La Cellule (Long & Costes)

La Cellule
Long © Casterman – 2008

Simon est chercheur, Anne musicienne.

Ils vivent ensemble et partagent la routine, jusqu’au jour où Anne s’en va. Elle le quitte mais il n’entend pas. Les jours passent et Simon attend son retour…

Graphiquement cela me fait penser à du LARCENET, tant dans la manière de dessiner les personnages et les fonds de case que dans l’utilisation du code couleur.

Au niveau du scénario, cela ne me fait penser à rien et à tout.

Un récit pas très original, qui nous apporte peu et qui raconte bien peu de choses… une intrigue qui se dévoile trop tôt, une fin plus que trop prévisible.

pictobofpictobofJe me suis ennuyée !!!!

Lisez-le si vous voulez pour me dire ôh combien je me trompe !

La Cellule

One Shot

Éditeur : Casterman

Collection : KSTR

Dessinateur : Guillaume LONG

Scénaristes : Guillaume LONG et Fabienne COSTES

Dépôt légal : mai 2008

ISBN : 2203008970

Bulles bulles bulles…

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La Cellule – Long © Casterman – 2008

Lulu femme nue, tome 1 (Davodeau)

Lulu Femme Nue, tome 1
Davodeau © Futuropolis – 2008

Lulu quitte sa maison l’espace de quelques heures pour se rendre à un entretien d’embauche. Comme d’habitude, elle en sort un peu plus morose qu’avant, l’entretien n’a pas marché. Cela fait 16 ans qu’elle n’a pas travaillé alors forcément, les employeurs font la moue.

Le déclic lorsqu’elle appelle Tanguy, son mari, pour lui dire son échec… et puis le ton que Tanguy utilise pour lui parler, c’est la goutte d’eau. Elle décide de rester sur place une nuit, se prendre une chambre d’hôtel et prendre du recul. Une autre femme prend ce soir-là son repas à l’hôtel, elles sympathisent et Solange lui propose de la suivre. Le lendemain, Lulu a fait son choix : elle ne rentrera pas de suite. Après tout, « il ne s’agit que de quelques jours sur toute une vie »…

Qu’à cela ne tienne si ces derniers temps je raconte un peu toujours la même chose !

Je n’y peux rien si je prends réellement beaucoup de plaisir à lire et que ces lectures me happent… et se ressemblent un peu parfois. Ces fictions qui se succèdent, ces petits bouts d’infini et ces traces de soi que les auteurs déposent dans leurs récits sont touchants. Certains même laissent une  réelle empreinte…

Dans ce premier tome de Lulu Femme Nue, ce que je retiens avant tout c’est cette sensibilité dans la trame du récit.

Une histoire un peu improbable et bien trop crédible pourtant. L’errance d’une femme lassée de sa vie, qui accepte que les choses se poursuivent ainsi mais qui ressent soudain le besoin de mettre sa vie de mère et d’épouse entre parenthèse, le temps de se retrouver et de redécouvrir la femme qu’elle est. Un choix tout à fait égoïste, mais tellement ressourçant !! DAVODEAU a su décrire ce moment avec une finesse et une sensibilité très agréables.

Un départ qui sera aussi l’opportunité pour les proches de Lulu de se retrouver… et faire le point sur Lulu, sur eux-mêmes également car, au final, le positionnement de Lulu les oblige à questionner leurs habitudes, leurs préjugés… Certains se protègent et refuse de comprendre, d’autres entendent le sens de la démarche de Lulu et tentent d’accepter.

Ce récit ne tombe absolument pas dans les rouages du pathétique… bien au contraire. Un graphisme tout en rondeur, aux couleurs assez neutres et qui s’appesantit plus sur les ambiances que sur la beauté physique des personnages de cette fiction. Le lecteur a l’opportunité de rencontrer Lulu au moment où elle se découvre elle-même, ce qui permet au récit beaucoup de libertés quant à la marge de manœuvre de ce personnage. On rencontre une femme pleine de chaleur et pleine de vie, on l’imagine mal accepter les brimades de son époux et pouvoir se satisfaire d’une vie de femme au foyer routinière, ritualisée, balisée… tic tac tic tac… A quand la suite ??

