Miss pas Touche, tome 4 (Hubert & Kerascoet)

Miss pas touche, tome 4
Hubert – Kerascoët © Dargaud – 2009

On retrouve Blanche dans ses aventures rocambolesques et impossibles. Cette Sainte-Nitouche a décidément la guigne.

Dans ce tome, elle court après son Antoine disparu dans des conditions inexpliquées et tente de joindre les deux bouts dans le joyeux bordel de sa vie.

L’amoureux volatilisé, la mère parasite, les collègues hypocrites… seule son amie Joséphine est son alliée.

A petit polar divertissant, petite chronique BD divertissante… mais pas très jolie !

On replonge facilement dans le monde de Blanche. Toujours en quête perpétuelle d’elle-même, elle court après le temps, elle ne maîtrise rien de ses actes et ne comprend pas dans quoi elle est impliquée. Situations saugrenues en tout genre pour cette aventurière en gros sabots.

Miss Pas Touche, tome 4 – Hubert – Kerascoët © Dargaud – 2009

Pour tout dire, j’avais bien aimé les trois premiers tomes de la série, mais à ce stade, les choses stagnent un peu.

Blanche est moins timorée, c’est dommage car cela faisait son charme. Mais elle est d’une naïveté… pfff. Et on attend de Joséphine une intervention…

… mais non. Madame Jo est pratiquement absente et elle manque.

pictobofOn sourit plus rarement que dans les trois premiers tomes de la série.

Ce tome me déçois. Les personnages perdent du caractère au profit d’un rythme de lecture un peu trop speed. On ne se pose pas ! Ça n’est plus vraiment du Polar, mais ça n’est pas vraiment autre chose.

Miss Pas Touche

Tome 4 : Jusqu’à ce que la mort nous sépare

Série en cours

Éditeur : Dargaud

Collection : Poisson Pilote

Dessinateur : KERASCOET

Scénariste : HUBERT

Dépôt légal : août 2009

ISBN : 9782205062922

Bulles bulles bulles…

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Miss Pas Touche, tome 4 – Hubert – Kerascoët © Dargaud – 2009

From Hell (Moore & Campbell)

From Hell
Moore – Campbell © Guy Delcourt Productions – 2000

Cet ouvrage volumineux ausculte à la loupe l’hypothèse de Stephen KNIGHT et les faits qui, selon lui, ont permis l’existence de Jack l’Eventreur.

Pour KNIGHT, la reine Victoria aurait sollicité les francs-maçons afin de l’aider à cacher l’existence d’un enfant illégitime du Prince Albert… et ainsi couper l’herbe sous le pied aux potentielles rumeurs et au chantage dont elle pourrait faire l’objet.

La théorie de KNIGHT inspire donc MOORE pour bâtir les fondations de From Hell et réaliser une fiction très réaliste qui se déroule à Londres, de 1884 à 1896, avec une partie conséquente consacrée à 1888, année des meurtres. Un prologue et un épilogue se situent dans une période plus récente (1923). On y voit deux hommes qui ne s’expliquent pas le fait d’être sortis indemnes (en apparence) de ces événements. L’influence des francs-maçons et leur rôle auprès de la couronne d’Angleterre, les enjeux de pouvoirs, les secrets d’État et la condition des femmes sont les principaux thèmes de cette œuvre qui est aussi détaillée et volumineuse qu’un roman.

Cet ouvrage me captive et me révulse à la fois. Une chronique assez difficile à faire car j’ai l’habitude de tenir compte de l’atmosphère créée par le scénario et le graphisme… et d’écouter mon ressenti sur l’ensemble. Il me semble qu’ici s’impose la nécessité de distinguer le fond et la forme.

Le fond tout d’abord : dans From Hell, nous avons un scénario hyper chiadé. MOORE une nouvelle fois fait preuve de justesse, de finesse, de diablerie tant il nous mène par le bout du nez et nous captive. Tout au long de la lecture, on ne peut que saluer l’énorme travail de recherche qu’il a réalisé pour écrire From Hell et construire une ambiance propre à cette bande-dessinée. L’intrigue, telle qu’il la construit, est aussi passionnante que crédible. MOORE nous fait entrer dans le cerveau de Jack l’Éventreur. Comment s’y prend-il ??? Quoiqu’il en soit, il parvient à nous rendre les motivations et les actes de l’assassin compréhensibles. J’en suis même venue à avoir un peu de pitié pour ce détraqué mental… Il campe un personnage à la fois habile, fragile, manipulateur et intelligent. Un Docteur Jekyll et Mister Hyde version MOORE. Ma-gni-fique !

