Hugo et Cagoule (Dauvillier & Lizano)

Hugo et Cagoule
Dauvillier – Lizano © Éditions La Gouttière – 2012

Hugo passe son temps libre avec Cagoule, son chat. L’enfant et le félin sont si complices dans le jeu qu’il leur suffit de bien peu de choses pour s’évader des heures durant dans le monde imaginaire de l’enfant. Un buisson ou un arbre sont le terrain de jeu idéal pour une partie de cache-cache.

Et si la cachette est trop difficile à trouver, le vent entre dans la partie. D’un petit souffle de poésie, il aide nos deux amis à se laisser des messages codés : « Coucou copain ! Je ne suis pas loin ! A toi de me trouver mais sache qu’en attendant, je t’aime fort ! ».

En janvier dernier arrivait dans les bacs des libraires L’Enfant cachée où une grand-mère raconte ses souvenirs de la déportation à sa petite-fille. Avec beaucoup de douceur, Loïc Dauvillier  mettait donc à la portée des 8-10 ans, un récit sucré-salé traitant de la condition des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Accompagné de Marc Lizano au dessin, les deux auteurs livraient-là un album que toute bonne bibliothèque jeunesse se doit de posséder.

Quatre mois plus tard, en mai dernier, le duo d’auteurs frappe de nouveau avec Hugo et Cagoule. Cette fois, l’ouvrage s’adresse aux 3-4 ans et raconte une histoire d’amitié entre un petit garçon et son chat. Cet album muet permet une lecture très interactive pour les petits. Pendant 40 pages, ils vont pouvoir observer, chercher et s’amuser à retrouver Hugo et Cagoule, deviner les intentions des deux protagonistes puis, ravis de comprendre le dénouement d’une scène, vont tourner frénétiquement la page pour découvrir la suite de l’histoire. Le petit lecteur s’identifie vite à Hugo puisque le jeune personnage est occupé par des jeux qui lui sont très familiers : rire, se cacher, bidouiller avec les cailloux, faire des dessins dans la terre…

Une ou deux lectures en compagnie d’un adulte suffisent. Ensuite, les symboles contenus dans les bulles de pensées sont suffisamment significatifs pour que le petit lecteur soit autonome sur son temps de lecture. Les dessins réalisés par Marc Lizano sont expressifs et les couleurs qu’il y appose sont douces. On profite ainsi d’une belle journée de printemps, ni trop chaude ni trop froide. La luminosité du ciel est agréable, la nature est parée d’un vert vif et chatoyant… la preuve qu’avec bien peu d’éléments narratifs et visuels, il est possible de divertir facilement.

Monsieur Lutin est venu aider son petit frère pour compléter ma chronique. Voici donc son avis sur l’ouvrage :

J’adore le petit chat parce qu’il est mignon. Les chats sont des animaux gentils qui obéissent mais ils aiment aller partout !! Ils aiment surtout jouer dans les jardins parce qu’il y a de l’herbe et qu’ils aiment se coucher et se cacher dedans. Elle est trop cool l’histoire. En fait, ça parle d’un petit garçon qui s’entend bien avec son chat. Ils s’aiment parce que ce sont des bons amis. J’ai bien aimé quand Cagoule et Hugo jouent ensemble à trappe-trappe. C’est amusant ça ! Et puis j’ai aimé quand ils font des dessins dans la terre. Et quand le vent arrive, c’est comme de la magie !!

PictoOKHugo devient vite un copain pour le petit lecteur et même si le rythme de l’histoire est un peu lent, il convient à merveille pour ce lectorat. Avec beaucoup de poésie et d’humour, voici une lecture toute douce à lire quel que soit le moment de la journée.

Les chroniques de Noukette, Jérôme, Hervé et les 4 jeudis.

Hugo et Cagoule

Challenge Petit Bac
Catégorie Personnage célèbre

One shot

Éditeur : La Gouttière

Dessinateur : Marc LIZANO

Scénariste : Loïc DAUVILLIER

Dépôt légal : mai 2012

ISBN : 978-2953918243

Bulles bulles bulles…

Les premières planches sur Digibidi.

