Anuki, tome 3 (Maupomé & Sénégas)

Maupomé – Sénégas © Editions de La Gouttière – 2013
Maupomé – Sénégas © Editions de La Gouttière – 2013

Susceptible, intrépide, revanchard et têtu ! Avec autant d’épithètes, on pourrait pâlir en entendant un parent définir ainsi son enfant…

C’est pourtant le cas d’Anuki… mais ce que je ne dis pas, c’est qu’il est aussi sensible, qu’il sait pardonner et qu’il n’est pas très différent des autres enfants. Et puis après tout, quoi de plus normal pour un petit indien qui a déjà gagné sa première plume de prouver une fois de plus sa bravoure ?

Pour Anuki, chaque saison a sa peine… et chaque peine est symbolisée par un animal. Après l’été endiablé mené à combattre les poules, après l’automne – si l’on se base sur la couverture du tome 2 – gourmand à se débattre avec les castors… voici l’hiver et Anuki est bien décidé à démontrer qu’il est aussi bon chasseur et aussi courageux que les hommes de sa tribu. Le voilà donc en quête de gibier. Sa route va croiser celle d’un lièvre. Malheureusement pour notre petit héros, ce petit mammifère est déterminé à sauver sa peau. Courses poursuites et rebondissements au programme, nous voilà une fois de plus emporté par la bonne humeur qui nourrit les quarante pages de cette aventure endiablée.

Il y a deux ans, je découvrais le premier tome d’Anuki, désireuse de dénicher une pépite et soucieuse du plaisir que pourrais trouver mon fils à cette lecture. Les deux objectifs furent atteints.

Nouvelle expérience en mai 2012 et des attentes identiques à l’égard du second tome de la série. Ce tome m’avait semblé plus aboutit que le premier, plus jouissif, plus exaltant. Mon jeune lecteur faisait les mêmes constats avec des mots de son âge :

« J’aimerais que d’autres petits garçons et d’autres petites filles le lisent parce que c’est trop bien. (…) Ça dit qu’on n’est jamais vraiment fâchés quand on est des vrais copains. (…) Et puis c’est trop facile à lire Anuki parce que c’est bien dessiné. Je le lis tout seul, je m’amuse et en plus, il n’y a pas d’écritures alors je n’ai pas besoin des parents pour me raconter ».

Maupomé – Sénégas © Editions de La Gouttière – 2013
Maupomé – Sénégas © Editions de La Gouttière – 2013

Ce mois de juin nous permet de découvrir la troisième aventure de ce jeune indien. Après deux opus réussis, la série bénéficie désormais d’un bon capital-confiance ; difficile d’imaginer que l’on sera déçu par la découverte. Sitôt arrivé, l’ouvrage est passé de mains en mains. 4, 7, 36 ou 38 ans… lu en solo ou en duos, l’album n’a eu aucun moment de répit les premiers jours. Toujours un lecteur à sa portée, toujours des sourires, des rires, personne ne se lasse et tout le monde se laisse emporter par cette épopée dans laquelle Anuki nous emporte.

Sensible, drôle et hyper-expressif, le dessin plaît à l’œil et l’histoire de Frédéric Maupomé attise notre curiosité.

Les illustrations de Stéphane Sénégas nous entrainent d’une péripétie à l’autre, d’un roulé-boulé dans la neige à un coup de patte bien envoyé dans le derrière, d’un petit coup de froid dans la nuit enneigée à un frisson à la vue d’un loup mal-léché qui nous fait retenir notre souffle…

PictoOKPictoOKLe lecteur est chaleureusement invité à participer à cette aventure. L’humour reste l’invité d’honneur de cette série mais cette fois, la présence d’un « vrai » méchant nous fait explorer un panel plus large d’émotions (comparé aux tomes précédents). Pour tout public, à lire et à relire sans modération.

La chronique de Daniel Muraz.