PictoOKPictoOKL’avantage de découvrir ce livre maintenant, c’est de se dire qu’il est dans les bacs des libraires depuis 1 an déjà. L’attente de la sortie du Second Livre devrait donc être assez courte… enfin je l’espère !!

Autres ouvrages de Davodeau sur le blog.

Si vous voulez voyager un peu plus loin sur cet album, voici la Preview de l’album et le lien vers le blog de la série (il semblerait que ce blog se fermera à la parution de tome 2… soit le 12 mars 2010).

Extrait :

« Le bruit des vagues me massait le cerveau » (Lulu Femme nue, Premier Livre).

Lulu femme nue

Tome 1 : Premier livre

Diptyque terminé

Éditeur : Futuropolis

Dessinateur / Scénariste : Étienne DAVODEAU

Dépôt légal : novembre 2008

ISBN : 9782754801027

Bulles bulles bulles…

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Lulu Femme Nue, premier livre – Davodeau © Futuropolis – 2008

Histoire Couleur Terre, tome 2 (Kim)

Histoire Couleur Terre tome 2
Kim © Casterman – 2006
Dans ce second tome, Ihwa entre de plein pied dans l’adolescence. Les traits de la petite fille ont changé, elle est devenue une belle jeune fille.
Jeune veuve, la mère d’Ihwa assure les revenus du foyer. Elle est gérante d’une modeste taverne de campagne très investie par les paysans du village. Ces hommes ont des vues sur la mère… et depuis peu sur la fille qui fait l’expérience de ses premières déceptions amoureuses. Toutes sortes de questionnements en découlent, et quand l’amour sonne enfin à sa porte, c’est de manière tout à fait ingénue.

Dans le premier tome, « Monsieur l’écrivain public », amant de la mère, s’était immiscé dans ce couple de femmes. C’est maintenant au tour de Déok-Sam. Il va faire chavirer le cœur d’Ihwa.

La place des femmes dans la société, le poids des traditions et du paraître, les sentiments, voilà ici les thèmes principaux qui constituent cette œuvre.

Dans ce contexte, on accède aussi au questionnement de la jeune fille. Il garde une certaine candeur mais sa naïveté d’enfant disparaît au fur et à mesure qu’Ihwa grandit. Les échanges avec sa mère évoluent également, leur complicité s’accroît et l’humour permet d’aborder certains sujets de manière anodine, sans pour autant que le récit en devienne stupide. La sexualité est parlée sans trop de retenue, bien que très imagée (voire trop parfois). Sans ces métaphores, la gêne d’Ihwa est très perceptible et ses réactions pas toujours crédibles. Un récit au rythme lent, contemplatif.

On admire les dessins de  KIM, pleins de douceur. Un étrange contraste cependant entre les ambiances graphiques de qualité inégale. D’un côté, on remarque  l’attention minutieuse dont l’auteur fait preuve pour moduler progressivement et avec finesse les traits de la jeune fille, ses traits perdant doucement leurs rondeurs enfantines. D’un autre côté, je trouve désagréable le décalage entre certaines cases minimalistes (mettant souvent en avant les expressions visages et corps) et d’autres très fouillées (il y a réellement matière à se perdre tant les détails de la faune et de la flore sont magnifiques. On s’arrête sur une  fleur, une feuille, un papillon… De même, pour les visages qui sont très beaux à certains moments et complètement grimaçants à d’autres… certes c’est l’influence manga mais ici, je n’aime pas. C’est une question de goûts ^^ Je reconnais que dans l’ensemble, je retiens plus les images des paysages dans lesquels mon regard s’est perdu mais, pendant la lecture, tous ces faciès difformes m’ont agacée. Je me consolais avec des visuels comme celui-ci :

Je trouve que cette œuvre (la série dans son ensemble) est ambigüe. Tout est en permanence en contradiction avec une position ou une attitude inverse. Un récit à la fois puritain et dévergondé, mélodieux et dysharmonieux à la fois. Une douce mélancolie mêlée à une joie de vivre. Idem au niveau du graphisme, tantôt figé tantôt aérien. Le Yin et le Yang en permanence. Rien de mal à cela me direz-vous, « ce sont les choses de la vie ma brave Dame ! ». D’accord, mais chaque tome d’Histoire Couleur Terre faisant environ 300 pages… c’est assez difficile pour moi de soutenir ce rythme.

pictobofOn revient donc sur la thématique des premiers amours, de la découverte de son corps qui change, on explore tout le panel des sentiments. Une œuvre que je trouve moralisatrice, parfois monotone et souvent mielleuse. Trop romantique et fleur-bleue pour moi.

