Journal d’une disparition (Azuma)

Journal d'une disparition
Azuma © Kana – 2007

Hideo AZUMA est né en 1950. Mangaka réputé, il disparaît de 1989 à 1993. Cette décision non préméditée fait suite à une dépression doublée d’un alcoolisme important. Il va connaître pendant plusieurs années une vie de clochard et errer. Sa femme lance rapidement un avis de recherche mais la Police mettra plusieurs années à le retrouver.

Pendant cette période de grande précarité, il dormira dans des abris de fortune. Au bout de 3 ans environ, il rencontre un homme qui lui propose un poste d’ouvrier dans une compagnie de gaz. Peu à peu, la valeur travail va l’aider à reprendre un rythme plus  » normé « , un peu d’estime de soi et un sentiment d’utilité sociale.

Cet ouvrage autobiographique raconte cette période de clochardisation.

Une lecture réellement atypique que voici.

La lecture est compliquée, saccadée. Elle se fait par bribes ou par anecdotes avec peu de lien entre les tranches de vie. Ce style d’écriture semble logique, avec le recul puisque qu’Ideo AZUMA a connu un tel stade de dépendance à l’alcool qu’il semble ardu qu’il retrace cette période de manière fluide. Les seuls repères spatio-temporels : les saisons.

Les dessins contrastent réellement avec le thème du récit. Ils sont assez ronds, ludiques et mêlent à la présentation de son parcours une note d’ironie, de sarcasme parfois…

PictomouiJ’ai eu du mal à soutenir cette lecture car il y a un réel décalage entre les faits et la manière dont ceux-ci sont relatés.

De manière plus fluide, plus critique et plus construite, AZUMA parle rapidement de la période qui a précédé cette expérience de vie… de l’après aussi. L’auteur nous transmet son expérience. En revanche, je trouve que le récit et le ton utilisés pour raconter sa période d’errance sont plus moralisateurs (j’ai ressenti une forme d’autosuffisance, une fierté à « Savoir » ce que c’est comme s’il voulait impressionner le lecteur).

Je ne pense pas qu’il soit pertinent de découvrir cet auteur avec cet album car nombre de références sont faites à sa carrière, à ses œuvres et il me semble plus intéressant de lire Journal d’une disparition en ayant un peu potassé du AZUMA avant… Pour l’heure, je reste sur l’impression d’un auteur qui a voulu m’épater.

Journal d’une Disparition

Roaarrr ChallengeOne Shot

Éditeur : Kana

Label : Made In

Dessinateur / Scénariste : Ideo AZUMA

Dépôt légal : Janvier 2007

ISBN : 9782505000303

Bulles bulles bulles…

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Journal d’une Disparition – Azuma © Kana – 2007

Je voudrais me suicider mais j’ai pas le temps (Teulé & Cestac)

Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps
Teulé – Cestac © Dargaud – 2009

Tout commence en 1957.

On est parachuté directement dans l’annonce de la mise sur le marché du vaccin contre la polio.

Seulement voilà, pour la famille Ninduab, ça arrive un peu tard. Leur fils unique, Jean-Charles, l’a contracté trois mois plus tôt. Dès lors, lorsqu’il y a des invités chez ses parents, Jean-Charles passe la soirée sous la table, caché des regards. Les railleries à l’école, les coups de pas-de-bol, les préjugés parentaux… vont faire son quotidien.

Vers 20 ans, il décide de dire merde à tout ça et de s’orienter vers ce qu’il a toujours voulu faire : de la BD.

Parcours en détails…

Rhôôô, pourquoi je n’ai pas acheté cette BD avant ???

Quoi qu’il en soit, on parcourt la vie de Charlie Schlingo, dessinateur et scénariste qui n’est plus à présenter.
Ambiances en noir et blanc. 98 pages de délires, Charlie qui saute du coq à l’âne, Charlie triste à en crever, Charlie complètement déjanté.

On revisite son parcours. La rencontre avec Wolinski et Choron, là où tout a commencé. Une vie de dingue très bien mise en relief par un scénario complètement loufoque de Teulé. On y croise Teulé et Cestac, forcément, mais aussi Franck et Golo, Rosse, Robial, Dionnet, et j’en passe. De même, on lit son passage à Charlie Mensuel, Métal Hurlant, Futuro… Son alcoolisme, sa dépendance…

Des dialogues truculents, un rythme soutenu…

PictoOKFranchement ?? c’est fendard.

BD très très très sympa et le plaisir de côtoyer le temps d’un album le quotidien d’un Grand Monsieur qui nous a quitté il y a 4 ans déjà.

Je voudrais me suicider mais j’ai pas le temps

One Shot

Éditeur : Dargaud

Dessinateur : Florence CESTAC

Scénariste : Jean TEULE

Dépôt légal : février 2009

ISBN : 9782205061741

Bulles bulles bulles…

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Je voudrais me suicider mais j’ai pas le temps – Teulé – Cestac © Dargaud – 2009