Kick-Ass, tomes 1 et 2 (Millar & Romita)

Kick-Ass, tome 1
Millar – Romita © Panini – 2010
Kick-Ass, tome 2
Millar – Romita © Panini – 2010

Dave est un adolescent de 16 ans. Gringalet, boutonneux, il partage la passion des comics avec ses amis. Une vie sentimentale inexistante, il se contente pour le moment de fantasmer sur le décolleté de sa prof de biologie et sur Katie, une jeune camarade de classe. L’adolescent vit avec son père (veuf) qu’il croise plus qu’autre chose, le paternel travaille de nuit. Une vie assez banale en somme.

Dave passe la majeure partie de son temps seul, plongé dans les jeux vidéos, les forums ou les comics. Il rêve de devenir un jour un super-héros, comme beaucoup. Rien ne laissait penser que ce garçon, plutôt réservé, permettrait à son rêve de devenir réalité. Un soir, il met l’idée en pratique, se fabrique un costume et part arpenter les rues de la ville en quête d’un criminel à punir. Kick-Ass est né…

La préface du premier tome est alléchante et s’ouvre sur une série de définitifs – plus prometteurs les uns que les autres – pour qualifier cette série. Un « Dévastateur ! » nous accueille, rapidement suivi par un « vraie claque » et un «bd mordante et ironique ». « Kick-Ass est l’une des œuvres les plus originales et innovatrices de l’année 2009 »… me voilà prévenue ! En chemin, un portrait de John Romita Jr. décrit comme le « meilleur dessinateur de comics » (rien que ça). Bref, le menu était alléchant, sans compter les multiples conseils de lecture que l’on m’a faits pour m’inciter à découvrir cet univers. Il aurait été dommage de s’en priver…

Ais-je aimé ?

Non !

Enfin, je pondère puisque effectivement, le tome 1 était « presque » à la hauteur de mes attentes. Loin d’avoir été transcendée par cette révolution dans le monde des hommes en collants, j’ai été prise par le rythme du récit. D’autant que le regard posé par le personnage principal sur son parcours n’est pas inintéressant. Les premières planches nous mettent dans le bain rapidement. On y observe le crash d’un super-héros qui, en toute confiance, s’élance du haut d’un immeuble d’habitations et s’écrase lamentablement plusieurs mètres plus bas. Il ne lui reste plus qu’à allez s’acheter un dos et une boîte crânienne… mais je doute que cela lui soit encore possible. Les auteurs nous rassurent, ce n’est pas notre héros, juste un de ces nombreux justiciers anonymes qui se sont costumés à leur tour, inspirés par les agissements notoires de leur précurseur. Ce dernier est bien vivant… quoi qu’on doute sur son pronostic vital puisqu’il est en mauvaise posture : attaché à une chaise, deux électrodes branchées sur ses roubignolles et laissant visiblement passer des décharges… ce qui a pour effet immédiat de raviver ses souvenirs et l’occasion pour le lecteur de connaître le parcours de Dave / Kick-Ass.

A quelques pages du début de l’album, on fait donc rapidement le constat que devenir un super-héros est LA solution quand on trouve que la vie est trop longue. C’est donc sur de fragiles justiciers qu’on entre dans cet univers. Le mythe du super-héros morfle sérieusement ! Pourtant, le ton de ce tome m’a plus : sarcastique et surtout assez accessible, voire crédible. L’introspection du personnage est agréable et lucide, son évolution crédible, les difficultés qu’il rencontre assez logiques au final. J’aurais certainement dû m’arrêter à la fin du premier tome et ainsi garder le souvenir d’une lecture atypique (totalement différents de mes thèmes de prédilection) et qui a su me surprendre. Mais non, armée du second tome sorti de mes étagères pour l’occasion, je me suis plongée dans la suite de l’épopée. Et là, je déchante. Tous les ingrédients que je fuis comme la peste sont présents : le sang qui gicle, les faciès qui se tordent de douleur, les boyaux qui se répandent par terre. Le must : quand une gosse de 10 ans, une super-héros qui ne fait pas dans la dentelle, liquide deux vigiles en leur tirant une balle dans les couilles… la balle traverse le corps et sort par le crâne. Ça révolutionne le genre ce style de scènes ?? Passées ces scènes de violences, le graphisme est mordant : traits expressifs même si le rendu des visages n’est pas beau, bon rendu des scènes d’action et alternance scènes d’action / scènes plus calmes de transition. Ces dernières mettent le personnage aux nues, en proie au doute.

