Tomsk-7 (Zezelj)

Zezelj © Mosquito – 2014

Tomks-7, la ville-prison absente de toutes les cartes. Vladimir y a été conduit après avoir détruit toutes les horloges d’un port et tabassé le policier venu l’arrêté. Vladimir est à Tomks-7 pour une durée indéterminée. Chaque jour, il fait le pain pour les habitants de la ville… et chaque jour il rêve de s’envoler pour rejoindre la femme qu’il aime.

M., la ville esseulée au cœur des terres. Seul un fleuve la relie à la met mais en été, il est presque à sec. A M., des gens rêvent de grands espaces, de voyages. Et Simon, le vieux matelot, n’a pas perdu l’habitude de lire ses cartes maritimes. Il s’accroche à un fragile espoir de pouvoir de nouveau prendre le large et initie son petit-fils à ce savoir.

Dealer, marin, catcheur, prisonnier… tous ont ce point commun d’être planté là, dans la ville qui les voit vieillir et qui les use. La ville qui bouffe leurs illusions et leurs rêves d’enfants.

… des rêveurs…

Que l’on soit à Brooklyn ou ailleurs, on remarque en premier lieu l’austérité qui entoure chaque chose, chaque individu. Des bâtiments qui mordent le ciel, la nuit qui englouti tout et fait naître la peur, le brouillard qui camoufle les bruits et invite le marcheur à presser le pas.

Danijel Zezelj est un auteur que j’ai eu l’occasion de lire à plusieurs reprises. Son coup de pinceau nerveux, la matière  qui fait le sel de ses illustrations, le côté vivant des univers qu’il crée… je m’en régale. Les jeux d’ombre et de lumière créent une ambiance qui n’a nul autre pareil. Il a l’art d’installer une ambiance dès la première case et de nous faire sentir le danger, la peur. Il a l’art de dresser des villes sur le papier où crépitent le bois qu’on brule, où craquelle la feuille que l’on déplie, où bruisse le feuillage et grincent les portes.

Tomsk-7 est un recueil de huit nouvelles. A chaque fois, on change de lieu, de personnages. A priori, ils ne se connaissent pas. Au lecteur d’attraper le fil. Ici pourtant, on est moins à l’instinct que dans ses albums muets (Chaperon rouge, Industriel ou Babylone). Ici des héros ordinaires parlent, échangent, pensent. La voix-off et les phylactères nous guident mais on ne peut s’empêcher d’être à l’affût et surtout, surtout !, on scrute/on mate/on contemple ces planches magnifiques toutes de noir et blanc bruts.

Pour les yeux et l’ambiance !

Tomsk-7

One shot
Editeur : Mosquito
Dessinateur / Scénariste : Danijel ZEZELJ
Dépôt légal : novembre 2014
80 pages, 13 euros, ISBN : 978-2-35283-282-9

Bulles bulles bulles…

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Tomsk-7 – Zezelj © Mosquito – 2014

D’autres pépites à découvrir chez les bulleurs de la « BD de la semaine » :

Blandine :                                         Fanny :                                                     Caro :

Mylène :                                               Iluze :                                                   Karine :

Nathalie :                                       Gambadou :                                          Moka :

Blondin :                                             Noukette :                                       Stephie :

Saxaoul :                                              Jérôme :                                              Jacques :

Madame :                                         Sylvie :                                                  Alice :

Soukee :                                              Bouma :                                            Aurore :

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Chaperon rouge (Zezelj)

Zezelj © Mosquito – 2015

Qu’elle est petite cette fillette qui part livrer des gâteaux à sa mère-grand.

Et qu’elle est grande cette forêt qu’elle doit traverser…

Elle se détourne de son chemin cette fillette, s’attendrissant à la vue d’un loup qui n’est pas si terrifiant qu’il n’y parait… prenant le temps de cueillir quelques fleurs pour sa mère-grand.

Qu’elle est sauvage cette forêt, avec ses touffes de buissons qui obstruent le champ de vision, ces gigantesques arbres qui arrêtent la lumière du soleil.

