Fables (Willingham & Collectif)

Fables, tome 1
Willingham – Medina © Panini Comics – 2004
Fables, tome 2
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2004
Fables, tome 3
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2007
Fables, tome 4
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2007
Fables, tome 5
Willingham – Collectif © Panini Comics – 2008

Au début du second tome, on dispose d’un synopsis qui sert parfaitement la série. Je vais donc m’appuyer dessus pour vous la présenter et vous dévoiler jusque ce qu’il faut de ses nombreux éléments : «Fableville. Une Communauté clandestine de  New-York où se sont réfugiés des personnages appartenant à l’univers des contes et légendes. Tous les membres de cette société secrète ont fui des guerres terribles, déclarées par un ennemi connu sous le seul nom de « l’Adversaire », qui a méthodiquement envahi et conquis un par un leurs innombrables royaumes. Les Fables – c’est leur nom – qui ne peuvent pas passer pour des humains sont contraints de rester parqués à La Ferme, une annexe de Fableville dans le Nord de l’État». Il y a donc bien longtemps, ces réfugiés se sont installés dans notre monde. Ils sont arrivés seuls ou par petits groupes, et nous côtoient, nous les « Communs » comme ils nous nomment. Ils attendent le jour où ils pourront mobiliser leurs forces, renverser l’Adversaire et récupérer leurs royaumes perdus.

Fables, tome 7
Willingham – Collectif – Panini Comics – 2009
Fables, tome 6
Willingham – Collectif – Panini Comics – 2008

Mais venons-en aux faits : récemment, une jeune femme du nom de Rose Rouge (plus connue comme étant la sœur de Blanche-Neige) a disparu. Son appartement est souillé de son sang, beaucoup de sang, le sien à priori. Assassinat ?

Directement sorti de l’imagination de Bill WILLINGHAM, Fables est un univers fantastico-réaliste dont les chapitres ont initialement été publiés dans un mensuel américain. Pour illustrer son récit, il a regroupé autour de lui plusieurs dessinateurs (« les meilleurs dessinateurs actuels de comics » dit-il) dont Mark BUCKINGHAM qui a produit la majorité des planches de la série. Pour le reste, l’équipe se compose d’artistes présents plus ou moins assidûment : Lan MEDINA (dessinateur des cinq premiers chapitres… et quelques autres), Brian TALBOT, Linda MEDLEY, Craig HAMILTON, P. Craig RUSSELL, James JEAN (qui fait toutes les couvertures)…

J’ai fait le choix de présenter les sept premiers tomes puisque cela coïncide à la fin d’une période. Les trois premiers tomes sont en histoires complètes, le Polar est prédominant. Les tomes 4 à 7, quant à eux, forment un cycle complet au rythme plus soutenu.

Nous revisitons ici nos contes d’enfants. Que sont devenus les héros qui les peuplaient ? Pour ceux qui ont lu Château l’Attente (voir lien ci-dessus de Linda MEDLEY), le principe est déjà connu.

L’album d’entame de série m’a prise au dépourvu pour plusieurs raisons. Il présente l’univers et quoi de mieux qu’une enquête policière pour rencontrer les différents protagonistes ? Du coup, nous les acceptons assez facilement puisqu’ils sont confrontés à une situation qui nous est familière (il suffit d’écouter les infos tous les jours pour entendre parler la disparition de quelqu’un) et que nos chers Fables vont avoir des réactions on ne peut plus humaines.  Ajoutons à cela un ton « bon enfant » qui se fera plus discret au fur et à mesure qu’on avancera dans la série.

Quant au graphisme, loin d’être clinquant, il est raisonnablement aguicheur alors qu’il fait évoluer des personnages de magie. Je me serais peut être attendue à voyager plus à ce niveau. Propre, précis, net, le trait est agréable et rond mais la présence trop timide de rides d’expressions rend les personnages superficiels.  Globalement, les choix de colorisation sont assez ludiques et les couleurs chatoyantes. C’est harmonieux si on élude les inconvénients de la colorisation informatique (les couleurs sont sursaturées par exemple). De plus, BUCKINGHAM adapte sa plume à l’intervention de chaque dessinateur, ce qui permet de camper des ambiances propres à chaque époques, lieux et personnages. C’est un plus pour la série mais exit l’originalité de cette technique (Le Décalogue, L’Histoire Secrète, Le Triangle Secret, DMZ,… j’en passe).