Sur les conseils de MrZombi, dont voici l’avis, une lecture qui intègre le Challenge PAL Sèches

Pour les amateurs de série d’action, âmes sensibles s’abstenir. Une belle galerie de gueules cassées, quelques apparitions de fractures ouvertes le tout servi sur bain de sang… mmh, un réalisme qui fleure bon la castagne. Je ne suis pas fan du concept et peu tentée par l’adaptation cinématographique.

Les avis de Cachou et de Nico.

Kick-Ass

The Reading Comics Challenge

Tome 1 : Le premier vrai super-héros

Tome 2 : Brume Rouge

Série en cours

Éditeur : Panini

Collection : Panini Comics

Dessinateur : John ROMITA Jr.

Scénariste : Mark MILLAR

Dépôt légal : mars 2010 (tome 1) et juin 2010 (tome 2)

Bulles bulles bulles…

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Kick-Ass, tomes 1 et 2 – Millar – Romita © Panini – 2010

Y le dernier homme, tomes 1 à 7 (Vaughan & Guerra & Sudzuka)

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17 juillet 2002. A la même seconde, partout dans le monde, les hommes meurent, victimes d’un mystérieux fléau. Après une période de panique, de grande détresse et de famine, les femmes se réorganisent peu à peu pour sauver ce qui reste de leurs sociétés. Partout dans le pays (l’essentiel de l’intrigue se passe aux États-Unis), les solidarités se manifestent et certains clans se (re)forment (les Amazones par exemples). Quant les plus humanistes tentent de sauver ce qu’il y a encore à sauver, les extrémistes affichent un excès de féminisme (brulant les icônes et les affiches à l’effigie des hommes).

Au milieu de la confusion, un miraculé : Yorick. Avec son singe Espérluette, ils sont les deux seuls survivants masculins (toutes races ou espèces confondues). Après quelques jours à se terrer dans son appartement, c’est finalement la faim qui conduira Yorick à sortir de son repaire. Il masque son visage pour mieux se fondre dans la masse. Avec horreur, il découvre les stigmates de la catastrophe, tente parfois en vain de cacher sa réelle identité, jusqu’à ce que l’Agent 355 fasse irruption dans sa vie. Elle est chargée de sa protection durant le voyage qui doit conduire Yorick au laboratoire du Docteur Mann, brillante biologiste dont les premiers travaux sur le clonage humain sont prometteurs. C’est le début d’une longue cavale qui s’achevera en dix tomes.

De mon côté, je me contenterais de vous présenter les sept premiers tomes de cette aventure. Je n’accroche pas à la totalité des éléments de l’intrigue, mais la lecture est facile et très agréable. Le rythme enlevé de la série nous embarque. La découpe des chapitres/fin de fascicules incite largement à prendre le tome suivant pour connaître la suite des choses, chaque fin d’album nous laissant vraiment à un moment charnière de l’évolution de l’histoire. Je reprocherais tout de même à certains dénouements d’être trop prévisibles, à certains rebondissements de l’être tout autant.

Roaarrr ChallengeLe début de la diffusion de cette série (en France) date de 2004. Mais Semic n’ira pas plus loin que la publication des deux premiers tomes, laissant les lecteurs en attente pendant deux ans, jusqu’à ce que Panini Comics reprenne la réimpression en 2006. Imaginé par Brian K. Vaughan, cette histoire exploite des ficelles qui ont déjà fait leurs preuves maintes fois : un trio qui se constitue rapidement avec trois personnalités hautes en couleurs (aussi différentes que complémentaires), de l’humour, du suspens, des sentiments… et l’affaire est dans le sac. Le tout accompagné d’un graphisme réaliste, le trait de Pia Guerra (une dessinatrice) est doux. A partir du tome 6, Goran Sudzuka (un auteur croatien) réalise les visuels de certains chapitres. Leurs styles étant très proches, c’est un atout majeur puisqu’on remarque peu le changement de dessinateur. L’aspect graphique d’Y le dernier homme est proche de celui de Fables : un dessin efficace qui a la finesse de ne pas s’auto-étouffer avec de multiples codes visuels. La colorisation des albums est ludique, les couleurs sont soutenues… un travail réalisé à la palette informatique et une découpe cinématographique des planches. La série a obtenu l’Eisner Award de la meilleure série régulière en 2008.

