Le Plongeon (Vidal & Pinel)

Les « seniors » … tant de BD ont déjà abordé ce thème avec plus ou moins de justesse et pourtant, tout a -t-il été dit ? Non, bien évidement ! Un « non » d’autant plus affirmatif après avoir lu « Le Plongeon » …

Vidal – Pinel @ Bamboo Editions – 2021

Une nouvelle fois, Séverine Vidal et Victor L.Pinel collaborent et leurs crayons de scénariste et de dessinateur s’accordent de suite. Après « La maison de la plage » qui nous avait valu un petit pincement au cœur à la lecture de l’histoire de Julie et du deuil qu’elle doit faire alors qu’elle s’apprête à donner naissance à son premier enfant. J’avais apprécié cette fenêtre qui s’était ouverte sur la vie d’une jeune femme au matin de sa vie.

Le Plongeon – Vidal – Pinel @ Bamboo Editions – 2021

« Le Plongeon » nous fait quant à lui rencontrer Yvonne. Elle a 80 ans, son homme est décédé depuis quelques temps déjà mais elle ne se fait pas à son absence. Elle vit seule de façon tout à fait autonome dans sa maison. Des petits rituels peuplent son quotidien. Entre les balades avec sa chienne, les mots croisés, les moments de quiétude et ceux où elle s’affaire à autre chose. Mais il en a été décidé autrement. Alors sa maison est en vente et une place en EHPAD l’attend. Elle quitte son nid à contre-cœur. Elle a peur du changement auquel elle participe pourtant. Un dernier regard pour caresser le tilleul du jardin, bercer avec affection le chez-soi qu’elle ne reverra plus. Elle part… entre en apnée dans sa nouvelle vie, la dernière.

Le pas. Le saut tant redouté.

L’histoire saisit et empoigne. Dès le début, on a envie de s’indigner, de hurler à tous ces personnages qui ne sont pas là d’ouvrir les yeux. De laisser Yvonne chez elle. Ça fend le cœur de ressentir ce qu’elle vit. Ça tord, ça prend aux tripes. Et ça noue la gorge encore quand elle arrive à l’EHPAD, qu’elle s’installe dans sa chambre. Et ça attriste même quand elle noue les premières amitiés avec des « vieux » qui n’ont pas leur langue dans leur poche, qui affichent un moral au beau fixe…. mais ce sont des vieux… et ça reste la dernière vie d’Yvonne, celle qu’elle va passer en Institution. Elle s’acclimate cahin-caha à son nouveau cadre de vie, elle a moins d’espace pour se réfugier dans ses souvenirs… dans sa solitude. Des rires fusent, de nouvelles complicités se créent, des contacts relationnels… physiques. Elle revit en essayant de ne pas trop penser à la mort.

« Je n’aime pas qu’un autre me touche. Je n’avais pas envie de sa peau sur la mienne. Ses mains, chaudes, sèches, sur mon cou, mes épaules, effleurant mes cheveux. Et puis, la sensation m’a rattrapée. Je me suis souvenue de ce que c’est, le mélange des peaux. Il faudra y repenser ce soir. »

Et les lettres déposées. Les mots de son journal. Ses mots mettent ses pensées à nu…

« J’ai un peu peur, petit Tom. Peur de la suite, des mots qui vont s’effacer, comme mes souvenirs. J’oublierai ton prénom, peut-être. Si j’oublie ton prénom, tue-moi. »

Peur de la mort, de la sénilité, du corps qui lâche, de la mémoire qui s’échappe, « les mots fuguent » … Et c’est beau ! C’est beau ! C’est plein d’optimisme et des maux d’une cruelle réalité. Plein de petits riens qui disent que la vie mérite d’être vécue jusqu’au bout. Plein de tout qui montrent que c’est lorsqu’on s’y attend le moins que les plus belles choses nous arrivent. C’est fou et triste à la fois. C’est réconfortant et troublant. C’est poignant de savoir qu’Yvonne, c’est les autres et c’est nous. Lui, toi… moi. Que l’on va se perdre doucement dans un état de torpeur et être totalement impuissant face à cela. Séverine Vidal décrit ce refus de partir et sa cohabitation sereine avec la douce acceptation de l’évidence, comme un lâcher-prise. Comme une envie de se battre à tout prix et la sereine résignation face à la mort. C’est l’ambivalence, entre la peur de partir et l’envie de disparaitre pour que les douleurs du corps et de l’âme cessent. Un scénario de toute beauté. J’ai repensé à « Rides » , à « Jamais » et autres autres qu’ils soient Raymond, Abel, Marguerite, Mamé ou Emile. Puis j’ai repensé à Mimile, Antoine et Pierrot, forcément ! J’ai pensé à toutes ces vieilles solitudes, réelles ou fictives, qui m’ont touchées, me touchent et qui restent nichées quelques part au fond de moi. « Le Plongeon » les rejoint. Le ton de ce récit est juste et magnifiquement mis en image par Victor Pinel.

