Aduna (ByMöko)

ByMöko © Soleil Productions – 2020

Il y a ce qu’on voit, qui est là, face à nous. Puis il y a ce qui est, immatériel, presque irréel… mais qui existe… intuition indicible. Une dichotomie entre le concret et l’abstrait. Entre le réel et l’irréel qui se répondent en écho… s’équilibrent et forment un tout.

Visible et invisible, à l’instar du titre de cet ouvrage.

Aduna – monde visible est un monde diurne. L’agir, le vivre, les faits, l’ordre établi. Des masques que l’on fabrique pour les cérémonies rituelles au respect des anciens, chacun est à sa place et contribue à l’harmonie de la communauté.

Auduna – monde invisible laisse la place à la nuit. L’onirique, le fantastique. Le ressentir. Aux fantômes, aux mythes et aux légendes. L’invisible respecte l’harmonie entre les hommes et la nature. Le respect de l’âme des défunts, des esprits, des trowos et du divin.

L’Afrique. Continents de cultures et de traditions orales.

ByMöko nous livre ici un prolongement de l’univers qu’il avait retranscrit dans son premier album : « Au pied de la falaise » publié en 2017 [et dont vous trouverez ici le site consacré à l’univers ici]. Avec « Aduna » , l’auteur interprète et nous décode quelques coutumes africaines, des thèmes présents dans le premier récit.

« Mawu Lisa est le dieu créateur, il est le tout. On ne peut le représenter, à la fois féminin et masculin, immensément grand et minusculement petit, ici et là. Il n’interfère plus avec ce monde depuis qu’il l’a créé. Mais pour celui qui sait ouvrir l’œil, il reste quelques vestiges de sa présence : la beauté et la poésie en seraient une trace… »

Petit recueil de thématiques (masques, case, baobab, les personnalités qui font office de pilier dans les villages, les fétiches…) qui nous explique simplement la teneur de quelques codes sociaux africains. Des illustrations muettes et des doubles pages qui se répondent en écho ; à gauche, des vignettes illustrent le quotidien et sont complétées d’un texte explicatif tandis qu’à droite, une illustration en pleine page.

Un album broché au format à l’italienne et relié à la suisse. Dans ses couleurs douces et terreuses, ByMöko nous entraîne dans une plongée délicieuse… l’occasion de se sensibiliser à l’âme africaine. A l’instar de son premier album, on invente les couleurs nous-même, doucement guidé par la présence de l’auteur. On retrouve des figures que l’on avait croisé dans « Au pied de la falaise » et on revoit le chemin qu’Akou [personnage principal du premier album] nous avait invité à emprunter. Une bonne chaleur inonde ces planches. On avance doucement, précautionneusement. On découvre, on apprend, on baigne dans quelque chose qui est à la fois bienveillant et qui nous sensibilise à une culture qui est très différente de la nôtre.

Très belle initiation à la culture traditionnelle africaine. Un petit bijou d’album.

Aduna – Monde visible / Monde invisible

Editeur : Soleil / Collection : Noctambule

Dessinateur & Scénariste : ByMöko

Dépôt légal : novembre 2020 / 40 pages / 18,95 euros

ISBN : 9782302081772

La Bible d’après Wolverton

Wolverton © Diábolo Editions – 2013
Wolverton © Diábolo Editions – 2013

Basil Wolverton (1909-1978) est un auteur de bande dessinée et illustrateur américain. Il est connu pour avoir réalisé Spacehawk (publié dans Target Comics), MAD ou encore Powerhouse Pepper (publié dans Marvel, Timely et Humorama). Nous apprenons dans les préfaces de ce recueil que Wolverton a influencé des auteurs comme Robert Crumb ou Charles Burns

