Un ciel radieux (Taniguchi)

Un ciel radieux
Taniguchi © Casterman – 1999

Takuya, lycéen, percute à moto la fourgonnette de Kazuhiro (42 ans). Tous deux sont emmenés dans un état comateux à l’hôpital. A leurs réveils, une nouvelle vie commence pour eux…

Comme je l’avais déjà écrit, c’est avec Le Journal de mon père que je suis entrée dans l’univers des mangas, et de Taniguchi plus particulièrement. J’ai toujours plaisir à revenir sur ses albums et leurs ambiances sereines. Quant au plaisir d’en découvrir de temps en temps un nouveau, cela frise l’extase !

On retrouve dans cet album les classiques thèmes abordés par Taniguchi : travail et famille (je l’avais déjà abordé, plus longuement dans mon article sur Le Journal de mon père, je vous y renvoie donc). Une nouvelle fois encore, Taniguchi nous surprend par ses  » tranches de vie  » remplies d’humanité.  Le rapport à l’autre est simple et sain. Cette fois cependant, l’auteur a abordé ce thème d’une manière atypique. Les questions « qui suis-je », « qu’est-ce que je transmets aux autres et comment je le transmets ? », « qu’est-ce que je représente finalement pour eux », « quelle est ma place parmi vous ? » sont récurrents dans cet album. De nouveau, Taniguchi nous montre que la force vitale de chacun, c’est l’Autre.

Les dessins sont toujours aussi superbes. Ils nous emportent, on ressent comme un relent de liberté.

En début de postface, Taniguchi se demande si le lecteur pourrait être ému par la lecture de cet ouvrage. En ce qui me concerne, je lui répond oui, à 200 % !!

C’est la troisième occasion que je saisis de relire cette BD et je me sens encore toute chose en refermant mon livre…

Un Ciel radieux

One Shot

Éditeur : Casterman

Collection : Écritures

Dessinateur / Scénariste : Jiro Taniguchi

Dépôt légal : Septembre 2006

ISBN : 9782203396418

Bulles bulles bulles

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Un Ciel Radieux – Taniguchi © Casterman – 2006

Le chant des Stryges

En fait, je voulais embarquer dans  « V pour Vendetta » et en parler ici, mais vu que c’est en 6 tomes et que j’ai quelques contraintes cette semaine, je ne pense pas avoir le temps de faire ça correctement.
Donc je reporte cette aventure à début juin, puisque je vais aussi devoir m’absenter (ahhh, vacances !!!).Je vais plutôt parler du Chant des Stryges.
Non pas pour en donner mon avis, mais pour donner une petite info.

Pour ceux qui connaissent donc, avez-vous remarqué qu’au verso du premier plat des tomes 3 à 5, il est fait référence à Charles Dexter Ward.
Mais qui donc est-ce me direz-vous ?

L’Affaire Charles Dexter Ward est à mon sens la meilleure nouvelle écrite par Lovecraft. Il y présente un homme rongé par sa folie et fait une nouvelle fois référence au Necronomicon, ouvrage très largement sujet à polémique.

Pour tous ceux qui seraient tentés tantôt de reprendre Le Chant des Stryges, faites un petit tour avant par l‘Affaire Charles Dexter Ward, histoire de vous mettre dans l’ambiance.

Okko, le cycle de l’Air 1/2 (Hub)

Okko, tome 5
Hub © Guy Delcourt Productions – 2009

Okko se rend au chevet de la fille d’un ancien ami. Il revient ainsi en des lieux qu’il connaît. Cependant, alors que le groupe arrive à destination, Noburo refuse de les accompagner car les mauvais présages se multiplient…

Un troisième cycle qui commence et qui, comme les précédents, prendra la forme d’un diptyque.

Okko costume

Un album beaucoup plus convaincant que les tomes du cycle 2. On y retrouve l’alchimie du cycle de l’eau (cycle 1) : l’alternance entre les scènes calmes et les scènes d’action est plus équilibrée, les interactions entre les personnages  principaux ne sont plus parasitées par des tiers qui viennent se greffer au groupe initial. Ici pourtant, le groupe est éclaté (Noburo reste seul, Okko est un peu à l’écart du duo Tikku – le moine), mais cela nous permet de prendre un peu plus de temps sur chacun… et  Okko en particulier. J’avais hâte d’en apprendre davantage sur le personnage principal puisqu’on est tout de même à la moitié de la série (je rappelle : au total cette série doit se composer de 5 cycles de 2 tomes chacun). Le scénario est abouti, on sent que HUB a atteint son rythme de croisière. Il maîtrise ses personnages à tous points de vue, les personnages sont complets, cohérents et intéressants. Cela permet à HUB de créer des interactions nouvelles, basées sur le fait que chacun connaît l’autre (Okko ne se braque pas quand Noburo décide de se retirer temporairement du groupe, Tikku retourne à son avantage l’alcoolisme de son maître…).

