DMZ, tome 1 (Wood & Burchielli)

DMZ, tome 1
Woord – Burchielli – Panini Comics – 2007

Dans un futur que l’on sent proche, des États américains se sont auto-proclamés « États Libres . Conséquence : les États-Unis connaissent leur seconde guerre civile.

La ligne de front passe par New York. Au beau milieu : Manhattan Island est assiégée et est devenue la DeMilitarized Zone. Pillages, gangs de milices, insurgés, attentas à la voiture piégée, tueurs à gage… tel est le quotidien des habitants de l’île. Personne ne sait ce qu’il s’y passe réellement. Pour la première fois depuis le début du conflit, un journaliste a l’opportunité d’y aller. Viktor FERGUSON, journaliste et lauréat du prix Pullitzer, doit couvrir l’événement et profite d’un cessez-le-feu pour rejoindre la DMZ.  Mais la zone n’est pas sécurisée, il se fait abattre, tout comme les militaires qui devaient assurer leur protection. Seul survivant de l’équipe de reportage : Matthew ROTH, stagiaire photographe.

Rapidement, Matthew va comprendre que son blouson et sa carte de presse représentent un avantage pour survivre en ce lieu coupé du monde. Seul et sans expérience, il décide malgré tout de faire ce pour quoi il a été envoyé là-bas : montrer au monde comment la vie s’organise dans la DMZ.

Voilà tout à fait le type de bande-dessinée vers lequel je ne vais pas spontanément. La guerre n’est point ma tasse de thé.

Le Tome 1 de la série DMZ est venu fleurir les étagères de ma bdthèque par le biais de mon Golgoth. Il paraît que c’est bien… j’ai donc voulu savoir…

Une ambiance pesante se met en place dès les premières planches. Je dirais même plus : dès le premier plat.

Matthew va nous servir de guide dans la DMZ. Il débarque et sera nos yeux et nos oreilles dans ce monde que l’on découvre. Il a relativement du bol, semble-t-il, de tomber sur des personnes honnêtes qui vont l’aider sans l’arnaquer.

Les dessins sont trèèèès accrocheurs !!

DMZ, tome 1 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2007

Le choix des couleurs qui a été fait donne réellement une fraicheur à cet album, cela contraste avec le thème principal. Cela donne un certain entrain, un petit côté optimiste malgré la situation cauchemardesque.

Un univers cruel, sans fioritures, sans illusions… et très crédible.

PictoOKPictoOKHonnêtement ?

J’étais partie assez sceptique dans la lecture de cet album et… c’est vraiment bien !! La série compte actuellement 5 tomes (le petit dernier est fraîchement paru en juillet dernier). Il est donc fort probable que les autres albums de DMZ soient l’objet de futures chroniques. D’ailleurs… cliquez sur les catégories « auteurs » en bas de l’article, vous accéderez à mes avis sur les autres tomes de la série.

DMZ

Tome 1 : Sur le terrain

Série en cours

Éditeur : Panini COMICS

Collection : 100% Vertigo

Dessinateur : Riccardo BURCHIELLI & Brian WOOD

Scénariste : Brian WOOD

Dépôt légal : mai 2007

Bulles bulles bulles…

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DMZ, tome 1 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2007

V pour Vendetta (Moore & Lloyd)

V pour Vendetta, tome 1
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 2
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 3
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 4
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 5
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 6
Moore – Lloyd © Zenda – 1989

J’ai eu un plaisir non dissimulé à relire cette série de MOORE et LLOYD. En revanche, mal m’en a pris de vouloir regarder l’adaptation cinématographique à la sortie de cette lecture. J’ai donc plus envie de parler de cette libre adaptation fantaisiste et scabreuse que de la BD en elle-même.

Synopsis de la série :

Novembre 1997, Londres.

Le dernier conflit mondial nucléaire a rayé l’Europe, l’Afrique et les États-Unis de la carte. La Grande-Bretagne est devenue un état totalitaire depuis une quinzaine d’années. L’extrême-droite est à la tête du pays et a effectué sa classique purification ethnique dès son arrivée au pouvoir. Tout accès au plaisir et à la culture est soigneusement sous contrôle (musiques, livres…).

