternité, un soupçon de solidarité… des petits gestes qui ne coutent rien mais qui parfois permettent de faire un pas.

L’ouvrage de Julie Maroh fait écho à celui de Thomas Mathieu (Les Crocodiles). Il y est question de harcèlement de rue qui touche essentiellement les femmes… mais pourquoi en exclure les homosexuels ? Un ouvrage contestataire qui vient dénoncer des faits. Dire son dégoût pour l’intolérance. Refuser la peur de la différence. Un album utile… encore une fois.

Pour autant, si le fond m’interpelle, la forme quant à elle ne retient pas mon engouement. Ce petit recueil de 64 pages propose une double entrée. D’un côté, il propose la lecture des 6 nouvelles qu’il contient en version originale (anglais). De l’autre, la version française. Six nouvelles donc, à lire sur une trentaine de pages… on bute sur le côté succinct de la chose. Sans compter que tout est ici réalisé au crayon papier… difficile de s’imprégner correctement des choses. Les protagonistes sont instrumentalisés et semblent être là uniquement pour casser la linéarité du propos, éviter qu’il ne soit trop didactique et donner un peu de rythme à l’ensemble.

PictomouiUn album engagé mais une lecture passive. Sur le moment, il y a comme un goût d’inachevé. L’intérêt de cet album se ressent après, dans la réflexion qu’il induit chez le lecteur. Avec le recul effectivement, on mesure la portée des réflexions proposées dans l’ouvrage.

A vous de voir…

A lire aussi : cet article de Ballast – consacré au harcèlement de rue – sur lequel Julie Maroh renvoie.

City & Gender

One shot

Editeur : La Boîte à bulles

Collection : Hors champ

Dessinateur / Scénariste : Julie MAROH

Dépôt légal : février 2015

ISBN : 978-2-84953-220-1

Bulles bulles bulles…

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City & Gender – Maroh © La Boîte à bulles – 2015

Skandalon (Maroh)

Maroh © Glénat – 2013
Maroh © Glénat – 2013

« Tazane est une véritable icône rock. Passionné, arrogant, égoïste, parfois violent, le chanteur accumule les polémiques. Mais le public qui l’adule et les médias qu’il fascine n’attendent en réalité qu’une seule chose : son prochain coup d’éclat… Ce goût du scandale, Tazane l’a cultivé, il en a fait un art. À tel point que, petit à petit, il va aller de plus en plus loin, jusqu’à commettre l’irréparable, et s’engouffrer dans une redoutable spirale autodestructrice » (synopsis éditeur).

Après la douce et touchante Clémentine du Bleu est une couleur chaude, Julie Maroh s’attache à présent à l’impétueux Tazane (pseudonyme est une sorte d’anagramme phonétique de Satan). A 27 ans, cet auteur-compositeur fictif bénéficie déjà d’une renommée internationale, une personnalité qui s’est construite en fonction des besoins du scénario. Julie Maroh explique sa démarche dans une interview réalisée à l’occasion de la sortie de l’album.

L’auteur développe un personnage assez abject au demeurant. La notoriété a rendu cet homme égoïste, narcissique, capricieux, imbu de sa personne et imbuvable… en somme, un homme que le succès a changé. Le bleu des sentiments de son précédent album laisse donc la place à un rouge qui représente une fureur de vivre ingérable, une réelle pulsion. Cette soif de liberté se retourne contre celui qui la revendique et devient autodestructrice. Et même s’il m’a été difficile d’investir ce personnage – ne parvenant pas à ressentir une quelconque forme d’empathie pour lui – force est de constater que les émotions jaillissent à chaque page de l’album. On perçoit sans difficulté la tension et l’intensité presque électrique qui se dégagent des illustrations, on est surpris par les réactions imprévisibles du personnage.

Tout ce que je vois c’est la transe du moment vécu. Le feu qui me possédait, la colère répercutée dans la foule. Mon mépris. L’envie de leur balancer le pied du micro à la gueule. J’étais le soleil, et eux rien. Dévorant mes paroles sans en lire le fond.

Maroh © Glénat – 2013
Maroh © Glénat – 2013

Car il est bien question d’idéaux dans cet album. Pour commencer, il s’agit de ceux de cet homme (et de son groupe de musiciens et amis de longue date). Ensemble, ils voulaient parler des maux de la jeunesse d’aujourd’hui, revendiquer leurs idéaux et obliger tout un chacun à marquer un temps d’arrêt pour réfléchir au présent comme aux perspectives d’avenir. Mais le succès a brûlé les ailes de la rock-star. Portée au rang d’icône emblématique, et devenu à ce titre personnage public, Tazane semble avoir perdu toutes ses certitudes. Totalement déconnecté de la réalité et enfermé dans son monde artistique, il est comme un électron libre qui percute à toute vitesse les objets qui se trouvent sur sa route.