Une lecture que j’ai l’honneur de partager avec un duo de choc : Jérôme et Noukette !
(les liens vers leurs avis respectifs sont accessibles en cliquant sur leur « pseudos »).

Une lecture que je partage également pour le rendez-vous hebdomadaire de Mango

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Anuki

Tome 3 : Le coup du lapin

Série en cours ?

Editeur : Editions de La Gouttière

Dessinateur : Stéphane SENEGAS

Scénariste : Frédéric MAUPOME

Dépôt légal : juin 2013

ISBN : 979-10-92111-01-9

Bulles bulles bulles…

La preview sur Digibidi.

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Anuki, tome 3 – Maupomé – Sénégas © Editions de La Gouttière – 2013

La petite famille (Dauvillier & Lizano)

Dauvillier – Lizano © La Gouttière – 2013
Dauvillier – Lizano © La Gouttière – 2013

La vie est calme et la maison est tranquille chez Pépé et Mémé. Les jours s’étirent au rythme des habitudes quotidiennes : s’occuper du jardin, nourrir les poules, ramasser les œufs… Lorsque les vacances approchent ou qu’un repas dominical est prévu, un vent d’excitation parcourt l’atmosphère de la maisonnée jusqu’à l’arrivée des petits enfants. C’est alors que le rythme s’envole.

Mémé est toute attentive au bien-être de sa petite tribu quant à Pépé, c’est plus difficile de savoir ce qu’il pense. Ce vieux ronchon est presque mutique, un peu frustre. Présent sans l’être.

Avec Pépé, c’est pas facile de savoir s’il est en colère ou content. Maman dit que Pépé, c’est comme un ours. Il râle… il ronchonne… mais il est pas méchant. Il est tout doux. Même que moi, je trouve qu’il a la peau râpeuse

Un petit garçon âgé de 7 ou 8 ans est le narrateur narrateur de cette histoire familiale. Avec ses mots d’enfant, il nous invite à le suivre et c’est sans aucune difficulté qu’on lui emboîte le pas pour prendre place dans sa famille. Cette lecture a tôt fait de venir titiller les souvenirs de jeunesse des plus grands… les jeunes lecteurs, quant à eux, sont dans la même situation que lorsqu’un copain leur raconte ses vacances ou la journée de pêche qu’il a passée avec son grand-père. L’univers est familier pour tout le monde, on s’y sent bien.

Pépé avait été jeune. En plus, il jouait au foot. Il courait tellement vite que les supporters l’appelaient Bicquet. Mon Pépé, c’était un champion de foot !.

Le scénario de Loïc Dauvillier fait mouche. Il s’appuie sur des scènes banales de la vie quotidienne et les sublime. Son écriture nous permet de matérialiser toute la chaleur et la tendresse de cet univers. On entend le ronronnement de la télévision qui sert de bruit de fond à une partie de carte, la petite brise qui fait bruisser les feuilles… L’auteur nous installe confortablement dans son monde imaginaire et c’est un plaisir que de suivre ce petit garçon dans la  découverte de son Pépé. Ce Pépé d’ailleurs est peut-être bien le personnage principal de de cette série puisque tout gravite autour de lui, à l’image des titres choisis pour les trois albums de cette série : Pépé (tome 1 paru en 2004), Bicquet (second tome publié en 2005) et Le grand ours (tome 3 qui clôt la série en 2006).

Marc Lizano l’accompagne si bien au dessin qu’on ne peut qu’être sensible à l’harmonie et à l’équilibre présent dans ce récit. D’ailleurs, on sent vraiment que les deux auteurs sont sur la même longueur d’ondes. Ce n’est peut-être pas pour rien que ce duo s’est régulièrement reformé au cours des années. Ainsi, leur collaboration a donné lieu à une demi-douzaine d’ouvrages puisqu’aux côtés du triptyque de La Petite famille, s’ajoutent deux albums parus en 2012 : L’enfant cachée et Hugo et Cagoule.

