Les disparus du phare -Peter May

9782812610646« La première chose dont je suis conscient est le gout du sel. Il emplit ma bouche. Envahissant. Pénétrant. Il domine mon être, étouffe mes autres sens. Jusqu’à ce que le froid me saisisse. Qu’il me soulève et me serre entre ses bras. Il me tient si fermement que je ne peux bouger. A part les tremblements. Intenses et incontrôlables. Et, quelque part dans mon esprit, je sais que c’est une bonne chose. Mon corps essaye de produire de la chaleur. Si je ne tremblais pas, je serais mort. »

Il était une fois : un phare, une île battue les vents, une mystérieuse disparition un siècle plus tôt, un homme amnésique, des abeilles, une adolescente chamboulée, une identité perdue ….

Il était une fois une nature sauvage, balayée par les éléments… Une nature hostile mais d’une beauté à couper le souffle….

Il était une fois un homme qui se réveille sur le sable, un homme meurtri, par quoi, par qui ? Un homme qui ne sait plus qui il y est. Un héros entouré de mystère et dont la vie semble être menacée…

Il était une fois une réalité sordide, terrible, qui peu à peu, se dévoile au fil des pages…

Il était une fois un cri lancé sur les enjeux contemporains. Une alerte. Forte. Qui secoue. Une urgence, celle de la préservation de l’environnement…

Il était une fois une intrigue habile qui entraine le lecteur vers des horizons lointains, un brin effrayants….

Il était une fois ce polar un poil écolo ! Toutafé formidable et incroyablement maitrisé, qui se lit dans un souffle et qui laisse une empreinte forte dans les esprits !

 

« Rien, absolument riens depuis que j’ai fini échoué, à demi conscient, sur Traigh Losgaintir, n’a de sens. Mon amnésie. Mon échec à trouver le moindre indice sur mon identité, à part mon nom, même dans ma propre maison. Mon aventure avec Sally. Le livre sur le mystère des îles Flannan que je n’écris pas. Les ruches de la route du Cercueil. Mon bateau disparu. Et maintenant quelqu’un tente de me tuer. Et quelqu’un d’autre intervient pour me sauver la vie. Le poids de tout cela est tout bonnement écrasant. »

 

J’ai drôlement aimé ! Autant pour cette histoire pleine de rebondissements que pour le cadre superbe où se déroule ce polar impossible à lâcher une fois commencé !

A découvrir indéniablement pour un très joli moment de lecture…

 

gplelle

 

Les disparus du phare, Peter May, Le Rouergue Noir, 2016.

Saison brune (Squarzoni)

Saison brune
Squarzoni © Guy Delcourt Productions – 2012

Réchauffement climatique ? C’est un terme qui nous est familier mais, je le reconnais, qui m’est également très abstrait. Dès qu’un discours (interview, documentaire…) manie plus de trois termes trop techniques ou de considérations trop scientifiques, mon attention se dérobe.

Pourtant, certains mots sont récurrents. Canicule, ouragans, fonte des glaces, pollution… tout cela, nous connaissons. C’est concret du moins, quand on prend le temps d’écouter un minimum les informations. Voilà pour la partie visible de l’iceberg. Sans être trop naïve, je savais que cela ne se limitait pas qu’à cela mais je suis incapable de faire un état des lieux pertinent. Ce qui n’est pas le cas de Philippe Squarzoni. Avec Saison brune, il nous permet d’entre-apercevoir la partie immergée de l’iceberg. Et honnêtement, vous dire que je n’ai pas eu peur serait vous mentir.

Durant tout l’album, on sent la difficulté de l’auteur à traiter son sujet. Cette difficulté est liée à une raison : comment, aux vus des éléments en sa possession, ne pas livrer un ouvrage alarmant ? Comment laisser au lecteur la possibilité de ne pas sortir totalement abattu de cette lecture ? C’est impossible.