Qu’elle est impressionnante cette bâtisse que le petit chaperon rencontre en chemin. Des murs peints de motifs tribaux. Pour peu qu’on se prête observer ces décorations qui font penser à d’immenses champs d’immenses fleurs, on en oublierait presque la silhouette sinistre du bâtiment, ses herses cassées, sa façade délabrée, son enchevêtrement inquiétant de lianes et la voie rectiligne de l’ancien chemin de fer aujourd’hui à l’abandon.

Qu’il semble mauvais cet homme qui vit dans la forêt. Il s’y dissimule comme un caméléon et s’y déplace aussi silencieusement qu’une panthère. Même le loup se contente d’observer de loin ce chasseur. Qui est cet homme armé d’une lance ? Et quel sort réserve-t-il à ce petit chaperon rouge ?

Chaperon rouge – Zezelj © Mosquito – 2015

Zezelj a ce talent qui lui permet de raconter une histoire et d’imposer une atmosphère qui nous enveloppe en s’affranchissant totalement des mots.

Zezelj… J’ai lu si peu d’albums de cet auteur mais chaque fois, le même dépaysement. Babylone, Industriel… et cette fois encore, j’ai douté de l’identité du réel prédateur, j’ai espéré un monde sans violence… et j’ai surtout vu et savouré la beauté des illustrations de Danijel Zezelj. Ces noirs opaques et charbonneux qui nous donnent une impression que la matière avec laquelle est faite cet album est vivante. Un noir et blanc qui cohabitent à la perfection. Jusqu’à cet instant où l’équilibre cède, où l’on ne sait plus si c’est le blanc qui cisaille le noir ou bien le noir qui pénètre de force dans ces surfaces maculées et lumineuses. L’atmosphère graphique nous enveloppe, le lecteur devient le personnage, observe ces paysages de l’intérieur. J’hésite à chaque fois entre deux attitudes différentes : chercher le danger tapis quelque part dans ces dessins et profiter de ce décor majestueux.

Comme à chaque fois je ressors indécise et me glisse d’un état à l’autre, à chaque instant.

Contempler, guetter…

… Observer, écouter…

… Frissonner…

Ressentir. Et avoir envie de tenter de nouveau l’expérience avec un autre album de cet auteur talentueux.

Chaperon rouge

One shot
Editeur : Mosquito
Dessinateur / Scénariste : Danijel ZEZELJ
Dépôt légal : juillet 2015
54 pages, 13 euros, ISBN : 978-2-35283-290-4

Bulles bulles bulles…

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Chaperon rouge – Zezelj © Mosquito – 2015

Babylone (Zezelj)

Zezelj © Mosquito – 2013
Zezelj © Mosquito – 2013

« Brooklyn grouillante de vie est livrée aux mains des promoteurs et des spéculateurs. Des politiciens corrompus veulent transformer New York en monstrueuse Babylone. Le pinceau virtuose et rageur de Danijel Zezelj s’engage pour la défense de l’humain… » (Quatrième de couverture).

Plonger sans transition dans l’univers graphique de Danijel Zezelj (Industriel, DMZ tome 5…) et se laisser porter par les illustrations.

Accepter de suivre son instinct, d’être pris au dépourvu et que la force évocatrice des visuels vous prennent à la gorge…

Accepter de ne pas tout comprendre, de ne pas parvenir à tout interpréter à la première lecture…

Accepter qu’un album muet vous permette d’entendre la cacophonie d’une ville et le bruit plus mat d’un burin ou d’une gouge. Vous laissez reconstruire l’odeur puissante d’un étal, vous faire suffoquer tant la concentration de poussière dans l’air est forte…

Regarder Lev Bezdomni, ce grand-père, travailler et donner vie au bois. D’un simple tronc naît un cheval fougueux, un tigre majestueux…

Regarder la petite-fille de cet homme s’émerveiller devant ce monde imaginaire qui prend forme sous ses yeux. Imaginer le rouge, le bleu ou le jaune paille du ballon de baudruche qui la suit partout où elle va. Observer ses dessins enfantins avec lesquels elle communique. Voir ses yeux d’enfant pétiller…

Entendre une fanfare, saliver à l’odeur de la barbe à papa, être saisi par une forte odeur d’urine dans une ruelle sombre…

Lire un album de Danijel Zezelj ne va pas de soi du moins, il faut se mettre au travail. Il faut un minimum de concentration pour attraper le fil de cette histoire graphique. Dès lors que vous acceptez cela, les pièces du récit s’assemblent progressivement et naturellement.

