La Déjeunite de Madame Mouche et autres tracas pour lesquels elle consulta le docteur Lapin-Wicott (Valentin & Cinquin)

Valentin – Cinquin © L’Atelier du Poisson soluble – 2013
Valentin – Cinquin © L’Atelier du Poisson soluble – 2013

« À partir de comptines, de rondes, de formulettes et d’adages du patrimoine oral et enfantin, Elsa Valentin tresse une histoire jubilatoire ; celle de madame Mouche qui attrapa la déjeunite de Gloups et s’en alla consulter le docteur Lapin-Wicott. Les illustrations très graphiques de Fabienne Cinquin inscrivent ce récit loufoque dans un sillon culturel fait de cirque, de lapin blanc, de bébés pêchés à l’éprouvette… » (extrait synopsis éditeur).

Un délicieux ouvrage est sorti ce mois-ci à l’Atelier du Poisson soluble. Il pétille de malice et de bonne humeur. Elsa Valentin dépoussière avec beaucoup de panache le répertoire de comptines enfantines et d’adages populaires et les concentre dans cet ouvrage surprenant. Ce voyage imaginaire ne cesse de rebondir, d’étonner, de laisser coi et de divertir le lecteur égaré dans cet univers, semblable à la petite Alice perdue aux pays des merveilles. Pourtant, les sons et les refrains que l’on croise ici nous sont familiers. C’est certainement grâce à eux que l’histoire ne nous échappe pas totalement. Car il faut le reconnaître, cette historiette est un imbroglio de mots, de pensées et de dialogues épicés.

Les illustrations de Fabienne Cinquin donnent à cet univers une touche acidulée. Les propos s’envolent et s’éparpillent sur les pages de façon faussement désordonnée. J’ai eu l’impression de m’immerger dans des univers de théâtre, à mi-chemin entre la Commedia dell’arte et le théâtre de marionnettes de Guignol. A l’instar de la partie narrée, le graphisme se nourrit de nombreuses autres références.

Un ouvrage que j’ai lu en compagnie de mon petit lecteur de 4 ans. Il m’a semblé à la fois très amusé par cet univers totalement fou et très… inquiet quant à ma santé mentale, comme sur ce passage par exemple :

« – Cornegidouille ! Voici enfin que je vois ce cher chérubin, s’exclame Madame Zut. Qu’il est beau ! Vous l’avez trouvé dans un chou paraît-il ?

– C’est une fille, précise Madame Mouche. Je l’ai trouvée dans la mare ».

… ce à quoi l’enfant-lecteur rétorque (le sourire aux lèvres mais le regard inquiet) : « C’est une blague Maman ? ». Pour lui, le côté loufoque est difficile à appréhender… sauf si l’on y met le ton : chanter les répliques issues de comptines, surjouer les interjections, changer d’intonation au moment de la lecture d’expressions [du langage courant] ou marquer un silence prolongé après la lecture d’un passage plus délicat… Autant de façon de jouer avec les mots et sa voix, autant de manières d’inciter l’enfant à poser des questions, à lui laisser le temps de râler (en s’amusant) à l’égard de ce grand-n’importe-quoi qu’il découvre.

Adulte et enfant sont obligés de retrouver leurs repères en permanence, de fouiller dans leur mémoire pour mieux apprécier les trouvailles qu’ils y font. Si l’on accepte cela, alors la lecture devient interactive, ludique et drôle. Petit bémol : chaque bribe de comptine appelant à chanter la suite… on perd le fil de l’histoire qui n’est déjà pas évidente à suivre. Le caractère improvisé et spontané a tendance à prendre le lecteur au dépourvu.

PictoOKUne expérience de lecture réellement atypique. Déconcertant, certes, mais éclats de rire garantis. On aime – ou pas – cet album illustré qui est, à mon sens, plus à prendre comme un jeu dans lequel on accepte de se mettre en scène.