Squarzoni : … et je ne vois pas pourquoi je me priverais de ce voyage. Alors que dehors il y a 3000 mecs qui roulent en 4×4 en ville. Eux aussi, ils sont au courant ! Tout le monde a entendu parler du réchauffement. Tout le monde sait !
Sa femme : Non. On ne sait pas.
Squarzoni : Tu ne sais pas que les 4×4 émettent des gaz à effet de serre ?
Sa femme : Je ne savais pas que la situation était si grave.

Dès les premières pages, on sent que le sujet sera grave. L’auteur tâtonne et tente plusieurs entrées en matière. Ainsi, il prend le temps de présenter les motivations et les constats qui l’ont conduit à la réalisation d’un album entièrement dédié à la question du réchauffement climatique. Puis, il rentre dans le vif du sujet, ce qui donnera lieu à un chapitre certes un peu didactique mais ô combien utile pour préparer le lecteur à accueillir la suite. Il y aura ensuite des redondances, des propos récurrents tout au long de l’album, mais cela aide réellement le lecteur à mémoriser les informations importantes. Cela l’aide aussi à prendre du recul et à ne pas être tétanisé par cette quantité d’informations… Cela nous aide enfin à réfléchir à la question objectivement, à nous remettre en question individuellement et à nous positionner.

A l’aide d’interviews de scientifiques, de journalistes, climatologues, économistes, ingénieurs, physiciens… on prend connaissance des savoirs actuels sur le réchauffement climatique. On accède aussi à tout un champ de possibles répercussions que cet impact climatique pourrait produire. Et elles sont nombreuses. Cela nécessite que les solutions soient pensées non pas aux plans nationaux mais à l’échelle internationale. Cela nécessite que l’on repense aussi nos modes de consommation très énergivores. Je ne vais pas vous faire un résumé de l’ouvrage car cela ne rimerait à rien, d’autant que le travail de Squarzoni est déjà un résumé très dense de la situation.

Délité davantage, le message se perdrait.

Quoi qu’il en soit, on accède aux causes et aux effets, on s’interroge sur les limites et les solutions. Mais les freins sont nombreux, hétérogènes et étroitement liés.

Alors oui, en tant que lecteur, on suffoque face au constat. On respire lorsque apparaissent quelques pleines pages disséminées çà et là ouvrant sur un massif montagneux ou une vallée verdoyante. Courbes, graphiques, tableaux cohabitent harmonieusement avec des images issues de l’imagerie collective (Peter Pan, Santa Claus…). Squarzoni n’hésite pas à conserver les slogans publicitaires qui sont associées à ces images d’Epinal, ce qui donne une  dimension parfois ironique, parfois sarcastique… On avait déjà vu les bénéfices narratifs que Alpha… Direction tirait de ce procédé (lu mais une simple chroniquette sur le blog, je vous renvoie vers la synthèse kbd). On mesure tout le décalage entre l’objectif commercial (et l’idéal de vie qu’il sous-tend) et les contraintes écologiques auxquelles les sociétés doivent faire face (et face auxquelles elles se dérobent). Cela en devient parfois pathétique de voir à quel point nos comportements sont irresponsables. La faute à qui ? Aux médias qui servent les intérêts des politiques et des lobbyings industriels. En vulgarisant et en contredisant les conclusions des rapports produits par des scientifiques, les médias créent le doute dans l’opinion publique et aident les climato-sceptiques à construire leurs arguments.

Une pause. La fin d’un chapitre…

… et on repart pour une apnée de lecture et des pages qu’on ne peut que dévorer de manière boulimique. Le constat est alarmant, certes, mais dans cette nouvelle prise de conscience, nous ne sommes pas seuls. En effet, Philippe Squarzoni n’hésite pas à se mettre lui-même en scène pour partager ses doutes, ses inquiétudes, ses dégouts et ses espoirs. Car il ne faut pas oublier que quel que soit le rythme de lecture de chacun, l’album accompagnera le lecteur tout au plus sur 4 ou 5 jours ! L’auteur a consacré six années de travail (recherches documentaires, interview…) pour réaliser ce projet qui tient en « seulement » 500 pages. Les recherches bibliographiques qu’il a effectuées et les informations qu’il a récoltées l’ont mis à mal. Il ne cache pas les répercussions que cela a produit sur son quotidien et la forte remise en question tant personnelle que professionnelle que cela a suscité et que cela doit susciter encore.