C’est la seconde fois que j’ai l’occasion de lire un de ses albums (voir Industriel cité plus haut). J’ai procédé dans la même manière à chaque fois. Après avoir « lu » une vingtaine de pages, j’ai ressenti le besoin de reprendre l’album à zéro. Alors je fais une pause dans ma lecture, j’enlève le marque-page, le temps de digérer et d’assembler les premiers éléments puis je reprends et lis d’une traite. Les albums muets de cet auteur croate nous forcent à nous fier à notre instinct, à observer chaque détail et chaque expression. Et même si l’ouvrage est totalement dépourvu de dialogues, il faut se contraindre et modérer le rythme de lecture. Tout est dans l’observation car chaque détail compte. Il faut accepter de suivre le regard de l’auteur et se reposer entièrement sur la composition des planches. On navigue ainsi entre des illustrations qui s’étalent en pleine page et des cases qui se succèdent avec plus de nervosité, au rythme de quatre ou cinq petites cases par bande. Ensuite, face à ces différentes séquences narratives, le lecteur effectuera tout le travail d’interprétation que la lecture suppose.

Une fois que l’on s’est immiscé dans ce monde narratif, la lecture devient addictive et il est difficile de s’en extraire. A vrai dire, j’apprécie énormément cette lutte permanente dans les contrastes. Le noir et le blanc s’amadouent, se lovent, s’assemblent et se déchirent. Jamais on ne verra un des deux extrêmes capituler. A ce titre, David A. Beronä explique, dans la postface, qu’ouvrir un ouvrage de Zezelj c’est comme si la surface de chaque page blanche avait été mystérieusement fendue par l’auteur et qu’elle déversait un sang noir qui se transformait en une longue coulure narrative et se répandait ensuite de page en page

L’histoire quant à elle revient sur la légende de la somptueuse Babylone, cité qui symbolise tous les possibles, cité de la corruption et du prestige. Zezelj s’approprie ce mythe et le transpose à nos sociétés contemporaines pour créer une nouvelle fable urbaine qui prend racine à New York. La Tour de Babel prend le nom de « Tour de Brooklyn » et symbolise le narcissisme d’un maire prétentieux. Pour parvenir à ses fins, plusieurs quartiers populaires devront être rasés, des expulsions locatives prononcées sans possibilité de recours.

D’un coup de pinceau, Danijel Zezelj développe deux ambiances radicalement opposées. D’une part, le monde du vieil artiste et de sa petite-fille. On évolue dans un milieu populaire où la solidarité est de mise malgré leur train de vie modeste. Une atmosphère que l’on investit assez facilement en raison de la spontanéité et de la convivialité des rapports entre les gens. En nous faisant entrer dans le quotidien de ces gens discrets, Zezelj nous permet de les investir et de ressentir leurs émotions. On se satisfait notamment de la mine de contentement qu’affiche le vieux lorsqu’il contemple ses œuvres, satisfait de son travail. Les chevaux de bois qu’il réalise, ses croquis préparatoires et le regard émerveillé de la petite fille lorsqu’elle voit les sculptures de son grand-père donnent une touche de féérie à leur quotidien.

De l’autre côté, on se confronte à un monde brut et dépourvu d’affects. C’est celui de la politique et des promoteurs immobiliers. Des rapports hypocrites entre les gens. Tout est épuré, froid, austère.

« Zezelj bâtit ce roman sur différents symboles : les chevaux paisibles du manège et les bonnes gueules des voisins de Bezdomni contrastent avec la sauvagerie des mâchoires des pelleteuses officielles qui détruisent les magasins et les logements du quartier. La tour démoniaque culmine d’un air plus menaçant que prometteur et semble déchirer le ciel. Elle contraste avec des éléments sereins comme les mouettes qui planent au-dessus du littoral… » (extrait des propos de David A. Beronä).

