Miss Endicott (Derrien & Fourquemin)

Miss Endicott, tome 1
Derrien – Fourquemin © Le Lombard – 2007
Miss Endicott, tome 2
Derrien – Fourquemin © Le Lombard – 2007

Prudence ENDICOTT revient à Londres après avoir longuement voyagé.

Le retour dans la capitale anglaise débute par l’enterrement de Maggie (sa mère), une femme qui a su marquer les cœurs et les esprits.

La journée, Prudence est gouvernante chez les FOLSEY, un couple de riches entrepreneurs quasiment tout le temps en voyage une quête pour retrouver le père de Madame. Le soir, libérée des obligations de son poste de gouvernante, Prudence endosse le rôle de Conciliatrice… ce qui consiste à entendre les réclamations les plus diverses de ses clients et tenter de remédier à tous ces problèmes… Prudence sera-t-elle une Conciliatrice aussi chevronnée que Maggie ?

Voilà un diptyque au concept bien original, qui se lit d’une traite et nous dépayse complètement. Prudence, personnage principal, dispose d’un capital sympathie enviable et contourne sans trop de difficultés les impondérables qui se mettent sur sa route.

Ce petit bout de femme n’a pas froid aux yeux. Son secret : relativiser avec humour, et réfléchir… quitte à mettre la matière grise des autres à contribution. Elle n’hésite donc pas à proposer au jeune Folsey cet exercice simple de mathématiques : « combien de lattes de parquet faut-il enlever pour obtenir un trou de deux mètres carrés dans le plancher ? », résultat ôh combien nécessaire pour mener à bien une de ses missions nocturnes.

Un scénario fluide, une écriture agréable. On ne s’ennuie pas.

Du côté du dessin également, c’est très agréable. Des choix de couleurs très plaisants et la manière dont les visages et les paysages sont dessinés est assez originale… C’est sympa !

PictoOKUne belle aventure que voilà en compagnie de Miss Endicott.

Une légère déception quant au chemin emprunté par le récit au milieu du second tome… pour de nouveau me laisser surprendre par la conclusion du diptyque. Le ton reste assez bon enfant.

Miss Endicott

Diptyque terminé

Éditeur : Le Lombard

Dessinateur : Xavier FOURQUEMIN

Scénariste : Jean-Christophe DERRIEN

Dépôt légal : septembre 2007 (tome 1) et octobre 2007 (tome 2)

ISBN : 9782803622399 (tome 1) et 9782803623280 (tome 2)

Bulles bulles bulles…
Je vous propose quelques planches de la série, mais si vous souhaiter en voir plus, je vous conseille d’aller voir la preview dont voici le lien (tome 2) et une petite interview des auteurs ici.

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Miss Endicott, tomes 1 et 2 – Derrien – Fourquemin © Le Lombard – 2007

NonNonBâ (Mizuki)

NonNonBâ
Mizuki © Cornélius – 2006

Nous sommes en 1930 dans un village japonnais.

Shigeru est un jeune garçon sans grandes ambitions. Il vit au jour-le-jour et profite des petits plaisirs de la vie : des bagarres organisées avec la bande rivale des garçons du village, des temps où il écrit des bandes-dessinées et des moments qu’il partage avec NonNonBâ, une petite mamie au grand cœur.

La famille de Shigeru a accueilli NonNonBâ depuis le décès de son mari. Pour les remercier, elle leur rend de petits services.

La complicité qui unit NonNonBâ et Shigeru fait fi des générations qui les séparent. Shigeru la sollicite sans cesse pour qu’elle lui raconte encore et encore des histoires de Yokaïs, ces petits êtres surnaturels, plus ou moins dangereux, plus ou moins monstrueux.

Ce n’est pas le graphisme de ce manga qui m’a accroché, loin de là. Mais NonNonBâ est réellement une très belle BD. MIZUKI a injecté quelques éléments autobiographiques, mais cela ne lui sert que de trame pour nous guider dans les mythes et les croyances d’un Japon rural, peu ouvert au progrès (le progrès vient-il à lui d’ailleurs ??). Le poids des coutumes est toujours très présent dans la vie de tous les jours et les références aux valeurs japonaises sont nombreuses (importance du Paraître, de la nécessité de traiter les autres avec respect, de l’influence des Dieux et des esprits malins…).