PictoOKUn bon divertissement qui allie suspens, humour et thriller scientifique. Je suis curieuse de découvrir la suite, mais qu’il se passe une semaine ou trois mois avant d’avoir les albums en main… peu m’importe. J’apprécie mais pas au point d’être accro ! Je sors tout de même satisfaite de cette lecture.

L’avis plus convaincu de Cruchot (tomes 1 à 6), celui de Kaktusss (tome 1) et de MonsieurO (tomes 1 à 5).

Y le dernier homme

Challenge Fins du monde

Série terminée en 10 tomes

Éditeur : Panini Comics

Collection : 100% Vertigo

Dessinateurs : Pia GUERRA & Goran SUDZUKA (du tome 6 au tome 9)

Scénariste : Brian K. VAUGHAN

Dépôt légal : entre janvier 2004 (tome 1) et avril 2010 (tome 10)

ISBN : …

Fables, tomes 8 et 9 (Willingham & Buckingham)

Fables, tome 8
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2009
Fables, tome 9
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2010

La vie reprend son cours à Fableville suite aux nombreux événements qui ont eu lieu. L’attaque des Soldats de Bois a été maîtrisée, le Roi Cole a perdu son statut de Maire au profit de Prince Charmant, Blanche-Neige vit désormais à la Ferme où elle élève ses six louveteaux, Bigby demeure introuvable, Cendrillon nous surprend… et j’en passe. Lisez la série, ça sera plus simple !

Un nouveau cycle commence avec le huitième tome. J’avais été très loquace sur les sept premiers, je vous propose donc de lire ma chronique les concernant si vous aviez oublié des éléments.

Le graphisme reste dans la même veine et, à vrai dire, il n’y a que les illustrations de James JEAN qui me sont agréables (technicité, originalité…). Les visuels des dessinateurs nous permettent cependant un voyage plus dépaysant (voyage dans le royaume des nuages, escalade d’un haricot géant…), même si l’ensemble reste propret.

Pour le reste, je trouve que le scénario est dans un entre-deux : soit il s’essouffle, il se traîne en route. Soit il jalonne la suite et nous fournit, au préalable, des éléments qui nous seront utiles plus tard (lorsque les pièces du puzzle s’assembleront). Quoiqu’il en soit, le rythme est moins soutenu et l’intérêt des chapitres (principalement sous formes de Nouvelles) est à revoir. Une grande disparité dans la qualité des scenarii. On fait des détours inutiles : par exemple le mariage de Blanche-Neige et Bigby n’apporte strictement rien en soi. Les dénouements sont vraiment bâclés. C’est bien dommage.

La série assure ses arrières avec des temps plus importants consacrés à Jack et Cendrillon (Jack et Cendrillon sont désormais des spin-off de la série mère).

PictomouiJ’espère sincèrement que Willingham va redresser la barre car je me suis ennuyée. J’attends le tome 10 qui devrait me convaincre de poursuivre ou d’arrêter la lecture.

Liens série : albums 1 à 7, Hors-série.

Fables

Tome 8 : Les Mille et une Nuits (et jour)
Tome 9 : Les Loups

Roaarrr ChallengeSérie en cours

Éditeur : Panini Comics

Collection : Vertigo

Dessinateurs : Mark BUCKINGHAM, David HAHN, Jim FERN, Shawn McMANUS

Scénariste : Bill WILLINGHAM

Dépôt légal : juillet 2009 pour le tome 8, mars 2010 pour le tome 9

ISBN : 978-2-8094-0784-6 (tome 8) et 978-2-8094-1228-4 (tome 9)

Bulles bulles bulles…

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Fables, tomes 8 et 9 – Willingham – Buckingham © Panini Comics – 2009 et 2010

1001 nuits de Neige (Willingham & Collectif)

1001 Nuits de Neige
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2008

Ce Hors-Série de Fables a été publié en France en janvier 2008, entre la publication du tome 4 (Le dernier bastion) et celle du tome 5 (La marche des Soldats de bois).