PictoOKHuit chapitres qui nous font plonger dans la vie d’une cité et l’éclectisme de ses quartiers. Une critique virulente du capitalisme. Un album muet mais pas n’importe lequel : un album de Danijel Zezelj qui s’apprivoise et nous saisit à la gorge. Une lutte entre deux couleurs, entre riches et pauvres. Qui aura le dernier mot ?

Un ouvrage lu dans le cadre de La Voie des Indépendants, un événement organisé par Liblfy et Mediapart, en collaboration avec l’éditeur.

La voie des Indépendants 2013
La voie des Indépendants 2013

Une lecture que je partage également avec Mango à l’occasion de ce mercredi BD

Logo BD Mango Noir

Du côté des challenges :

Tour du monde en 8 ans : Croatie

Petit Bac 2013 / Lieu : Babylone

Challenge TourDuMonde PetitBac

Babylone

One shot

Editeur : Mosquito

Dessinateur / Scénariste : Danijel ZEZELJ

Dépôt légal : juin 2013

ISBN : 978-2-35283-262-1

Bulles bulles bulles…

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Babylone – Zezelj © Mosquito – 2013

Industriel (Zezelj)

Industriel
Zezelj © Mosquito – 2012

« Il y a des jours où l’on aimerait rêver d’autre chose. Oublier ces fantasmes de séduction sur papier glacé, oublier ces journées rythmées par le grondement des machines tapies dans les entrailles de la cité. Ah, cette envie de dépasser notre quotidien anesthésié par la drogue et la violence… Et puis arrive ce jour où le rêve prend corps dans la rage et la lutte. Ce jour où le rêve devient réalité sous le pinceau survolté de Zezelj.

Un rêve qui brise les ressorts d’une société industrielle bornée, un rêve qui renoue avec la nature, et ose enfin la liberté » (synopsis officiel).

Tout simplement superbe. Un album muet dans lequel on plonge littéralement ! Un livre qui regroupe deux nouvelles (« Industriel I » et « Industriel II »), sans lien apparent entre elles si ce n’est le monde ouvrier et ce sentiment qu’on ne jouit pas tous des mêmes libertés ni du même traitement face à la loi. Des pictogrammes récurrents complètent ce regard accusateur d’une société qui écrase l’individu et lui interdit de s’exprimer librement… sauf s’il fait partie des privilégiés. Rêver d’ailleurs ou d’un monde meilleur sont les seuls échappatoires autorisés pour tenter de canaliser la haine sourde qui gronde en chaque prolétaire. Aidé par l‘apparition récurrente d’un nombre limité de pictogrammes, l’auteur ancre progressivement sa vision des sociétés dans un discours très engagé.

L’album s’ouvre sur un énorme cargo qui tangue, chahuté par les vagues. Il est imposant et cette impression est d’autant plus renforcée que le visuel s’étale en pleine page. Ce n’est qu’une mise en bouche qui nous prépare au superbe voyage graphique qui va suivre.

Lorsque la page se tourne, l’impression se confirme. Elle ira crescendo à mesure que l’on s’enfonce dans la lecture. Danijel Zezelj utilise les codes de l’art séquentiel. Le découpage des planches se plie aux besoins narratifs et varie en permanence. Cela donne du rythme et crée une réelle dynamique durant la lecture. De plus, l’auteur joue avec de nombreux contrastes qui là aussi sont très hétéroclites. Le plus évident se situe au niveau de l’utilisation des noirs et blancs qui se complètent ou se combattent. Les jeux d’ombre et de lumière sont omniprésents, ils sont la pierre angulaire du récit et soufflent l’ambiance de la séquence graphique. Quoiqu’il en soit, que le visuel soit contenu dans la plus petite des vignettes ou qu’il s’étale en pleine page, le lecteur scrute et contemple chaque élément graphique. Un angle saillant ou arrondi, un trait épais ou un simple filament sont autant de détails qui aident le lecteur à profiter pleinement du spectacle.

