V pour Vendetta (Moore & Lloyd)

V pour Vendetta, tome 1
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 2
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 3
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 4
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 5
Moore – Lloyd © Zenda – 1989
V pour Vendetta, tome 6
Moore – Lloyd © Zenda – 1989

J’ai eu un plaisir non dissimulé à relire cette série de MOORE et LLOYD. En revanche, mal m’en a pris de vouloir regarder l’adaptation cinématographique à la sortie de cette lecture. J’ai donc plus envie de parler de cette libre adaptation fantaisiste et scabreuse que de la BD en elle-même.

Synopsis de la série :

Novembre 1997, Londres.

Le dernier conflit mondial nucléaire a rayé l’Europe, l’Afrique et les États-Unis de la carte. La Grande-Bretagne est devenue un état totalitaire depuis une quinzaine d’années. L’extrême-droite est à la tête du pays et a effectué sa classique purification ethnique dès son arrivée au pouvoir. Tout accès au plaisir et à la culture est soigneusement sous contrôle (musiques, livres…).

« La guerre a mis fin aux luxes. La guerre a mis fin aux libertés ».

Chaque soir, la Voix du Destin parle au peuple et le tient sous le joug de la peur, le Pouvoir est méthodiquement organisé :

– la Main est la force armée de l’État, elle fait régner ordre et discipline,
– la Bouche représente les médias sur lequel le Parti a le monopole. De son antre, parle la Voix du Destin,
– L’Œil est vigilant à tout : télésurveillance de tous pour se tenir au fait des agissements de chacun,
– l’Oreille tend ses antennes et est à l’affût de ce que ses micros lui rapportent (écoutes téléphoniques, mouchards…),
– le Nez est une sorte de police scientifique,
– à la Tête, deux dirigeants : le Commandeur (un homme fait de chair et d’os) et le Destin (intelligence artificielle) sur lequel se base le Commandeur pour diriger le pays. Dans ce contexte, V, un anarchiste, souhaite ébranler le pouvoir en place et redonner au peuple son libre-arbitre et sa liberté. Il joue sur deux registres : se venger des violences qu’il a subies et faire tomber le gouvernement en attaquants ses emblèmes.

Voici une œuvre que l’on ne présente plus… du moins je pense. Dès le début de la lecture, on se laisse emporter dans cet univers. Un bon conseil donc : si vous souhaitez lire V pour Vendetta, assurez-vous d’avoir la série complète à portée de main. Car si dans un premier temps le graphisme peut vous rebuter un peu, vous vous rendrez rapidement compte que nulle autre touche ne peut mieux s’accorder avec cette ambiance.V pour Vendetta est tout bonnement diabolique.

MOORE mène son scénario de main de maître et LLOYD lui emboîte si bien le pas que j’en oublie que je ne suis pas censée entendre de la musique que V écoute, ni aucun murmure, ni aucune détonation, aucun cliquetis de serrure, aucune respiration…. « La vie est un théâtre. Une grande illusion » (propos de V, Tome 1).

Cette œuvre a initialement été écrite comme une pièce de théâtre : 3 actes, un entracte, un prologue. La première édition de la version française diffère de la découpe proposée par la version américaine. La VF, c’est 6 tomes de 6 à 8 chapitres chacun. La VO c’est 10 tomes de 3 à 5 chapitres. Certains chapitres étant positionnés différemment chronologiquement. Quelle utilité ? je n’en sais rien ? Si cela influence la lecture ? je ne pense pas.

V pour Vendetta est un petit bijou du 9ème art, tout bonnement.

Je ne m’étendrais pas sur une analyse de ceci ou de cela dans la BD. Je cherchais à mettre en lien un travail qui a été fait par des étudiants anglais (je crois) sur cette BD, mais pas moyen de mettre la main dessus. D’ailleurs si quelqu’un a cet écrit sous la main, je le lirais volontiers ! Ils y ont consacrés une année d’étude !