Dauvillier – Lizano © La Gouttière – 2013
Dauvillier – Lizano © La Gouttière – 2013

Marc Lizano et Loïc Dauvillier ont ce point commun qu’ils savent passer sans difficulté d’un ouvrage jeunesse à un ouvrage intimiste (les bibliographies présentes sur leurs sites respectifs en sont témoins). C’est certainement cette volonté d’alterner les sujets traités (et le lectorat à qui l’ouvrage est destiné) doublée d’une cette facilité à installer naturellement les bases d’une histoire qui permettent un tel résultat. Pour ma part, des cinq albums issus de leur collaboration… aucune déception de lecture !

Pour finir, le scénario de La Petite famille s’adresse à un large lectorat. Les personnages sont rarement nommés par leurs prénoms ce qui permet une identification rapide et facile à l’un ou l’autre des protagonistes, que l’on soit petit ou grand lecteur. La présence de moult petit détails graphiques est une richesse. Du petit cadre photo d’un membre de la famille aux petits carreaux de carrelage sur le sol de la cuisine, en passant par les rides d’expression des grands-parents… tout est là pour que le lecteur s’approprie pleinement cet univers.

Une lecture que je partage avec Mango

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PictoOKTrès belle série, touchante et réaliste. Il y a un air de nostalgie qui plane par ici et ce n’est pas désagréable de s’y frotter. Je n’aurais rien eu contre un tome supplémentaire… 🙂

Les chroniques de Jérôme et de Noukette. Un immense merci à Flavie qui est d’une patience infinie 😉 et ce très beau texte de Loïc sur le passé, le présent… et le futur de cette Petite Famille.

La petite famille

Intégrale regroupant les trois tomes

Triptyque terminé

Editeur : La Gouttière

Dessinateur : Marc LIZANO

Scénariste : Loïc DAUVILLIER

Dépôt légal : avril 2013

ISBN : 979-10-92111-00-2

Bulles bulles bulles…

Les premières planches sur DiGiBiDi.

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La petite famille, intégrale – Dauvillier – Lizano © La Gouttière – 2013

Mon copain secret (Dauvillier & Kokor)

Mon copain secret
Dauvillier – Kokor © Editions La Gouttière – 2012

Manon ne s’entend pas avec son frère jumeau. Ce dernier ne cesse de se moquer d’elle devant leurs copains et à la maison, c’est jalousies, bouderies et compagnie ! Du coup, pour couper court aux chamailleries, maman demande souvent à Manon et à Tom (son frère) d’aller se calmer dans leurs chambres.

Pourtant, depuis quelques temps, cette punition n’en est plus réellement une pour Manon. Son copain secret – Eléphant – l’attend dans sa chambre. Avec lui, Manon parle de tout et de rien, mais surtout de ses petits soucis. Eléphant la conseille et la câline. Enfin, elle a trouvé quelqu’un qui fait attention à elle.

Mais ce n’est pas évident de garder le secret surtout qu’Eléphant fait de grosses bêtises !

Après Petite souris, grosse bêtise paru aux Éditions La Gouttière en octobre 2009, cet album est la seconde collaboration entre Loïc Dauvillier et Alain Kokor. C’est l’occasion pour les auteurs de revenir sur le thème de la solitude de l’enfant et celui des bêtises. Mais aussi amusantes soient-elles, quelles en sont les conséquences ?

Avec beaucoup de finesse et de douceur, Loïc Dauvillier puise de nouveau dans les mondes imaginaires de nos petites têtes blondes pour construire son récit. Le petit lecteur peut s’identifier facilement à Manon car avouons-le… lorsqu’enfant on est pris dans le jeu ou que l’on s’ennuie, c’est bien naturel d’imaginer un voire plusieurs « amis » à qui donner la réplique. Qui parmi vous ne s’est jamais inventé un ami fictif étant enfant ?