From Hell – Moore – Campbell © Guy Delcourt productions – 2000

J’ai en tête des passages d’une force inouïe et d’une fluidité remarquable, tel ce chapitre qui confronte le Dr GULL (Jack l’Éventreur) et NETLEY (son cocher). Nous y faisons une visite guidée des principaux monuments de Londres, de leurs histoires, du contexte dans lesquels ils sont arrivés en Angleterre, de leurs significations mystiques et du pourquoi de leurs emplacements géographiques… ils interagiraient les uns avec les autres…C’est surprenant.

La forme enfin. Je n’accroche pas. Pourtant, la tonalité de ce graphisme est pertinente : oppressante et noire à souhait. Mais les dessins de CAMPBELL sont austères et desservent le scénario. Soutenir ce graphisme plus de 500 pages durant est lourd, pesant.

From Hell – Moore – Campbell © Guy Delcourt productions – 2000

On passe de cases fouillées, détaillées et agréables à des cases saturées et illisibles. Ce sont ces dernières que l’on trouvera en grande majorité. Les scènes de nuit sont souvent un gros gribouillage noir (bien que le rendu à l’écran soit meilleur que sur papier).

From Hell – Moore – Campbell © Guy Delcourt productions – 2000

Les scènes diurnes se passent généralement sous un Londres abondamment arrosé par la pluie…  (les auteurs ont fait des recherches et il semblerait que cette année-là, les précipitations aient été particulièrement abondantes) et sont tout autant illisibles que leurs consœurs nocturnes. C’est trop brouillon ! CAMPBELL sait retranscrire à la perfection certains monuments londoniens, ce qui n’est pas le cas des personnages. Les dessins sont grossiers, parfois vulgaires et régulièrement les personnages deviennent méconnaissables d’une case à l’autre.

PictoOKSe mettre dans la lecture de ce roman graphique n’est pas chose aisée. Les liens entre les protagonistes se tissent peu à peu mais j’aurais tendance à dire qu’il n’est parfois pas simple de saisir où l’auteur veut nous emmener. L’intrigue se met en place comme un puzzle, les 100 premières pages sont difficiles… car il faut raccrocher les wagons. Ensuite, la lecture sera plus fluide. Quand le premier meurtre arrive (au cinquième chapitre), le ton change.

Assez rapidement nous avons accès au second, plus sanglant… et ça va crescendo dans la descente vers l’enfer et la folie. Ouvrage de 500 pages, auxquelles on rajoutera environ 70 pages d’annexes (40 pages d’annotations de l’auteur qui partage les fruits de ses recherches) et une grosse vingtaine de pages intitulées « Le bal des chasseurs de mouettes » (postface dans laquelle MOORE nous donne son opinion sur la théorie de KNIGHT).

Mon abdomen a eu du mal a digérer cette pavasse dont j’avais gardé un bon souvenir de lecture. Il met mal à l’aise et dérange. Je revois donc mes copies et suis somme toute assez déçue à la relecture quelques 7 années plus tard, une relecture qui m’a pris environ 2 semaines !!

Une œuvre qui a été récompensée à plusieurs reprises : en 1993, From Hell a obtenu l’Eisner Award de la Meilleure histoire publiée sous forme de feuilleton. En 2000, un nouvel Eisner Award récompensait le travail de réédition et en 2001, l’album a été primé du Grand Prix de la Critique de l’ACBD.

From Hell,
une autopsie de Jack l’Éventreur

Roaarrr ChallengeOne Shot

Éditeur : Delcourt

Collection : Contrebande

Dessinateur : Eddie CAMPBELL

Scénariste : Alan MOORE

Dépôt légal : octobre 2000

ISBN : 978-2-84055-514-8

Bulles Bulles Bulles…

Un dessin tantôt dynamique tantôt plus doux.

Dans la planche qui suit, la première bande est très chargée et on sent un crayonné nerveux. La seconde bande ressemble plus à une aquarelle. Noir et blanc s’équilibrent. Une troisième bande assez minimaliste et épurée ou domine le blanc.

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From Hell – Moore – Campbell © Guy Delcourt productions – 2000

Qui a tué l’idiot ? (Dumontheuil)

Qui a tué l'idiot ?
Dumontheuil © Casterman – 1996

L’histoire débute en 1906.

Lucien Lurette croise le chemin de ce village si particulier, perdu dans la campagne et aux coutumes si étranges. Qui est Lucien Lurette ? « Lucien Lurette ! Acteur, improvisateur, mime, costumier, accessoiriste. Je fais dans le drame, pour vous servir ! » dira-t-il pour se présenter. En courant après une idée, il fait progressivement la connaissance des habitants qui lui expliquent ce qui se passe dans leur bourgade.