Adulte : à lire une fois (voire deux) avant d’y associer votre enfant.

La chronique de La Soupe de l’Espace et de la Rédac’ du Milk.

Du côté des challenges :

Petit Bac 2013 / Animal : Mouche

Petit Bac 2013
Petit Bac 2013

La Déjeunite de Madame Mouche et autre tracas pour lesquels elle consulta de docteur Lapin-Wicott

Album illustré

Editeur : L’Atelier du Poisson Soluble

Dessinateur : Fabienne CINQUIN

Scénariste : Elsa VALENTIN

Dépôt légal : mai 2013

ISBN : 978-2-35871-045-9

Bulles bulles bulles…

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La Déjeunite de Madame Mouche et autre tracas pour lesquels elle consulta de docteur Lapin-Wicott – Valentin – Cinquin © L’Atelier du Poisson soluble – 2013

Encore des questions ? – L’album de l’album (Fastier)

Fastier © L’Atelier du Poisson soluble – 2013
Fastier © L’Atelier du Poisson soluble – 2013

Yann Fastier est un auteur illustrateur d’ouvrages jeunesse. Depuis plusieurs années, il exerce également en tant que bibliothécaire (secteur Jeunesse, affectation qu’il semble avoir quitté depuis peu). Quoiqu’il en soit, ces deux activités professionnelles font de lui l’intervenant idéal capable de s’adresser à un public de jeunes lecteurs (intervention en classes de CP, CE, CM ou en bibliothèque) en trouvant à la fois le ton approprié et le juste niveau de langage pour que la présentation soit accessible à tous.

Encore des questions ? L’album des albums retranscrit le contenu d’une de ses interventions destinée à présenter les différentes étapes de fabrication d’un album et sensibilise les plus jeunes aux métiers du livre. Sur son blog (et dans de n° 235 de Griffon), il explique comment est née l’idée de réaliser cet ouvrage. « Assistant un jour à l’une de mes interventions en classe, Olivier Belhomme me suggéra aimablement d’en faire un livre ».

 « Bonjour à tous ! Alors, pour commencer, est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’est un album ? »

L’auteur se met donc en scène très simplement : une salutation et une présentation rapide au groupe d’enfants présents et très vite, les wagons narratifs s’enchaînent au rythme de son intervention. L’auteur s’amuse avec les enfants, illustre ses propos à l’aide de références (littéraires ou autres) qui sont à leur portée. Des petites touches d’humour soulagent son exposé qu’il ponctue régulièrement de questions ouvertes à l’assistance. Ces questions ne manquent d’ailleurs pas d’interpeller le petit lecteur (en pleine lecture de l’ouvrage) qui se prend au jeu, répond spontanément… rendant ainsi cette lecture interactive.

De la simplicité et de l’humour, nous en trouverons également dans l’ambiance graphique. Plusieurs atmosphères bichromiques se succèdent (vert, rose, bleu…) ; elles soulagent les propos et permettent de glisser naturellement d’un chapitre à l’autre. Quant au contenu des chapitres à proprement parler, on côtoie cinq enfants qui écoutent plus ou moins attentivement ce que leur apprend l’auteur. Les personnages évoluent librement sur les pages sur un fond blanc, ce qui permet au lecteur de se concentrer uniquement sur les propos qui délivrent une quantité importante d’informations. C’est là le seul grief que je porterais à l’égard de ce livre. Le lire avec mon fils m’a permis de valider une supposition que je m’étais faite à la première lecture : l’intérêt que l’on porte au message s’essouffle sur le dernier tiers de l’ouvrage. La lecture est fluide, certes, mais l’ouvrage est à la fois trop court pour qu’il soit pertinent d’en interrompre la découverte… et trop long pour que l’enfant puisse l’apprécier de bout en bout.

