Chroniks Expresss #4

Arzak, Destination Tassili
Moebius © Moebius Productions – 2009

Arzak, tome 1 : Destination Tassili de Moebius (publié chez Moebius Productions – 2009).

« Ce personnage de Moebius n’est pas très docile. Né dans Métal Hurlant au milieu des années 70, il est muet tout au long des premiers récits qui contient ses errances plus que ses exploits. Son nom, à l’orthographe  flottante voit des H, des C et des K apparaître puis disparaître comme des panneaux solaires qui vont capter la source lumineuse selon l’envie ou les besoins d'(H)Arza(c(k/h)). »

Ces quelques mots sont extraits de la préface signée par Charles Berberian. Il décrit magnifiquement ce  héros mystérieux à la fois charismatique et impalpable. Destination Tassili est le premier tome d’une série pour laquelle je n’ai aucune information à vous donner. Un ouvrage de 127 pages où les illustrations (en page de droite) sont privées de phylactères ; en revanche, les dialogues sont présents sur la page de gauche. Une habitude à prendre en début de lecture : les dialogues font écho aux visuels associés, il faut donc régulièrement balayer la double page du regard. Si j’ai eu du mal à me plonger dans cet album, je reconnais qu’au bout de quelques pages, le talent de Moebius a opéré. Un bon album de science-fiction… vivement la suite !

Le Petit Bleu de la Cote Ouest
Manchette – Tardi © Futuropolis – 2010

Le Petit bleu de la Côte Ouest de Jean-Patrick Manchette et Jacques Tardi (publié chez Futuropolis – 2010)

« Georges Gerfaut est cadre commercial. Marié, deux enfants, c’est l’heure des vacances en famille dans le Sud de La France. Mais un soir, Gerfaut croise sur le périphérique un accidenté de la route qu’il dépose anonymement à l’hôpital. Trois jours plus tard, Gerfaut devient une cible à abattre » (synopsis éditeur).

De nouveau, voici un excellent album signé Manchette & Tardi. On s’enfonce dans cette cavale sans trop se soucier de ce qui se passe autour de nous. La recette est « presque la même » que dans La position du tireur couché puisqu’on dispose de plusieurs points de vue : celui de Gerfaut et celui de l’homme mandaté pour l’abattre. Le lecteur dispose donc d’une vue d’ensemble de l’intrigue. Net, précis et sans bavures… du très bon polar.

Pour me faire pardonner de ne pas consacrer une chronique complète à cet album (lu pendant l’été), je vous propose de découvrir les avis de Wens et de Cathe.

Les Héros ne meurent jamais
© Dupuy & Berberian & L’Association – 1998

Les Héros ne meurent jamais de Philippe Dupuy & Charles Berberian (publié à L’Association – 1998)

Ce recueil contient 13 histoires courtes (liste ici) publiées entre 1983 et 1990 dans Fluide glacial, Junior, Lynx ou Escape.

Première édition de cet album en 1991, cette édition de 1998 s’ouvre sur une conversation entre Dupuy et Berberian (et JC Menu). Les auteurs reviennent sur chaque nouvelle de cet album, abordent le contexte dans lequel elles ont été écrites (commande, délire…), leurs objectifs de travail, la genèse d’un personnage, leurs influences artistiques…

J’ai laissé passer près de la moitié de l’album sans accrocher réellement avec ses historiettes à l’humour amer. Elles mettent en scène, avec beaucoup d’ironie, des personnages sur lesquels le sort s’acharne. Le comique de situation accentue le coté ironique des gags. J’ai souvent été surprise par des dénouements que je n’avais pas su anticiper. Dans la dernière partie du recueil, trois sketchs développent le personnage de Wagner, un enquêteur très spécial à la solde du gouvernement et missionné pour combattre le crime. Doté d’un esprit d’analyse assez fin, il déjoue sans difficultés les plans machiavéliques d’un savant fou.

J’ai encore beaucoup à lire pour découvrir l’univers de ces deux auteurs. Quoiqu’il en soit, j’ai bien plus apprécié cet album que Bienvenue à Boboland… que je n’avais pas pu terminer.