Wolverton travaille chez lui. Il a pris l’habitude de dessiner en écoutant la radio, c’est ainsi qu’il découvre les émissions radiophoniques d’Herbert Armstrong diffusées sur Radio Church of God (créée en 1933). Mais Wolverton n’était pas d’accord avec Armstrong. Il décide de lui écrire pour « contester ses affirmations sur l’existence de Dieu. Mais en fin de compte, après un an ou deux, Wolverton se laissa convaincre par la théologie d’Armstrong… » (extrait des propos de Monte Wolverton en préface). Peu à peu, les correspondances entre les deux hommes deviennent régulières jusqu’à ce qu’ils se rencontrent et sympathisent. Outre les émissions qu’il anime, Herbert Armstrong a fondé l’Eglise Universelle de Dieu à la fin des années 1930, ainsi que l’Ambassador Collège en 1946. Sur Wikipedia, on apprend qu’Armstrong a prêché un ensemble éclectique de doctrines théologiques et des enseignements qui, selon lui, est venu directement de la Bible. Armstrong parvient à convertir Wolverton a ses enseignements théologiques :

« En 1955 Basil Wolverton, prolifique et célèbre auteur de bande-dessinée qui publiait depuis 30 ans aux USA mais qui s’éloignait de plus en plus de sa profession, s’engage dans l’Eglise Evangélique Worldwide Church of God and Ambassador, dirigée par Herbert W. Armstrong. C’est ce charismatique prédicateur qui lui commande le dessin des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament pour les publier dans une revue de leur congrégation religieuse » (extrait du synopsis de l’éditeur).

Enfin, pour finir de présenter ce recueil de manière générale, je souhaitais préciser que Monte Wolverton, le fils de Basil, a collaboré à la réalisation de cette compilation. Ses propos avisés sur le travail de son père nous font profiter d’éclairages quant aux méthodes de travail de son père (quels autres projets Wolverton suivait-il en parallèle ? place de son travail artistique dans sa vie privée…) et quant à la conception de nombreuses illustrations. Ainsi, Monte introduit chaque chapitre d’un préambule argumenté. Il y précise la présence d’originaux, aborde les événements polémiques qu’on put susciter certaines illustrations, parle des changements dans l’utilisation d’un outil de travail ou d’une technique (utilisation de marqueurs chimiques par exemple)… autant d’éléments qui permettent au lecteur d’affiner sa perception du travail artistique qu’il est en train de découvrir.

« Wolverton ne voulait pas que son histoire paraisse religieuse, moralisatrice ou bigote. Il voulait qu’elle surgisse comme un conte, simple, avec des illustrations provocatrices et peu conventionnelles. Il espérait que son produit serait lu par des laïques aussi bien que par des religieux » (extraits des propos de Monte Wolverton en préface).

Quant à la forme de cet album : il se découpe en huit chapitres qui reprennent fidèlement la trame chronologique des écrits bibliques. Nous survolerons donc ces textes sacrés en se concentrant uniquement sur les illustrations réalisées par Wolverton. Le lecteur n’accède donc pas à l’intégralité des textes de la Bible. En revanche, cet ouvrage recense l’intégralité des illustrations de Wolverton. Chaque visuel est complété d’une légende d’accompagnement rédigée par B. Wolverton. L’occasion de redécouvrir Adam & Eve, Noé, Moïse, Salomon… Le lecteur est face à des réalisations hyper travaillées. Le dessin est minutieux et fouillé, comme en témoigne l’anecdote relative à l’illustration de la page 21 :

Wolverton © Diábolo Editions – 2013
Wolverton © Diábolo Editions – 2013
« L’illustration de la création d’Adam contient plus de 1000 points, comptés par Wolverton à mesure qu’il pointillait (celle-ci est l’originale ; la version de la couverture a été coloriée pour ce volume) ».

PictoOKWolverton s’est consacré à ce projet de 1953 à 1974. On a donc le loisir de voir évoluer son trait qui gagne en fluidité, en expressivité et en force.

Très bel ouvrage qui permet de revisiter la Bible cependant, j’ai ressenti une lassitude à force de côtoyer des textes d’accompagnement succincts qui se concentrent uniquement sur des faits marquants de la Bible. Une compilation intéressante mais il est nécessaire de moduler le temps de lecture en marquant des pauses.

Le site dédié à l’œuvre de Basil Wolverton est animé par son fils, Monte. Lire aussi la chronique de Jean-Pierre Dionnet (site des humano).

Pour en savoir plus sur Wolverton, il y a cette excellente bio sur le site de du9.

La Bible de Wolverton

Compilation d’illustrations

Editeur : Diábolo Editions

Dessinateur / Scénariste : Basil WOLVERTON

Dépôt légal : mai 2013

ISBN : 978-84-15839-06-4

Bulles bulles bulles…

Quelques pages à feuilleter sur le site de l’Editeur.