J’avais lu cette série il y a un an et j’avais moyennement accroché. Je pensais qu’avec le temps et en reprenant cette série en connaissance de cause, mon approche serait différente… C’est pire ! Le troisième album du triptyque ne sera pas sur ce blog.

Mon avis sur le tome 1.

Extraits :
 » Le destin tient un compte très précis de la part de bonheur qu’il réserve à tout un chacun. Et cela vaut aussi en amour  » (Histoire Couleur Terre, tome 2).
 » Il ne sert à rien d’être trop entouré. Ce qui compte, c’est d’avoir auprès de soi des êtres aimés  » (Histoire Couleur Terre, tome 2).

Histoire Couleur Terre

Tome 2

Triptyque terminé

Éditeur : Casterman

Collection : Écritures

Dessinateur / Scénariste : Dong-Hwa KIM

Dépôt légal : novembre 2006

ISBN : 2203396393

Bulles bulles bulles…

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Histoire Couleur Terre, tome 2 – Kim © Casterman – 2006

A l’Ouest de Tokyo (Naïto)

A l'Ouest de Tokyo
Naïto © Carabas – 2004

Michan et Naïto sont mariés depuis peu, bien qu’ils se connaissent depuis 7 ans. Le plaisir d’être ensemble et de s’aimer s’émaille progressivement. Une forme de routine tue leur relation à petit feu.

Naito est mangaka, Michan travaille dans une entreprise. Leur maison est le lieu de leurs retrouvailles quotidiennes, leurs horaires décallés ne leur permettant pas de s’aimer comme ils le voudraient. Ils apprennent progressivement à trouver des repères de vie malgré ces contraintes, ils pensent avoir trouvé une harmonie quand soudain… tout bascule.

Une vie faite de petits riens, où se côtoient pèle-mêle des moments de bonheur et des périodes de doutes. Une certitude de pouvoir compter sur l’autre à tout jamais, émaillée par une peur au ventre quant à l’idée de perdre l’autre. Tout comme Gainsbourg, un  » Je T’aime, moi non plus  » résumerait bien des choses.

Entre habitude et lassitude, Yamada NAITO nous décrit sa perception spéciale du couple.

C’est la première BD que je lis d’une auteure mangaka. Le rythme est différent des mangas que j’ai lu jusqu’à présent et je dois dire que le style de NAÏTO prend au dépourvu. Tout d’abord, j’ai eu l’impression de ne pas y comprendre grand chose. Le récit est assez saccadé. Les passages passé-présent sont mal marqués. On passe d’une scénette à l’autre sans transition. On saute d’une discussion entre deux personnes à une réflexion/pensée intime de Michan ou de Naïto, sans avoir eu le temps de dire « Ouf ». On voit les personnages nous livrer leurs inquiétudes, leurs angoisses, et cette introspection s’arrête brusquement pour partir sur l’assaisonnement d’un plat de pâtes ou la nécessité d’aller faire pisser Mirza !! On ne gère rien et on ne situe pas ce qui est du passé, du présent ou du futur.

Bref, cette forme de récit est assez atypique et le graphisme l’est tout autant. On reconnaît mal les personnages, souvent méconnaissables d’une case à l’autre, souvent androgynes aussi.

Quelle désagréable impression de ne rien maîtriser du récit.

L’originalité de l’album tient au fait que Yamada utilise des photos pour ses fonds de cases. Parfois les photos restent brutes, parfois l’auteur accentue d’un coup de crayon certain reliefs ou certains détails architecturaux. Les personnages sont superposés sur ces fonds, de manière plus ou moins harmonieuse. Des dessins au crayons gras, des aquarelles… se côtoient dans les planches. Est-ce là un style qui va se développer ?

Ais-je aimé ? je suis incapable de le dire ! Je ne crois pas. Je suis incapable de savoir si j’ai lu une réflexion sur le sens de la vie, le sens des valeurs, le sens du partage ou si c’était un essai philosophique ? Ce qui est certain, c’est que cette lecture ne laisse pas indifférent.