Chroniks Expresss #3

J’ai trop tardé à rédiger des chroniques d’albums lus pendant l’été et je ne suis plus en mesure de leur dédier un article spécifique. Petit aperçu de ces lectures :

Loin d'être parfait
Tomine © Guy Delcourt Productions – 2008

Loin d’être parfait d’Adrian Tomine (publié chez Delcourt – 2008)

L’histoire de Ben Tanaka, un jeune trentenaire qui partage sa vie entre Miko (sa petite amie), Kim (sa meilleure amie lesbienne) et son cinéma (il en est le gérant). Les parents de Ben sont d’origine japonaise et tout autour de Ben baigne entre les deux cultures (asiatique et américaine). Miko et Kim ont également cette double culture mais lorsqu’elles abordent le sujet, Ben se braque. Il rejette cette double appartenance.

Ben, crois-tu que la vie est aussi rationnelle que ce qui sa passe dans ton cerveau ?

J’ai trouvé le personnage de Ben horripilant. Il est mou, mal dans sa peau, ambigu. Les questions de l’appartenance culturelle et de l’identité sont intéressantes, le regard de l’auteur est pertinent mais Adrian Tomine nous fait tourner en rond. J’avais lu des avis positifs sur cet album (Yvan, Chronicart,…). Une réflexion certes intéressante mais un univers ennuyeux et fade. A personnage distant, lecteur distant.

Lucky Luke contre Pinkerton
Pennac – Benacquista – Achdé © Lucky Comics – 2010

Lucky Luke contre Pinkerton de Daniel Pennac, Tonino Benacquista et Achdé (publié chez Lucky Comics – 2010)

Lucky Luke poursuit sa route de justicier solitaire mais il a dorénavant un concurrent : Allan Pinkerton. Ce dernier, aidé par ses hommes de main, est vraiment efficace. Ses résultats sont impressionnants, la population carcérale augmente à vue d’œil. Parvenant à obtenir un entretien avec le Président des États-Unis, Lucky Luke voit sa situation tourner à son désavantage. Le justicier solitaire se retrouve à la retraite.

Excellent Lucky Luke. Le scénario est excellent, il mélange les styles, injecte des références de ci-de là le tout saupoudré d’un humour vraiment appréciable. Au passage, l’album nous fait réfléchir sur les notion de tolérance zéro, de délation, d’abus de pouvoir,… Très bon !

Matsumoto © Cambourakis – 2010

La fille du bureau de tabac de Masahiko Matsumoto (publié chez Cambourakis – 2010).

Ce manga est un recueil de 11 nouvelles ayant pour thème les sentiments. D’une tranche de vie à l’autre, on explore le quotidien de différents personnages, hommes ou femmes, de tous âges confondus. Certains sont au centre d’une ou deux des histoires de cet album.

La sixième nouvelle donne son nom à l’album pourtant, ce récit est loin d’être celui qui m’a le plus marqué.

Écrites dans les années 1970, le contenu de ces récits dénote réellement. On y parle de sexe assez crument et le lecteur est à mille lieues de retrouver le ton respectueux et mesuré de la plupart des mangas. La qualité des récits varie beaucoup mais tous traites des relations hommes femmes (flirt, mariage arrangé, concubinage, relation adultère…). Les dénouements sont assez abrupts, les scénarios alambiqués. J’ai eu beaucoup de mal avec le graphisme très grossier, certains personnages apparaissent dans plusieurs historiettes mais il est impossible de les reconnaître physiquement. En revanche, je suis impressionnée par la pertinence de ces portraits d’hommes et de femmes. Réalisés il y a plus de 40 ans, on ne ressent absolument pas le décalage. Une réflexion très actuelle sur les relations amoureuses.

Un avis complet sur cet album chez Nina.

Chroniks Expresss #2

Bonjour @ tous !