Depuis 6 ans, un tueur en série fait rage et tue, sans aucun mode opératoire précis, les habitants de ce bourg. L’idiot du village a été le premier à mourir de sa main. Il ne fait donc pas bon oublier son pot de chambre et sortir uriner seul en plein milieu de la nuit ! Et comme si cela ne suffisait pas, la remordingue sévit, une terrible maladie qui fait danser la gigue à qui en est atteint !

Y a-t-il quelqu’un de censé en ce lieu ??

Après une récente entrée en matière dans l’univers de Nicolas Dumontheuil, il me fallait retourner à la source ! J’ai vu qu’il avait fait L’Enclave en 1993, mais là, ça ne me dit trop rien… pour le moment.

On se glisse assez rapidement dans cette ambiance loufoque.

Qui a tué l’Idiot ? – Dumontheuil © Casterman – 1996

Sinon ? Un curé suicidaire, un comte louche, un colporteur… Difficile de parler de cet album sans trop en dire, ce qui serait vraiment dommage. Je crois qu’il mérite vraiment d’avoir la primeur de surprendre son lecteur.

PictoOKTrès jolie descente en pente douce vers la folie, ce livre nous livre à un monde à la morale parfois dérangeante. Dumontheuil n’en a pas pour autant oublié d’y ajouter un humour décalé qui fait passer la pilule sans problème.

Un dessin très pur, très beau. Mais combien de temps passait-il donc sur un album avec des dessins d’une telle qualité ? Un superbe travail de mise en couleur et un très bon moment de lecture.

Fauve d’Or à Angoulême en 1997, Prix René Goscinny en 1996.

Qui a tué l’idiot ?

Roaarrr Challenge
Roaarrr Challenge

One Shot

Éditeur : Casterman

Dessinateur / Scénariste : Nicolas DUMONTHEUIL

Dépôt légal : février 1996

ISBN : 2203029617

Bulles bulles bulles…

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Qui a tué l’Idiot ? – Dumontheuil © Casterman – 1996

Undercurrent (Toyoda)

Undercurrent
Toyoda © Kana – 2008

Kanae est une jeune femme qui a le vague à l’âme.

Depuis deux mois, son mari a disparu. Après une période de repli sur soi, elle prend la décision de réouvrir les bains publics, entreprise héritée de son père. Peu de temps après, le Syndicat des bains lui recommande Hori, jeune homme qu’elle va employer afin de l’aider à tenir son affaire. Petit à petit, le masque de Kanae va tomber, révélant une jeune femme fragile qui doit avant tout apprendre à soigner les blessures à l’âme que la vie lui a infligée.

J’ai découvert Undercurrent tout à fait par hasard, suite à une recommandation de mon libraire. Un achat purement compulsif. Hasard du calendrier également puisque cet album vient d’être récompensé du Prix Asie ACBD 2009, décerné lors de la Japan expo qui s’est achevé dimanche dernier.

Undercurrent a été initialement publié dans un magazine japonais  de pré-publication (Afternoon) depuis octobre 2004.

Roaarrr ChallengeUne œuvre très humaine, un album agréable et la découverte d’un nouvel auteur prometteur…

J’ai inévitablement pensé à Taniguchi puisque le récit est d’une richesse similaire. J’y ai retrouvé des ingrédients que j’apprécie chez lui : le rythme de la narration est fluide, les personnages sont touchants, les illustrations pleines de quiétude. Les personnages secondaires sont aussi fouillés que le personnage principal. On sent implicitement le poids et l’importance du « paraître », du savoir-être en société et la nécessité de respecter les traditions japonaises… éléments toujours présents quelque soit le manga.

On doit attendre quelques planches avant de parvenir à se repérer dans le temps. Des alternances entre réalité / passé / hallucinations ne sont pas évidentes au début, cela crée quelques confusions passagères. Passé le premier chapitre où on se sent un peu ballotté par la découverte de cet univers, les éléments prennent sens d’un coup. On suit Kanae sur une courte année de sa vie (1 an ? 2 ans ?) à une période indéterminée (années 1990 ? années 2000 ?). Atmosphère sereine sur fond de polar, on se laisse prendre par cette fiction.

PictoOKPictoOKUne fiction réaliste, optimiste et douce malgré un thème difficile. Le scénario ne tombe jamais dans le pathétique. L’auteur marie à merveille des sentiments aussi éparses que la mélancolie et l’humour. Un joli voyage au pays de nos envies, de nos fantasmes, de nos contraintes, de nos doutes et de nos hontes. Un bon moment de lecture que je conseille à tous les amoureux de Taniguchi… ils ne seront pas en reste.


