Les Maudits (Black’Mor & Carine-M)

Black’Mor – Carine-M © Drugstore - 2011
Black’Mor – Carine-M © Drugstore – 2011

Sir Théodore Jolicœur Poppins, Gardien du Parc des Chimères de Londres, pressent qu’un événement important va avoir lieu. Le moment est important pour lui qui, depuis 1850, s’attache à offrir un refuge à tous les descendants du peuple de Pan qui sont exilés malgré eux de leurs terres natales. L’atmosphère électrique qui envahit les lieux est la preuve que Theodore Jolicœur Poppins est à un tournant de sa vie. Nous sommes en décembre 1899 et le Gardien du Parc relit ses archives et se souvient des textes anciens :

« Il est dit de ces terres qu’elles furent coupées de notre réalité pour barrer la route aux Faucheurs qui les cherchaient sans relâche. Pourtant, d’autres écrits affirment que Pan laissa certaines Pistes ouvertes – invisibles aux yeux des hommes – pour permettre à ceux de son peuple, qui n’avaient pu le suivre, de le retrouver. Mais malheureusement, je dois bien reconnaître que, malgré de longues années de recherches, je n’ai pu en retrouver la trace. Au fil du temps, l’emplacement de ces Portes, Routes de Fées, Chemins vides et autres Collines creuses, semble avoir été perdu, scellant à jamais le sort dans notre monde des derniers descendants du peuple de Pan… celui d’être chassés ».

Depuis que l’un des derniers individus accueillis dans le havre de paix londonien est sorti de son long sommeil, les événements se bousculent et les chasseurs resserrent leur étau…

Nous voici plongés au cœur d’un univers fantastique particulièrement soigné. Il convient de souligner la qualité narrative de l’ouvrage, dire qu’on est face à un petit bijou graphique et souligner l’attention particulière accordée à la conception de l’album… On se retrouve très vite plongé au cœur d’une Angleterre victorienne en plein émoi. On perçoit aussi bien l’humidité de l’air que la tension palpable du personnage principal. Le décor est parfaitement planté et le lecteur est ensuite invité à faire son travail : s’approprier les lieux et les matérialiser.

L’ouvrage se découpe en plusieurs chapitres, chacun d’eux est destiné à présenter un événement précis de ces quelques cinquante années consacrées à protéger les êtres chimériques qui peuplent notre imaginaire. Les liens se tissent progressivement et au travers ce ce filtre historique, on perçoit de mieux en mieux la personnalité du personnage du gardien du Parc. Pour aiguiser notre intérêt croissant à l’égard de cette lecture, l’auteur – Elian Black’Mor – n’hésite pas à s’immiscer dans son œuvre au point de devenir un personnage central de son récit. Cela ajoute du mystère à cet univers fantastique. Il m’a plu d’imaginer cet univers comme étant le décor d’un jeu de rôle auquel j’aurais plaisir à jouer.

PictoOKJ’ai apprécié la manière dont l’univers était traité. On navigue entre plusieurs périodes, le point d’ancrage étant 1899 mais les archives n’hésitent pas à remonter jusqu’en l’An 472 afin de situer les prémices de cette traque permanente à l’encontre des Êtres de l’Ombre.

Superbe ouvrage qui mérite d’être connu.

Une découverte que j’ai faite grâce à Marilyne.
Je vous invite donc à lire sa chronique.

D’autres chroniques : ActuSF, Tigger Lilly, Madoka.

Du côté des Challenges :

Petit Bac 2013 / Bonus Gros Mot : Maudit !

Challenge Lieux Imaginaires : le Parc des Chimères

Challenge PetitBac LieuxImaginaires

Black’Mor Chronicles

Second Cycle / Tome 1 : Les Maudits

Série en cours

Éditeur : Glénat

Label : Drugstore

Auteurs : Elian BLACK’MOR & CARINE-M (site de l’Atelier des auteurs)

Dépôt légal : octobre 2011

ISBN : 978-2-7234-8428-2

Bulles bulles bulles…

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Les Maudits – Black’Mor – Carine-M © Drugstore – 2011

Ines (Dauvillier & D’Aviau)

Ines
Dauvillier – D’Aviau © Drugstore – 2009

Inès est une petite fille qui vit au milieu d’un couple qui se déchire. Un père violent et alcoolique et une mère qui n’a plus une once de confiance en elle pour tenter de prendre LA décision.