T’es devenu incontrôlable, t’acceptes rien d’autre en dehors de ta propre conscience, tu passes ton temps à salir ce qui t’est offert.

Ses passages à l’acte et ses prises de position choquent et indignent. Il était une voix à laquelle certains se raccrochaient, il n’est plus qu’un cri incontrôlable qui prend à la gorge tant il génère de l’incompréhension. En mettant sur le devant de la scène un personnage qui s’affranchit de toutes les conventions sociales, Julie Maroh interpelle. La question n’est pas de savoir si l’auteur fait l’apologie d’une jeunesse désillusionnée, se raccrochant au plus charismatique d’entre eux pour donner du sens à leur existence et trouver quelque désir de vivre. Non ! Le discours est plus symbolique. D’ailleurs, dès le visuel de couverture où l’on voit ce dieu qui dégringole, Julie Maroh nous invite à prendre en compte cette dimension narrative.

En postface comme dans l’interview (voir lien ci-dessus), l’auteur insiste sur le fait qu’elle s’est énormément appuyée sur les travaux de René Girard pour asseoir les fondations du scénario. Le parallèle est flagrant entre l’idole et les anciens dieux grecs… et quelle figure plus représentative de nos sociétés actuelles que la star médiatique pour représenter cette figure inaccessible, cet être souvent au-dessus des lois, qui s’affranchit souvent des conventions sociales.

« Skandalon est un terme grec qui littéralement signifie « pierre qui fait trébucher ». Cette notion se retrouve dans les écrits hébraïques et le Nouveau Testament pour désigner tout ce qui peut pousser quelqu’un au péché, et elle est identifiée par René Girard comme un processus qui déclenche les rivalités mimétiques en société. Skandalon, c’est le désordre. Le désir humain n’est pas autonome, et entre le sujet et l’objet convoité il y a l’Autre, à la fois modèle et obstacle. C’est un triangle du désir, basé sur le mimétisme, qui devient source de conflits et d’aliénations. Et selon Girard : « la prolifération des scandales, donc des rivalités mimétiques, est ce qui produit le désordre et l’instabilité dans la société, mais cette instabilité est arrêtée par la résolution du bouc émissaire, qui produit l’ordre » (propos de Julie Maroh).

Pour illustrer ses propos, l’auteur a opté pour une ambiance graphique réalisée au crayon gras. Le trait est épais, expressif et retranscrit bien la nervosité de cet univers. On oscille dans une atmosphère où le rouge prédomine mais les couleurs semblent elles aussi mener un combat entre elles afin d’avoir l’emprise sur certains passages. Il y a finalement beaucoup de nostalgie dans cet album. Les passages muets sont nombreux et laissent le lecteur face à ses propres représentations et interprétations. J’ai finalement eu l’impression de Tazane avait peur car il semble ne plus maîtriser sa vie, entre le rythme soutenu imposé par les nombreuses dates de représentations, la vision tronquée qu’il a de la réalité du fait de ses consommations de drogues et d’alcool, de son regard complètement faussé sur les gens qui l’entourent. Son train de vie le prive de toute intimité. Épié par les médias et ses fans, il m’a donné l’impression d’être une bête traquée qui n’a plus la possibilité de se retrancher dans son repaire… de quoi rendre fou.

PictoOKJulie Maroh a choisi d’aborder son sujet de manière frontale. Il y est une nouvelle fois question de sexualité, une thématique que l’auteur aborde sans ambages. Comme dans Le bleu, elle ne s’embarrasse pas des tabous qui pourraient diluer ses propos. Un album doté d’une morale politiquement incorrecte, une lecture coup de poing.

Le dossier de presse relayé par l’auteure sur son site.

Les chroniques : Zaelle, A chacun sa lettre, Choco.

Une lecture que je partage avec Mango à l’occasion de ce mercredi BD 😉

Logo BD Mango Noir

Extraits :

« Quand ils me sucent, ils se taisent. Et j’aime ce regard plein de reconnaissance qu’ils lèvent vers moi quand je leur jouis dans la bouche. Un peu comme toi quand je te file ton cacher en fin de mois » (Skandalon).