Le panel de couleurs utilisées est en harmonie avec le thème du cycle : l’air. La colorisation est chaleureuse, les ambiances graphiques conviviales. Cet album nous propose une variation de couleurs allant du vert chatoyant au gris terne des jours de pluie. Les scènes de combat sont très efficaces. Comparé au premier cycle où je visualisais mal les actions des combattants, je trouve désormais que les mouvements sont plus maîtrisés et leur compréhension est très accessible au lecteur.

PictoOKCette BD est un très bon moment de divertissement. Une intrigue finement posée, distillée petit à petit et qui nous fait la vilaine surprise de nous laisser sur une fin abrupte, la larme au coin de l’œil et criant rageusement :  » il me faut la suite maintenant !! ». Le temps d’un cycle pour en apprendre plus sur le passé et le parcours d’Okko. Le tome 6 devrait nous permettre d’en apprendre plus sur Noburo…. HUB a semé beaucoup des graines qui devraient joliment éclore dans le second tome du diptyque. Il n’y a plus qu’à attendre un an, au mieux, la sortie du tome 2 de ce cycle. C’est long !

Okko

Tome 5 : Le cycle de l’Air 1/2

Série en cours

Éditeur: Delcourt

Collection : Terres de Légendes

Dessinateur / Scénariste : Hub

Dépôt légal : avril 2009

ISBN : 978-2-7560-1585-9

Bulles bulles bulles…

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Okko Cycle 3, 1/2 – Hub © Guy Delcourt productions – 2009

Pour en découvrir plus sur l’univers d’Okko : http://www.editions-delcourt.fr

Okko, le cycle de la terre (Hub)

Okko, tome 3
Hub © Guy Delcourt Productions – 2007
Okko, tome 4
Hub © Guy Delcourt Productions – 2008

Tikku se remémore ses quêtes avec Okko. Ses souvenirs nous ramène vers l’An 1108 de l’Empire du Pajan.

Alors que l’Empire est en fête, un homme se réfugie auprès d’Okko pour lui délivrer un message. Il mourra dans les bras du ronin. Okko décide de faire la lumière sur les dires de l’inconnu.

Suite de cette série avec le second diptyque (la série Okko étant annoncée sur 5 cycles : l’eau, la terre, l’air, le feu et le vide).

Deux nouveaux personnages (des femmes) viennent compléter le groupe d’Okko, ce amène des querelles stériles et des situations cocasses dont je me serais bien passée car elles ne font pas avancer l’histoire.

Okko costume, cycle 2

Hub recourt de manière plus importante à la narration, comparé au premier cycle. Le principe de la voix-off de Tikku, venue d’un futur lointain, est agréable et donne un certain recul sur les événements. Cela permet donne un peu de fluidité au récit globalement confus de ce cycle et évite les à-coups de transition. Mais dans l’ensemble, je trouve le rythme de ce cycle saccadé, il se traîne. Le rite de passage des 7 monastères ne m’a pas convaincue, excepté qu’au détour de cette galère, on en apprend un peu plus sur Noshin (le moine). Voici donc un diptyque qui se compose d’un long premier tome d’introduction et de mise en place, et d’un second tome plus dynamique… mais le dénouement est trop rapide. Emballé c’est pesé ! Dommage également qu’HUB ait mis de côté le recours aux Kamis (les génies de la nature) car c’était à mon sens une des originalités de cette série qu’il me semblait important de conserver.

Le graphisme est toujours aussi nickel en revanche. La variété de couleurs est assez pauvre mais au final en accord avec le thème du cycle (beaucoup de marrons, de moirés, de blancs… oui, c’est le cycle de la terre !). Les dessins des scènes extérieures sont magnifiques mais deviennent quelque peu répétitifs sur la fin. On est dehors… mais on étouffe. En revanche, on en prend plein les yeux sur les scènes d’intérieur (allez voir la scène dans la bibliothèque, c’est splendide).

PictomouiJ’apprécie néanmoins le travail de recherche effectué sur le vocabulaire mais… étant donné que je n’ai pas de MON (emblème de clan) et pas de GUN’TAI (armée), je n’ai plus qu’à aller en JIGOKU (enfer) pour jouer du TAIKOS (tambour)… voyez comme l’exercice de style est facile.

Impression générale sur ce cycle : je ne suis pas convaincue et j’espère que le cycle 3 sera meilleur. Malgré un nombre de planches plus conséquent qu’à l’accoutumée (52 planches au lieu des 46 habituelles), le second tome du cycle de la terre ne suffit pas à me faire revenir sur l’idée que le cycle 2 est bien moins bon que le cycle d’ouverture.