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Hugo et Cagoule – Dauvillier – Lizano © Editions La Gouttière – 2012

Anuki, tome 2 (Maupomé & Sénégas)

Anuki, tome 2 : La Révolte des Castors
Maupomé – Sénégas © Éditions La Gouttière – 2012

« La vie d’un petit Indien, c’est souvent dangereux. Il faut affronter des animaux sauvages, comme les castors aux grandes dents. Heureusement qu’Anuki a des copains. Même si des fois, les copains, c’est compliqué » (quatrième de couverture).

Après La Guerre des Poule, La Révolte des Castors… c’est l’anarchie chez les papooses !!

Second volet des aventures d’Anuki. On repart pour une quarantaine de pages. Pour l’occasion, Anuki est accompagné de deux de ses amis. Une lecture qui se fait dans la bonne humeur, sans compter les éclats de rire ou les fou-rires qui ponctuent la lecture.

La trame narrative de Frédéric Maupomé utilise le jeu sous toutes ses formes ; entre les trois enfants, la taquinerie initiale s’emballe jusqu’à ce que les personnages, gonflés à bloc, en fassent une histoire d’honneur. Mais l’album étant muet, vous imaginez que tout cela est un ressenti personnel… demandez à mon fils s’il a ressenti les choses de la même manière ! Aucun des trois gourmands n’acceptant la défaite, s’ensuit de multiples rebondissements. Fâché, Anuki part seul de son côté. Grâce à cela (point de vue de lecteur), il tombe nez à nez avec des castors à la mine patibulaire. Les scènes qui s’ensuivent sont jouissives, d’autant que ces énormes rongeurs sont encore plus mauvais perdant qu’Anuki. Revanchards, fourbes… tout est bon pour avoir le dernier mot.

Nous l’avions découvert dans le premier tome mais les confrontations entre Anuki et la faune locale sont prenantes et le fait que l’aspect caricatural de certaines réactions renforce le comique de situation pour notre plus grand plaisir. Le dessin de Stéphane Sénégas est dynamique et entrainant, offrant ainsi au jeune lecteur une nouvelle occasion de partager les mésaventures d’Anuki. Les personnages sont expressifs à souhaits et le rendu des mouvements suscite, chez le lecteur de 3 à 99 ans, une envie irrépressible de remonter ses manches et de prendre part à l’aventure. Cette fougue est pourtant transmise par des visuels très doux et servis par une mise en couleur un peu plus tonique que le premier tome. Enfin, les jeux de perspectives et la découpe de planches donnent une grande fluidité à la lecture.

La vérité sortant généralement de la bouche des enfants, voici les propos de Monsieur Lutin concernant cette « chouette histoire d’Anuki » :

Anuki fait des choses trop drôle avec ses copains et après ils font la bagarre pour avoir la dernière baie qui est sur l’arbre. Elles doivent être bonnes ces baies pour qu’ils fassent la bagarre ! Mais Anuki et ses copains se fâchent et chacun part de son côté. Anuki lui continue à se balader dans la foret.

J’aimerais que d’autres petits garçons et d’autres petites filles le lisent parce que c’est trop bien. Et les castors sont un peu méchants mais en fait, ils protègent leur barrage. C’est un livre qui parle d’amitié et du jeu entre copains. Ça dit qu’on n’est jamais vraiment fâchés quand on est des vrais copains. Anuki ça me fait penser à moi et mes copains parce que c’est comme ça qu’on fait dans la cour, on fait la bagarre entre copains qu’on aime bien, pour s’amuser, et après on arrête de faire la bagarre parce qu’on est contents de jouer ensemble. Et puis c’est trop facile à lire Anuki parce que c’est bien dessiné. Je le lis tout seul, je m’amuse et en plus, il n’y a pas d’écritures alors je n’ai pas besoin des parents pour me raconter. Mais… tiens… Maman !! Tu sais c’est quand les aventures d’Anuki 3 ? Tu crois qu’il va devenir copain avec les castors ?? Ce n’est pas très bien parti je crois !