Mais le scénariste pousse la chansonnette un peu plus loin en donnant vie à un personnage que l’on imagine inventé de toutes pièces par la fillette… sauf qu’il agit de manière totalement autonome ! Certes, l’aspect pataud de l’éléphant sert parfaitement le comique de situation et permet d’aborder des thèmes douloureux (les moqueries, la solitude, le mensonge…) sans que l’on s’apitoie sur la petite fille. Mais à trop vouloir protéger la fillette, le pachyderme en devient revanchard, ce qui donne lieu à des scènes cocasses ! Mais ce n’est pas tout, et c’est là que c’est intéressant car l’héroïne n’est pas du tout d’accord avec les agissements de son « copain secret ». Manon est donc confrontée à un sérieux dilemme : comment dire à son ami qu’elle n’est pas d’accord avec ce qu’il fait… tout en préservant leur amitié ? Qu’est-ce qui est bien ? Qu’est-ce qui est mal ?

Face à ces questions, l’enfant-lecteur n’est pas insensible. Partagé entre l’envie de rire et celle de dénoncer, la première lecture a mis mon fils dans l’embarras. Autant dire que Mon copain secret l’a déstabilisé :

– Tu dis que ce sont les Messieurs qui ont écrit Petite souris, grosse bêtise qui ont fait Mon copain secret ?
– Oui.
– Et tu crois que ce qu’ils disent ça peut se passer pour de vrai ?
– Je ne pense pas bonhomme.
– Mais qui fait les bêtises alors ? C’est Manon ?
– Je pense que c’est son copain secret.
– Ah ! … [un moment de réflexion… son cerveau est en ébullition]… Alors je vais jouer un peu et on pourra lire encore l’histoire cet après-midi ?

En effet, ce n’est pas toujours évident de prendre du recul sur une histoire fictive lorsque celle-ci est si joliment amenée. D’autant que les chamailleries des jumeaux lui rappellent ses propres chamailleries avec son frère, d’autant que mon bonhomme a tendance à se perdre dans ses pensées (avec qui ?? ^^)… Et le fait que la jeune héroïne (âgée de 10 ans) soit la seule à donner son avis sur les faits et gestes de ce copain secret est visiblement déroutant. Qu’en pense l’adulte dans tout ça ?? La seconde lecture lui a permis de mieux appréhender le contenu de cet album et de garder son aplomb face à mes « non-réponses ». En effet, je voulais qu’il se positionne seul face à l’histoire, qu’il se fasse sa propre opinion avant de partir avec lui dans l’échange réciproque…

… et finalement, voici ce qu’il en dit :

C’est une histoire que je relirais parce qu’elle est rigolote. L’éléphant fait plein de bêtises et ça m’a fait penser aux animaux qui sont un peu zinzin.

Tom et Manon font pareil que moi et mon frère, ils se disputent fort pour des choses quand ils ne sont pas d’accord. C’est comme quand Manon a dit qu’elle a trouvé un éléphant dans son placard. Si mon frère me disait ça, je regarderais dans son placard et je lui donnerais un coup de pied dans les fesses parce que j’aime pas quand il se moque de moi !

Et un éléphant dans une chambre… euh… c’est pas sa place !!! Du coup, je trouve l’histoire très bizarre et c’est pour ça qu’elle me fait rire. Moi je rêve pas d’un copain secret mais j’aimerais quand même bien avoir un chien ! Pour le Monsieur qui a dessiné l’histoire, je voudrais lui dire que je l’ai trouvé très gentil et que je trouve le dragon qu’il m’a dessiné (*) très beau. En fait, je suis plus fâché, même s’il a oublié de lui dessiner des ailes. Et puis je trouve les trouve jolis [les dessins de Manon], j’aime bien ses dessins !

(*) pour la dédicace : voir cet article qui date de Novembre 2010.