PictoOKPictoOKPoétique et pertinent, ce livre m’a réellement emballée. Malgré le poids des traditions et des croyances populaires, il en ressort réellement un certain amour de la vie et une douceur de vivre. Cet ouvrage n’est pas non plus sans me rappeler « Mon Voisin Totoro » un film d’animation japonais que mon lutin adore regarder.

Un moment de lecture que je souhaitais partager avec vous et que je conseille.

NonNonBâ

Roaarrr Challenge
Roaarrr Challenge

One Shot

Éditeur : Éditions Cornélius

Collection : Pierre

Dessinateur / Scénariste : Shigeru MIZUKI

Dépôt légal : septembre 2006

ISBN : 978-2-915492-25-5

Bulles bulles bulles…

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NonNonBâ – Mizuki © Editions Cornélius – 2006

D, tome 1 (Ayroles & Maïorana)

D, tome 1
Ayroles – Maïorana © Guy Delcourt Productions – 2009

Richard DRAKE rentre d’expédition, alors que tout le monde le croyait mort. Lors d’une soirée qui réunit toutes les huiles de la haute société anglaise, il fait la connaissance de Catherine LACOMBE… dont il tombe amoureux. Il rivalise alors de courtoisie avec Lord FAURESTON, un jeune dandy mystérieux qui fait également la cours à la belle.

Le chemin de Richard DRAKE va alors croiser Mister JONES, un pitoyable chasseur de vampires, qui pourchasse Lord Faureston.

Le fait de participer à l’aventure de Yaneck, le  » Top BD des blogueurs « , me fait sortir de ma bibliothèque des titres que j’avais mis en attente de lecture.

C’est le cas pour D.

Je pensais que D serait à la hauteur de mes attentes…  sachant que AYROLES + MAÏORANA + LEPREVOST (couleurs) = Garulfo…. on doit forcément arriver à quelque chose de sympa !

J’ai passé un bon moment avec cet album, c’est certain… En un tome, dessinateur et scénariste sont parvenus à camper intrigue et personnages. Les dessins sont splendides, le scénario est « net et précis », quelques notes d’humour mais sans plus, beaucoup de dérision…

D, tome 1 – Ayroles – Maïorana © Guy Delcourt productions – 2009

MAIS, et parce qu’il y a un MAIS : je suis déçue par cet album.

Cela faisait un certain temps que je n’avais rien lu sur le monde des vampires et je dois avouer que D n’apporte pas grand chose de nouveau à ma « culture vampire ». Des femmes qui craquent pour un beau ténébreux, un vampire qui ne sort que la nuit, l’utilisation du pieux et du crucifix… bref, rien d’exceptionnel, pour le moment en tout cas.

Je souhaite que cette série devienne incontournable d’ici quelques années, mais pour le moment, je trouve la mise en jambe tranquille, voire un peu molle.

PictomouiVampire vous avez dit Vampire ?

Je suis complètement mitigée sur ce tome qui me déçois au niveau de l’originalité. Je m’attendais vraiment à autre chose venant de cette équipe dessinateur/scénariste. C’est beau, cela se lit bien mais sans plus.

D

Tome 1 : Lord Faureston

Série en cours

Éditeur : Delcourt

Collection : Conquistador

Dessinateur : Bruno MAÏORANA

Scénariste : Alain AYROLES

Dépôt légal : janvier 2009

ISBN : 978-2-7560-0412-9

Bulles bulles bulles…

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D, tome 1 – Ayroles – Maïorana © Guy Delcourt productions – 2009

Djinn, tome 9 : Le Roi Gorille (Dufaux & Mirallès)

Djinn, tome 9
Dufaux – Mirallès © Dargaud – 2009

Kim Nelson continue de mettre ses pas dans ceux de Jade, sa grand-mère.

Le Roi Gorille est le dernier Tome du second cycle : AFRICA. S’ouvrira ensuite un nouveau volet qui nous conduira en Inde.

Trois couvertures différentes pour ce tome qui conclut la saison africaine, les auteurs ont mis les petits plats dans les grands !

C’est réellement sans conviction que je me suis procuré ce tome, et c’est sans conviction que je le referme après une lecture saccadée.

La série Djinn est une série dont j’ai apprécié la première saison qui comporte les tomes 1 à 4.

Le tome 5, tome d’introduction à la saison AFRICA (tome 5 porte le nom de ce cycle d’ailleurs), m’a laissée sceptique.