PictoOKPictoOKEn somme, c’est un ouvrage interactif et ludique. L’histoire dynamique et entrainante oppose un Anuki toujours aussi débrouillard et malicieux à des castors revanchards et un brin conservateurs sur leurs rondins. Mais finalement, le prétexte à cette aventure est une délicieuse histoire de gourmandise !

Je fais écho à ce que disait mon fils : à quand la suite ??

Une lecture que je partage avec Mango et les lecteurs BD du mercredi

Sur le blog de Stéphane Sénégas : Anuki aux prises avec les castors.

La chronique de Jérôme et celle de Noukette.

Présentation sur bldd.fr, blog picard.fr.

Comme à l’accoutumée, vous trouverez les liens vers les sites de l’éditeur et des auteurs dans le récapitulatif ci-dessous :

Anuki

Tome 2 : La Révolte des Castors

Challenge Petit Bac
Catégorie Animal

Série en cours

Éditeur : La Gouttière

Dessinateur : Stéphane SENEGAS

Scénariste : Frédéric MAUPOME

Dépôt légal : mai 2012

ISBN : 978-2-9524075-9-5

Bulles bulles bulles…

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Anuki, tome 2 – Maupomé – Sénégas © Éditions La Gouttière – 2012

Anuki (Maupomé & Sénégas)

Anuki - La Guerre des poules
Maupomé – Sénégas © Editions de La Gouttière – 2011

Anuki est un petit indien solitaire. Il erre comme une âme en peine, flâne au milieu des tipis. Une balade s’impose mais que faire pour tuer le temps et la routine ? Cette journée s’annonce looongue et ennuyeuse et puis, elle a mal commencé… forcément, quand on met les pieds dans un caca de sanglier, cela met de mauvaise humeur ! Anuki peste mais il se ravise vite car l’animal est de nature susceptible. Ce n’est vraiment pas drôle d’être un enfant. Pas drôle ? Pas tant que ça finalement puisqu’un jeune garçon, le voyant si triste, lui offre un jouet, un magnifique aigle en bois sculpté, c’est pour Anuki un prétexte à une multitude d’aventures imaginaires. L’enfant court, vole, s’amuse… jusqu’à ce que ces satanées poules se mettent en travers de son chemin.

Je n’avais pas eu le temps de lire cet ouvrage que Monsieur Lutin l’avait déjà dévoré à trois reprises ! Je vous fait profiter de sa présentation qui d’ailleurs, se rapproche plus de celle de l’éditeur et des auteurs (sur le fait que l’aigle en bois n’est pas un jouet donné mais le jouet qu’Anuki avait perdu) :

C’est l’histoire d’un petit garçon indien. Au début, il marche dans un caca de sanglier. Après il se met dans la souche d’arbre et un grand garçon lui donne un petit aigle en jouet. En fait, ce petit aigle est pas à lui mais à Anuki qui y tenait beaucoup. Du coup, quand le grand arrive et quand il voit qu’Anuki s’est fait mal, le grand il fait « hum » et lui redonne son aigle. Après, le petit indien s’amuse et court et renverse des poules pour pouvoir passer. Elles sont pas contentes les poules, alors elles lui volent l’aigle et courent vite pour aller le cacher. Mais comme elles ne regardent pas où elles vont, elles foncent dans une pierre et lâchent le jouet. Anuki en profite pour ramasser son petit jouet et il rigole bien. Et après il y a l’ours !! Anuki il est trop fort et l’ours dit « bon ben je m’en vais ». Et puis après, Anuki rencontre un autre petit garçon qui n’a pas de copain non plus. Alors ils font « copain ! ».

« Trop bien !! », voici la première réaction de Monsieur Lutin après avoir lu cet album. « J’adore les bédés sans écritures !! » a-t-il surenchérit. « Cette histoire est bien, c’est une bonne histoire bien faite pour les petits garçons, les dessins sont très beaux. L’histoire est très belle et il y a beaucoup de choses rigolotes. Tout m’a plu parce que c’est aussi une jolie histoire d’amitié ».