Undercurrent

One Shot

Éditeur : Kana

Label : Made In

Dessinateur / Scénariste : Tetsuya TOYODA

Dépôt légal : septembre 2008 en France

ISBN : 9782505007647


Bulles bulles bulles

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Undercurrent – Toyoda © Kana – 2008

Ed Gein (Dobbs & Nespolino)

Ed Gein
Dobbs – Nespolino © Soleil Productions – 2009

Un jeune pigiste « placardé à la rubrique des chiens écrasés » décide de suivre le procès de réexamen d’un criminel enfermé depuis 14 ans en psychiatrie. Il s’avère que le criminel en question n’est autre qu’Ed Gein, un homme qu’il a connu  dans son enfance et qu’il surnommait « le croque-mitaine ». Loin d’être aussi banale, cette affaire va ramener le journaliste dans les souvenirs de son enfance …

En flânant sur la toile, je me suis permise d’ouvrir la porte de chez DOBBS.

Hasard du calendrier : il y parlait de la sortie de son prochain album qui maintenant est disponible depuis le 22 avril dernier.

J’ai vadrouillé de-ci de-là sur son blog en profitant de la musique d’ambiance et je me suis régalée. J’ai donc commencé à m’immiscer dans l’ambiance de cet album puisque les premières planches sont mises en ligne sur son blog. Je lis beaucoup de polars (et notamment des Connelly dont peu ne sont pas passés entre mes mains) et j’ai retrouvé cette ambiance de tribunal et quelques similitudes avec certains personnages…

Alors du polar en BD, pourquoi pas ? Cela faisait longtemps !

Je pris donc la bonne résolution de me le procurer le jour de sa sortie, une bonne occasion de dire bonjour à mon petit libraire. Et comme une nouvelle ne vient jamais seule, j’ai découvert la Collection Serial Killer de chez Soleil que je n’avais pas remarquée.

Ed Gein est le quatrième One Shot de cette série débutée en Mars 2007. Une bonne occasion de se faire une idée de la chose.

Ce qui est sur, c’est que l’on ne rentre pas dans la vie d’un tueur en série la fleur au fusil. Et je trouve que l’intervention de ce jeune pigiste (narrateur) nous permet d’y entrer progressivement et d’avoir des temps pour « souffler » pendant la lecture car l’ambiance y est pesante.

Le narrateur enquête pour les besoins de son article. On garde un certain détachement nécessaire aux événements, à défaut de ne pouvoir cacher un malaise dû à ce qui nous est donné de voir. Le scénario fait des vas-et-viens entre les années 50′ (période des faits) et la fin des années 60′ (période du réexamen au pénal). Graphiquement, cela se traduit par du noir & blanc pour les flash-back et des bruns-orangés pour la période la plus récente, ce qui réchauffe un peu l’ambiance générale de l’album… mais ce n’est pas suffisant. Les allées-venues entre ces deux périodes sont super fluides. Excepté pour les personnages qui peuplent les souvenirs du narrateur, je n’ai pas trouvé le noms des protagonistes croisés dans cette bande-dessinée. Les morts ont-ils donc plus de présence que les vivants ?

PictomouiLe thème de la série est atypique et je suis mitigée sur cet album. De l’empathie nait pour Ed Gein, tueur rongé par sa folie, il en souffre. Cette empathie m’a gênée.

De plus,  je me demande comment quelqu’un qui n’est pas habitué à côtoyer des « psychologues / psychiatres /et compagnie » peut accueillir ce récit parfois trop technique à mon goût (j’y suis sensibilisée par le biais de mon travail). Je ne sais pas dire ce qui est le plus violent entre les planches où le rapport d’expertise du médecin psychiatre est retranscrit (inaccessible pour les non-initié à moins de faire une descente sur internet), ou les planches dans lesquelles on observe la perquisition effectuée chez Ed Gein.

Il n’y a aucune moralité à tirer de cette histoire, on en connaît le dénouement avant même d’ouvrir la BD (je rappelle qu’Ed Gein était l’un des tueurs en série les plus connus aux États-Unis et qu’il a bien malgré lui inspiré d’autres artistes et je pense à chaud au Silence des Agneaux).

La manière dont cette histoire nous est présentée est abrupte. On sort de cette lecture avec le sang glacé. Cette BD m’a mise en tension, c’est trop macabre et je ne suis pas friande de ces « ambiances gratuites ». On n’en sort pas grandit, ni plus instruit, et pas trop divertit.