La sortie du film a pourtant relancé la série. Les ventes d’albums ont retrouvé une seconde jeunesse. Mais… bien mal m’en a pris de le regarder en sortant de la  lecture. Idée complètement saugrenue que je déconseille vivement à toute personne saine d’esprit. On lui accordera d’être un bon film d’action américain à gros budget (oups, pléonasme pléonasme !), mais il n’est qu’une très libre interprétation de la BD. Les deux seules choses que j’ai trouvé fidèles : le personnage de Dellia et le Chapitre « Valérie »… et le jukebox, j’allais oublier !

PictoOKPictoOKCultissime !

V pour Vendetta

Roaarrr Challenge
Roaarrr Challenge

Série terminée en 6 Tomes, désormais publiée en Intégrale

Tome 1 : Visages / Tome 2 : Vérités / Tome 3 : La Valse du vice /
Tome 4 : Valérie / Tome 5 : Voyages / Tome 6 : Victoria

Éditeur : Zenda

Dessinateur : David LLOYD

Scénariste : Alan MOORE

Dépôt légal en France : de janvier 1989 à janvier 1990

ISBN : voir la fiche série sur BDgest

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.


V pour Vendetta – Moore – Lloyd © Zenda – 1989 à 1990

Le journal de mon père (Taniguchi)

Le Journal de mon père
Taniguchi © Casterman – 1999

A 43 ans, Yoichi apprend le décès de son père qu’il n’avait pas revu depuis une quinzaine d’années. A reculons, il s’organise pour pouvoir se rendre dans son village natal quelques jours pour assister aux funérailles.

Le lecteur est témoin des retrouvailles entre Yoichi et les membres de sa famille avec qui il avait rompu les liens depuis plusieurs années. Malgré cette longue absence, tous l’accueillent avec joie et chaleur. Ensemble, ils vont se se remémorer les souvenirs de son enfance et revenir sur les raisons de sa longue absence.


C’est avec cet album que j’ai découvert l’univers des mangas. Une découverte tardive (2004) due à mon petit libraire qui souhaitait qui voulait me faire découvrir d’autres univers :  » je voudrais te faire lire des mangas, essayes ça… » avait-il dit l’air de rien !

Soit, dit la bonne fée, mais…. j’ai tout de même attendu l’été dernier pour me plonger dedans. Depuis, je dévore Taniguchi, je me suis lancée dans Tezuka et même apprécié la saveur d’un petit manwha.

Chuuut… ce manga se laisse écouter, il se laisse sentir et caresser… tant il nous dit de prendre le temps. C’est avec douceur que Jiro Taniguchi nous prend la main pour faire ce voyage, et c’est avec délicatesse qu’il nous dépose un peu moins de 300 pages plus loin, grandis et émus.

Sorti au Japon en 1995, il a été publié pour la première fois en France sous forme de triptyque (1999). Il est maintenant vendu en intégrale (le petit hic de cette version : l’ordre des bulles au sein des cases n’est pas toujours évident, ce qui saccade un peu la fluidité de la lecture).

Un ouvrage qui comporte de nombreux éléments autobiographiques. Tout en noir et blanc, repaginé pour satisfaire nos habitudes de lecture occidentale… mais on ne perd rien à la saveur de ce voyage intérieur. On y retrouve les thèmes fréquemment abordés par Taniguchi : l’importance du facteur « travail » dans la société japonaise, la famille, les valeurs culturelles comme le respect de l’autre et des traditions…

Le récit fait des va-et-viens sur deux périodes : la période actuelle (et le moment des funérailles) et les années 1950 où l’on s’arrête avec plaisir sur une odeur de saké, de printemps, de shampoing… au gré des souvenirs du personnage principal. Les questions qu’il se pose et les constats qu’il fait nous renvoie à nous. On s’arrête donc sur notre propre rapport à l’autre,  les sentiments que l’on ne met pas en mots par manque de temps ou tout simplement par peur du ridicule.

Ouvrage de référence du maître mangaka.