Fastier © L’Atelier du Poisson soluble – 2013
Fastier © L’Atelier du Poisson soluble – 2013

Pour le reste, la mise en scène proposée est des plus ludiques. L’auditoire est représenté par cinq enfants. Une petite fille se démarque car elle porte un grand intérêt au contenu de l’intervention. A ses côtés, un garçon prend régulièrement de manière intempestive ; dans un premier temps, son personnage amuse mais rapidement, il agace. L’auteur finira par lui donner un coup de massue libérateur.

PictoOKUn ouvrage didactique et accessible à un large public (à partir de 8 ans).

L’ouvrage présente toutes les étapes de fabrication d’un album. Il explique la genèse du projet de création, relate la spécificité du travail de l’auteur et de celui de l’illustrateur, la démarche auprès de l’éditeur… abordant ainsi chaque maillon de la chaîne du livre et reliant l’auteur à son lecteur. Dans un deuxième temps, Yann Fastier revient sur les étapes de construction d’un album et aborde des aspects plus techniques de la construction d’un album : travail de construction du scénario, découpe des planches, enjeu de la double page, story-board…

« Et quand on fait un album, on découpe son histoire par pages et même par doubles pages ! Pourquoi par doubles pages ? C’est simple : quand on ouvre un livre, qu’est-ce qu’on voir ? Deux pages ! (…) L’auteur et l’illustrateur sont bien obligés d’en tenir compte ! »

Dossier (pdf) présentant l’auteur et reportage photo d’une de ses interventions en classe.

La chronique de Herisson.

Extrait :

« Un livre qui raconte une histoire avec des images. Et toujours au moins avec des images ! Un album a toujours des images, sinon, ce n’est pas un album. Par contre, il peut parfois se passer de texte ! Un album peut très bien raconter une histoire avec seulement des images. Il ne racontera pas forcément la même chose, ni de la même façon, mais il existe des albums sans textes, où c’est la succession d’images qui permet de comprendre l’histoire. On pourrait appeler cela un album muet, comme le cinéma l’était autrefois » (Encore des questions ?).

Encore des questions ?

– L’album de l’album –

Editeur : L’Atelier du Poisson soluble

Auteur : Yann FASTIER

Dépôt légal : mars 2013

ISBN : 978-2-35871-043-5

Bulles bulles bulles…

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Encore des questions ? – Fastier © L’Atelier du Poisson soluble – 2013

La petite fille qui voulait voir des éléphants (Victor)

Victor © L’Atelier du Poisson soluble – 2013
Victor © L’Atelier du Poisson soluble – 2013

Un grand voyage attend Nina puisqu’elle va passer ses vacances chez sa Tantie Atwa, en Afrique. Son cœur bat très fort lorsque l’avion commence son atterrissage. Outre le plaisir de voir sa Tantie, c’est aussi l’excitation de découvrir le pays des éléphants, son animal préféré.

Nina sent son cœur qui bat plus fort, il ne reste plus que les nuages à traverser pour qu’elle puisse enfin apercevoir les éléphants se promener dans la brousse.

Mais la petite Nina devra attendre avant de voir les éléphants. Tout d’abord, il y a le temps d’un trajet supplémentaire jusqu’à la maison de sa tante, puis l’interminable conversation téléphonique de cette dernière, puis…

Une histoire surprenante qui a le mérite de faire sourire et d’intriguer le petit lecteur… qui ne manquera pas de poser moult questions durant la lecture. En effet, Sylvain Victor s’amuse des représentations généralement véhiculées par les ouvrages pour enfants : l’Afrique et la brousse, l’Afrique et les animaux en liberté, l’Afrique et l’absence de toute technologie (téléphones portables, internet…)… bref, l’Afrique telle qu’elle était il y a de cela un siècle encore, un peu comme ces images d’Epinal qui sont véhiculées sur la Chine et la tradition des pieds bandés…

Et le petit lecteur est très sensible à ce qui lui est raconté ici. Très sensible également aux frustrations rencontrées par Nina à l’occasion de son voyage africain.