Vous remarquerez la répétition du qualificatif beau/belle… il est rudement emballé mon bonhomme !

La différence d’interprétation constatée en début d’ouvrage n’est pas bien grande. J’imagine que d’autres lecteurs, qui n’auraient pas pris la peine de prendre connaissance de la présentation rédigée par les auteurs, mettront leurs propres mots sur cet album muet. L’essentiel est de savourer sa lecture et force est de constater que cet album procure beaucoup de plaisir. Ce petit héros nous offre un superbe voyage dans son monde imaginaire.

Souvent, lorsqu’il s’agit d’albums jeunesse, mon plaisir dépend de la satisfaction que mon fils trouve dans sa lecture. Une sorte de plaisir par procuration en quelque sorte. Anuki n’y déroge pas pourtant cette fois, j’ai savouré plus que d’ordinaire tout comme j’avais savouré Garance ou Petite souris grosse bêtise. Concrètement, j’ai même profité de son absence pour lire cet ouvrage.

Le dessin est libre, les cases ne sont que des artifices et, par moment, elles s’effacent pour laisser la possibilité à ce petit indien de réaliser ses rêves les plus fous. Les teintes douces renforcent le coté poétique et la douceur de cet univers.

Je remercie Les Éditions de La Gouttière pour cette découverte !

Une lecture que je partage avec Mango et les participants aux

Mango

PictoOKCoup de cœur de mon fils !

Un album plein de d’humour et de fraicheur. Il contient une tendresse qui touche petits et grands lecteurs.

Je vous invite également à visiter le site de l’Éditeur qui, comme à l’accoutumée, propose des fiches pédagogiques pour accompagner la lecture (à destination des enseignants).

L’avis de Cely, de Case Départ, Hérisson et de David Fournol.

Anuki – La guerre des poules

Éditeur : La Gouttière

Dessinateur : Stéphane SENEGAS

Scénariste : Frédéric MAUPOME

Dépôt légal : octobre 2011

ISBN : 978-2-9524075-9-5

Bulles bulles bulles…

Suivez ce lien pour découvrir les 12 premières planches sur Digibidi

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Anuki – Maupomé – Sénégas © La Gouttière – 2011

Vous souhaitez acheter cet album : je vous conseille La Boutique de La Gouttière !

La Carotte aux étoiles (Lejonc & Murat & Riff Reb’s)

La Carotte aux étoiles
Lejonc – Murat – Riff Reb’s © La Gouttière – 2010

Dans son laboratoire, un lapin savant travaille d’arrache-pied. Il voudrait offrir du rêve aux gens, émerveiller petits et grands mais son invention sera-t-elle à la hauteur de ses attentes ? Rien n’est certain jusqu’au Jour J, jusqu’à l’Heure H. Et quand tout est enfin prêt, il s’affaire encore sur les derniers réglages de sa carotte-fusée pour que ses innombrables heures de travail soient enfin récompensées. Et ça marche !! La carotte aux étoiles rempli le ciel étoilé de mille feux, les gens ouvrent leurs fenêtres et sortent dans la rue pour assister au spectacle impromptu. Le lapin devient célèbre, tout le monde parle de lui, un riche industriel le contacte même pour lui faire part de projets ambitieux pour la carotte aux étoiles. Des contrats sont signés, le brevet est vendu et une nouvelle fois, le lapin s’affaire à ce nouvel objectif : régler les machines, trouver le juste dosage pour une production à grande échelle… tout le monde va profiter du spectacle de sa carotte aux étoiles !!

Oui mais voilà, le riche industriel n’est intéressé que par le profit. Le lapin est instrumentalisé et rapidement, son invention lui échappe. Il se demande s’il est bon « qu’un rêve se transforme en argent »…

Cet album est un conte philosophique qui s’adresse aux jeunes lecteurs. C’est l’occasion de parler avec eux de mondialisation, d’industrialisation, de productivisme, de stratégies… Autant de termes qu’on évite soigneusement d’aborder avec un enfant – par flemme certainement – mais force est de constater que La Carotte aux étoiles offre aux parents un très bon support intermédiaire pour aborder ces sujets ou du moins, amorcer avec eux une réflexion non dénuée d’intérêt.