Ce qui est dommage, c’est que le début de la publication des œuvres de Taniguchi en France a presque coïncidé avec l’arrivée massive des mangas. Je pense que cette déferlante japonaise n’a pas permis à Taniguchi d’être accueilli comme il aurait du l’être. Noyé dans la masse, il a perdu beaucoup de lecteurs.

Vous trouverez chez moi des avis sur d’autres albums de Taniguchi (Un Ciel Radieux, Le Gourmet SolitaireUn Zoo en Hiver, L’Homme de la ToundraIcare, Mon Année, Le Sauveteur, Sky Hawk… voir aussi la rubrique Taniguchi sur ce blog)

Le tome 1 « Le Grand Incendie » a reçu la Mention spéciale du Jury Œcuménique de la Bande Dessinée en 2000. Le même Jury a Attribué son Prix un an plus tard à l’ensemble de la série.

Le Journal de mon père

Roaarrr ChallengeÉditeur : Casterman

Collection : Écritures

Dessinateur / Scénariste : Jiro TANIGUCHI

Dépôt légal : 1999 en France

ISBN : 9782203396098

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Journal de mon père – Taniguchi © Casterman – 1999

Le Grand pouvoir du Chninkel (Van Hamme & Rosinski)

Le Grand Pouvoir du Chninkel
Van Hamme – Rosinski © Casterman – 1988

Daar est un monde bien cruel pour les Chninkels, esclaves des races supérieures. A chaque croisée de soleil, les guerriers des Trois Immortels partent guerroyer pour une raison désormais oubliée de tous. Chninkels enchaînés, Tawals velus dressés à combattre… à chaque croisée de soleil, c’est la même boucherie sans nom qui recommence. Un jour, au milieu des corps et des décombres encore fumants du dernier combat, J’on le Chninkel se retrouve seul survivant sur un champ de bataille, libre pour la première fois de sa vie. U’N, le Maître des Mondes, lui apparaît alors et lui confie la mission de réinstaurer la paix sur Daar.


Un grand classique de la bande-dessinée, une « BD culte » je dirais. C’est un petit bijou du 9è Art que j’ai eu envie de partager.

Pour moi, nul doute que je classe cette bande-dessinée dans les petits joyaux de l’Héroïc Fantasy. Tous les ingrédients d’une bonne recette y sont présents : le héros, la quête certes, mais aussi l’amour, les prophéties, les méchants, les guerres et les fées bien sur !

J’ai la version noir et blanc est la meilleure à mes yeux. Je reconnais cependant m’être peu intéressée à la réédition en couleur de cette BD qui est dans les bacs depuis 2002 me semble-t-il. Je l’ai un peu feuilletée cependant, je ne trouve pas que la couleur y apporte grand-chose.

Le noir et blanc donne de la force aux textes, un travail monstrueux d’encrage y a été effectué. Quant au scénario, il offre une magnifique réflexion sur les fondements et les textes des Évangiles.

Le scénario de Van Hamme se permet quelques libertés. J’y apprécie notamment la version Chninkel de la Cène et la manière dont Dieu est représenté : le « Maître des Mondes » a un discours pour le moins… direct.

Des petits clins d’œil à d’autres références littéraires sont disséminées de ci-delà mais, chut… je ne dis pas tout, je ne veux pas spoiler. Pour ne rien gâcher, les personnages sont attachants, sincères, le ton est juste. Je compatis avec ce pauvre petit Chninkel : quelle mission bien lourde pour ces frêles épaules.

Le grand pouvoir du Chninkel

Roaarrr ChallengeÉditeur : Casterman

Dessinateur : Grzegorz ROSINSKI

Scénariste : Jean VAN HAMME

Dépôt légal : Avril 1988

ISBN : 2203334398

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Grand Pouvoir du Chninkel – Van Hamme – Rosinski © Casterman – 1988

Où le regard ne porte pas… (Abolin & Pont)

Où le regard ne porte pas
Abolin – Pont © Dargaud – 2004

Italie, début du XXème siècle.
Dans un petit village de pêcheurs, Lisa attend William qui a suivi ses parents venus de Londres. Son père rêve d’une nouvelle vie, ils ont quitté la ville pour s’installer à Barellito et vivre de la pêche.