100 pages.

100 longues pages de violence verbale, physique, morale dans une ambiance en noir et blanc, ce qui accentue le contraste et accroît le sentiment de malaise.

Au milieu de tout ça, une petite fille évolue dans la petite bulle que tente de lui maintenir sa mère.

Huis-clos, on étouffe.

Coups, peurs, regards et pensées intimes.

Les dessins sont hyper expressifs, beaucoup de choses sont suggérées (la violence physique essentiellement, car la violence verbale est accessible).

Cette lecture donne un coup de sang comme jamais. La tension est palpable dès la première planche et le ton monte crescendo. C’est poignant, on ne lâche pas le bouquin tant qu’il n’est pas fini… mais c’est glauque, oppressant, malsain. Je suis très partagée sur cet ouvrage.

pictobofpictobofUn sentiment de malaise reste à la fin de la lecture, ce qui est inévitable compte tenu du thème de l’ouvrage… cependant toute cette violence nous a été donnée à voir et on ne peut que rester impuissant face à cette déferlante. Aucune morale à en tirer excepté les balivernes habituelles « le pot de terre contre le pot de fer », « c’était couru d’avance » ou encore « la pauvre, elle n’a pas eu de chance ».

Quel est le but de cette lecture ? Pourquoi est-ce un duo d’hommes qui en parle ? On prend logiquement le parti de cette femme battue et méprisée, mais qu’en est-il de cet homme malade englué dans son fonctionnement vicieux ? Et cette petite fille, ne voit-elle donc rien ? Alors « oui » trop de gens sont confrontés à cette réalité, et « non » je ne suis pas d’accord pour dire qu’il n’y a rien à faire !

La Preview est ici et Lo est d’un avis contraire au mien.

Ajout : un lien vers des interviews.

Inès

One Shot

Éditeur : Drugstore

Collection : Roman graphique

Dessinateur : Jérôme D’AVIAU

Scénariste : Loïc DAUVILLIER

Dépôt légal : mars 2009

ISBN : 978-2-356-26097-0

Bulles bulles bulles…

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Inès – Dauvillier – D’Aviau © Drugstore – 2009

L’Ile sans sourire (Fernandez)

L'Ile sans sourire
Fernandez © Drugstore – 2009

Ile de YULKUKANY, île de baleiniers… une destination improbable.

Monsieur DEAN y débarque pour un séjour de deux semaines. Il est géologue et vient examiner des pierres.

Son arrivée sur cette Île quelque peu austère convient à sa personnalité et à l’attention qu’il souhaite porter à ses habitants. Cependant, ELI, une petite fille d’une dizaine d’années, n’entend pas le laisser en paix tant qu’il ne lui aura pas sourit… et lui apprendre le bonheur de vivre.

Je vais être assez rapide (je pense) dans la liste des « je n’aime pas » : je n’aime pas l’histoire et je n’aime pas les dessins car je trouve l’ambiance malsaine. Cela m’a rappelé un film allemand : Oscar le Tambour (petit enfant qui ne veut pas grandir) et qui m’avait mise tout autant mal à l’aise de par l’ambiance générale qui y plane.

Jusqu’à présent je n’avais pas été déçue par la BD espagnole (Jazz Meynard, Ken Games et surtout Blacksad)… il faut bien un début à tout.

pictobofpictobofUne histoire très onirique, très sucrée, très optimiste certes. Mais ça n’a pas suffit à m’y faire adhérer.

Tout le monde semble avoir aimé… je vais donc à contre-courant. Je vous propose la preview de BDGest’, la chronique de Fan de BD et la chronique de Nico. Entre la preview vidéo et la preview BDGest’ vous ferez tout de même le plein d’images, ce qui vous permettra de vous faire un embryon d’idée quant à la manière dont vous pourriez accueillir cet album.

L’Ile sans sourire

One Shot

Éditeur : Drugstore

Collection : Aventure

Dessinateur / Scénariste : Enrique FERNANDEZ

Dépôt légal : mai 2009

ISBN : 9782356260550

Bulles bulles bulles…

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L’ile Sans Sourire – Fernandez © Drugstore – 2009