« La guerre a mis fin aux luxes. La guerre a mis fin aux libertés ».

Chaque soir, la Voix du Destin parle au peuple et le tient sous le joug de la peur, le Pouvoir est méthodiquement organisé :

– la Main est la force armée de l’État, elle fait régner ordre et discipline,
– la Bouche représente les médias sur lequel le Parti a le monopole. De son antre, parle la Voix du Destin,
– L’Œil est vigilant à tout : télésurveillance de tous pour se tenir au fait des agissements de chacun,
– l’Oreille tend ses antennes et est à l’affût de ce que ses micros lui rapportent (écoutes téléphoniques, mouchards…),
– le Nez est une sorte de police scientifique,
– à la Tête, deux dirigeants : le Commandeur (un homme fait de chair et d’os) et le Destin (intelligence artificielle) sur lequel se base le Commandeur pour diriger le pays. Dans ce contexte, V, un anarchiste, souhaite ébranler le pouvoir en place et redonner au peuple son libre-arbitre et sa liberté. Il joue sur deux registres : se venger des violences qu’il a subies et faire tomber le gouvernement en attaquants ses emblèmes.

Voici une œuvre que l’on ne présente plus… du moins je pense. Dès le début de la lecture, on se laisse emporter dans cet univers. Un bon conseil donc : si vous souhaitez lire V pour Vendetta, assurez-vous d’avoir la série complète à portée de main. Car si dans un premier temps le graphisme peut vous rebuter un peu, vous vous rendrez rapidement compte que nulle autre touche ne peut mieux s’accorder avec cette ambiance.V pour Vendetta est tout bonnement diabolique.

MOORE mène son scénario de main de maître et LLOYD lui emboîte si bien le pas que j’en oublie que je ne suis pas censée entendre de la musique que V écoute, ni aucun murmure, ni aucune détonation, aucun cliquetis de serrure, aucune respiration…. « La vie est un théâtre. Une grande illusion » (propos de V, Tome 1).

Cette œuvre a initialement été écrite comme une pièce de théâtre : 3 actes, un entracte, un prologue. La première édition de la version française diffère de la découpe proposée par la version américaine. La VF, c’est 6 tomes de 6 à 8 chapitres chacun. La VO c’est 10 tomes de 3 à 5 chapitres. Certains chapitres étant positionnés différemment chronologiquement. Quelle utilité ? je n’en sais rien ? Si cela influence la lecture ? je ne pense pas.

V pour Vendetta est un petit bijou du 9ème art, tout bonnement.

Je ne m’étendrais pas sur une analyse de ceci ou de cela dans la BD. Je cherchais à mettre en lien un travail qui a été fait par des étudiants anglais (je crois) sur cette BD, mais pas moyen de mettre la main dessus. D’ailleurs si quelqu’un a cet écrit sous la main, je le lirais volontiers ! Ils y ont consacrés une année d’étude !

La sortie du film a pourtant relancé la série. Les ventes d’albums ont retrouvé une seconde jeunesse. Mais… bien mal m’en a pris de le regarder en sortant de la  lecture. Idée complètement saugrenue que je déconseille vivement à toute personne saine d’esprit. On lui accordera d’être un bon film d’action américain à gros budget (oups, pléonasme pléonasme !), mais il n’est qu’une très libre interprétation de la BD. Les deux seules choses que j’ai trouvé fidèles : le personnage de Dellia et le Chapitre « Valérie »… et le jukebox, j’allais oublier !

PictoOKPictoOKCultissime !

V pour Vendetta

Roaarrr Challenge
Roaarrr Challenge

Série terminée en 6 Tomes, désormais publiée en Intégrale

Tome 1 : Visages / Tome 2 : Vérités / Tome 3 : La Valse du vice /
Tome 4 : Valérie / Tome 5 : Voyages / Tome 6 : Victoria

Éditeur : Zenda

Dessinateur : David LLOYD

Scénariste : Alan MOORE

Dépôt légal en France : de janvier 1989 à janvier 1990

ISBN : voir la fiche série sur BDgest

Bulles bulles bulles…

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V pour Vendetta – Moore – Lloyd © Zenda – 1989 à 1990

Animal’z (Bilal)

Animal'z
Bilal © Casterman – 2009

Ce peut être demain ou dans 100 ans.