Le graphisme justement, parlons-en. La douceur et la poésie se sont installées au bout des crayons d’Alain Kokor. L’ambiance pétille un peu moins que dans Petite souris, grosse bêtise, mais cela tient également aux personnalités différentes des fillettes. Suzie était plus spontanée que Manon, mais elle était aussi plus jeune. Manon a plus de retenue et de maturité. Les roses-orangés qui accompagnent son univers sont donc plus délicats mais tout aussi chaleureux. Visuellement, le voyage est très agréable.

Une lecture que je partage également avec Mango à l’occasion de ce mercredi BD

Et découvrez les albums présentés par les autres lecteurs !

PictoOKDécidément, les choix éditoriaux de La Gouttière ne laissent pas les jeunes lecteurs insensibles. Après avoir refermé les albums, il y a toujours un temps d’échange durant lequel l’enfant (se) questionne spontanément. De publication en publication, la forme ludique sert habillement le fond qui est plus réflexif. Il y a un jeu de miroir entre l’univers raconté et la réalité de l’enfant… il revient donc au parent d’aider l’enfant à tisser les passerelles entre un monde et l’autre. Laissez-vous tenter !!

Mon copain secret

One shot

Éditeur : La Gouttière

Dessinateur : Alain KOKOR

Scénariste : Loïc DAUVILLIER

Dépôt légal : novembre 2012

ISBN : 978-2-9539182-6-7

Bulles bulles bulles…

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Mon copain secret – Dauvillier – Kokor © Editions La Gouttière – 2012

Hugo et Cagoule (Dauvillier & Lizano)

Hugo et Cagoule
Dauvillier – Lizano © Éditions La Gouttière – 2012

Hugo passe son temps libre avec Cagoule, son chat. L’enfant et le félin sont si complices dans le jeu qu’il leur suffit de bien peu de choses pour s’évader des heures durant dans le monde imaginaire de l’enfant. Un buisson ou un arbre sont le terrain de jeu idéal pour une partie de cache-cache.

Et si la cachette est trop difficile à trouver, le vent entre dans la partie. D’un petit souffle de poésie, il aide nos deux amis à se laisser des messages codés : « Coucou copain ! Je ne suis pas loin ! A toi de me trouver mais sache qu’en attendant, je t’aime fort ! ».

En janvier dernier arrivait dans les bacs des libraires L’Enfant cachée où une grand-mère raconte ses souvenirs de la déportation à sa petite-fille. Avec beaucoup de douceur, Loïc Dauvillier  mettait donc à la portée des 8-10 ans, un récit sucré-salé traitant de la condition des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Accompagné de Marc Lizano au dessin, les deux auteurs livraient-là un album que toute bonne bibliothèque jeunesse se doit de posséder.

Quatre mois plus tard, en mai dernier, le duo d’auteurs frappe de nouveau avec Hugo et Cagoule. Cette fois, l’ouvrage s’adresse aux 3-4 ans et raconte une histoire d’amitié entre un petit garçon et son chat. Cet album muet permet une lecture très interactive pour les petits. Pendant 40 pages, ils vont pouvoir observer, chercher et s’amuser à retrouver Hugo et Cagoule, deviner les intentions des deux protagonistes puis, ravis de comprendre le dénouement d’une scène, vont tourner frénétiquement la page pour découvrir la suite de l’histoire. Le petit lecteur s’identifie vite à Hugo puisque le jeune personnage est occupé par des jeux qui lui sont très familiers : rire, se cacher, bidouiller avec les cailloux, faire des dessins dans la terre…

Une ou deux lectures en compagnie d’un adulte suffisent. Ensuite, les symboles contenus dans les bulles de pensées sont suffisamment significatifs pour que le petit lecteur soit autonome sur son temps de lecture. Les dessins réalisés par Marc Lizano sont expressifs et les couleurs qu’il y appose sont douces. On profite ainsi d’une belle journée de printemps, ni trop chaude ni trop froide. La luminosité du ciel est agréable, la nature est parée d’un vert vif et chatoyant… la preuve qu’avec bien peu d’éléments narratifs et visuels, il est possible de divertir facilement.