Superbe, délicat et drôle, un récit touchant sur les jours qui passent et la vie qui s’en va doucement… en riant.  

La chronique de Noukette, celle de Sabine.

Le Plongeon (one shot)

Editeur : Bamboo / Collection : Grand Angle

Dessinateur : Victor L. PINEL / Scénariste : Séverine VIDAL

Dépôt légal : janvier 2021 / 80 pages / 17,90 euros

ISBN : 978-2-81897-899-3

Peer Gynt, Acte 1 (Carrion)

Acte 1 – Carrion © Soleil Productions – 2021

Peer Gynt est un jeune homme épris de liberté. Au printemps de sa vie, cet épicurien a soif de découvrir la vie et le monde. Il s’amourache aussi vite qu’il se lasse de ses compagnes éphémères. Solveig est la seule à entrer dans son cœur mais Peer est assailli de contradictions ; constatant qu’il ne trouve pas de compromis acceptable entre l’envie d’ici et l’envie d’ailleurs, Peer décide de partir.

Du noir et blanc… pour nous emmener dans ces contrées perdues de la Norvège. Antoine Carrion (dessinateur de « Nils » aux éditions Soleil) adapte ici la pièce de théâtre d’Henrik Ibsen.

Du noir et blanc… pour nous porter dans ce monde entre rêve et réalité… entre métaphores poétiques et matérialité crue de l’existence. Du noir et blanc enfin pour mettre en image cette quête identitaire d’une époque où les mythes et légendes populaires avaient encore la peau dure et faisaient partie intégrante d’un folklore local.

Le scénario est saturé d’éléments et de dialogues qui se croisent. La lecture est un peu saccadée du fait d’une multitudes de personnages secondaires, d’un Peer Gynt tiraillé par ses différents désirs et donc qui tâtonne quant à ses intentions. Les références au passé ainsi qu’à l’héritage familial du héros sont nombreuses et impactent réellement son quotidien… et donc le récit que nous lisons ; nous ne mesurons réellement les tenants et les aboutissants dans un deuxième temps. De fait, j’ai trouvé qu’il était ardu de faire la part des choses entre ce qui est vrai, ce qui est fantasmé et ce qui appartient au registre de la mythomanie. On ne mesure qu’après coup l’importance d’un événement (passé ou actuel) et cela saccade un peu la lecture… Cela m’a souvent rendue perplexe durant la lecture.

Le scénario qui gambade de ci de là, c’est le principal grief que j’aurais à formuler sur cet ouvrage : les intentions narratives sont souvent nébuleuses. Ce n’est pas chose aisée que d’aborder cette histoire qui fourmille d’éléments, de personnages secondaires, de références au passé du héros et à la culture populaire (légendes et mythes norvégiens). J’ai cafouillé pendant une partie de la lecture avant de trouver la bonne distance à avoir avec le récit et parvenir à comprendre ce qui était ironie, mélancolie ou bien encore passion amoureuse. Le personnage principal se cherche, se perd… et nous perd un peu en route.

Peer Gynt est aussi spontané que complexe. Ses penchants pour l’alcool, les femmes, l’humour et le mensonge le malmènent. Il est aussi présomptueux qu’idéaliste, aussi mythomane que pragmatique, aussi exubérant que timide, aussi prévisible que surprenant. A la fois fourbe et courageux, Peer a toutes les qualités et tous les défauts. Qui est-il ? Un doux rêveur, un homme intègre d’une naïveté touchante et d’une lucidité incroyable face à des situations inextricables. Il m’a semblé que le lecteur n’avait d’autres choix que d’observer ce personnage en quête de réponses et d’accepter ses errances et cafouillements.  Après tout, n’est-on pas face à un jeune homme qui cherche des réponses, qui teste ses limites et souhaite tout simplement donner un sens à sa vie plutôt que de suivre une voie que d’autres ont tracée pour lui.