Il est accessible à tous, qu’on ait connaissance des albums de Fables ou non. Dans le premier cas, il apportera des détails intéressants sur le parcours de certains personnages principaux et donnera des éléments de compréhension sur des passages de la série principale. Dans le second cas, il sensibilise au monde de Fables. Dans tous les cas, il présente les moments-phares du parcours des personnages principaux (une fois sortis des univers de GRIMM, PERRAULT, PLESSIX, DISNEY…).

Un fil conducteur : Blanche-Neige. Elle nous guide, en voix-off parfois, dans les aventures de ses compagnons Fables. 1001 Nuits de Neige nous permet donc de voir évoluer Blanche-Neige, Bigby, le roi Cole, le Prince Crapaud, Frau Totenkinder… avant qu’ils n’arrivent dans le monde des Communs pour créer Fableville.

Dix nouvelles de qualité inégale scénarisées par WILLINGHAM.

Au niveau graphique, une succession de plusieurs dessinateurs. Derek Kirk KIM intervient sur une scénette de 3 planches qui n’a pas réellement eu le temps de me convaincre. Quant à la prestation de John BOLTON, je trouve ça inesthétique au possible (présence de photos retouchées à l’ordinateur… c’est laid ^^). Pour le reste, rien à dire excepté que les ambiances sont agréables.

PictoOKJe disais plus haut que cet album était accessible aux initiés comme aux non-initiés de Fables. Je vais relativiser car je pense que la connaissance préalable de l’univers permet de débarquer dans le Hors-Série avec un capital-sympathie non négligeable à l’égard de certains personnages. En effet, les chapitres de 1001 nuits de Neige ne se suffisent pas à eux-mêmes. Découvrir cette série avec cet album laisserait sûrement le lecteur sur un sentiment d’insatisfaction : les personnages sont développés sur un espace-temps trop court, on attend logiquement la suite que l’on trouve (tout aussi logiquement) avec la série-mère.

La chronique de Paul.

Rattaché à la série Fables.

1001 Nuits de Neige
Hors-Série

Roaarrr ChallengeÉditeur : Panini Comics

Collection : Vertigo Graphic Novel

Dessinateurs : Esao ANDREWS – Brian BOLLAND – John BOLTON – Mark BUCKINGHAM – James JEAN – Michael KALUTA – Derek Kirk KIM – Tara McPHERSON – Jill THOMPSON – Charles VESS – Mark WHEATLEY

Scénariste : Bill WILLINGHAM

Dépôt légal : janvier 2008

ISBN : 978-2-8094-0181-3

Bulles bulles bulles…

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1001 Nuits de Neige – Willingham – Collectif © Panini Comics – 2008

Fables (Willingham & Collectif)

Fables, tome 1
Willingham – Medina © Panini Comics – 2004
Fables, tome 2
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2004
Fables, tome 3
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2007
Fables, tome 4
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2007
Fables, tome 5
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2008

Au début du second tome, on dispose d’un synopsis qui sert parfaitement la série. Je vais donc m’appuyer dessus pour vous la présenter et vous dévoiler jusque ce qu’il faut de ses nombreux éléments : «Fableville. Une Communauté clandestine de  New-York où se sont réfugiés des personnages appartenant à l’univers des contes et légendes. Tous les membres de cette société secrète ont fui des guerres terribles, déclarées par un ennemi connu sous le seul nom de « l’Adversaire », qui a méthodiquement envahi et conquis un par un leurs innombrables royaumes. Les Fables – c’est leur nom – qui ne peuvent pas passer pour des humains sont contraints de rester parqués à La Ferme, une annexe de Fableville dans le Nord de l’État». Il y a donc bien longtemps, ces réfugiés se sont installés dans notre monde. Ils sont arrivés seuls ou par petits groupes, et nous côtoient, nous les « Communs » comme ils nous nomment. Ils attendent le jour où ils pourront mobiliser leurs forces, renverser l’Adversaire et récupérer leurs royaumes perdus.

Fables, tome 7
Willingham – Collectif – Panini Comics – 2009
Fables, tome 6
Willingham – Collectif – Panini Comics – 2008

Mais venons-en aux faits : récemment, une jeune femme du nom de Rose Rouge (plus connue comme étant la sœur de Blanche-Neige) a disparu. Son appartement est souillé de son sang, beaucoup de sang, le sien à priori. Assassinat ?