Graphiquement, Sylvain Victor a opté pour la simplicité. Les dessins minimalistes sont à la portée des enfants et mon fils aîné n’a pas manqué de le souligner lorsqu’il a ouvert cet ouvrage pour la première fois. Quant à mon cadet (4 ans), c’est la première fois que je le vois tenter de reproduire les dessins d’un livre. Les visuels contiennent assez peu de couleurs (jaune, vert, marron, gris, blanc) ce qui facilite grandement la fluidité de la lecture.

PictoOKUn livre intelligent et drôle, très ludique tant sur le fond que sur la forme.

La petite fille qui voulait voir des éléphants

Nouvelle illustrée

Editeur : L’Atelier du Poisson soluble

Auteur / Illustrateur : Sylvain VICTOR

Dépôt légal : mars 2013

ISBN : 978-2-35871-036-7

Bulles bulles bulles…

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La petite fille qui voulait voir des éléphants – Victor © L’Atelier du Poisson soluble – 2013

C’est pour mieux te manger ! (Rogier)

C'est pour mieux te manger !
Rogier © L’Atelier du Poisson soluble – 2012

Le Petit chaperon rouge s’est préparée pour aller porter une galette et un pot de saindoux à sa mère-grand. Son capuchon recouvre sa tête, les victuailles ont été déposées dans son petit panier et la voilà prête à traverser la forêt en espérant ne pas rencontrer le grand méchant loup.

Cependant, l’auteur nous met la puce à l’oreille en introduisant son histoire d’un « Il était encore une fois un Petit Chaperon rouge… ». Petit chaperon rouge ?? En êtes-vous bien sûr les enfants ??…

Règle numéro un qu’il faut avoir en tête avant de plonger dans un ouvrage du Poisson soluble : ne pas se fier aux apparences !

Forts de notre expérience (voir notamment Jérôme, Amédée et les girafes), Petit Hulk (cadet de Monsieur Lutin) et moi nous sommes lancés dans ce court récit de 22 pages qui revisite le célèbre conte du Petit Chaperon rouge. Le graphisme nous met rapidement sur la piste : il y a là quelque chose qui sort de l’ordinaire. Françoise Rogier joue sur le rythme du récit qui colle presque fidèlement au récit originel si ce n’est que le support visuel l’accompagne crée une atmosphère totalement différente. Les traits hachurés et la dominante de noir influencent fortement l’ambiance graphique au point que l’on se pose la question de savoir s’il s’agit réellement d’un ouvrage destiné aux plus jeunes. Mais c’est bel et bien le cas.

Quelques indices glissés ça et là donnent un côté très interactif à la lecture. Ainsi, trois petits cochons tentent de se dissimuler maladroitement derrière des arbres… non loin d’un panneau de signalisation qui indique qu’il y a du gibier dans ce coin de la forêt !! Mmh… autant d’éléments visuels qui n’échappent pas au petit lecteur curieux. La récolte des indices est fructueuse et le prépare inconsciemment à accueillir d’un énorme éclat de rire la scène qui dévoile l’identité réelle des personnages.

Depuis, il y a eu de nombreuses relectures en sa compagnie, toutes à sa demande. Et bien qu’il en connaisse le dénouement, le style de trait employé par l’auteur est étonnement ludique pour le jeune lecteur. Le processus reste le même d’une lecture à l’autre : amusement, tension, rire… et on recommence la lecture…

Je n’en dirais pas plus, car je vous rappelle que cet ouvrage ne contient que 22 pages et que le but n’est pas de vous dévoiler le pot aux roses dans cet article. Tentez la lecture, furetez sur le site de L’Atelier du Poisson soluble pour vous sensibiliser au contenu… et faites-le découvrir à vos enfants.

Je remercie également l’éditeur pour cette découverte !

La chronique de Jérôme.

C’est pour mieux te manger !