Graphiquement en revanche, je me suis régalée. La mise en images des paysages est sublime. Une excursion onirique au beau milieu de l’album – au pays des trolls et de la nuit – nous saisit et nous interloque, mais c’est finalement ce passage narratif qui nous permet de comprendre ce que le héros est en train d’agir à cette période-charnière de sa vie où il sort du giron familial pour entrer de plein pied dans la vie adulte.

Au final, et à l’instar de Peer Gynt, je me retrouve un peu ambivalente face à ce récit : je suis désireuse de connaître le dénouement de cette épopée identitaire mais incertaine quant au fait d’avoir saisit correctement le personnage ainsi que sa démarche. Mais le sentiment sur le reste après la lecture de ce premier opus est plutôt positif.

Peer Gynt, Acte 1

(Diptyque en cours)

Editeur : Soleil / Collection : Métamorphose

Dessinateur & Scénariste : Antoine CARRION

Adapté de l’œuvre (théâtre) d’Henrik Ibsen

Dépôt légal : février 2021 / 104 pages / 17,95 euros

ISBN : 9782302091368

La Baie de l’Aquicorne (O’Neill)

O’Neill © Bliss Comics – 2020

Katie O’Neill est une autrice néo-zélandaise primée par les Eisner Awards en 2018 pour son album « Le Cercle du Dragon-thé » ; Bliss Comics l’a traduit en début d’année. Dans la foulée, l’éditeur traduit « Princesse Princesse » qui a fait partie des titres mis en avant à l’occasion du FCBD 2020. Dans la foulée, voilà « La Baie de L’Aquicorne » qui vient enrichir le catalogue jeunesse de Bliss Comics… l’occasion de découvrir l’univers de cette autrice.

« Quand Lana et son père retournent dans leur village natal pour aider à nettoyer les débris d’une grosse tempête, Lana se rend compte à quel point l’océan – et la présence rassurante de sa tante – lui ont manqué.

Alors qu’elle explore la plage, elle découvre quelque chose d’incroyable : une petite créature semblable à un hippocampe. Lana va le secourir et le soigner avec l’aide de sa tante Mae.

Quand une seconde tempête menace le village, Lana va devoir remettre en question le mode de vie des villageois pour protéger le récif corallien et défendre les aquicornes… » (synopsis éditeur).

C’est un dessin tout rond, à l’instar des mangas animés des années 80’s, qui nous accueille. Les teintes douces et colorées donnent un faux-air d’édulcoré à l’ensemble. On fait la connaissance de Lana, petite héroïne en herbe qui s’avère être très altruiste et foncièrement bienveillante avec ceux qui l’entoure. Sa joie de vivre est communicative. En avançant dans la lecture, on est plus sensible aux teintes qui portent une forme de mélancolie. On comprend qu’en revenant sur son île natale, la joie extérieure de Lana cache en réalité une profonde tristesse. La petite fille que l’on se représentait entourée d’amis est en fait un petit être assez solitaire, assez introverti.  

« Parfois, j’ai juste envie d’aller dormir et de me réveiller quand je me sentirai plus forte ou quand les choses seront différentes. »

Katie O’Neill touche plusieurs thèmes de façon délicate. Le deuil, la séparation, les sentiments. De plus, en plaçant au cœur de son récit un animal imaginaire… imaginaire jusqu’à son nom d’aquicorne… l’autrice trouve-là le moyen de parler d’environnement avec les jeunes lecteurs. Elle résume clairement ce qu’est la biodiversité, ce que les activités (commerciales) de l’homme ont comme impacts sur la nature. Katie O’Neill développe un discours clair et qui laisse peu de place au doute : en adaptant ses pratiques et en sortant des logiques mercantiles qui nous imposent leur dogme, il est possible de trouver des solutions qui tiennent compte des besoins nourriciers de l’Homme sans que ces activités ne dégradent outrageusement la nature. Loin d’être moralisateur, le propos se veut avant tout optimiste, philanthrope.

A partir de 10 ans.

La Baie de L’Aquicorne (Récit complet)

Editeur : Bliss Comics / Collection : Jeunesse

Dessinateur & Scénariste : Katie O’NEILL

Traduction : Célia JOSEPH

Dépôt légal : novembre 2020 / 96 pages / 15 euros

ISBN : 9782375782194

Tous nos corps (Gospodinov)

« Peu importe, j’ai été bavard, mais c’est le texte le plus long de ce livre. Je veux dire qu’à une époque comme la nôtre, où l’on parle beaucoup et au hasard, comme au bistro, la bonne histoire courte vient nous donner la mesure de chaque mot. Et de chaque minute. J’ai envie qu’il en soit ainsi. »

Gospodinov © Intervalles – 2020

Ce sont ces mots de l’auteur, en postface, sur lesquels on reste avant de refermer ce livre une fois la lecture achevée. Un recueil de nouvelles – très courtes -, surprenant, car Guéorgui Gospodinov n’est jamais avare de mots pour dire les maux, les pensées, les émotions, les émois, les doutes… Certes, l’exercice n’est pas nouveau pour lui puisque « L’Alphabet des femmes » prenait déjà cette forme.