Le mois de juillet commence, les vacances se profilent à l’horizon… des petits chanceux vont partir en vacances bientôt… peut-être. Pour moi, le moment est venu de faire un petit point sur ces lectures qui ne feront pas l’objet de chronique sur ce blog, faute de temps, faute d’envie d’en parler réellement ou, à force de remettre toujours au lendemain l’écriture d’un avis argumenté, les souvenirs se sont délités…

Les Sous-sols du Révolu
Mathieu © Futuropolis - 2006

Les sous-sols du Révolu de Marc-Antoine Mathieu.

Le Volumineur se présente sur son nouveau poste de travail. Il est chargé de recenser les œuvres d’un Musée (en l’occurrence, le Musée du Louvre). Mais la tâche s’avère ardue… et son chemin est semé de rencontres incongrues, d’impondérables et de surprises.

Voici un résumé assez grossier du contenu de l’album. Un résumé lacunaire car je ne dispose pas d’un regard d’ensemble sur cet album puisqu’il m’est tombé des mains environ à mi-lecture (sur un ouvrage de 62 pages). J’ai trouvé cet univers hermétique au possible, fade et pompeux. Les compères de kbd ne sont pas tous de cet avis, loin de là. Je vous propose de cliquer sur ce lien pour accéder à la synthèse de kbd. Je vous propose un autre lien vers la fiche album du site de l’éditeur.

Décidément, la Collection du Louvre ne parvient pas à me convaincre !

Anatomie de l'éponge
Long © Vertige Graphic - 2006

Anatomie de l’éponge de Guillaume Long.

« Et bien tu sais, le monde de la bédé se divise en deux catégories. Ceux qui ont de l’imagination et ceux qui font de l’autobiographie. Toi tu fais de l’autobiographie ». Cette réplique est faite par la compagne de l’auteur dans une des nouvelles de cet album. Ça résume assez bien l’esprit de l’album : humour, influences artistiques et éléments de son parcours.

Nouvel album autobiographique pour Guillaume Long qui après avoir raconté ses années d’études aux Beaux-Arts (voir ma chronique) nous propose cette fois de le suivre sur son quotidien d’auteur. Avec sept albums publiés depuis 2002, Guillaume Long perfectionne son style sans révolutionner le genre. Pourtant, je constate une nouvelle fois qu’il se raconte avec humour et qu’il ne lasse pas son lecteur. Tente-t-il de nous décourager en accentuant son personnage que nous savons d’ores-et-déjà hypocondriaque, bourré de T.O.C.S., un brin parano, complètement complexé et disons-le aussi… légèrement paresseux !? Un album agréable.

Breakfast after Noon
Watson © Casterman - 2002

Breakfast after noon d’Andi Watson.

Rob et Louise vont se marier dans quelques mois. Tous deux sont ouvriers dans une usine de faïence en pleine récession. L’entreprise doit licencier, le couple se retrouve au chômage. Louise en profite pour reprendre une formation professionnelle alors que Rob plonge dans une profonde dépression. Peu à peu, il lâche tout et perd l’estime et la confiance de ses amis.

Une « tranche de vie » très banale sur fond de chronique sociale (chômage, endettement, alcoolisme…). le personnage de Rob est attachant quoiqu’assez agaçant à la longue. Quant à Louise, elle est très « cliché ». Une trame qui aurait pu être intéressante si ce n’est que le contenu n’est pas fouillé. On survole un récit saccadé qui dispose tout de même de quelques scènes intéressantes mais pas suffisantes pour rattraper l’ensemble. Le contenu est vaporeux et cette impression est renforcée par un graphisme au trait épais (les ambiances sont douces mais les personnages ne sont pas assez expressifs à mon goût). Le dénouement final est une jolie pirouette… un album rapidement lu et qui ne laisse pas de traces.

Chroniks Expresss #1

Il y a quelques temps, je vous avais parlé de l’envie de mettre en ligne des chroniques succinctes d’albums. En effet :

– je trouve que saucissonner des séries en les présentant album par album n’est pas pertinent. Les sites généralistes (comme BDGest, PlanèteBD, Krinein…) le font déjà très bien.