Récit complet

Editeur : L’Atelier du Poisson soluble

Auteur / Illustrateur : Françoise ROGIER

Dépôt légal : octobre 2012

ISBN : 978-2-35871-041-1

Bulles bulles bulles…

Rogier © L’Atelier du Poisson soluble – 2012

Fipopus Gropopus (Laurent)

Fipopus Gropopus
Laurent © L’Atelier du Poisson Soluble – 2012

Sur une étrange planète, deux espèces cohabitent sans jamais se côtoyer. La chose est facilitée par le fait que la planète est plate ; ainsi, Fipopus et Gropopus vivent sur les versants respectifs de ce monde. Pourtant, sur le principe des vases communiquant, les deux univers interagissent naturellement : un cratère sans fond causé par l’impact d’une météorite chez les Fipopus donne naissance à une montagne chez les Gropopus ; un puits qui se tarit chez les Gropopus et c’est une source qui jaillit chez les Fipopus… Ces deux mondes sont aussi contraires que complémentaires, à l’instar des deux peuples. De nature pacifique, les Fipopus vivent en harmonie avec la nature, ils n’ont de cesse de jardiner. Les Gropopus quant à eux sont querelleurs et revanchards. Le moindre désaccord est prétexte à chamaillerie.

L’interactivité entre ces deux univers est permise par le support même de l’ouvrage de Frédéric Laurent. Le format est surprenant – 12 / 31 cm – d’autant que pour prendre connaissance de l’histoire, il est nécessaire de déplier ce livre-accordéon. Ainsi, le lecteur est face à une immense frise qu’il retournera à son gré pour changer de monde Fipopus / Gropopus.

Chaque peuple est affublé de quelques traits de caractère humains. Il y a du bon et du mauvais en chacun : susceptibilité et organisation pour les Gropopus, pacifisme et insouciance chez les Fipopus, un choix qui permet au jeune lecteur se se saisir facilement de l’ambiance. Un livre ludique et interactif que Monsieur Lutin a plaisir à lire, à relire et à partager avec ses copains. Ce récit invite le jeune lecteur à parler, à se positionner sans autres contraintes que le respect de ses propres convictions. Tout en s’amusant, il a pu rester très critique quant aux us et coutumes partagées par les Fipopus d’une part, les Gropopus d’autre part. Je n’ai pas eu le temps de prendre en notes ses retours et commentaires, mais Fipopus Gropopus est un ouvrage vers lequel il revient régulièrement, qu’il emporte bien que le format atypique qui ne lui permet pas de « voyager » facilement (il ne rentre pas dans un sac d’enfant du moins une fois inséré, il est impossible de fermer le sac).

PictoOKCe livre est très apprécié par tous les membres de ma famille. Cependant, pour les plus petits (jusqu’à 4 ans), il est difficile de s’en saisir pleinement car les interactions entre Fipopus et Gropopus sont loin d’être une évidence, même guidé par la lecture d’un adulte.

J’ai apprécié la technicité de cette construction narrative sous contrainte. Ce récit humoristique est fluide et permet une réflexion non dénuée d’intérêt entre lecteurs de générations différentes.

Je remercie L’Atelier du Poisson Soluble pour ce partenariat.

Je vous invite à prendre connaissance des avis de Marianne, Croknobookeur (sur le site de La Soupe de l’Espace), une visite dans Le Cabas de Za, dans L’Esperluette d’Agathe (où vous pourrez observer le livre lorsqu’il est complètement déroulé) et de Catherine (sur Kidissimo).

Fipopus Gropopus

Ouvrage illustré

Éditeur : L’Atelier du Poisson Soluble

Dessinateur / Auteur : Frédéric LAURENT

Dépôt légal : mai 2012

ISBN : 9782358710282

Bulles bulles bulles…

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Fipopus Gropopus – Laurent © L’Atelier du Poisson Soluble – 2012

Destinataires non communiqués (Kocjan)

Destinataires non communiqués
Kocjan © L’Atelier du Poisson Soluble – 2012

« Cet ouvrage regroupe une série de lettres, envoyées électroniquement à une liste d’amis entre octobre 2008 et juillet 2009, relatant la vie extraordinaire d’un homme, d’une femme et d’un enfant qui partirent faire le tour du monde car il n’y avait plus rien d’intéressant à la télé » (mise en bouche de ce récit épistolaire de Grégoire Kocjan, préfacier de son propre ouvrage).