La mélodie de nos corps renferme une partie de notre mémoire intime.

Tous nos corps – Gospodinov © Intervalles – 2020

Mémoire cutanée, souvenirs de la peau qui frôle, touche, percute mais aussi frissonne, tressaute, s’électrise.

Une peau… notre peau qui réagit au chaud, au froid, à la peur, à un son, une vibration, un cri. La peau qui – quand on l’exhibe – fait que l’on se montre nus. Cette peau qui nous habille tout entier et nous permet d’entendre, à sa manière, notre environnement. Notre peau interagit, avec son langage, et nous amène à prendre instinctivement certaines décisions. Cette peau qui embelli nos gestes, qui contient nos innés et nos acquis. Peau carapace, peau douce, peau rempart… peau blanche, hâlée, rougie, moite, transpirante, sensuelle… Contact.

« Nous sommes constamment dans l’enfance de quelqu’un, d’abord dans la nôtre, puis dans celle de nos enfants. Dans notre vieillesse, nous y sommes de nouveau et pour la dernière fois encore dans la nôtre. Notre corps se révèle être charitable par nature. Un peu d’amnésie en guise d’anesthésie à la fin. La mémoire, qui nous quitte, nous laisse jouer pour la dernière fois dans les champs éternels de l’enfance. Quelques minutes quémandées, allez, encore cinq, comme naguère, devant la maison. Avant qu’on ne nous appelle pour la dernière fois. »

Entre souvenirs, écrits poétiques, anecdotes absurdes et réflexions métaphysiques, Guéorgui Gospodinov nous balade d’une nouvelle à l’autre, entre une vie et une autre ; tantôt la sienne, celle d’un proche ou d’un badaud. Le fil de l’émotion corporelle est le fil conducteur de l’ouvrage. On le retrouve dans la majeure partie des textes mais il est parfois absent de certains.

« Avec le temps, tu comprends que la seule chose que tu puisses faire est de consoler. Avant que ma grand-mère nous quitte, déjà toute fondue, elle enserrait ma main et disait, incroyable, j’ai encore envie de vivre, demain je vais traire la chèvre pour boire un peu de lait. La chèvre était morte depuis vingt ans et cela faisait six mois que ma grand-mère ne s’était pas levée… Lorsque j’étais petit et que j’avais peur de m’endormir dans le noir, je tendais le bras de mon lit, elle tendait le bras du sien, la chambre étant étroite et ce pont chassait ma peur. C’était comme si nous nous raccompagnions jusqu’à un certain endroit, main dans la main, jusqu’à ce que l’on dépasse ce qui était effrayant, ensuite elle me lâchait dans le sommeil. Maintenant, je ne pouvais que lui rendre ce geste. Dans le sommeil et dans la mort, chacun entre seul, mais jusqu’à la porte, il est bon d’être avec quelqu’un. »

Scènes de vie du quotidien, tranches de solitudes, de joies, de peines… de moments-charnières qui nous font prendre notre envol… sortes de virages dans nos vies qui nous mènent parfois vers de grandes artères dégagées, parfois dans des impasses. Instants de lâcher-prise, de contemplation pure ou d’effroyables prises de conscience. Les mots du romancier, merveilleusement traduits par Marie Vrinat-Nikolov, nous régalent de métaphores nouvelles et originales. Je ne suis pas loin d’avoir un engouement similaire à celui que j’avais eu, par le passé, pour « L’Alphabet des Femmes ».

Absurdes, concrets, loufoques, réfléchis, banals… « Tous nos corps » regroupent ces instants attrapés au vol et couchés sur papier. Ces pensées que l’on découvre là sur papier blanc se seraient certainement perdues dans les méandres de la mémoire si Guéorgui Gospodinov n’avait pris le temps de les consigner.

Autres romans de Guéorgui Gospodinov présents sur ce site : L’Alphabet des Femmes, Physique de la Mélancolie, Un Roman naturel.