– offrir un regard d’ensemble sur une série est plus enrichissant et convient mieux à la blogosphère. Puisque nous n’avons pas vocation à assurer la promotion de telle ou telle sortie (hormis dans le cadre des partenariats), autant apporter une présentation globale d’une histoire : la série se bonifie-t-elle au fil des publications ? quelle est son ambiance  et comment ses personnages évoluent-ils ?… Autant d’éléments qui offrent une réelle valeur ajoutée à un article.

– limiter les spoils.

Aujourd’hui, je présenterais trois séries pour lesquelles j’avais rédigé une présentation du ou des premier(s) tome(s) sur ce blog. J’ai poursuivis la lecture de ces épopées, qu’en est-il ?

DMZ

DMZ, tome 7
Wood – Burchielli © Panini Comics – 2010
DMZ, tome 8
Wood – Burchielli © Panini Comics – 2011

Les tomes 1 à 6 ont été présentés individuellement sur ce blog (voir l’index des titres pour accéder aux différentes chroniques). Depuis, la série s’est poursuivie avec la publication des Pouvoirs de la guerre (tome 7 publié en aout 2010) et Notes de l’autre monde (tome 8 publié en janvier 2011).

Je continue de suivre la série même si j’y suis moins accro. Les deux derniers tomes se consacrent davantage à l’aspect politique de la situation, nous laissant la possibilité de suivre les détails de la campagne électorale de Parco Delgado et son installation au pouvoir. Désagréable sensation que nous partageons avec Matty (personnage principal) d’avoir été instrumentalisé. Le rythme de la série ne mollit pas, de nouveaux éléments viennent enrichir le scénario et le travail de Riccardo Burchielli (dessinateur) toujours aussi impeccable. Des bémols cependant sur les contributions des autres dessinateurs.

Un avis argumenté sur le tome 7 et sur le tome 8.

Une série intéressante, j’attends le tome 9 plus par curiosité qu’autre chose.

Mutafukaz

Mutafukaz, tome 3
Run © Ankama – 2010
Mutafukaz, tome 0
Run © Ankama – 2008
Mutafukaz, tome 2
Run © Ankama – 2007

J’avais présenté le tome 1 en février dernier (voici le lien vers mon avis). Depuis, j’ai engouffré les autres tomes de la série (on attend la publication du quatrième tome).

Ici en revanche, je reste conquise par la tournure des événements. J’apprécie l’évolution des personnages, les rebondissements qui relancent régulièrement le rythme de la série. C’est pêchu, enlevé et réellement ludique. Run alterne différents graphismes (accompagnés par un grammage de papier et une colorisation propres à chaque style) ce qui donne une richesse supplémentaire au récit.

Petit bémol sur le tome 0 (publié entre le tome 2 et le tome 3) qui nous apporte sur un plateau les « raisons historiques » de ce monde. Il nous fait remonter en 1933 et s’intéresse à la propagande nazie. Si j’apprécie le fait que ce tome situe clairement cette série comme une uchronie, si j’apprécie le côté « fun » de certaines planches (16 au total) en 3D (les lunettes sont fournies avec l’album) globalement, j’ai failli abandonner la lecture en cours. Certaines escapades sont vraiment loufoques et verbeuses, certains chapitres m’ont donné l’impression de n’être là que pour meubler… Un tome qui ne fait pas la jonction avec le tome 1 puisqu’il nous laisse 20 années (environ) avant le moment où la « réelle histoire » commence. S’il m’est arrivé d’apprécier des fins ouvertes… ici, je n’ai pas adhéré. Run assume pleinement ce choix qui divise les lecteurs.

Le Magasin général

Le Magasin Gnéral, tome 6
Loisel & Tripp © Casterman – 2010

A une autre époque, j’avais présenté sur le blog les tomes 1 à 5 de manière isolée (je vous renvoie une fois encore vers L’index des titres présent sur le blog). Changement d’optique (pour les raisons expliquées plus haut) : le tome 6 ne fera pas l’objet d’une chronique détaillée.

Pourtant, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce dernier tome.