Monsieur Lutin est venu aider son petit frère pour compléter ma chronique. Voici donc son avis sur l’ouvrage :

J’adore le petit chat parce qu’il est mignon. Les chats sont des animaux gentils qui obéissent mais ils aiment aller partout !! Ils aiment surtout jouer dans les jardins parce qu’il y a de l’herbe et qu’ils aiment se coucher et se cacher dedans. Elle est trop cool l’histoire. En fait, ça parle d’un petit garçon qui s’entend bien avec son chat. Ils s’aiment parce que ce sont des bons amis. J’ai bien aimé quand Cagoule et Hugo jouent ensemble à trappe-trappe. C’est amusant ça ! Et puis j’ai aimé quand ils font des dessins dans la terre. Et quand le vent arrive, c’est comme de la magie !!

PictoOKHugo devient vite un copain pour le petit lecteur et même si le rythme de l’histoire est un peu lent, il convient à merveille pour ce lectorat. Avec beaucoup de poésie et d’humour, voici une lecture toute douce à lire quel que soit le moment de la journée.

Les chroniques de Noukette, Jérôme, Hervé et les 4 jeudis.

Hugo et Cagoule

Challenge Petit Bac
Catégorie Personnage célèbre

One shot

Éditeur : La Gouttière

Dessinateur : Marc LIZANO

Scénariste : Loïc DAUVILLIER

Dépôt légal : mai 2012

ISBN : 978-2953918243

Bulles bulles bulles…

Les premières planches sur Digibidi.

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Hugo et Cagoule – Dauvillier – Lizano © Editions La Gouttière – 2012

Anuki, tome 2 (Maupomé & Sénégas)

Anuki, tome 2 : La Révolte des Castors
Maupomé – Sénégas © Éditions La Gouttière – 2012

« La vie d’un petit Indien, c’est souvent dangereux. Il faut affronter des animaux sauvages, comme les castors aux grandes dents. Heureusement qu’Anuki a des copains. Même si des fois, les copains, c’est compliqué » (quatrième de couverture).

Après La Guerre des Poule, La Révolte des Castors… c’est l’anarchie chez les papooses !!

Second volet des aventures d’Anuki. On repart pour une quarantaine de pages. Pour l’occasion, Anuki est accompagné de deux de ses amis. Une lecture qui se fait dans la bonne humeur, sans compter les éclats de rire ou les fou-rires qui ponctuent la lecture.

La trame narrative de Frédéric Maupomé utilise le jeu sous toutes ses formes ; entre les trois enfants, la taquinerie initiale s’emballe jusqu’à ce que les personnages, gonflés à bloc, en fassent une histoire d’honneur. Mais l’album étant muet, vous imaginez que tout cela est un ressenti personnel… demandez à mon fils s’il a ressenti les choses de la même manière ! Aucun des trois gourmands n’acceptant la défaite, s’ensuit de multiples rebondissements. Fâché, Anuki part seul de son côté. Grâce à cela (point de vue de lecteur), il tombe nez à nez avec des castors à la mine patibulaire. Les scènes qui s’ensuivent sont jouissives, d’autant que ces énormes rongeurs sont encore plus mauvais perdant qu’Anuki. Revanchards, fourbes… tout est bon pour avoir le dernier mot.

Nous l’avions découvert dans le premier tome mais les confrontations entre Anuki et la faune locale sont prenantes et le fait que l’aspect caricatural de certaines réactions renforce le comique de situation pour notre plus grand plaisir. Le dessin de Stéphane Sénégas est dynamique et entrainant, offrant ainsi au jeune lecteur une nouvelle occasion de partager les mésaventures d’Anuki. Les personnages sont expressifs à souhaits et le rendu des mouvements suscite, chez le lecteur de 3 à 99 ans, une envie irrépressible de remonter ses manches et de prendre part à l’aventure. Cette fougue est pourtant transmise par des visuels très doux et servis par une mise en couleur un peu plus tonique que le premier tome. Enfin, les jeux de perspectives et la découpe de planches donnent une grande fluidité à la lecture.