Tous nos corps (Roman)

Editeur : Intervalles

Auteur : Guéorgui GOSPODINOV

Traduction : Marie VRINAT-NIKOLOV

Dépôt légal : novembre 2020 / 152 pages / 14 euros

ISBN : 978-2-36956-096-8

Kingdom of Knowledge, tome 2 (Oda)

Oda © Kana – 2020

Le tome 2 débute directement sur la bataille sanglante qui allait avoir lieu a la fin du tome 1, c’est-à-dire entre East Garden et Le Saint-Empire Ténéfania (East Garden étant le lieu où Fei a trouvé refuge et Le Saint-Empire Ténéfania est le lieu d’où Fei s’est enfui et où ses amis et sa famille sont morts).

La bataille commence par l’attaque des Gobelins, suivie de celles des soldats du Saint-Empire. Il y a beaucoup d’événements importants durant la bataille et plus généralement, tout au long de ce tome. Un important retournement de situation va avoir lieu.

Le début de ce tome est vraiment dans la continuité du tome 1. Je trouve que c’est un bon second tome bourré d’action. Dans l’album, il y a une alternance entre le calme et l’action. Par contre, évitez de le mettre entre les mains d’un enfant ou de quelqu’un qui n’a pas l’habitude des scènes violentes.

Dans ce tome de nombreux personnages secondaires sont mis en place. La lecture est agréable, on voit de nouveaux décors (nouvelles régions) et de nouveaux peuples. Ça nous permet de mieux connaître le monde dans lequel l’histoire se déroule.

Ce tome donne vraiment envie de lire à suite. Quasiment tous les détails inconnus (juste abordés rapidement) vus dans le tome 1 ont été élucidé ; certains restent flous et d’autres viennent s’ajouter, cela met un peu de suspense. La fin brutale de ce tome m’a donné envie de lire la suite !

Auteur et dessinateur : Serina Oda

Éditeur : Kana

Dépôt légal : 27 novembre 2020

ISBN : 9782505085171

Prix : 7,45 / 226 pages

Kingdom of Knowledge, tome 1 (Oda)

L’histoire se déroule dans un monde un peu moyenâgeux mais il y a quelques éléments des temps modernes (énergie à vapeur) avec une bonne touche de Fantasy. Les habits et certaines armes sont plutôt comme au Moyen-Age, mais il y a aussi des armes qui sont comme aux temps modernes, fusils, canon…

Oda © Kana – 2020

Le monde dans lequel l’histoire se déroule se nomme Ivanya.

L’histoire commence dans une grande bibliothèque où on apprend l’histoire des Gnomes. On apprend alors que le monde était en proie au chaos, les espèces animales ou plutôt de monstres s’entre-dévoraient, il n’y avait aucune loi à part la loi du plus fort. C’est à cette époque que les hommes ont fait une découverte : près d’un château en ruines, ils ont découvert des cubes dans lesquels étaient enfermés des ouvrages d’une civilisation inconnue, seulement ils ne pouvaient pas déchiffrer les textes car la langue utilisée leur était inconnue. A ce moment les Gnomes arrivent et disent aux humains qu’ils peuvent leur traduire les textes, alors les humains proposent de les protéger. Le reste de l’histoire, on suit un jeune Gnome du nom de Fei. Il va vouloir se venger contre l’Empire des Humains car ils viennent d’éliminer tous ses camarades. Fei est le dernier Gnome sur la planète.

L’histoire prend un peu de temps à bien se lancer, mais après c’est parti pour de bon. L’action se met en place et il n’y aura que quelques petites pauses de courte durée. Le scénario est bien parce qu’il est développé, bien construit et le monde d’Ivanya est cohérent. On comprend bien les relations entre les espèces. On voit l’Empire des Humains qui a asservit presque toutes les espèces de monstres et les utilisent comme une armée de destruction massive. C’est une métaphore très juste de notre monde réel où les humains y détruisent tout et trouvent des moyens dévastateurs pour s’entre-déchirer. Il y a quelques points de l’histoire qui sont un peu lambda comme le désir de vengeance du héros qu’on a déjà beaucoup vu et beaucoup lu dans d’autres histoires (cinéma, manga, BD, romans…).

Le dessin quant à lui est bien. Les dessins sont sympas et travaillés avec beaucoup d’effets mangas (yeux exorbités quand les personnages sont en colère par exemple). La lecture est fluide. J’ai bien aimé. C’est un bon premier tome de série qui donne envie de lire la suite.

Auteur et dessinateur : Serina Oda

Éditeur : Kana

Dépôt légal : 16 octobre 2020

ISBN : 9782505085164

Prix : 7,45 / 204 pages