Côté narratif, l’histoire se base entièrement sur une voix-off qui contient à la fois les réflexions du héros et le regard plus décalé d’un narrateur invisible. Les textes de Régis Lejonc sont concis. Les courtes phrases donnent à la fois un rythme agréable à l’ensemble tout en permettant au jeune lecteur de ne pas être abasourdi par une foule de détails abrutissants. Des notions apparaissent çà et là dans la narration : « marketing », « brevet », « production de masse »… mais le scénariste a donné le juste équilibre à ses propos, permettant de sensibiliser l’enfant à des concepts en apparence compliqués tout en lui faisant vivre une aventure qui le capte. L’enfant se saisit pleinement de cette fable. Une lecture interactive puisqu’elle l’invite également à interpeller son parent-lecteur qui devra lui fournir les informations complémentaires dont il a besoin. La réflexion impulsée par cet album se prolonge au-delà du temps de lecture.

Les illustrations de Riff Reb’s donnent une touche de poésie à cet univers. La trame graphique offre un rythme de lecture très agréable : une découpe de planche originale et de nombreux visuels qui s’étalent en pleine page, permettant ainsi de faire des pauses dans la lecture et de discuter. Depuis la sortie de cet album en mars 2010, j’avais eu l’occasion de feuilleter cet ouvrage à plusieurs reprises mais je restais très hésitante à l’idée de le faire découvrir à mon fils. En effet, les ambiances graphiques sont très sombres : des bleus soutenus, des violets, des verts et beaucoup de noirs qui me semblaient écraser les quelques ocres présents dans les visuels. Un échange avec l’éditrice (lors d’un Festival BD l’année dernière) avait balayé certaines appréhensions mais je n’étais pas parvenue à concrétiser ma démarche d’achat. Récemment, le partenariat proposé par Lire pour le Plaisir est venu me rappeler à l’ordre… Depuis, mon fils et moi avons eu l’occasion de lire cet album à plusieurs reprises et d’une lecture à l’autre, je ne peux que faire le constat que la colorisation retenue sert à merveille cette histoire. Et je ne suis pas la seule à apprécier cette lecture. Voici ce qu’en dit Monsieur Lutin (petit lecteur qui aura 6 ans en février prochain) :

J’aime bien mon livre. Il y a un petit lapin sympathique parce qu’en fait lui, il voulait faire des feux d’artifices. J’aime le lapin parce qu’il voulait faire rêver les gens. Mais il y a des hommes qui lui ont menti. Ils lui ont tous menti. Le Requin, il est méchant. Il a fait signer le lapin juste pour faire des carottes. Le Requin ne voulait pas faire rêver les gens, il voulait juste avoir plein d’argent. Et le Roi aussi. Lui, c’est moche ce qu’il voulait. Avec la carotte, il a fait exploser la Lune parce qu’il ne l’aimait pas. Mais il ne l’a pas dit au lapin et ça, ça l’a rendu triste le lapin. L’histoire elle dit que lapin ou pas, il faut faire attention aux autres car il y a des menteurs. Les dessins sont très beaux, ils m’ont fait rêver avec toutes les couleurs des feux d’artifice et puis les dessins m’ont bien expliqué ce que voulait dire l’histoire.

Une lecture que je partage avec Mango et les participants aux

MangoJe remercie Lire pour le Plaisir et Les Éditions de La Gouttière pour cette découverte !

PictoOKUn album qui a fait mouche et que l’on relit sans lassitude. Petit à petit, mon jeune lecteur affine ses questions et élargit son regard et l’aide un peu plus à comprendre le monde qui l’entoure. Pour moi, en tant que parent, c’est très agréable de constater qu’un ouvrage sait aussi bien allier le côté ludique et le coté instructif. Les éditions de La Gouttière sont d’ailleurs soucieuses d’allier ces deux registres. Chaque parution est, pour cet éditeur, l’occasion de réfléchir à la manière dont l’ouvrage peut servir de support pédagogique. Ainsi, l’éditeur propose souvent des fiches techniques. Un espace de leur site est d’ailleurs dédié à ce partage d’outils pédagogiques. Pour accompagner La Carotte aux étoiles, différentes fiches sont mises à la disposition des enseignants (je vous invite à suivre ce lien).