Okko – Le Cycle de la Terre I et II

Cycle terminé / Série en cours

Éditeur : Delcourt

Collection : Terres de Légendes

Dessinateur /Scénariste : HUB

Dépôt légal : janvier 2007 (tome 1) et février 2008 (tome 2)

ISBN : 978-2-7560-0320-7 (tome 3) et 978-2-7560-0867-7 (tome 4)

Bulles bulles bulles…

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Okko Cycle 2 – Hub © Guy Delcourt productions – 2007 / 2008

Pour en découvrir plus sur l’univers d’Okko : www.editions-delcourt.fr

Okko, le cycle de l’eau (Hub)

Okko, tome 1
Hub © Guy Delcourt Productions – 2005
Okko, tome 2
Hub © Guy Delcourt Productions – 2005

Japon médiéval fantastique, Empire du Pajan. Quatre familles s’entre tuent pour accéder au pouvoir.

Dans cette société vit Okko, un rônin sans maître qui travaille au contrat. Il est accompagné d’un guerrier géant (Naburo) et d’un moine (Noshin) qui n’est autre qu’un buveur de saké invétéré. Pendant que Okko est en entrevue avec son dernier client, Naburo prend un certain plaisir à apprécier les services d’une jeune geisha : Petite Carpe. Quant à Noshin, il étudie consciencieusement son sujet de prédilection : le saké. Soudain une bande de pirate fait irruption. Au terme d’un dur combat, les pirates quittent les lieux en emportant avec eux toutes les geishas de la maison de plaisirs et laissent Naburo pour mort. Tikku, le jeune frère de Petite Carpe, se vend alors à Okko afin de payer le contrat qu’il lui confie : retrouver sa sœur. C’est le début d’une quête.

J’ai voulu découvrir Okko à l’occasion de la sortie du tome 1 du Cycle de l’Air, premier tome du cycle 3, sorti le 22 avril dernier. Ce qui me laisse l’occasion de pouvoir savourer 5 albums d’un coup. A la base, je ne suis pas trop tentée par les aventures de samurais, mais j’ai eu de bons retours sur la série.

Pas d’échos, pas de références sur l’auteur, HUB… normal, c’est sa première BD en solo avec ce pseudo.

Une série qui se compose de plusieurs cycles (un cycle = un diptyque) : le cycle de l’eau et le cycle de la terre sont terminés ; le cycle de l’air débute. Le cycle du feu à venir ?

On se laisse prendre progressivement par l’histoire grâce à un subtil mélange d’humour et un scénario original. Le graphisme est agréable (HUB semble avoir le soucis du détail, ce qui ne gâche rien), le dépaysement est certain. HUB fait appel à plusieurs sources d’inspiration, un voyage entre traditions japonaises médiévales, héroic fantasy et fantastique.

Cette fiction est un bon divertissement.

En ce qui concerne les scènes de combat, il est difficile par moment de suivre les mouvements des personnages. Des scènes muettes sont présentes, laissant au lecteur la possibilité d’imposer son propre rythme de découverte des cases. Quelques jeux de mots de ci-delà titillent nos neurones en fusion (Pajan / Japan, etc). Il y en a un peu partout, sur les noms des personnages principalement et je suis quasi sure d’en avoir laissé passer. Le fait d’avoir une édition spéciale sur le Tome 2 (noir et blanc, format plus grand) est un petit plus. On se rend compte que la colorisation est vraiment accessoire au style de dessin et d’écriture.

Un scénario bien rythmé, des personnages qui nous deviennent vite familiers.

Les réflexions personnelles que je nommerais « bulles de pensée » (à défaut de savoir les nommer autrement) ont leur importance dans le récit. Elles nous permettent de cerner un peu plus les personnalités respectives. A certains moments, ces monologues sont tout de même un peu naïfs, rendant peu crédibles quelques situations.

PictoOKC’est agréable de se laisser surprendre, non ?

Passées les premières pages, on s’adapte rapidement au style de HUB qui nous donne les cartes maîtresses pour cerner les personnages principaux. En revanche, les liens qui les unissent sont peu précisés et les conditions de leurs rencontres restent obscures au sortir de ce diptyque.

Vu que les samouraïs ça ne me connait pas, je suis partie quelque peu sceptique. J’appréhendais de me retrouver confrontée à des choses déjà lues ou déjà vues en adaptation cinématographiques. Et bien non ! On se laisse rapidement piquer par le plaisir de savourer cette série. Plus on avance dans l’histoire et plus elle nous accroche. C’est l’avantage de ne pas être la seule à apprécier la BD à la maison car seule, je pense que je serais passée à côté de cette série. Je trouve que pour une première et, qui plus est, menée en solo, HUB construit une série prometteuse et nous fait profiter d’un dessin maîtrisé réellement agréable.