Directement sorti de l’imagination de Bill WILLINGHAM, Fables est un univers fantastico-réaliste dont les chapitres ont initialement été publiés dans un mensuel américain. Pour illustrer son récit, il a regroupé autour de lui plusieurs dessinateurs (« les meilleurs dessinateurs actuels de comics » dit-il) dont Mark BUCKINGHAM qui a produit la majorité des planches de la série. Pour le reste, l’équipe se compose d’artistes présents plus ou moins assidûment : Lan MEDINA (dessinateur des cinq premiers chapitres… et quelques autres), Brian TALBOT, Linda MEDLEY, Craig HAMILTON, P. Craig RUSSELL, James JEAN (qui fait toutes les couvertures)…

J’ai fait le choix de présenter les sept premiers tomes puisque cela coïncide à la fin d’une période. Les trois premiers tomes sont en histoires complètes, le Polar est prédominant. Les tomes 4 à 7, quant à eux, forment un cycle complet au rythme plus soutenu.

Nous revisitons ici nos contes d’enfants. Que sont devenus les héros qui les peuplaient ? Pour ceux qui ont lu Château l’Attente (voir lien ci-dessus de Linda MEDLEY), le principe est déjà connu.

L’album d’entame de série m’a prise au dépourvu pour plusieurs raisons. Il présente l’univers et quoi de mieux qu’une enquête policière pour rencontrer les différents protagonistes ? Du coup, nous les acceptons assez facilement puisqu’ils sont confrontés à une situation qui nous est familière (il suffit d’écouter les infos tous les jours pour entendre parler la disparition de quelqu’un) et que nos chers Fables vont avoir des réactions on ne peut plus humaines.  Ajoutons à cela un ton « bon enfant » qui se fera plus discret au fur et à mesure qu’on avancera dans la série.

Quant au graphisme, loin d’être clinquant, il est raisonnablement aguicheur alors qu’il fait évoluer des personnages de magie. Je me serais peut être attendue à voyager plus à ce niveau. Propre, précis, net, le trait est agréable et rond mais la présence trop timide de rides d’expressions rend les personnages superficiels.  Globalement, les choix de colorisation sont assez ludiques et les couleurs chatoyantes. C’est harmonieux si on élude les inconvénients de la colorisation informatique (les couleurs sont sursaturées par exemple). De plus, BUCKINGHAM adapte sa plume à l’intervention de chaque dessinateur, ce qui permet de camper des ambiances propres à chaque époques, lieux et personnages. C’est un plus pour la série mais exit l’originalité de cette technique (Le Décalogue, L’Histoire Secrète, Le Triangle Secret, DMZ,… j’en passe).

Le scénario ensuite. Loin d’être mièvre, il nous capte rapidement et s’aide pour cela du personnage de Bigby (le grand méchant loup). Le bémol : des conclusions hâtives, tirées par les cheveux. La pilule serait certainement mieux passée si le lecteur avait eu connaissance d’éléments supplémentaires sur la psychologie et le parcours des personnages (ces éléments sont traités… mais tardivement). On observe donc des Fables qui se côtoient depuis des siècles. Leurs amitiés, leurs complicités ou leurs animosités ont pris racines. Certains de leurs actes et réactions peuvent être anticipés par la Communauté… mais pas forcément pour le lecteur, en tout cas pas en début de série. Les conclusions proposées dans des deux premiers tomes sont donc abruptes pour les non-initiés que nous sommes, quelques étapes supplémentaires auraient été les bienvenues. Je l’ai déjà abordé au niveau du graphisme mais le fait que la narration change de « guide » régulièrement apporte une richesse indéniable à l’ensemble, affine la connaissance des personnages et du monde dans lequel ils évoluent.

Roaarrr ChallengePour le reste, je ne vais pas fignoler et dire que j’ai apprécié l’ensemble de la série, tome 7 inclus. Une fois qu’on a mis un pied dans Fables, il est assez difficile d’en décrocher. La disparition de quelques protagonistes en cours d’histoire me déçoit (Barbe-Bleue), la mise en avant d’autres tout autant (le Prince charmant)… de petits tracas de lecteur mécontent mais rien de bien méchant. Les lectures de chapitres sont fluides, captivantes bien que les dénouements soient de qualité inégale. Certains personnages ont gardé leurs gros sabots de conte de fée et les petits cailloux jalonnés par le scénario nous laisse entrevoir le poteau rose, parfois un peu trop tôt (on repère rapidement les grilles de construction du scénario). Ainsi, il faudra attendre le tome 7 pour avoir la confirmation de la réelle identité de l’Adversaire… chose que l’on présageait depuis deux tomes. Heureusement, les personnalités phares de la série savent faire le contre-poids (Bigby, Blanche-Neige, Boy Blue pour l’essentiel… voire le couple de La Belle et La Bête). La série a été récompensée à plusieurs reprises par des Eisner Awards. Cet article intègre le Roaarrr Challenge (je vous invite à vous rendre sur l’article dédié aux Eisner pour prendre connaissance des Prix attribués à Fables).