Le scénario ensuite. Loin d’être mièvre, il nous capte rapidement et s’aide pour cela du personnage de Bigby (le grand méchant loup). Le bémol : des conclusions hâtives, tirées par les cheveux. La pilule serait certainement mieux passée si le lecteur avait eu connaissance d’éléments supplémentaires sur la psychologie et le parcours des personnages (ces éléments sont traités… mais tardivement). On observe donc des Fables qui se côtoient depuis des siècles. Leurs amitiés, leurs complicités ou leurs animosités ont pris racines. Certains de leurs actes et réactions peuvent être anticipés par la Communauté… mais pas forcément pour le lecteur, en tout cas pas en début de série. Les conclusions proposées dans des deux premiers tomes sont donc abruptes pour les non-initiés que nous sommes, quelques étapes supplémentaires auraient été les bienvenues. Je l’ai déjà abordé au niveau du graphisme mais le fait que la narration change de « guide » régulièrement apporte une richesse indéniable à l’ensemble, affine la connaissance des personnages et du monde dans lequel ils évoluent.

Roaarrr ChallengePour le reste, je ne vais pas fignoler et dire que j’ai apprécié l’ensemble de la série, tome 7 inclus. Une fois qu’on a mis un pied dans Fables, il est assez difficile d’en décrocher. La disparition de quelques protagonistes en cours d’histoire me déçoit (Barbe-Bleue), la mise en avant d’autres tout autant (le Prince charmant)… de petits tracas de lecteur mécontent mais rien de bien méchant. Les lectures de chapitres sont fluides, captivantes bien que les dénouements soient de qualité inégale. Certains personnages ont gardé leurs gros sabots de conte de fée et les petits cailloux jalonnés par le scénario nous laisse entrevoir le poteau rose, parfois un peu trop tôt (on repère rapidement les grilles de construction du scénario). Ainsi, il faudra attendre le tome 7 pour avoir la confirmation de la réelle identité de l’Adversaire… chose que l’on présageait depuis deux tomes. Heureusement, les personnalités phares de la série savent faire le contre-poids (Bigby, Blanche-Neige, Boy Blue pour l’essentiel… voire le couple de La Belle et La Bête). La série a été récompensée à plusieurs reprises par des Eisner Awards. Cet article intègre le Roaarrr Challenge (je vous invite à vous rendre sur l’article dédié aux Eisner pour prendre connaissance des Prix attribués à Fables).

PictoOKRetomber en enfance pour retrouver nos premiers héros libérés de leurs contrat avec Walt Disney. Ils ont quitté leurs univers cloisonnés pour évoluer dans un monde qu’ils ont construit ensembles. Une lecture divertissante et qui capte l’attention, c’est indéniable. Pour le reste, je n’irais pas plus loin dans la flatterie, ce n’est pas non plus LA série de l’année. Certains personnages gardent encore beaucoup de mystère autour d’eux, laissant présager une looooongue série (je hais les séries trop longue), voire de nombreux de spin-off (deux déjà sont en route : Cendrillon et Jack)… et je hais les spin-off trop nombreux. Je ne lirais donc pas tout, vous l’aurez compris, mais pour l’heure je passe un très bon moment avec la série-mère.

Téléchargement légal du Chapitre 1 sur le site officiel.

Les chroniques de Madmoizelle, Paul.

Autres albums de la série sur le blog : 1001 Nuits de Neige (Hors-série), tomes 8 et 9.

Fables

Série en cours

Éditeur : Panini Comics

Collection : Vertigo

Dessinateurs : Collectif

Scénariste : Bill WILLINGHAM

Tome 1 : Légendes en Exil (chapitres 1 à 5) / janvier 2004
Tome 2 : La ferme des Animaux (chapitres 6 à 10) / septembre 2004
Tome 3 : Romance (chapitres 11 à 18) / juillet 2007
Tome 4 : Le dernier Bastion (chapitres 19 à 21) / novembre 2007
Tome 5 : La Marche des Soldats de Bois (chapitres 23 à 27) / mars 2008
Tome 6 : Cruelles Saisons (chapitres 22 et 28 à 33) / novembre 2008
Tome 7 :  Les Royaumes (chapitres 36 à 41) / mars 2009

Bulles bulles bulles…

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Fables, tomes 1 à 7 – Willingham – Collectif © Panini Comics – 2004 à 2009

Château l’Attente (Medley)

Château l'Attente, tome 1
Medley © Ca et là – 2007

A bout de forces, Jaine décide de quitter son château natal pour une contrée que la plupart pensent être imaginaire.