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La Bible de Wolverton – Wolverton © Diábolo Editions – 2013

Les Toudébus, livre 1 (Caritte)

Les Toudébus, Livre premier
Caritte © Poivre & Sel – 2012

Au début, il n’y avait rien. Ou plus si : il y avait Dieu. Mais Dieu s’ennuyait ferme alors il décida de créer un jardin et d’y jardiner. Mais jardiner était fatiguant alors il créa un jardiner : l’homme. Mais l’homme se désintéressait du jardin et vivait trop dans le giron de Dieu. Alors ce dernier créa la femme. Il la créa physiquement attirante pour qu’elle puisse attirer l’attention de l’homme, pensant également que deux humains pourraient partager un intérêt commun… le jardinage en l’occurrence. Mais l’homme et la femme découvrirent le sexe et délaissèrent progressivement le jardin d’Eden. Mais ce qui contraria Dieu, c’est le fait que les ébats amoureux du couple d’humain étaient bruyants. Alors il créa le libre-arbitre et un tentateur : le serpent…

Est-il besoin de préciser que Caritte revisite ici la Genèse ? Je ne pense pas. Est-il besoin de préciser que l’auteur s’autorise quelques libertés quand à « l’œuvre originelle » ? J’en doute méchamment.

La Genèse que nous propose Caritte est l’occasion d’enchaîner des situations burlesques jouant sur le décalage entre « l’Original » et « Les toudébus ». Souvent le jeu basé sur le comique de répétition -avec ce style d’humour- donne un résultat tranché à la lecture. On aime ou pas. Là, ce fut plus nuancé pour moi. Si dans les tous débuts des « Toudébus », j’ai eu l’occasion de sourire, voir rire, je me suis lassée au fil de la lecture.

Ce qu’il y a peut-être lieu de préciser, c’est l’intérêt que j’ai manifesté à l’encontre du personnage de Dieu. Sous l’égide de Caritte, nous côtoyons une divinité versatile, capricieuse, égocentrique et qui ne témoigne pas même d’une once de patience. Ses interventions rendent le récit truculent, le seul souci que j’ai rencontré c’est qu’à mon grand damne, Dieu n’est pas omniprésent dans le récit. En effet, le scénario se découpe en deux chapitres. Si le premier s’intéresse à la création (jardin, Adam, Eve…) et donne la part belle à Dieu, le second s’attarde sur l’expulsion manu militari du Jardin d’Eden et l’exil sur Terre d’Adam et Eve. Là, affairés par la question de leurs ébats sexuels et de l’assouvissement de leurs besoins primaires (bien manger, bien dormir, bien s’amuser), ce temps burlesque du récit souffre réellement de lourdeurs. Certes, il fallait user de l’incrédulité et de la méconnaissance que les personnages ont de leur nouvel environnement… mais l’instrumentalisation de ces traits de personnalité est abusive à mon gout.

Ce pastiche n’est ni réellement irrespectueux, ni absurde. C’est une œuvre potache qui n’a suscité chez moi que peu d’intérêt.

pictobofLe plaisir de découvrir cet album s’est progressivement délité durant ma lecture. Le style humoristique aurait pu me convaincre comme cela avait été le cas sur Brèves Insolations mais j’accroche avec difficulté sur le comique de situation surjoué de la fin de l’album. Désolée Monsieur Caritte, je dessers votre travail.

J’invite quiconque passerait par ici à prendre connaissance de la chronique de Mitchul.

Les Toudébus

Livre 1/3

Triptyque en cours

Éditeur : Poivre & Sel

Collection : Romarin

Dessinateur / Scénariste : Jean-François CARITTE

Dépôt légal : février 2012

ISBN : 978-2-87547-003-4

Bulles bulles bulles…

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Les Toudébus, tome 1 – Caritte © Poivre & Sel – 2012

Les Gardiens du Sang, tome 2 (Convard & Falque)

Les Gardiens du Sang, tome 2
Convard – Falque © Glénat – 2010

Italie, France, Allemagne, Angleterre.

Jean NOMANE est toujours recherché par les services de Police français pour le meurtre de Monseigneur Motteli et par les Gardiens du Sang car… il en sait trop !