Une interview de l’auteur.

Extrait :

« Si parfois une angoisse me prend, ce n’est pas le fait d’être seule… c’est plutôt de ne plus penser qu’on est deux personnes différentes. Comme mes parents qui ne s’en apercevront qu’à la mort de l’un d’eux  » (A l’Ouest de Tokyo).

A l’Ouest de Tokyo

One Shot

Éditeur : Carabas

Collection : Alternative

Dessinateur / Scénariste : Yamada NAÏTO

Dépôt légal : octobre 2004

ISBN : 2-914203-67-5

Bulles bulles bulles…

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A l’Ouest de Tokyo – Naïto © Carabas – 2004

Lupus (Peeters)

Lupus, tome 1
Peeters © Atrabile – 2003
Lupus, tome 2
Peeters © Atrabile – 2004
Lupus, tome 3
Peeters © Atrabile – 2005
Lupus, tome 4
Peeters © Atrabile – 2006

Lupus LABLENNORRE et Tony UFFIZI se prennent une année sabbatique ensembles. Lupus sort de l’Université et Tony s’est fait virer de l’armée. Amis d’enfance, ils ont mis de l’argent en commun pour s’acheter un vaisseau et se retrouver un peu.

Leur quête leur fait croiser la route de Sanaa, une jeune femme paumée qui rêve de pouvoir admirer des paysages verdoyants.

En vadrouillant sur « les indispensables BD » de Bedetheque.com, j’ai repéré des titres qui m’étaient inconnus.

Lupus en faisait partie, bien que j’en avais entendu quelques bonnes critiques. Depuis, Lupus est sorti de ce classement, chassé par des sorties plus récentes. Ensuite, lorsqu’on m’a dit « science fiction », je m’attendais à autre chose, quelque chose de plus prévisible pour de la SF. Lupus aborde des questions existentielles et la manière de s’y confronter dans des conditions peu communes. On ne sait que le strict nécessaire sur les personnages principaux, ce qui de prime abord pourrait sembler austère. Cependant, Frederik Peeters nous aide rapidement à faire partie intégrante du voyage et de nous familiariser avec le trio… avec Lupus.

On évolue pendant quatre tomes en quasi huis-clos, peu de personnages extérieurs interviennent. Beaucoup de choses passent grâce à un humour décalé, toutes les vérités ne sont pas forcément bonnes à dire, mais elles sont dites.

Nous allons assister à la métamorphose de Lupus, son acceptation progressive pour sortir de l’adulescence dans laquelle il est emmuré. Le changement est réel. Sous nos yeux, le personnage va mûrir.

Il y a beaucoup de symbolique dans la manière de dessiner et de construire le scénario. Chaque tome est un thème. Chaque thème est une acceptation supplémentaire de soi, un cap à franchir. Chaque cap à un nom et un lieu :

Norad et la rencontre avec Sanaa, la fin d’une amitié avec Tony (tome 1),
Necros et la complicité avec Sanaa, Lupus s’ouvre aux autres (tome 2),
– la station de Lumen et le début de la prise de responsabilités (tome 3),
Arganis ou le retour aux sources (tome 4).

A la fin de la lecture, je me suis documentée un peu :

– Lupus : forme d’arthrite. Le système immunitaire, censé protéger l’organisme, se dérègle et se retourne contre lui. Des processus inflammatoires toxiques se déclenchent sans raison à différents niveaux : peau, articulation, etc… merci Doctissimo ! Quel excellent choix de prénom pour son enfant…
– Noradrénaline : composés organiques qui jouent un rôle dans l’attention, les émotions, le sommeil, le rêve et l’apprentissage… Dans le Volume 1, Lupus et Tony sont en permanence défoncés.
– Necros : signifie mort en grec… Dans le Volume 2, Lupus doit faire face à la disparition tragique de son ami.
– Lumen : signifie lumière en latin… Dans le Volume 3, Lupus change, il accepte de devenir responsable, il se prend en main… un nouveau Lupus.
– Arganis : l’Argan est une huile tirée de l’Arganier (un arbre très présent au Maroc) et sert à faire de la cuisine… euh, là je sèche !