Violentée par son époux, elle bénéficie du soutien de quelques proches compagnons qui l’aident à partir discrètement. Elle prend la route seule pour une destination dont lui a longuement parlé son père : le Château l’Attente. En chemin, elle noue des amitiés qui l’invitent à revoir son projet. Pour eux, Château l’Attente relève plus du mythe que de la réalité. Mais Jaine ne se décourage pas.

Je n’avais pas entendu parler de cet ouvrage avant de passer chez Marilyne.

A voir la couverture, j’avais tout de même quelques appréhensions sur cet ouvrage. Je m’attendais à de l’héroïc fantasy, qui est pourtant mon domaine de prédilection (et dont je ne parle pas assez ici)… mais dans ce domaine, je trouve malheureusement que l’on en revient toujours à la même chose et cela fait une éternité que je n’ai rien lu de réellement innovant en la matière.

Point d’héroïc mais du conte. Mais pas n’importe quel conte…

Il y a quelque temps, j’avais laissé Winshluss m’emporter avec son Pinocchio version trash. Ici, il en est de même… sans le trash, l’humour en plus. Un petit bémol pourtant pour cette BD américaine : tout y est un peu trop propre, bien rangé, bien soigné… et cela va pour la forme (les traits sont très fins, précis) et pour le fond (tout est bien ordonné, les rues de ces bourgs médiévaux n’ont pas la moindre mauvaises herbes, pas la moindre flaque d’eau… rien, nickel).

Ceci était pour le dessin, venons-en au récit. Grosso modo, je vais présenter les choses à la façon d’un grand restaurant. En entrée : le conte de la Belle au Bois Dormant revu et corrigé par Linda MEDLEY. Après une présentation rapide de cet univers, du Roi, de sa Reine… de la Cour et autres protagonistes (et notamment les sorcières qui ont une grande importance dans les événements qui vont suivre), nous passons rapidement sur la jeunesse de la Princesse. La Belle grandit, se pique le doigt, dort 100 ans jusqu’à l’arrivée du Prince Charmant… Prince Charmant pour qui elle fait ses clics et ses clacs pour aller squatter dans son Château et y faire beaucoup d’enfants.

Le plat principal ne concerne aucunement la vie de femme au foyer de la princesse. Loin de là. Linda MEDLEY a imaginé ce qui s’était passé ensuite, après le départ de la princesse, pour les habitants du Château. Que sont-ils devenus ? Ce premier tome de 450 page (puisqu’il y aura une suite) nous emmène dans un voyage magique et nous fait découvrir ce qui s’est passé. Au passage, quelques clins d’œil à d’autres contes, beaucoup d’humour et des temps du récit consacré plus particulièrement à certains personnages. J’aurais aimé pouvoir y lire l’histoire de Rackham (dit Grobec), je pense que ce sera pour le second tome… mais en attendant, le détour sur le parcours de Sœur Paix était un régal.

A la fin de ce tome, nous effectuons un petit trou lorrain, ou normand, c’est à vous de voir en fonction de vos expressions favorites… et la suite du plat de résistance n’est pas encore publiée (peut-être aux États-Unis ??)…

Roaarrr ChallengeLes personnages qui évoluent dans ce monde mi-humain, mi-animalier sont attachants, touchants et assez crédibles. Ensuite, autre petit bémol que je relèverai : cet univers est assez conventionnel, trop peut-être, car il n’y a pas de « gros méchants », au pire quelques coléreux en mal de reconnaissance (peut-être même en mal d’amour aussi ^^) et dont le passe-temps favori est de nuire à autrui… mais ils n’ont pas réellement le loisir ni l’espace pour mettre en pratique leurs plans machiavéliques.

PictoOKPictoOKTrès belle découverte.

J’attends maintenant impatiemment la sortie du second tome prévu dans l’année. Une lecture pleine de malice, pour petits et grands. Un album récompensé d’un Eisner Award en 1998 (Meilleure Nouvelle série).

Un petit tour vers la chronique de Marilyne et celle de Loula.

Je me suis régalée à faire un petit tour sur le site de la série… et rassurée de constater que je ne suis pas la seule à avoir apprécier cette lecture atypique fort ludique et sommes toutes très divertissante (Krinein et ActuaBD) ^^

Participation de l’auteur à la série Fables.