Découvrir Marie profiter pleinement de son séjour à Montréal pendant que les habitants de Notre-Dame-des-Lacs font face au joyeux bordel créé par son départ. Décidément, le fait que cette série se poursuive quelques tomes encore me réjouit.

Pour accéder à une chronique détaillée sur cet album, je vous renvoie vers Oliv’.

Brèves de comptoir…

Je profite de l’occasion pour passer quelques informations concernant la Vie du blog.

Création d’une catégorie « Chroniks Expresss » pour accueillir ces brèves présentations d’albums. Je ne sais pas encore si les albums présentés dans ce contexte seront linkés sur les pages d’index (index par auteurs, index par titres d’albums). Pas de rythme de publication définit pour ce type d’articles.

Je planche toujours sur la présentation résumée de la discussion que nous avions eue concernant les devoirs des blogueurs (vous pouvez accéder à ce billet en cliquant ICI). L’échange a été riche, les arguments (qu’ils soient ou non favorables à cette démarche) sont nombreux. Nous sommes 25 à y avoir mis notre grain de sel et je voudrais tenir compte de l’avis de tous. J’ai déjà rédigé plusieurs textes sous Word… tous ont fini à la poubelle ^^ Comment énoncer certaines règles de savoir-être et de savoir-vivre sur Internet sans paraître niais ou prétentieux ?? Comment rédiger un texte sur les devoirs des blogueurs qui, tout en reconnaissant la liberté d’expression, ne serait pas privatif de libertés ?? Je planche sur la question et je ne trouve pas de solutions satisfaisantes pour le moment. Je ne souhaite pas botter en touche quant à l’engagement que j’avais pris… la rédaction de ce texte nous (David et moi) prendra plus de temps que prévu. En attendant, j’ai supprimé la modération des commentaires sur le blog.

Ensuite, je voudrais rapidement parler de la page dédiée au Challenge PAL Sèches. Récemment, Fildediane et MrZombi m’ont signalé qu’il n’était plus possible de poster un commentaire sur cette page. J’ai donc fait un tour dans le panneau d’Administration du blog et je n’ai trouvé nulle part un endroit qui me permettait de modifier les paramètres des commentaires. Il semble que WordPress ne prévoit pas qu’un article ou qu’une page regroupe plus de 500 commentaires. Étant donné qu’il n’est pas pertinent d’ouvrir une seconde page pour le Challenge, je vous suggère de me signaler vos futures participations sur les bilans intermédiaires. Plusieurs billets ont été publiés (à 1 mois, à 3 mois et à 6 mois de Challenge), ils sont linkés sur la page du Challenge dans la partie consacrée aux bilans. Trois possibilités pour me signaler vos dernières publications/contributions.

Je peine actuellement à finir la lecture de Cerebus – High Society de Dave Sim. Entre l’objectif de finir cette pavasse (512 pages) qui manque chaque jour de me tomber des mains et le travail de synthèse sur la réflexion « Devoirs du blogueur »… je n’ai aucun article prêt à être publié dans les prochains jours. Loin de moi l’envie de faire une pause mais je suis simplement en manque de matière première pour rédiger un article ! Pas d’inquiétude si je ne mets rien en ligne avant mercredi prochain.

Fermé pour inventaire !

Je ne savais pas vraiment quel titre donner à ce billet de papotage mais voilà, je vais faire une micro pause de quelques jours. Rien de dramatique, juste une petite escapade en famille. Si j’avais été mieux organisée, j’aurais prévu des billets à l’avance, mais ce n’est pas le cas… ou presque.

Demain, j’ai planifié un article qui s’inscrit dans une lecture commune. Mes copinautes et moi avons fait ça complètement égoïstement, en catimini. Je m’excuse encore une fois auprès d’elles car je ne serais pas très réactive au niveau des échanges… c’est le prix à payer pour m’avoir obligée à rédiger un avis de lecture dans un temps record (c’était ça ou la torture… je vous passerais les détails ^^).

Et dimanche, je relayerais également la publication hebdomadaire de kbd.