William, Lisa, Nino et Paolo deviennent « copains comme cochons » et partagent, le temps d’un été, tout y compris ce petit quelque chose qui nous pousse à tourner les pages frénétiquement afin de savoir…

Pour l’occasion, j’ai eu envie de revenir sur un vieux coup de cœur.

Enfin, vieux… pas tant que ça puisque la série date de 2004. Mais je ne relis pas forcément tout, et cette série, je n’ai du la relire qu’une ou deux fois depuis. Où le regard ne porte pas… est une douceur, la meilleure des sucreries du rayon Confiseries, de la poésie mise en images.

Il y a peu de bandes-dessinées qui ont pour personnages principaux des enfants et qui, de plus, ont retenus mon attention. Je citerais Peter Pan de Loisel, bien sur, mais aussi Basil et Victoria, Bout d’Homme et Couleur de peau : miel. Celles-là, elles ont ce petit truc en plus d’indicible qui fait que ça fait la différence. Après, ma culture BD a des lacunes … oh comme j’aimerais les combler !

Ce présent tome est tout en rondeur, tout en douceur. Les personnages principaux (des enfants), permettent d’aborder des sujets graves de manière très juste, sans pour autant tomber dans la naïveté mielleuse.

La finesse de cette BD parvient à nous faire passer par plusieurs émotions et sentiments :
– la jalousie (Willy, Nino et Paolo aiment tous les trois la petite Lisa… une rivalité qui, à l’âge de 10 ans, n’est pas toujours simple à gérer),
– la peur de l’inconnu (cet inconnu différent, étranger qui débarque dans une vie bien ritualisée, une vie en huis-clos),
– l’espoir (de ce jeune père de famille qui rêve d’une vie meilleure pour sa famille),
– la tristesse voire la souffrance de se sentir rejeté,
– l’amitié…

Début du XXème, c’est aussi l’essor industriel et l’arrivée de l’automobile. On mesure la révolution que cela a pu apporter, les espoirs que cela représentait. On sourit en remarquant le décalage.

Un énorme travail a été fait par Olivier PONT. Les dessins de PONT donnent vie aux jeux de regards entre les personnages, on sent les yeux pétiller. Des regards remplis tour à tour de complicité, de sous-entendus, de méchanceté. Je regrette de ne pas le trouver plus souvent dans mes lectures des petits détails comme celui-ci, impalpable… sans autant de finesse. Beaucoup de cases sont muettes, mais les dessins zooment sur des regards qui se suffisent à eux-mêmes. Un regard qui donne sens à ce qui se vit, à ce qui se joue et à ce qui se dit.

PictoOKPictoOKJ’ai nagé comme un poisson dans l’eau dans la lecture de mes p’tites bulles. Ces enfants me parlent, ces personnages me touchent.

La nature du lien particulier entre les 4 enfants est tout à fait préservée dans ce tome, il garde toute sa part de mystère. Ce qui laisse le temps de découvrir les personnages et une irrésistible envie de lire le tome 2 pour comprendre.

Je suis particulièrement sensible à la question de l’amitié et la manière dont les auteurs ont su tisser des liens entre eux rend cette histoire tout à fait crédible. Les personnages seraient prêts à sortir du domaine de la pure fiction que cela ne me choquerait pas. Vraiment je trouve que ce tome est un petit bijou du 9ème Art. N’en tienne qu’à moi !

Le tome 2 est également sur ce blog.

Où le regard ne porte pas…

Tome 1 / Diptyque terminé

Editeur : Dargaud

Collection : Long courrier

Dessinateur : Olivier PONT

Scénariste : Georges ABOLIN

Dépôt légal : Janvier 2004

ISBN : 978-2205-05092-9

Bulles, bulles, bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Où le regard ne porte pas – Abolin – Pont © Dargaud – 2004

Lily Love Peacock (Bernard)

Lily Love Peacock
Bernard © Casterman – 2006

Lily Love Peacock est une jeune mannequin. Elle vit en électron libre.