Okko

Le cycle de l’eau I et II

Cycle terminé / Série en cours

Éditeur : Delcourt

Collection : Terres de Légendes

Dessinateur / Scénariste : HUB

Dépôt légal : Janvier 2005 pour le tome 1
et Décembre 2005 pour le tome 2

ISBN : 978-2-84789-164-5 (tome 1) et 978-2-7560-0024-4 (tome 2)

Bulles bulles bulles…

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Okko, Le cycle de l’eau, tome 2 – Hub © Guy Delcourt productions – 2005

Pour en découvrir plus sur l’univers d’Okko : http://www.editions-delcourt.fr

Bloodline, une série en attente… (Ange & Varanda)

Bloodline, tome 1
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1997
Bloodline, tome 2
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1998

L’histoire débute en août 2003. On assiste impuissants au meurtre de toute une famille.

Rebelote deux mois plus tard, dans un autre lieu. Tous sont assassinés par des tueurs professionnels. Kevin et Lauren, les jumeaux de la fratrie, âgés de 14 ans, doivent leur seul salut au fait d’avoir désobéi à Key, leur précepteur, en allant à une fête organisée par des amis.

Bloodline, tome 3
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1998
Bloodline, tome 4
Ange – Valton © Vents d’Ouest – 2002

En rentrant, ils découvrent les cadavres de leurs frères et de Key. Un tueur caché dans la maison les attendait, mais Kevin et Lauren parviennent à lui échapper. Le FBI tente alors d’assurer leur protection… Le lendemain, Mary Johnson prend ses fonctions à l’antenne du FBI de Seattle. Elle est positionnée sur l’équipe qui prend en charge cette affaire.

Une bonne série d’action, un bon polar à mon sens. Le hic c’est que cette série, débutée en 1997, n’est toujours pas finie et qu’aucune sortie n’est annoncée voire envisageable. Pour le moment, 4 tomes sont sortis, le dernier est dans les bacs depuis 2002. A quand la suite ?

J’avais envie de la relire et de la faire découvrir. Lorsqu’on sort du tome 1, les personnages sont présentés mais on ne maîtrise ni l’intrigue, ni le mobile des crimes. Le second album est plus posé en rythme, voire un peu mou sur sa seconde moitié. On y passe un long moment à observer le quotidien des jumeaux qui se sont refait une vie. Ce tome avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue et presque sans transition, on retrouve les jumeaux quelques années plus tard. Un quotidien sans rythme, sans grand intérêt… cela contraste fort avec le début de la série. Un train-train ronflant particulier.

Hormis ce passage « pépère » du tome 2, cette série de 4 bandes dessinées c’est : de l’action, de l’action et encore de l’action. Elle est très bien mise en valeur par le travail que Varanda a fait sur les planches et la découpe des cases dans les 3 premiers tomes. Dès le troisième tome, des éléments de-ci de-là viennent chahuter nos mirettes et exciter notre curiosité, nous laissant penser que la série va aller exprimer sa force vers un nouveau genre : fantastique ?

Le tome 4 quant à lui finit littéralement en queue de poisson, puisqu’on reste planté en plein dans une scène d’action… et ça fait 7 ans que l’on attend la suite. Pas très sympa pour le lecteur !

PictoOKLe rythme de la série varie au fil des tomes.Au final, VARANDA a quitté la série, remplacé par VALTON sur le tome 4 et y perd : enchaînements et découpes des cases assez basiques, les personnages perdent en charisme. Il paraît également que la série a déjà beaucoup perdu lorsqu’elle a été colorisée (initialement, elle était en noir et blanc)… mais je n’ai pas eu l’occasion de le voir.

Depuis, les ANGE ont aussi quitté Vents d’Ouest pour aller chez Soleil. Ils avaient pensé à prendre les droits de La Geste… mais rien pour Bloodline ! Même inachevée cependant cette série mérite que l’on s’y arrête.

Bloodline

Série en cours, 4 tomes parus

Éditeur : Vents d’Ouest

Dessinateur : Alberto VARANDA

Scénariste : ANGE

Dépôt légal : 1997 à 2002

ISBN : 9782869676404

Bulles bulles bulles

Difficile d’avoir été accrochée par une bulle plutôt qu’une autre tant le rythme de la série est soutenu. J’admire seulement le travail monstrueux d’organisation des cases et la dynamique inhérente à ce travail de titans.

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Bloodline – Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1997 à 2002