« On y a tous cru au message qu’on véhiculait, Tazane. Nous étions soudés là-dedans. On voulait que les gens se passionnent, se questionnent sur leurs émotions et sortent des conventions. Pour moi, c’était un acte politique. La musique, c’est une médiation qui est positive, les gens reprenaient en chœur tes paroles et tout le monde se sentait fort » (Skandalon).

Skandalon

One shot

Editeur : Glénat

Dessinateur / Scénariste : Julie MAROH

Dépôt légal : septembre 2013

ISBN : 978-2-7234-9254-6

Bulles bulles bulles…

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Skandalon – Maroh © Glénat – 2013

Pendant ce temps-là… les artistes travaillent

Voilà l’occasion de faire un petit tour de toile pour déposer ici les quelques pépites en préparation.

Tout d’abord, la sortie attendue du prochain Frederik Peeters. Une série qui débute et dont le premier tome sera en vente la semaine prochaine. Un travail de création que l’auteur partage depuis près d’un an sur un blog consacré à cette série : Aama.

Pour découvrir cet univers : http://projet-aama.blogspot.com/

Je vous l’ai fait découvrir il y a quelques semaines : Nancy Peña. It is not a piece of cake est dans les bacs depuis le 20 octobre mais un Artbook est également attendu. Pour en prendre (de nouveau plein les yeux), c’est ici :

http://nancypena.canalblog.com/

De nombreux lecteurs ont découvert Julie Maroh et apprécié Le bleu est une couleur chaude (récompensé à de multiples reprises l’année dernière et cette année).

L’auteure travaille sur son nouvel album… et on ne peut que s’en réjouir !

Un blog à suivre également : http://www.juliemaroh.com/

Toujours dans les futures sorties attendues, la suite d’Ida de Chloé Cruchaudet. Le tome 3 est en bonne voie !

Le blog de Chloé Cruchaudet : http://cruchaudet.blogspot.com/

Les amoureux de comics ne seront pas en reste. Voici une pépite récemment livrée par Akiléos : le prochain tome de Courtney Crumrin de Ted Naifeh prévu pour le premier semestre 2012 !

Pour vous mettre en appétit : http://akileos-editions.blogspot.com/2011/10/pour-le-plaisir.html

Et n’oubliez pas la parution du Coffret d’Abélard (Régis Hautière et Renaud Dillies) le 10 novembre prochain ! Un petit aperçu sur le blog de Régis Hautière.

Le Bleu est une couleur chaude (Maroh)

Le Bleu est une couleur chaude
Maroh © Glénat – 2010

« Mon amour, quand tu liras ces mots j’aurai quitté ce monde » lit-on avec Emma dès la première planche. On croit découvrir la lettre d’adieu qu’elle a écrite avant de partir puis on  découvre qu’il s’agit de celle de Clémentine, sa compagne. D’ailleurs, Emma se rend chez les parents de la jeune femme pour prendre possession de l’héritage que cette dernière lui lègue : son journal intime. On plonge dans les souvenirs de la défunte, souvenirs qui remontent le fil de sa vie du jour de ses 15 ans jusqu’à sa mort. Durant cette période, Clémentine révèle à son confident de papier ses doutes, ses souffrances… rarement ses joies. On y découvrira ainsi son mal être d’adolescente et ses amitiés. On la verra grandir, devenir femme et accepter progressivement sa sexualité en remplaçant progressivement la honte d’avoir des sentiments « hors normes » par l’idée que la rencontre avec Emma est le plus beau cadeau que la vie ait pu lui faire.

Installée dans la chambre de jeune fille de Clémentine, Emma va plonger dans le passé de sa compagne et prendre la mesure de la place qui était la sienne dans la vie de son amante.

J’ai passé plusieurs minutes à manipuler ce bel objet, à en contempler le visuel de couverture glissant mon regard tantôt sur ce dos musclé, tantôt sur le regard sensuel, en coin, d’un personnage bienveillant qui s’assure qu’on est là, prêt à le suivre. Après avoir salivé à l’idée d’une lecture désormais toute proche et qui fait suite à une envie née il y a plusieurs mois déjà… j’ai enfin ouvert l’album… et j’ai plongé. Mon petit carnet à notes a du se sentir bien seul durant cette lecture car il n’aura même pas eu droit à quelques remarques de lecture… pas le temps et pas l’envie de m’extraire de l’intimité du récit de Julie Maroh, une jeune auteure qui signe-là son premier album… ce qui est très prometteur quant à la suite de ses productions. Elle aura pourtant mis 5 ans pour le réaliser.