Le hasard des rencontres lui fait croiser la route de Rubis qui va rapidement devenir sa confidente et meilleure amie.

Je n’ai pas lu les autres œuvres de BERNARD concernant la dynastie des Picquigny, et cela ne m’a pas gênée. Lo étant passée sur mon blog pour me susurrer la proposition de découvrir un peu plus BERNARD (La Tendresse des crocodiles et L’ivresse du Poulpe notamment), je pense que cela me donnera d’avantage d’éléments sur Lily Love Peacock que je relirais certainement ultérieurement.

Lily nous propose Un regard décapant et déridant sur la société, une sorte de journal intime qui se moque des conventions. La jeune femme n’a rien d’une midinette… les apparences sont trompeuses. Elle fait le bilan de sa vie de manière honnête et avec humour. Lily va changer au travers de cette histoire d’amitié, limite fusionnelle avec Rubis. Deux jeunes femmes que tout opposent (l’une est blonde, l’autre est brune…). Elles vont se soutenir, se confier et cette amitié va apporter beaucoup de piquant à leurs vies et faire naître des projets.

Je trouve les dessins un peu trop figés parfois, assez bruts, mais cela se marie bien au récit de Fred Bernard. Les jeux de corps qui ondulent me rappellent beaucoup les tableaux représentant l’Afrique (corps élancés, sensuels voire érotisés en harmonie avec la musique). Les fonds de cases sont souvent hyper chargés… mais rien d’oppressant là dedans, je me suis sentie bien dans cet univers. Le scénario est très libre, il nous emporte. Ça et là sont glissés, comme des pauses (des transitions entre les périodes de la vie de Lily), des poèmes écrits par l’héroïne elle-même… poèmes qu’elle mettra en chansons sous l’influence de Rubis.

Lily Love Peacock – Bernard © Casterman – 2006

PictoOKPictoOKUne découverte très sympa d’un auteur que je ne connaissais que de nom. Réellement, j’aurais du vous demander bien avant de  m’aider à  sortir de mes lectures habituelles !

Sur le net, allez lire la chronique de Paul B, ou encore un petit topo sur Fred Bernard ici et .

Extraits :

« La beauté m’était tombée du ciel. Je n’avais aucun mérite. Elle m’ouvrait les visages, les portes et les portefeuilles. Comment ne pas devenir un mégalo-monstre dans ces conditions ? Nous naissons libres et égocentriques. Et le temps passe à l’attaque. Et nous vieillissons prisonniers d’un corps qui se dégrade. « L’esprit peut mieux vieillir que la peau des fesses », dixit mon amie Rubis. Mais on ne parle que de rajeunir les corps. Avoir les idées bien arrêtées n’entrave pas la course du temps » (Lily Love Peacock).

« Le corps moderne doit être actif et énergique. Minceur rime avec souplesse, mobilité, flexibilité, qualités exigées par notre société. Bouger vite, réfléchir vite, vivre vite et mourir jeune, dans longtemps. Le temps s’était accéléré considérablement pour moi. Je souffrais de l’anonymat des métropoles, de la brièveté des rencontres, des regards de propriétaires portés sur moi. J’étais mal à l’aise avec les privilèges et les dépenses inutiles. mais elles me permettaient de tenir le coup pour grimper encore. Atteindre, obtenir, conserver ce qui m’était dû, vite, avant d’être vieille » (Lily Love Peacock).

« – Et que veux-tu faire de ta vie ?
– L’apprécier ».

Lily Love Peacock

One Shot

Éditeur : Casterman

Collection : Écritures

Dessinateur / Scénariste : Fred BERNARD

Dépôt légal : octobre 2006

ISBN : 2203396326

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Lily Love Peacock – Bernard © Casterman – 2006