PictoOKRetomber en enfance pour retrouver nos premiers héros libérés de leurs contrat avec Walt Disney. Ils ont quitté leurs univers cloisonnés pour évoluer dans un monde qu’ils ont construit ensembles. Une lecture divertissante et qui capte l’attention, c’est indéniable. Pour le reste, je n’irais pas plus loin dans la flatterie, ce n’est pas non plus LA série de l’année. Certains personnages gardent encore beaucoup de mystère autour d’eux, laissant présager une looooongue série (je hais les séries trop longue), voire de nombreux de spin-off (deux déjà sont en route : Cendrillon et Jack)… et je hais les spin-off trop nombreux. Je ne lirais donc pas tout, vous l’aurez compris, mais pour l’heure je passe un très bon moment avec la série-mère.

Téléchargement légal du Chapitre 1 sur le site officiel.

Les chroniques de Madmoizelle, Paul.

Autres albums de la série sur le blog : 1001 Nuits de Neige (Hors-série), tomes 8 et 9.

Fables

Série en cours

Éditeur : Panini Comics

Collection : Vertigo

Dessinateurs : Collectif

Scénariste : Bill WILLINGHAM

Tome 1 : Légendes en Exil (chapitres 1 à 5) / janvier 2004
Tome 2 : La ferme des Animaux (chapitres 6 à 10) / septembre 2004
Tome 3 : Romance (chapitres 11 à 18) / juillet 2007
Tome 4 : Le dernier Bastion (chapitres 19 à 21) / novembre 2007
Tome 5 : La Marche des Soldats de Bois (chapitres 23 à 27) / mars 2008
Tome 6 : Cruelles Saisons (chapitres 22 et 28 à 33) / novembre 2008
Tome 7 :  Les Royaumes (chapitres 36 à 41) / mars 2009

Bulles bulles bulles…

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Fables, tomes 1 à 7 – Willingham – Collectif © Panini Comics – 2004 à 2009

DMZ, tome 6 (Wood & Burchielli)

DMZ, tome 6
Woord – Burchielli © Panini Comics – 2010

Manhattan Island.

La guerre civile se poursuit. Un cessez-le-feu est mis en place et globalement respecté.

Afin d’aider à la stabilisation de la situation, les États-Unis veulent mettre en place un gouvernement provisoire sur l’Ile et organiser des élections afin que les habitants de Manhattan élisent leurs propres représentants au gouvernement provisoire.

Le seul problème, c’est que dans les personnalités proposées, aucune n’est originaire de Manhattan et aucune n’a réellement conscience de ce que vivre en ce lieu implique.

Parco DELGADO va imposer sa candidature et embarquer Matty dans sa campagne…

On peut dire que je l’ai attendu de pied ferme cet album qui avait été annoncé pour décembre… et je ne regrette pas de l’avoir guetté car je suis largement récompensée.

Rythme, intrigue, développement des personnages… tout y est. Avec plaisir, je retrouve la qualité des premier et quatrième tomes (mes préférés).

WOOD et BURCHIELLI maîtrisent de main de maître cet univers légèrement futuriste.

PictoOKPictoOKTrès très bon ce dernier tome de DMZ qui s’est légèrement fait attendre.

Mes avis sur les autres tomes de la série sont facilement accessibles via les index du blog ou les catégories :auteurs ou éditeurs situées en fin d’article.

Ailleurs : la chronique de Francis Brasilis.

DMZ

Tome 6 : Un Jeu sanglant

Série en cours

Éditeur : Panini Comics

Collection : 100% Vertigo

Dessinateur : Riccardo BURCHIELLI

Scénariste : Brian WOOD

Dépôt légal : janvier 2010

Bulles bulles bulles…

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DMZ, tome 6 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2010