Château l’Attente

One Shot

Éditeur : Ça et là

Dessinateur / Scénariste : Linda MEDLEY

Dépôt légal : novembre 2007

ISBN : 978-2-916207-22-3

Bulles bulles bulles…

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Château l’Attente, tome 1 – Medley © Ça et là – 2007

Le Chat du Kimono (Peña)

Le Chat du Kimono
Peña © La Boîte à bulles – 2007

« Il était une fois… » non, non, non, ça ne commence pas comme ça d’abord. Vous voulez que je vous mette l’eau à la bouche ? Voici donc l’introduction :

« Dans l’Ile de Kyushu, juste au pied du Mont Osa, s’étendait une grande filature de soie. Son propriétaire avait une fille qui était très belle. Il faisait tisser  pour elle les plus beaux kimonos de toute la province. Mais celui qu’elle préférait était le premier qu’il lui avait offert : le kimono des chats. Ce kimono, très doux et ronronnant, avait été confectionné avec soin par le meilleur tisseur de la filature, secrètement épris de la belle. Mais elle caressait les chats de son kimono toute la journée sans lui consentir le moindre regard… ».

Et puis un jour, un chat s’échappe du kimono…

Cet album, publié en 2007, était initialement prévu pour être un One Shot. Pourtant, en novembre 2008, Tea Party (à Angoulême cette année) est venu lui donner une suite inattendue. J’ai fait le choix de les chroniquer séparément, car tant le premier peut être considéré comme un conte, tant le second ne l’est absolument pas.

Nous sommes ici à la frontière entre la légende et la réalité. Le chat évadé fait la jonction entre les différentes scénettes qui composent l’album… un trait d’union entre plusieurs destinées qu’il va réunir. En chemin, nous croiserons Sherlock Holmes et Watson en pleine enquête, ainsi que la petite Alice perdue sortie de son pays des merveilles. Ce chat fait naître en elle toute sorte de questions.

A priori, on parcourt des « tranches de vie » totalement indépendantes les unes des autres. Ce chat est leur fil rouge.

Tous ces personnages évoluent dans un monde en noir et blanc, très contrasté. C’est magnifique. Le dessin de PENA est racé, caractéristique ; il crée de réelles ambiances dans lesquelles on s’immerge complètement.

PictoOKPictoOKSublime. Encore une BD que je vous invite à lire (si ce n’est pas déjà fait) ^^ et merci à Guillaume LONG de me l’avoir conseillée dans le « Faites-moi lire » de décembre.

Quelques liens dont une bio de l’auteur, un lien vers son blog et le blog de Tea Party.

Le Chat du Kimono

One Shot initialement / Série en cours

Éditeur : La Boîte à bulles

Dessinateur / Scénariste : Nancy Peña

Dépôt légal : janvier 2007

ISBN : 978-2-84953-040-5

Bulles bulles bulles…

Des planches magnifiques sont sur le blog Tea Party (je vous ais mis le lien plus haut).

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Le Chat du Kimono – Peña © La Boîte à Bulles – 2007

Pinocchio

Pinocchio
Winshluss © Les Requins Marteaux – 2008

Dans ce monde noir, Geppetto est un inventeur diplômé. Il n’a pas d’enfant, sa vie de couple n’est pas resplendissante. Dans sa cave transformée en labo, il modèle et donne vie à sa créature : un robot qu’il appelle Pinocchio. Ce dernier aura la lourde tâche de décharger Madame Geppetto dans sa fonction domestique ^^. Quant à Geppetto, il part vanter les mérite de son invention à l’Armée…

Pendant ce temps, Jiminy le cafard se fait licencier. Devenu chômeur SDF, Jiminy s’installe dans le crâne de Pinocchio… un court circuit, et Jiminy prend les commandes du robot…

Pas de phylactères ou presque dans cet album aux teintes assez sombres globalement. Seuls Jiminy le Cafard et le flic déjanté ont droit de parole ici… au premier cela lui coûtera la colorisation de ses planches et au second… un soupçon de raison et d’humanité qui n’étaient déjà pas des notions qui le gratifiaient.

Pas de phylactères donc, mais tout semble si bruyant dans cette vision somme toute assez pessimiste de notre monde. WINSHLUSS se paye le luxe de revisiter les contes Disney en version hard et déjantée. On voit évoluer ici et là Pinocchio donc, mais aussi la version punk de Jiminy Crocket, les 7 Nains salopards et lubriques et j’en passe. Pas si merveilleux que ça le monde de Disney quand on l’observe sous la loupe des travers humains.

On prend pitié pour ce Pinocchio qui est livré à lui même dans ce monde cruel, sans même un petit nid pour se poser un peu. Un lieu où les 7 péchés capitaux ont tout loisir de s’exprimer ouvertement. Il sera livré à la cupidité des autres. Pantin totalement dépourvu de libre-arbitre, il vit de manière totalement passive dans ce monde qui l’entoure. Manipulation, Guerre, Productivisme, Fascisme, Pollution… vont jalonner sa route.