Lupus s’épanouit dans des relations duales privilégiées. Tout d’abord avec Tony, son ami d’enfance, avec qui il passe la majeure partie de son temps à voyager ou à pécher dans les différents coins de la galaxie. Avec Sanaa ensuite, avec qui il ne s’avoue que difficilement ses sentiments et accepte tout aussi difficilement de se confier. Le temps d’une gestation sera nécessaire à Lupus pour se sortir de la rêverie de toute une vie.

PictoOKPictoOKLupus ou « la chronique d’une introspection ».

Très bonne série BD qui mérite sa place dans nos bdthèques. Quatre tomes noir et blanc d’une petite centaine de pages chacun. J’adore avoir des bonnes surprises… Lupus en est une. Une lecture que j’aimerais partager avec vous qui avez découvert cette série depuis longtemps… ou l’envie de la faire découvrir à ceux dont le cœur leur en dit. Un style agréable, je pense que d’autres ouvrages de PEETERS viendront rejoindre ma collection d’ici peu.

Lupus

Challenge Bu / Lu
Challenge Bu / Lu

Tétralogie terminé

Éditeur : Atrabile

Collection : Bile blanche

Dessinateur / Scénariste : Frederik PEETERS

Dépôt légal : de janvier 2003 à mars 2006

ISBN : voir le site de l’éditeur

Bulles bulles bulles…

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Lupus – Peeters © Atrabile – 2003 à 2006

Undercurrent (Toyoda)

Undercurrent
Toyoda © Kana – 2008

Kanae est une jeune femme qui a le vague à l’âme.

Depuis deux mois, son mari a disparu. Après une période de repli sur soi, elle prend la décision de réouvrir les bains publics, entreprise héritée de son père. Peu de temps après, le Syndicat des bains lui recommande Hori, jeune homme qu’elle va employer afin de l’aider à tenir son affaire. Petit à petit, le masque de Kanae va tomber, révélant une jeune femme fragile qui doit avant tout apprendre à soigner les blessures à l’âme que la vie lui a infligée.

J’ai découvert Undercurrent tout à fait par hasard, suite à une recommandation de mon libraire. Un achat purement compulsif. Hasard du calendrier également puisque cet album vient d’être récompensé du Prix Asie ACBD 2009, décerné lors de la Japan expo qui s’est achevé dimanche dernier.

Undercurrent a été initialement publié dans un magazine japonais  de pré-publication (Afternoon) depuis octobre 2004.

Roaarrr ChallengeUne œuvre très humaine, un album agréable et la découverte d’un nouvel auteur prometteur…

J’ai inévitablement pensé à Taniguchi puisque le récit est d’une richesse similaire. J’y ai retrouvé des ingrédients que j’apprécie chez lui : le rythme de la narration est fluide, les personnages sont touchants, les illustrations pleines de quiétude. Les personnages secondaires sont aussi fouillés que le personnage principal. On sent implicitement le poids et l’importance du « paraître », du savoir-être en société et la nécessité de respecter les traditions japonaises… éléments toujours présents quelque soit le manga.

On doit attendre quelques planches avant de parvenir à se repérer dans le temps. Des alternances entre réalité / passé / hallucinations ne sont pas évidentes au début, cela crée quelques confusions passagères. Passé le premier chapitre où on se sent un peu ballotté par la découverte de cet univers, les éléments prennent sens d’un coup. On suit Kanae sur une courte année de sa vie (1 an ? 2 ans ?) à une période indéterminée (années 1990 ? années 2000 ?). Atmosphère sereine sur fond de polar, on se laisse prendre par cette fiction.

PictoOKPictoOKUne fiction réaliste, optimiste et douce malgré un thème difficile. Le scénario ne tombe jamais dans le pathétique. L’auteur marie à merveille des sentiments aussi éparses que la mélancolie et l’humour. Un joli voyage au pays de nos envies, de nos fantasmes, de nos contraintes, de nos doutes et de nos hontes. Un bon moment de lecture que je conseille à tous les amoureux de Taniguchi… ils ne seront pas en reste.


Undercurrent

One Shot

Éditeur : Kana

Label : Made In

Dessinateur / Scénariste : Tetsuya TOYODA

Dépôt légal : septembre 2008 en France

ISBN : 9782505007647


Bulles bulles bulles

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Undercurrent – Toyoda © Kana – 2008