Couverture souple et format 14.5/20 cm pour ce petit ouvrage… il ne m’aurait pas déplu de le voir en grand format, genre 25.5/30 voire plus si affinités, histoire de pouvoir se plonger « à la façon grand aventurier » dans le recueil.

Vous l’aurez compris, j’ai savouré.

Voici le voyage :

L’auteur, Grégoire Kocjan, est à découvrir et cette publication est l’occasion parfaite de le faire. Les quelques recherches que j’ai faites le concernant, la fluidité de son écriture, son humour mêlés à la nature de l’expérience qu’il partage sont autant d’atouts qui me conduisent au même constat :  je ne compte pas en rester-là avec cet auteur.

Détrompez-vous, ce petit livre n’est pas un album. S’il contient de ci de là quelques planches, ce n’est que pour recourir à quelques métaphores justement trouvées. La compilation de courriers électroniques est également complétée de photos et de cartes géographiques, permettant au lecteur de se repérer dans le périple réalisé. Europe, Asie, Océanie, Amérique du Sud, Amérique du Nord, Europe… un an pour boucler la boucle au gré des intempéries climatiques et humaines (un soulèvement social conduisant notamment à la fermeture des frontières d’un pays et forçant « Le Club des Trois » à faire escale à Hong Kong, pied-à-terre qui – en début de séjour – émaille le budget familial).

Ainsi, en 127 pages, Grégoire, Aurore – sa compagne – et Silas (alias Bouboule… 5 ans au compteur) nous feront part de leurs impressions. Certes, c’est essentiellement Grégoire qui partage les anecdotes de leur voyage. C’est très agréable de le lire. Au fil des pages, il partage rencontres, habitudes locales, paysages et mode de vie. L’humour nous accompagne tout au long de la lecture.

PictoOKRéellement, si vous ne connaissez pas ce titre et que vous avez besoin de vous évadez à moindre frais, je vous recommande ce livre. Pour les autres lecteurs, je vous invite à vous laisser surprendre.

Lire une chronique sur le site de Toute la culture.

Je remercie L’Atelier du Poisson Soluble pour ce partenariat. Je m’excuse une nouvelle fois auprès d’eux pour cette mise en ligne tardive de mon article.

Extrait :

[L’Ile de Gili] « C’est une île sans chiens, sans véhicules motorisés et sans Police, donc l’idéal pour les gens qui n’aiment pas le caca dans la ficelle de leurs tongs, le monoxyde de carbone et les cons » (Destinataires non communiqués).

Destinataires non communiqués

Récit complet

Éditeur : L’Atelier du Poisson Soluble

Collection : Poisson Migrateur

Auteur : Grégoire KOCJAN

Dépôt légal : avril 2012

ISBN : 978-2-35871-032-9

Bulles bulles bulles…

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Destinataires non communiqués – Kocjan © L’Atelier du Poisson soluble – 2012

Pome ou les petites choses (Troïanowski)

Pome ou les petites choses
Troïanowski © L’Atelier du Poisson Soluble – 2012

Dans un immense désert imaginaire vit Pome, une petite fille solitaire. Elle semble ici chez elle, gardienne des clés de compréhension de ce monde. Pourtant, au détour d’une dune, elle rencontre moutons, corbeaux, épouvantail, indien, baleine blanche, nez rouge… autant de rencontres saugrenues dont la petite fille s’étonne, se satisfait ou s’agace.