Le style graphique est mordant, agressif, sanglant parfois… quelques poses nous sont octroyées avec parcimonie. Ensuite, on ne peut pas parler d’une ambiance graphique précise mais de plusieurs ambiances graphiques : le trait, la colorisation, la découpe des planches étant propre à chaque scénette… à chaque personnage.

C’est décalé à souhait et l’absence de dialogues ne nuit en rien à la lecture, les personnages se suffisant à eux-mêmes.

Les clins d’œil sont nombreux des Floyd (The Wall) à Spielberg (A.I), en passant par le mythe du Grand Méchant Loup, une référence au Titanic, Robinson Crusoé, Star Wars, V pour Vendetta… j’en oublie des tonnes et sur ceux que je prononce, j’espère ne pas me tromper.

Lecture de janvier pour k.bd

PictoOK Il y avait un an je n’avais pas aimé… et je ne regrette vraiment pas cette relecture. Cynique à souhait.

Angoulême a valorisé le travail de WINSHLUSS l’année dernière.

Un petit tour sur la preview, un petit tour sur Les Requins Marteaux… sur Artnet.fr et quelques interview. La première est sous ce lien qui vous dirige vers le site d’Arte, la seconde :

Angoulême 2009: Winshluss Fauve d’or pour Pinocchio

Pinocchio

Roaarrr Challenge
Roaarrr Challenge

One Shot

Éditeur : Les Requins Marteaux

Dessinateur / Scénariste : WINSHLUSS

Dépôt légal : novembre 2008

Bulles bulles bulles…

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Pinocchio – Winshluss © Les Requins Marteaux – 2008

D, tome 1 (Ayroles & Maïorana)

D, tome 1
Ayroles – Maïorana © Guy Delcourt Productions – 2009

Richard DRAKE rentre d’expédition, alors que tout le monde le croyait mort. Lors d’une soirée qui réunit toutes les huiles de la haute société anglaise, il fait la connaissance de Catherine LACOMBE… dont il tombe amoureux. Il rivalise alors de courtoisie avec Lord FAURESTON, un jeune dandy mystérieux qui fait également la cours à la belle.

Le chemin de Richard DRAKE va alors croiser Mister JONES, un pitoyable chasseur de vampires, qui pourchasse Lord Faureston.

Le fait de participer à l’aventure de Yaneck, le  » Top BD des blogueurs « , me fait sortir de ma bibliothèque des titres que j’avais mis en attente de lecture.

C’est le cas pour D.

Je pensais que D serait à la hauteur de mes attentes…  sachant que AYROLES + MAÏORANA + LEPREVOST (couleurs) = Garulfo…. on doit forcément arriver à quelque chose de sympa !

J’ai passé un bon moment avec cet album, c’est certain… En un tome, dessinateur et scénariste sont parvenus à camper intrigue et personnages. Les dessins sont splendides, le scénario est « net et précis », quelques notes d’humour mais sans plus, beaucoup de dérision…

D, tome 1 – Ayroles – Maïorana © Guy Delcourt productions – 2009

MAIS, et parce qu’il y a un MAIS : je suis déçue par cet album.

Cela faisait un certain temps que je n’avais rien lu sur le monde des vampires et je dois avouer que D n’apporte pas grand chose de nouveau à ma « culture vampire ». Des femmes qui craquent pour un beau ténébreux, un vampire qui ne sort que la nuit, l’utilisation du pieux et du crucifix… bref, rien d’exceptionnel, pour le moment en tout cas.

Je souhaite que cette série devienne incontournable d’ici quelques années, mais pour le moment, je trouve la mise en jambe tranquille, voire un peu molle.

PictomouiVampire vous avez dit Vampire ?

Je suis complètement mitigée sur ce tome qui me déçois au niveau de l’originalité. Je m’attendais vraiment à autre chose venant de cette équipe dessinateur/scénariste. C’est beau, cela se lit bien mais sans plus.

D

Tome 1 : Lord Faureston

Série en cours

Éditeur : Delcourt

Collection : Conquistador

Dessinateur : Bruno MAÏORANA

Scénariste : Alain AYROLES

Dépôt légal : janvier 2009

ISBN : 978-2-7560-0412-9

Bulles bulles bulles…

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D, tome 1 – Ayroles – Maïorana © Guy Delcourt productions – 2009