Les Gardiens du Sang resserrent également leur emprise sur les anciens scientifiques du Vatican qui tentent de leur échapper.

L’action reprend, sans transition, sans rappel des faits… et on replonge rapidement dans cette course folle sans avoir besoin d’en repasser par la lecture du tome précédent. On resitue donc assez facilement intrigue et personnages mais l’album exploite peu l’univers de la saison mère du Triangle Secret, si ce n’est la présence des Gardiens du Sang et l’occasion qui nous est donnée de prendre des informations sur les nombreuses ramifications de leur organisation.

La recette reste la même que les autres tomes de la série concernant le graphisme et le scénario. Denis FALQUE propose ici une ambiance graphique très réaliste. Quelques passages où on tique sur les traits un peu figés des personnages. Didier CONVARD y plaque un scénario qui ne supporte aucun temps mort et fait souvent de l’ombre à son confrère dessinateur puisqu’on prend rarement le temps de décortiquer les cases et leur contenu tant on est pris par l’action et son rythme frénétique. Un voyage unique dans l’Histoire sur tout l’album… on nous avait tout de même habitué à mieux mais visiblement, l’intrigue doit avancer.

PictoOKUn bon album qui vient-là compléter une série débutée il y a 10 ans déjà et qui compte désormais 15 tomes.

Le tome 3 est annoncé en fin d’album et s’intitulera « Le Rectificateur ».

Les Gardiens du Sang

Tome 2 : Deir El Medineh

Série en cours (5 tomes?)

Éditeur : Glénat

Collection : La Loge Noire

Dessinateur : Denis FALQUE

Scénariste : Didier CONVARD

Couverture : André JUILLARD

Dépôt légal : mars 2010

ISBN : 9782723470773

Bulles bulles bulles…

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Les Gardiens du Sang, tome 2 – Convard – Falque © Glénat – 2010

Le Triangle Secret – Hertz tome 2 (Convard & Wachs)

Hertz, tome 2
Convard – Wachs © Glénat – 2009

Chronologiquement, et par rapport à la période que nous connaissons du Triangle Secret, cet album se situe quelques temps après la mort de Hertz.

Le Cardinal Montespa rend visite à la veuve de Martin alors qu’elle est sur son lit de mort. Elle lui confie les clés d’une boîte qui contient les dernières confessions que Martin souhaitait faire à son ami d’enfance.

Je me rappelle avoir reproché à la « série mère » l’absence de vie des personnages en dehors de l’intrigue principale.

Bref, le premier tome de ce spin-off avait commencé à nous en dire un peu plus sur HERTZ… et le second tome lui emboîte le pas. Ce qui nous permet de situer un peu mieux les personnages de HERTZ et de MONTESPA qui sont indissociables.

Le ton est juste, je trouve… le thème quelque peu déroutant… en tout cas c’est vrai que ce tome nous emmène dans des recoins que je n’avais pas anticipé. Quoiqu’il en soit, il apporte sa pierre à l’édifice et contribue à donner au compte-goutte les pièces d’un immense puzzle. Avec ce tome, je révise mes préjugés sur Montespa.

L’ambiance graphique reste la même, une touche qui nous permet maintenant d’un coup d’œil de repérer les albums de la série du Triangle Secret.

PictoOKAmatrice de la série, je ne peux qu’apprécier la possibilité qui nous est donnée de cerner un peu mieux certains personnages. En fin d’album, la sortie du tome 3 est annoncée pour 2010 et intitulée « La Loge Première ».

Quelques liens : une interview de 2007 dans laquelle Convard abordait la venue de ce tome, la fiche Glénat dont les tentacules permettent de glisser vers le site de la série, une dédicace mise en ligne et représentant Montespa.

MONTESPA

One-Shot

Éditeur : Glénat

Collection : La Loge Noire

Dessinateur : Pierre WACHS

Scénariste : Didier CONVARD

Dépôt légal : Novembre 2009

ISBN : 9782723467315

Bulles bulles bulles…

Peu peu… très peu de planches en ligne sur cet album qui vient juste de paraître… et comme l’hiver approche et que je suis du genre frileuse… je ne m’y risquerais pas à en mettre de nouvelles.