Pome ou les petites choses est un recueil de courts récits, une succession d’aventures dont le personnage principal est une fillette. Voyage au pays imaginaire. Pour le lecteur, chaque rencontre est l’occasion de rire, s’attendrir ou de chercher à comprendre le rôle de certains personnages.

Imaginées par Johan Troïanowski, les histoires de Pome ont été prépubliées sur 30 jours de BD, comme en témoigne la rubrique que l’auteur a consacré à Pome sur son blog. Ce recueil publié à L’Atelier du Poisson Soluble comporte des histoires inédites et majoritairement muettes, exceptées celles mettant en scène l’épouvantail, seul capable de parler et de faire parler Pome. J’ai du perdre en partie mon âme d’enfant car j’ai ressenti beaucoup d’incompréhensions lorsque j’ai découvert cet ouvrage pour la première fois. Mais mon ressenti est loin d’être partagé par Monsieur Lutin (6 ans) :

J’aime bien. L’histoire est super cool parce que les bonhommes sont drôles ! Quand ils nous demandent de secouer le livre, tous les dessins de la feuille tombent et tout se casse. Et après, Pome et l’épouvantail doivent refaire l’image et reconstruire le désert. Pome est super cool même si les histoires qui lui arrivent sont bizarres. Le livre raconte qu’une baleine est dans le ciel et qu’elle avale la lune. Moi si je voyais ça, je prendrais un doudou et je le lancerais dans le ciel car je n’ai pas envie que quelqu’un mange la lune sinon il n’y a plus rien qui brillera dans le ciel. Et puis avec son doudou, la baleine ne sera plus toute seule là-haut.

Le livre raconte aussi que des loups peureux veulent manger la petite fille et que des corbeaux l’embêtent. Et l’épouvantail est arrivé et il lui parle et il l’aide. Le livre raconte qu’une petite fille est dans le désert mais elle n’a pas du tout de maison. La petite fille n’existe pas dans la vraie vie, elle vit dans le monde des livres. Le monde des livres c’est bien parce qu’on s’amuse beaucoup. Ça m’a fait penser à d’autres histoires que j’ai déjà lues. Comme maman m’a demandé de lui dire quelle histoire, j’ai parlé de Château Chat parce que ça s’amuse aussi dans cette histoire. Mais je n’aimerais pas vivre les mêmes aventures que Pome parce que c’est tout le temps le désert et c’est triste le désert. Des fois elle s’ennuie et les gens qu’elle rencontre l’aident à ne pas s’ennuyer. Je le relirais tout seul parce que j’aime bien lire tout seul et que l’histoire me fera rigoler.

Un univers absurde et poétique. Là où je trouve le récit saugrenu, mon fils s’en amuse. Là où je ne suis parvenue à comprendre l’attitude d’une créature mon fils trouve une explication logique à son comportement. Par contre, là où l’épouvantail et Pome demandent au lecteur de secouer énergiquement l’ouvrage… on a secoué fermement !! Le principe est également présent dans Rouge, du même auteur. Et même tourné dans tous les sens juste après cette action pour lire les répliques de Pome qui était soumise à des lois de la gravité totalement à l’opposé des nôtres !

Un livre interactif et amusant. Adultes, faites cette lecture en compagnie d’un enfant… ils vous donneront toutes les clés pour savourer cet ouvrage 😉

Je remercie L’Atelier du Poisson Soluble pour cette lecture en partenariat.

Expo Johan Troïanowski et interview de l’auteur.

Pome ou les petites choses

One Shot

Éditeur : L’Atelier du Poisson Soluble

Dessinateur / Scénariste : Johan TROÏANOWSKI

Dépôt légal : mai 2012

ISBN : 978-2-35871-030-5

Bulles bulles bulles…

Avec un blog d’auteur aussi fourni, il serait dommage de vous priver d’une visite pour découvrir son univers.

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Pome ou les petites choses – Troïanowski © L’Atelier du Poisson Soluble – 2012