La collection « Serial Killer » n’aurait-elle pas pu faire la place à un diptyque afin d’avoir de temps de détailler un peu plus certains aspects ?

From Hell (Dessin de CAMPBELL, scénar de MOORE, paru en 2000) m’avait également fait ce genre d’impression, mais à minima puisqu’avec plus de 500 planches, l’histoire de Jack l’éventreur était plus romancée, plus étoffée également

Ed Gein

One Shot

Éditeur : Soleil

Collection : Serial Killer

Dessinateur : NESPOLINO

Scénariste : DOBBS

Dépôt légal : avril 2009

ISBN : 9782302003125

Bulles bulles bulles…

Pour cela, je vous laisse vous inviter chez DOBBS pour feuilleter les premières planches.

Il a également réalisé une interview que vous pouvez suivre ici.

Bloodline, une série en attente… (Ange & Varanda)

Bloodline, tome 1
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1997
Bloodline, tome 2
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1998

L’histoire débute en août 2003. On assiste impuissants au meurtre de toute une famille.

Rebelote deux mois plus tard, dans un autre lieu. Tous sont assassinés par des tueurs professionnels. Kevin et Lauren, les jumeaux de la fratrie, âgés de 14 ans, doivent leur seul salut au fait d’avoir désobéi à Key, leur précepteur, en allant à une fête organisée par des amis.

Bloodline, tome 3
Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1998
Bloodline, tome 4
Ange – Valton © Vents d’Ouest – 2002

En rentrant, ils découvrent les cadavres de leurs frères et de Key. Un tueur caché dans la maison les attendait, mais Kevin et Lauren parviennent à lui échapper. Le FBI tente alors d’assurer leur protection… Le lendemain, Mary Johnson prend ses fonctions à l’antenne du FBI de Seattle. Elle est positionnée sur l’équipe qui prend en charge cette affaire.

Une bonne série d’action, un bon polar à mon sens. Le hic c’est que cette série, débutée en 1997, n’est toujours pas finie et qu’aucune sortie n’est annoncée voire envisageable. Pour le moment, 4 tomes sont sortis, le dernier est dans les bacs depuis 2002. A quand la suite ?

J’avais envie de la relire et de la faire découvrir. Lorsqu’on sort du tome 1, les personnages sont présentés mais on ne maîtrise ni l’intrigue, ni le mobile des crimes. Le second album est plus posé en rythme, voire un peu mou sur sa seconde moitié. On y passe un long moment à observer le quotidien des jumeaux qui se sont refait une vie. Ce tome avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue et presque sans transition, on retrouve les jumeaux quelques années plus tard. Un quotidien sans rythme, sans grand intérêt… cela contraste fort avec le début de la série. Un train-train ronflant particulier.

Hormis ce passage « pépère » du tome 2, cette série de 4 bandes dessinées c’est : de l’action, de l’action et encore de l’action. Elle est très bien mise en valeur par le travail que Varanda a fait sur les planches et la découpe des cases dans les 3 premiers tomes. Dès le troisième tome, des éléments de-ci de-là viennent chahuter nos mirettes et exciter notre curiosité, nous laissant penser que la série va aller exprimer sa force vers un nouveau genre : fantastique ?

Le tome 4 quant à lui finit littéralement en queue de poisson, puisqu’on reste planté en plein dans une scène d’action… et ça fait 7 ans que l’on attend la suite. Pas très sympa pour le lecteur !

PictoOKLe rythme de la série varie au fil des tomes.Au final, VARANDA a quitté la série, remplacé par VALTON sur le tome 4 et y perd : enchaînements et découpes des cases assez basiques, les personnages perdent en charisme. Il paraît également que la série a déjà beaucoup perdu lorsqu’elle a été colorisée (initialement, elle était en noir et blanc)… mais je n’ai pas eu l’occasion de le voir.

Depuis, les ANGE ont aussi quitté Vents d’Ouest pour aller chez Soleil. Ils avaient pensé à prendre les droits de La Geste… mais rien pour Bloodline ! Même inachevée cependant cette série mérite que l’on s’y arrête.

Bloodline

Série en cours, 4 tomes parus

Éditeur : Vents d’Ouest

Dessinateur : Alberto VARANDA

Scénariste : ANGE

Dépôt légal : 1997 à 2002

ISBN : 9782869676404

Bulles bulles bulles

Difficile d’avoir été accrochée par une bulle plutôt qu’une autre tant le rythme de la série est soutenu. J’admire seulement le travail monstrueux d’organisation des cases et la dynamique inhérente à ce travail de titans.

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Bloodline – Ange – Varanda © Vents d’Ouest – 1997 à 2002