La vérité sortant généralement de la bouche des enfants, voici les propos de Monsieur Lutin concernant cette « chouette histoire d’Anuki » :

Anuki fait des choses trop drôle avec ses copains et après ils font la bagarre pour avoir la dernière baie qui est sur l’arbre. Elles doivent être bonnes ces baies pour qu’ils fassent la bagarre ! Mais Anuki et ses copains se fâchent et chacun part de son côté. Anuki lui continue à se balader dans la foret.

J’aimerais que d’autres petits garçons et d’autres petites filles le lisent parce que c’est trop bien. Et les castors sont un peu méchants mais en fait, ils protègent leur barrage. C’est un livre qui parle d’amitié et du jeu entre copains. Ça dit qu’on n’est jamais vraiment fâchés quand on est des vrais copains. Anuki ça me fait penser à moi et mes copains parce que c’est comme ça qu’on fait dans la cour, on fait la bagarre entre copains qu’on aime bien, pour s’amuser, et après on arrête de faire la bagarre parce qu’on est contents de jouer ensemble. Et puis c’est trop facile à lire Anuki parce que c’est bien dessiné. Je le lis tout seul, je m’amuse et en plus, il n’y a pas d’écritures alors je n’ai pas besoin des parents pour me raconter. Mais… tiens… Maman !! Tu sais c’est quand les aventures d’Anuki 3 ? Tu crois qu’il va devenir copain avec les castors ?? Ce n’est pas très bien parti je crois !

PictoOKPictoOKEn somme, c’est un ouvrage interactif et ludique. L’histoire dynamique et entrainante oppose un Anuki toujours aussi débrouillard et malicieux à des castors revanchards et un brin conservateurs sur leurs rondins. Mais finalement, le prétexte à cette aventure est une délicieuse histoire de gourmandise !

Je fais écho à ce que disait mon fils : à quand la suite ??

Une lecture que je partage avec Mango et les lecteurs BD du mercredi

Sur le blog de Stéphane Sénégas : Anuki aux prises avec les castors.

La chronique de Jérôme et celle de Noukette.

Présentation sur bldd.fr, blog picard.fr.

Comme à l’accoutumée, vous trouverez les liens vers les sites de l’éditeur et des auteurs dans le récapitulatif ci-dessous :

Anuki

Tome 2 : La Révolte des Castors

Challenge Petit Bac
Catégorie Animal

Série en cours

Éditeur : La Gouttière

Dessinateur : Stéphane SENEGAS

Scénariste : Frédéric MAUPOME

Dépôt légal : mai 2012

ISBN : 978-2-9524075-9-5

Bulles bulles bulles…

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Anuki, tome 2 – Maupomé – Sénégas © Éditions La Gouttière – 2012

Anuki (Maupomé & Sénégas)

Anuki - La Guerre des poules
Maupomé – Sénégas © Editions de La Gouttière – 2011

Anuki est un petit indien solitaire. Il erre comme une âme en peine, flâne au milieu des tipis. Une balade s’impose mais que faire pour tuer le temps et la routine ? Cette journée s’annonce looongue et ennuyeuse et puis, elle a mal commencé… forcément, quand on met les pieds dans un caca de sanglier, cela met de mauvaise humeur ! Anuki peste mais il se ravise vite car l’animal est de nature susceptible. Ce n’est vraiment pas drôle d’être un enfant. Pas drôle ? Pas tant que ça finalement puisqu’un jeune garçon, le voyant si triste, lui offre un jouet, un magnifique aigle en bois sculpté, c’est pour Anuki un prétexte à une multitude d’aventures imaginaires. L’enfant court, vole, s’amuse… jusqu’à ce que ces satanées poules se mettent en travers de son chemin.