Ne vous inquiétez donc pas si je mets plus de temps que d’habitude pour répondre aux commentaires (vous m’en déposerez quelques uns quand même siouplé ?? :lol:) mais je reprendrais le cours des choses dès mardi et car j’espère bien participer au partage de lectures initié par Mango, le bien-nommé et cultissime BD du mercredi.

En dehors de cela, j’ai un nombre incalculable d’articles en retard. Du coup, je ferais l’impasse sur quelques albums :

Alpha... Directions
Harder © Edition de lAn 2 – 2009

 Alpha… directions de Jens Harder. Ce sont les compères de kbd qui m’avaient donné l’envie de lire cet impressionnant ouvrage. Un article consacré à cet album est publié sur kbd : c’est ici.

Pourquoi je fais le choix de ne pas en parler même si j’ai aimé ? Parce que premièrement, je me pose encore la question de savoir si c’est vraiment de la BD. Ok, c’est sur BDGest… mais bon, c’est plutôt un ouvrage scientifique pour moi. Le découpage des planches en cases ne change pas grand chose à ma première impression. Ensuite parce que le contenu de l’album est tellement dense que je ne sais pas par quel bout le prendre. Enfin, parce qu’il est publié en partie par Actes Sud et si vous avez un minimum suivit les aventures de ce blog… vous savez que je ne souhaite pas promouvoir leurs albums. J’insère ici le visuel de couverture mais je le fais avec certaines appréhensions. Si vous avez fait le choix de parler des publications de cet éditeur, je vous conseille encore une fois de vous renseigner sur la question des droits d’auteurs / droit de citation (un petit lien vers cet article).

Une discussion qui a été récemment relancée par Cathe : si vous souhaitez en prendre connaissance, c’est ici.

Une lecture que je vous conseille pourtant…

Little Odyssée
Bernard © Casterman – 2008

Little Odyssée de Fred Bernard. L’histoire d’un adolescent qui se repasse le fil de sa vie. Un récit qui manque de structure, des personnages qu’on ne saisit pas ou mal, une ambiance graphique brouillonne… quelle déception pour cet auteur !!! Pendant toute la lecture de l’album, je me suis demandée si Fred Bernard n’avait pas ressortit un vieux carnet de croquis tant les visages des personnages manquent de profondeur. Un petit clin d’œil à Lily Love Peacock nous confirmera le contraire dans le dernier tiers du récit.

Mamohtobo
Peña – Schemoul © Gallimard – 2009

Mamohtobo de Nancy Peña. Une histoire qui se passe dans les pays nordiques, un village de pêcheurs, des femmes qui vivent mal les absences prolongées de leurs maris. Un scénario saccadé, de vilains dessins… un album qui souffre trop de l’absence de concertation entre scénariste et dessinateur. Une déception également, c’est la première fois qu’un album de Nancy Peña manque de me tomber des mains.

Je réfléchis également à la possibilité de créer une rubrique « Chroniques express ». L’idée serait de pouvoir, comme ici, présenter brièvement certains albums que j’ai lus et pour lesquels j’ai fait le choix de ne pas rédiger de critique. Pour l’avoir vu sur certains blogs, je trouve l’idée intéressante.

Quant à moi, programme chargé et festif sur les prochains jours. Je commencerais par répondre aux commentaires que vous m’avez laissés sur Comédie sentimentale pornographique, j’espère avoir le temps d’actualiser les liens du Challenge PAL sèches avant mon départ (ahem ahem…), bouclage des sacs et en route pour l’aventure ! A mon retour, je voudrais rédiger ma critique du tome 2 de Blast afin de le partager mercredi avec Mango (sinon, j’opterais pour Palestine de Joe Sacco car la rédaction est déjà bien avancée… surprise surprise… ^^). Et puis vu qu’un petit malin m’a tagguée… il faudra aussi que je prenne le temps de vous parler de mes illustrateurs fétiches. Bon, déjà en tête de liste, le très grand, le très beau, le très brillant : Sergio TOPPI !!!

Bon week-end de Pâques @ tous !!