Un dérèglement climatique appelé de « Coup de sang » désorganise toute activité humaine sur Terre. L’eau potable est devenue un enjeu, l’individualisme est à son paroxysme. Hommes et animaux convergent vers le Détroit 17, seul espoir de survie. Rien ne leur assure cependant un lendemain une fois arrivés à destination… encore faut-il y arriver entier. On est témoin de destins qui se croisent et partagent un bout de route ensemble.

Drôle de signe du destin quand je pense que j’ai mis un pied il y a 20 ans dans l’univers de la BD « adulte » avec La Femme Piège de Bilal.

Oui, je sais, c’est le second volet d’une trilogie et blablabla, mais quand on a 16 ans, on fait avec les moyens du bord. En l’occurrence, ce tome avait été offert à mon père. Bref, j’ai dévoré La Femme Piège et non, je n’ai pas couru chercher La Foire aux Immortels et Froid Équateur car… je ne connaissais pas (j’en rougis de l’écrire). En revanche, j’en ais acheté d’autres, au pif.

Au pif donc, je me suis équipée de l’intégrale de l’Incal et du Grand pouvoir du Chninkel. Wow !! Bonne pioche m’dame ! Et c’est là que tout a commencé…

Retour aux sources donc, un Bilal.

Première impression : la BD sera longue à lire.

J’ai suivi avec peine chacun des personnages principaux tour à tour…. jusqu’à ce qu’ils se rencontrent. Le récit des premières pages est saccadé (il faut compter une quarantaine de pages tout de même). Les personnages évoluent dans un décor réellement atypique, ce qui permet de toucher du doigt leurs fragilités. Bilal sait utiliser à souhait leurs côtés mystérieux, mais… on les entend respirer. C’est assez incroyable pour du Bilal je trouve. On a de l’empathie à leur égard. Peut-être que ce qui les rend touchant est cette incertitude, cet espoir auquel ils se raccrochent ?

Un peu de « réchauffé » tout de même puisque Bilal nous ressert le coup de la seconde peau (merci Warehole, merci Nikopol).

Le côté écolo de l’histoire contraste avec ce à quoi je m’étais habituée ces derniers temps chez Bilal : de la SF intello sans fondements, des discours inaccessibles, des théories futiles, des sociétés stériles. Êtes-vous parvenus, vous, à finir sans peine le tome 4 du Sommeil du Monstre ? Que l’on se rassure, dans Animal’z, on n’échappe pas aux « nihilistes néo-nietzchéens ». Mais ils ne sont présents qu’à dose homéopathique.

Cet album a du style. On y prend le temps de s’arrêter sur des cases qui prennent parfois la moitié voire les 3/4 d’une planche.

Le style de dessin est brut et épuré.

Bilal a un peu mis de côté son ordinateur, pour la colorisation, et ce n’est pas plus mal.J’ai eu du mal à rentrer dans ce One-Shot. Trop de scepticisme dans l’abord que j’avais de cet album.

PictoOKA ma grande surprise, ce One-shot me réconcilie avec Bilal. Un style qui me plaît… c’est du Bilal comme j’aime !!

Le coffret de la BD n’est pas très pratique mais il comporte de magnifiques ex-libris.Du plaisir et rien que du plaisir ! Pour le coup, je l’ai relu ! Un bon moment de BD

Animal’z

One shot

Éditeur : Casterman

Collection : Univers d’Auteurs

Dessinateur / Scénariste : Enki BILAL

Dépôt légal : mars 2009

ISBN : 2203019662

Bulles bulles bulles

Un petit coup de cœur à Ana qui aime son homme…

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Animal’z – Bilal © Casterman – 2009

Allez voir ici aussi (preview sur YouTube)

Voilà, c’est mon premier billet (ouf, il paraît que le plus dur, c’est de commencer). Bon, je ne suis pas super à l’aise avec les blogs… j’espère que le métier rentre vite.
Quoiqu’il en soit, j’espère pouvoir tenir mon petit coin de lecture dans le temps.