Une longue introduction qui me fait reculer la rédaction de mon avis sur ce coup de cœur de lecture, car j’ai une énorme appréhension : celle de ne pas trouver les mots justes, celle de ne pas parvenir à vous dire tout le bien que je pense de cet album et vous faire passer à coté de cette lecture.

Allez ! Plongez avec moi !

Il m’est difficile de scinder récit et dessin tant j’ai trouvé que l’ensemble formait une harmonie que l’on trouve rarement dans le Neuvième Art. Pourtant, il faudrait que je vous parle de cette juste alternance entre récit et planches muettes, de cette parfaite retranscription des émotions et des sentiments des personnages, de cette sensibilité d’écriture et de la douceur des ambiances graphiques… mais c’est compliqué ! J’avais peur de passer à côté de cette lecture, sachant que le thème en était l’homosexualité, j’appréhendais le recours à des clichés. Il n’en est rien. Moi qui ne partage pas la même attirance que Clémentine pour les femmes, je suis même parvenue à m’en approprier des éléments tant Julie Maroh recourt au final à un traitement pertinent du sujet (les sentiments). La manière dont son personnage principal met en mots ses peurs et ses fantasmes est une façon universelle de parler de l’amour.

Le thème de l’homosexualité est traité sans honte, sans tabous et sans jugements de valeur.

Le trait élégant de Julie Maroh attise beaucoup de choses en nous… une forme de télépathie se crée entre le lecteur et les personnages qui deviennent une sorte de miroir de nos émotions. On matérialise sans difficulté tout ce qui a trait à la sensibilité, la sensualité, le doute, le désir, le désespoir. On ressent la chaleur d’une étreinte, la douceur de doigts qui s’enlacent, on entend le cœur de Clémentine quand il bat la chamade à l’idée de revoir Emma. En somme, entre le lecteur et Clémentine naît rapidement une complicité. On la découvre tour à tour fragile, rêveuse, révoltée, aimante. Ces planches d’album sont emplies de délicatesse, de finesse. De fins crayonnés créent des ambiances graphiques magnifiques où on plonge sans retenue dans les grands yeux de Clémentine ou d’Emma. Sur la base d’un noir et blanc aux multiples dégradés de gris, Julie Maroh applique avec parcimonie de doux pastels de bleus et de quelques rares ocres qui viendront donner vie à un détail du décor (une flamme, un plaid, une chevelure…). Tardivement, de nouvelles couleurs feront leur apparition, renforçant visuellement le fait que Clémentine murit et se responsabilise.

Le récit est un mélange de flashs-backs et de brefs épisodes du présent où l’on voit Emma débuter son difficile travail de deuil. Par le biais du journal intime, nous observons ainsi la rencontre de deux âmes sœurs, les difficultés qu’elles ont rencontrées pour pouvoir profiter pleinement de leur amour mais, même si le bonheur est omniprésent dans cet album, il n’a pas le rôle principal. En effet, le personnage principal (Clémentine) ne sollicite son carnet que dans les périodes difficiles, l’écriture devient un nécessaire exutoire pour soigner ses bleus à l’âme. Pourtant, jamais le récit ne tombera dans le pathétique, jamais on ne ressentira une quelconque lourdeur au contraire, cette lecture fait du bien. La technicité de la trame narrative est réelle, l’implication du lecteur inévitable. Un album de 156 pages qui se dévore. Les enchainements sont fluides, les transitions entre les périodes sont discrètes et le récit s’efface très souvent nous laissant libre dans notre lecture et seul face à notre ressenti.

Repéré chez Choco ! Cette lecture intègre le Challenge PAL Sèches

Je la partage également avec Mango et les participants aux

Mango

PictoOKPictoOKSensible, poétique, touchant, juste… les qualificatifs dont je pourrais me servir pour cet album sont nombreux. C’est un coup de cœur de lecture et je m’ajoute à la longue liste de lecteurs qui recommandent déjà cet ouvrage. Un très beau moment de BD !

Roaarrr Challenge
Roaarrr Challenge

Cet album a reçu le Prix Jeune auteur lors du Salon de la BD et des arts graphiques de Roubaix. Il est également Lauréat 2011 du Fauve Fnac-SNCF/Prix du Public (Angoulême), des Prix Conseil Général et Région Centre du Festival BD Boum.

Ce qu’ils en pensent : Théoma, Ginie, Zaelle et Lionel Labosse.

Le Bleu est une couleur chaude

One Shot

Éditeur : Glénat

Dessinateur / Scénariste : Julie MAROH

Dépôt légal : avril 2010

ISBN : 9782723467834

Bulles bulles bulles…

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Le bleu est une couleur chaude – Maroh © Glénat – 2010