D’autres avis sur cet album : Lire pour le plaisir, On a marché sur la bulle.

La Carotte aux étoiles

One Shot

Éditeur : Éditions de La Gouttière

Dessinateur : Riff Reb’s

Scénariste : Régis LEJONC

D’après une histoire de Thierry MURAT

Dépôt légal : mars 2010

ISBN : 978-2-9524075-4-0

Bulles bulles bulles…

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La carotte aux étoiles – Lejonc – Murat – Riff Reb’s © La Gouttière – 2010

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Petite souris, grosse bêtise (Dauvillier & Kokor)

Petite souris, grosse bêtise
Dauvillier – Kokor © La Gouttière – 2009

Suzy est une petite fille espiègle. A son âge, elle a encore besoin de son monde imaginaire pour bien grandir. Comme tous ses amis, elle attend aussi que ses dents de lait tombent… elle rêve de rencontrer la petite souris. Mais ce moment tarde à venir.

Ahaha. Petit prix, petit format et maximum de plaisir pour cet album jeunesse. Je poursuis la présentation de mes petites emplettes effectuées au Festival de BD de Colomiers le 20 novembre dernier.

Je ne présente plus ni Loïc Dauvillier ni Alain Kokor, deux auteurs que j’aime beaucoup beaucoup et qui sont tout de même parvenus à me faire lire un album jeunesse. J’avoue ne pas avoir eu la patience d’attendre mon Lutin pour découvrir l’album.

Avec plaisir, j’ai retrouvé ici les ambiances graphiques d’Alain Kokor qui me sont familières. Un univers teint de rouilles et de bleus ciel magnifiques, renforçant la caractère serein de certains passages ou accentuant l’inquiétude de la petite fille à d’autres moments. Les traits sont doux, les visages expressifs, le juste descriptif visuel pour qu’un enfant s’en saisisse. Monsieur Lutin, 4 ans 1/2, a adoré et s’il n’avait déjà sa petite princesse, je crois que Suzy aurait fait des ravages dans son monde imaginaire.

Quant au scénario, c’est la première fois que j’ai l’occasion de lire Loïc Dauvillier sur une histoire jeunesse. Pourtant, ce n’est pas là son premier coup d’essai en la matière -contrairement à Alain Kokor- puisque Loïc Dauvillier a déjà publié  plusieurs albums jeunesse dont La petite famille, Vas te brosser les dents ou Dino et Pablo. Le scénario s’efface régulièrement pour laisser la place à des successions de planches muettes pourtant, nous avons les éléments nécessaires pour nous attacher à Suzy, à son monde et à ses rêves. Dauvillier brosse le quotidien d’une petite fille rieuse et qui dévore la vie à pleine dents. Comme tous les enfants, elle se met aussi dans des situations compliquées, s’engageant dans des promesses qui seront difficiles à tenir, ce qui la mettra mal à l’aise. Nous abordons le thème de l’enfance, de l’amitié… et puis des bêtises. Cet univers est réaliste et fait écho chez les petits lecteurs…

PictoOK… bon sur toute la ligne ! Le parent lecteur découvrira cet univers avec plaisir pendant que les petites têtes blondes en savoureront chaque miettes. Préparez-vous à une déferlante de questions après la lecture car les auteurs ont fait mouche auprès du lectorat à qui est destiné cet album !

Présentation de l’album sur le site de l’éditeur et l’avis de Jérome.

Petite souris, grosse bêtise

One shot

Éditeur : La Gouttière

Dessinateur : Alain KOKOR

Scénariste : Loïc DAUVILLIER

Dépôt légal : octobre 2009

ISBN : 978-2-9524075-2-6

Bulles bulles bulles…

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Petite souris, grosse bêtise – Dauvillier – Kokor © La Gouttière – 2009