L’ambiance de l’album est atypique. Durant ce périple, notre mémoire auditive et tactile est sans cesse stimulée car chaque case réveille de nombreuses sensations. On ressent la chaleur des fourneaux et des cuves de métal en fusion, celles des corps transpirants des hommes qui repoussent sans cesse leurs limites physiques en travaillant sur les docks. Cette chaleur rivalise avec le froid métallique des colonnes d’acier et des échafaudages. Inconsciemment, on associe des sons à chaque visuel, l’album devient vivant, la lecture est interactive. Après le premier degré de contraste (noir // blanc) décrit plus haut, Zezelj introduit l’aspect sonore de la lecture. Impossible pour le lecteur de rester simple spectateur ! Sa lecture va être chahutée par des sons, des cris, des bruits de rouages, des cliquetis ou des gouttes d’eau qui tombent dans une flaque. Puis, le silence revient, à peine dérangé par une légère brise marine, un soupir ou le frottement de deux paumes de mains.

Une force tranquille et une fragilité troublante émanent de chaque personnage. Ils évoluent dans un monde à la fois brut et chaleureux, on y voit toutes les interactions qui existent entre l’homme et son environnement. La Cité est donc un personnage à part entière, ses détails architecturaux aident à comprendre l’état d’esprit du personnage, ils renforcent l’impression de solitude ou de tumulte. En somme, leur présence opprime, leur absence inquiète.

« En saturant de noir ses compositions, Zezelj contraint le lecteur à accoutumer son regard à cette apparente obscurité, jusqu’à discerner choses et êtres cachés jusqu’alors dans les entrelacs du dessin. Seule cette lecture à lente progression autorise la compréhension des intrigues (…) » peut-on lire sur la chronique de J-F Douvry (BDgest).

En effet, la richesse graphique de cet album est réelle. Le dessin foisonne de détails sans jamais devenir entêtant. Le trait de l’auteur est brut, vif, nerveux… vivant. Un conte graphique doublé d’un conte urbain, je ne doute pas un instant que les amateurs du genre apprécieront ! Quant à moi, je souhaitais découvrir l’univers de Danijel Zezelj depuis quelques temps. Cet album est une très belle entrée en matière !

Une découverte faite dans le cadre de La Voie des Indépendants, en partenariat avec Les Editions Mosquito.

Les chroniques : OliV, BD Zoom, Planete BD, La mystérieuse librairie.

Industriel

One shot

Éditeur : Mosquito

Dessinateur / Scénariste : Danijel ZEZELJ

Dépôt légal : juin 2012

ISBN : 2-35283-071-0

Bulles bulles bulles…

Si vous souhaitez lire les premières pages de l’album, c’est ici.

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Industriel – Zezelj © Mosquito – 2012

DMZ, tome 5 (Wood & Burchielli)

DMZ, tome 5
Wood – Burchielli © Panini Comics – 2009

Ce cinquième tome comporte 6 chapitres qui traitent chacun d’un personnage en particulier.

Certains de ces personnages font partie intégrante de l’intrigue principale (Amina, Wilson, Soames, Kelly). Pour RF (chapitre 5), il a  très très rapidement été question de lui à la fin du tome 2. Enfin DECADE (chapitre 1) est une découverte mais tout comme les autres, il apporte sa pierre à l’édifice de DMZ.

Album semblable à un hors-série, qui donne des éléments importants sur cet univers, approfondi certains personnages sans pour autant embarquer DMZ dans des sous-séries et sous-sous-séries de sous-séries comme en ont pris l’habitude certains auteurs.

Un temps de lecture dans lequel on se détache complètement de Matty qui est très peu présent et reste en personnage secondaire.

Des chapitres qui se construisent en trois temps : bien avant la guerre, avant la guerre et la période de la DMZ. Ce qui nous permet également de se rendre compte de tout le travail réalisé sur l’élaboration des personnages et la construction de cet univers.

PictoOKUn moment sympa, intéressant… une parenthèse en attendant la sortie du tome 6. Et dire que le tome 7 est sorti ce mois-ci au Canada…

Les autres tomes de la série sont accessibles via les « catégories d’auteurs » présentes en fin d’article et les index du blog.

DMZ

Tome 5 : La guerre cachée

Série terminée en 13 tomes

Éditeur : Panini COMICS

Collection : 100% Vertigo

Dessinateur : Riccardo BURCHIELLI, Danijel ZEZELJ

Scénariste : Brian WOOD

Dépôt légal : juillet 2009

ISBN : 978-2-8094-0783-9

Bulles bulles bulles…

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DMZ, tome 5 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2009