Je n’avais pas eu le temps de lire cet ouvrage que Monsieur Lutin l’avait déjà dévoré à trois reprises ! Je vous fait profiter de sa présentation qui d’ailleurs, se rapproche plus de celle de l’éditeur et des auteurs (sur le fait que l’aigle en bois n’est pas un jouet donné mais le jouet qu’Anuki avait perdu) :

C’est l’histoire d’un petit garçon indien. Au début, il marche dans un caca de sanglier. Après il se met dans la souche d’arbre et un grand garçon lui donne un petit aigle en jouet. En fait, ce petit aigle est pas à lui mais à Anuki qui y tenait beaucoup. Du coup, quand le grand arrive et quand il voit qu’Anuki s’est fait mal, le grand il fait « hum » et lui redonne son aigle. Après, le petit indien s’amuse et court et renverse des poules pour pouvoir passer. Elles sont pas contentes les poules, alors elles lui volent l’aigle et courent vite pour aller le cacher. Mais comme elles ne regardent pas où elles vont, elles foncent dans une pierre et lâchent le jouet. Anuki en profite pour ramasser son petit jouet et il rigole bien. Et après il y a l’ours !! Anuki il est trop fort et l’ours dit « bon ben je m’en vais ». Et puis après, Anuki rencontre un autre petit garçon qui n’a pas de copain non plus. Alors ils font « copain ! ».

« Trop bien !! », voici la première réaction de Monsieur Lutin après avoir lu cet album. « J’adore les bédés sans écritures !! » a-t-il surenchérit. « Cette histoire est bien, c’est une bonne histoire bien faite pour les petits garçons, les dessins sont très beaux. L’histoire est très belle et il y a beaucoup de choses rigolotes. Tout m’a plu parce que c’est aussi une jolie histoire d’amitié ».

Vous remarquerez la répétition du qualificatif beau/belle… il est rudement emballé mon bonhomme !

La différence d’interprétation constatée en début d’ouvrage n’est pas bien grande. J’imagine que d’autres lecteurs, qui n’auraient pas pris la peine de prendre connaissance de la présentation rédigée par les auteurs, mettront leurs propres mots sur cet album muet. L’essentiel est de savourer sa lecture et force est de constater que cet album procure beaucoup de plaisir. Ce petit héros nous offre un superbe voyage dans son monde imaginaire.

Souvent, lorsqu’il s’agit d’albums jeunesse, mon plaisir dépend de la satisfaction que mon fils trouve dans sa lecture. Une sorte de plaisir par procuration en quelque sorte. Anuki n’y déroge pas pourtant cette fois, j’ai savouré plus que d’ordinaire tout comme j’avais savouré Garance ou Petite souris grosse bêtise. Concrètement, j’ai même profité de son absence pour lire cet ouvrage.

Le dessin est libre, les cases ne sont que des artifices et, par moment, elles s’effacent pour laisser la possibilité à ce petit indien de réaliser ses rêves les plus fous. Les teintes douces renforcent le coté poétique et la douceur de cet univers.

Je remercie Les Éditions de La Gouttière pour cette découverte !

Une lecture que je partage avec Mango et les participants aux

Mango

PictoOKCoup de cœur de mon fils !

Un album plein de d’humour et de fraicheur. Il contient une tendresse qui touche petits et grands lecteurs.

Je vous invite également à visiter le site de l’Éditeur qui, comme à l’accoutumée, propose des fiches pédagogiques pour accompagner la lecture (à destination des enseignants).

L’avis de Cely, de Case Départ, Hérisson et de David Fournol.

Anuki – La guerre des poules

Éditeur : La Gouttière

Dessinateur : Stéphane SENEGAS

Scénariste : Frédéric MAUPOME

Dépôt légal : octobre 2011

ISBN : 978-2-9524075-9-5

Bulles bulles bulles…

Suivez ce lien pour découvrir les 12 premières planches sur Digibidi

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Anuki – Maupomé – Sénégas © La Gouttière – 2011

Vous souhaitez acheter cet album : je vous conseille La Boutique de La Gouttière !