Strawberry Shortcakes (Nananan)

Strawberry Shortcakes
Nananan © Casterman – 2006

Dans ce recueil, 23 nouvelles au goût salé sucré qui parle des femmes. Des personnages récurrents se relayent dans les scénettes de cet album où il sera question de sentiments, de passion, d’investissement professionnel et de reconnaissance sociale.

En trame de fond, Kiriko Nananan aborde en trame de fond des thèmes mettant en avant le malaise d’une société : idées suicidaires, anorexie/boulimie, importance du paraitre, recours à la prostitution, amour platonique…

Un coup de crayon très agréable et qui a le luxe de pouvoir se suffire à lui-même, voilà un constat qu’il nous est possible de faire tout au long de cet album silencieux dans lequel planent les non-dits. A l’occasion de certains passages, nous sommes suspendus aux lèvres des héroïnes de cet univers, parcourant ces nombreuses planches muetrtes qui se succèdent. Le dessin est fluide, aérien, poétique malgré la mélancolie présente chez tous ces personnages. Leurs solitudes sont similaires, leurs souffrances se font écho et martèlent à demi-mots qu’elles sont en mal d’amour. Strawberry Shortcakes n’est pas l’album que je préfère chez Kiriko Nananan, mais il vient se placer juste après Blue qui reste, de loin, ma meilleure expérience de lecture pour cette auteure japonaise.

PictoOKUne lecture très agréable pour ceux qui aiment les univers de Kiriko Nananan. Et pour les autres ???

Quelques avis : du9 et Epikt.

Extrait :

« Si je mourrais aujourd’hui, est ce que Kikuchi aurait du remords ? Je sais bien que même si je vis, il m’oubliera de toute façon. Mais si je meurs ? Si je meurs, alors jamais Kikuchi ne pourra m’oublier, pas vrai ? Je veux mourir » (Strawberry shortcakes).

Strawberry Shortcakes

One Shot

Éditeur : Casterman

Label : Sakka

Dessinateur / Scénariste : Kiriko NANANAN

Dépôt légal : juin 2006

ISBN : 2203373806

Bulles bulles bulles…

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Strawberry Shortcakes – Nananan © Casterman – 2006

Blue (Nananan)

Blue
Nananan © Casterman – 2004

Japon, de nos jours.

Nous voici plongé dans l’ambiance de nos années lycées…

Nous évoluons au sein d’une école de jeunes filles et suivons un petit groupe d’entre elles. Kayako KIRISHIMA et Masami ENDO vont nous emmener dans une amitié un peu particulière, puiqu’entre elles vont naître des sentiments amoureux que l’on explorer en même temps qu’elles.

Everyday m’avait laissée sceptique mais pas totalement réfractaire à l’idée de revoir débarquer sur ce blog une oeuvre de Kiriko NANANAN.

Kiriko NANANAN est née en 1972. Elle avait 23 ans lorsqu’elle a commencé à écrire Blue… qui a été publié en 2004. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de faire des comparaisons entre Everyday (paru en 2005 et écrit dans les années 2000) et Blue. J’ai trouvé le ton plus léger dans le présent album. Moins d’entraves peut-être, plus de naïveté ?? Pourtant Blue est loin d’être une œuvre naïve : ces jeunes filles assez mûres dans leurs actes et matures dans leurs réflexions.

On ne les sent pas forcément engluées dans leurs questionnements d’adolescentes, et elles ont du recul pour aborder les choses intelligemment… Et elles ont l’air bien dans leur peau.

Les ambiances graphiques également, dans lesquelles on retrouve la touche de Kiriko NANANAN : une alternance de planches assez minimalistes et de planches plus chargées… Une alternance de périodes riches en échanges en total contraste avec des successions de planches muettes… ou encore (et enfin) des visions en grand-angle qui contrastent avec des gros plan sur les visages. C’est réellement beau à regarder, les ambiances sont harmonieuses.

J’avais vu dans un reportage que quand NANANAN dessine, elle le fait sur un « format affiche’ et est très attentive à l’emplacement de chaque chose dans les cases et à l’harmonie générale d’une planche. Elle passe beaucoup de temps sur une planche, quitte à la reprendre plusieurs fois si le rendu ne lui convient pas.

Dans cet album, on se sent dégagé de tout le poids des conventions. Les choses sont abordées simplement, posément et avec intelligence. On est serein (rythme de lecture, ambiance, thème), comme entouré par quelque chose de suave. Les ambiances graphiques y sont pour beaucoup : le dessin est aérien. On sent NANANAN très à l’aise, et heureusement !! Car pour pouvoir aborder la question des sentiments à l’âge de l’adolescence, mieux vaut tout de même être au clair avec ce que l’on a à dire. D’autant qu’il s’agit ici d’homosexualité.

Y a-t-il quelques éléments autobiographiques qui jalonnent le récit ? Je me suis posée la question. On ne peut pas remarquer la justesse du récit et des réflexions de ces jeunes filles. Le fait que le personnage principal ambitionne une École des Beaux-Arts à Tokyo également. Je ne sais pas.

Quelques infos attrapées de droite et de gauche sur Kiriko NANANAN : profil de l’auteur, une chronique sur Blue, et une autre ^^.

PictoOKJe ne suis pas une grande adepte des Shojo, mais le style de Kiriko NANANAN est agréable et intéressant, tout comme le regard qu’elle porte sur le sens des valeurs.

Un ressenti assez positif de cette lecture, le seul bémol : les visages sont dépourvus de tous détails, ce qui rend difficile l’identification des personnages.

Blue

One-Shot

Éditeur : Casterman

Collection : Sakka

Dessinateur / Scénariste : Kiriko NANANAN

Dépôt légal : septembre 2004

ISBN : 2-203-37313-X

Bulles bulles bulles…

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Blue -Nananan © Casterman – 2004

Everyday (Nananan)

Everyday
Nananan © Casterman – 2005

Tsuchida et Sei sont un jeune couple. Au début de cette histoire elle travaille, lui pas. Pour arrondir les fins de mois, elle se prostitue la nuit, en plus de son travail de vendeuse la journée.

Entre sentiments et habitude, reproches et attentions… histoire quotidienne d’un jeune couple japonais.

Un de plus qui parle de couple, un de plus qui remue les questions existentielles, un de plus…

Même si cet album a l’originalité d’injecter des idées nouvelles dans ce qu’il m’a été donné de lire dans les mangas de ce genre… au final je ne suis pas trop étonnée de la morale qu’il nous enseigne.

En sortant de Journal d’une disparition d’Azuma, les dessins m’ont paru bien trop minimalistes et épurés ! Le rythme lent de la quotidienneté nous berce. Je pense avoir fait un mauvais choix dans l’organisation de mes lectures.

Ce qui est désagréable, comme souvent dans les mangas, c’est aussi cette difficulté à reconnaître un personnage au premier coup d’oeil. Tsuchida et sa patronne le sont de par la couleur de leurs cheveux… les autres, c’est moins évident ! Quoiqu’il en soit, le ton de l’album est doux, zen, posé…

PictoOKUne lassitude à ne plus être étonnée par les mangas qui abordent le thème du couple, malgré tout on se sent bien dans ce récit. La mangaka Kiriko NANANAN réalise ici un album de femme… pour les femmes.

Everyday

One Shot

Éditeur : Casterman

Collection : Sakka

Dessinateur / Scénariste : Kiriko NANANAN

Dépôt légal : Mai 2005

ISBN : 2203373334

Bulles bulles bulles…

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Everyday – Nanana © Casterman – 2005