Charisma, série en 4 tomes (Yashioji & Nishizaki)

Charsima, tome 1
Yashioji – Nishizaki © Guy Delcourt Productions – 2008

Charisma, tome 2
Yasioji – Nishizaki © Guy Delcourt Productions – 2008

Charisma, tome 3
Yasioji – Nishizaki © Guy Delcourt Productions – 2008

Charisma, tome 4
Yasioji – Nishizaki © Guy Delcourt Productions – 2009

Un jeune garçon d’environ 10 ans voit sa mère changer sous ses yeux : crises d’hystérie et temps multiples de prière consacrée au « Messie ». Seules pensées auxquelles il se raccroche : le souvenir d’elle quand elle était douce et souriante.

NAMI est une jeune femme dont la mère est mourante. En sortant de l’Hôpital, elle prend un tract qu’un homme distribue. Sur le tract, on vante les mérites et les prodiges de Maître Hosen SHINGO. En dernier recourt, elle fait la démarche de prendre un rendez-vous auprès du gourou… elle entre dans la secte.

REIKO est une mère de famille, fille d’un puissant industriel mais elle a opté pour une vie modeste avec son époux. Elle appréhende que les difficultés scolaires de son fils ne le mette en échec et se laisse convaincre de la nécessité de participer à un séminaire « pour les parents en difficulté », séminaire encadré par Hosen SHINGO… elle aussi se laisse prendre par la secte.

Une série en quatre tomes, très rythmée qui pointe du doigt les mouvements sectaires. Des images parfois à la limite du supportable, une effroyable machine à broyer les gens, un gourou avide, des familles d’adeptes dépassées… La lecture des deux premiers tomes m’a vraiment captivée, fascinée même… excepté certaines scènes choc.

On comprend facilement le positionnement des personnages (adepte / famille / secte), mais l’ensemble se construit tout de même sur un certain nombre de préjugés… les auteurs ne pouvaient pas prendre le temps de développer en raison de contraintes éditoriales ?? Les motivations de Hosen SHINGO à devenir gourou sont bancales, certains adeptes sont un peu trop malléables… Il n’y a aucune demi-mesure.

Bref, le ton est direct, un tantinet brutal et n’offre au final qu’un seul point de vue sur les sectes : celui que les auteurs s’en font. Beaucoup de clichés je trouve.

Le rythme s’accélère nettement au tome 3 et le dénouement du tome 4 est trop rapide, trop bâclé, trop facile aussi… Beaucoup de rebondissements à en rester incrédule parfois. Trop d’éléments concernant les personnages nous sont souvent livrés à la volée. Un cinquième tome aurait peut-être permis de soulager les tomes 3 et 4 pour prendre le temps de s’arrêter sur certains thèmes et développer certains personnages.

Au niveau des dessins, les personnages sont hyper-expressifs (comme souvent dans les mangas). La découpe des planches est assez agressive, on est pris dans un rythme de lecture très soutenu… ce qui ne m’a pas permis de trouver des moments pour me poser et digérer un peu ce qu’on nous donne à voir. Tout comme pour le scénario : des exagérations de choses et d’autres dans le graphisme, comme un Gourou plus que trop bien membré par exemple.

PictomouiJ’aurais bien levé le pouce (tomes 1 à 3 appréciés) mais le tome 4 vient gâcher le plaisir. Une série dont le rythme est assez (voire trop) soutenu… on manque de temps pour se poser sur un personnage en particulier. Malgré tout, série intéressante car elle aborde un thème atypique, voire tabou. Un tome 4 trop abrupte qui donne à l’ensemble un faible intérêt. Beaucoup de violence, certaines scènes donnent des hauts-le-cœur…attention, pour public averti !

La Preview est sous ce lien.

Charisma

Tétralogie terminée

Éditeur : Delcourt

Collection : Akata

Dessinateur : Taisei NISHIZAKI

Scénariste : Tsutomu YASHIOJI

D’après l’adaptation du roman de Fuyuki SHINDO

Dépôt légal : de octobre 2008 à janvier 2009

ISBN : voir les fiches albums sur le site de l’éditeur

Bulles bulles bulles…

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Charisma – Yashioji – Nishiazaki © Guy Delcourt productions – 2008 à 2009