Depuis 4 tomes maintenant, je poursuis cette série sans trop savoir pourquoi.

Les graphismes sont de qualité, mais je trouve le scénario réellement fade, n’offrant que peu de surprises. Certes cette Djinn est envoûtante, belle… mais les détails de l’anatomie féminine ne sont pas non plus mon centre d’intérêt principal.

Toutes les questions soulevées durant ce cycle trouvent une réponse, mais je ne lèverais pourtant pas trop haut les bras pour applaudir la prestation générale… car je m’ennuie…

J’ai assez peu de choses à dire sur cet album qui pour moi vient compléter une série qui traîne en longueur.

pictobofVraiment déçue de la tournure des événements, alors que je suivais cette série jusqu’ici.

Les dessins, en revanche, sont d’une qualité remarquable.

Djinn

Tome 9 : Le Roi Gorille

Éditeur : Dargaud

Dessinateur : Ana MIRALLES

Scénariste : Jean DUFAUX

Dépôt légal : juin 2009

ISBN : 9782505005803

Bulles bulles bulles…

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Djinn, tome 9 – Dufaux – Mirallès © Dargaud – 2009

Un ciel radieux (Taniguchi)

Un ciel radieux
Taniguchi © Casterman – 1999

Takuya, lycéen, percute à moto la fourgonnette de Kazuhiro (42 ans). Tous deux sont emmenés dans un état comateux à l’hôpital. A leurs réveils, une nouvelle vie commence pour eux…

Comme je l’avais déjà écrit, c’est avec Le Journal de mon père que je suis entrée dans l’univers des mangas, et de Taniguchi plus particulièrement. J’ai toujours plaisir à revenir sur ses albums et leurs ambiances sereines. Quant au plaisir d’en découvrir de temps en temps un nouveau, cela frise l’extase !

On retrouve dans cet album les classiques thèmes abordés par Taniguchi : travail et famille (je l’avais déjà abordé, plus longuement dans mon article sur Le Journal de mon père, je vous y renvoie donc). Une nouvelle fois encore, Taniguchi nous surprend par ses  » tranches de vie  » remplies d’humanité.  Le rapport à l’autre est simple et sain. Cette fois cependant, l’auteur a abordé ce thème d’une manière atypique. Les questions « qui suis-je », « qu’est-ce que je transmets aux autres et comment je le transmets ? », « qu’est-ce que je représente finalement pour eux », « quelle est ma place parmi vous ? » sont récurrents dans cet album. De nouveau, Taniguchi nous montre que la force vitale de chacun, c’est l’Autre.

Les dessins sont toujours aussi superbes. Ils nous emportent, on ressent comme un relent de liberté.

En début de postface, Taniguchi se demande si le lecteur pourrait être ému par la lecture de cet ouvrage. En ce qui me concerne, je lui répond oui, à 200 % !!

C’est la troisième occasion que je saisis de relire cette BD et je me sens encore toute chose en refermant mon livre…

Un Ciel radieux

One Shot

Éditeur : Casterman

Collection : Écritures

Dessinateur / Scénariste : Jiro Taniguchi

Dépôt légal : Septembre 2006

ISBN : 9782203396418

Bulles bulles bulles

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Un Ciel Radieux – Taniguchi © Casterman – 2006

Le chant des Stryges

En fait, je voulais embarquer dans  « V pour Vendetta » et en parler ici, mais vu que c’est en 6 tomes et que j’ai quelques contraintes cette semaine, je ne pense pas avoir le temps de faire ça correctement.
Donc je reporte cette aventure à début juin, puisque je vais aussi devoir m’absenter (ahhh, vacances !!!).Je vais plutôt parler du Chant des Stryges.
Non pas pour en donner mon avis, mais pour donner une petite info.

Pour ceux qui connaissent donc, avez-vous remarqué qu’au verso du premier plat des tomes 3 à 5, il est fait référence à Charles Dexter Ward.
Mais qui donc est-ce me direz-vous ?

L’Affaire Charles Dexter Ward est à mon sens la meilleure nouvelle écrite par Lovecraft. Il y présente un homme rongé par sa folie et fait une nouvelle fois référence au Necronomicon, ouvrage très largement sujet à polémique.

Pour tous ceux qui seraient tentés tantôt de reprendre Le Chant des Stryges, faites un petit tour avant par l‘Affaire Charles Dexter Ward, histoire de vous mettre dans l’ambiance.