Et comme il fallait conclure, l’auteur bute de nouveau sur la manière de clore son ouvrage. On le sent soucieux d’explorer son sujet sans rien omettre, soucieux de rester objectif, soucieux de ne laisser planer aucune ambiguïté sur la question et SURTOUT soucieux de ne pas laisser son lecteur sur un dénouement pessimiste. Mais cela n’est pas possible.

Une lecture que je partage avec Mango à l’occasion de ce mercredi BD

Allez découvrir les lectures des autres lecteurs !

 » Two thumbs up  » !! ^^

Un autre album sur ce sujet : Grumf.

Les chroniques : Yvan, Lorraine, Pierre (sur Sans connivence).

Une interview de Philippe Squarzoni sur ActuaBD, une preview sur Rue 89 et une video (interview) sur Vimeo.

Extraits :

« Quel cap choisir ? Comment maintenir un choix ? Quelle direction se fixer ? Nous sommes pris dans trop de contradictions. Page de gauche, nous savons que nous allons dans le mur. Page de droite, nous continuons à vivre dans ce monde imaginaire où il n’y a pas de contradiction entre nos désirs matériels et la préservation de la planète. Nous savons, mais nous ne changeons pas. L’ignorance initiale a laissé place à la schizophrénie. Pour continuer à vivre dans ce monde de fiction, nous jouons à cache-cache avec ce que nous connaissons. Dans cette schizophrénie qui nous touche, nous percevons l’urgence d’agir…. Sans croire en nos moyens d’action. Nous savons qu’une autre histoire a commencé. Mais nous continuons à faire comme si de rien n’était. Et le pire… c’est que c’est tellement agréable » (Saison brune).

« Évidemment, ailleurs dans le monde, certains sont déjà victimes du réchauffement. 300 000 morts par an selon l’ONU. 300 000 personnes, dans la corne de l’Afrique, au Bangladesh, en Inde ou au Vietnam. Mais ces morts sont dues à l’aggravation de problèmes déjà existants. Sécheresse, malnutrition, inondations… rien de manifestement climatique. Par ailleurs, les victimes du réchauffement meurent lentement, l’une après l’autre, drames diffus, non médiatiques, atomisés toute l’année sur toute la planète. S’il leur prenait la bonne idée de mourir tous le même jour, comme les victimes du tsunami de 2004, notre prise de conscience serait facilitée. Mais les morts de tous les jours ne valent pas les morts d’un jour… De petites vies. Dans de petites cases » (Saison brune).

« Comment des sociétés, organisées politiquement et économiquement pour produire plus et consommer plus, dont le développement repose sur l’exaspération du désir de possession, pourraient-elles s’accorder avec une culture de la sobriété et de la responsabilité collective ? Comment un système dédié à laisser chacun maximiser ses avantages en toute liberté pourrait-il être compatible avec une forme d’autocontrainte et de modération matérielle ? Au bout du compte, la liberté vantée par le modèle libéral est devenue le déguisement d’un individualisme forcené. C’est la liberté de ne pas rendre de comptes. Le refus de toute contrainte. De toute limite. Le refus du collectif. La société, disait Thatcher, une telle chose n’existe pas » (Saison brune).

Saison Brune

Challenge Petit Bac
Catégorie Couleur

One Shot

Éditeur : Delcourt

Collection : Encrages

Dessinateur / Scénariste : Philippe SQUARZONI

Dépôt légal : mars 2012

ISBN : 978-2-7560-1808-9

Bulles bulles bulles…

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Saison brune – Squarzoni © Guy Delcourt Productions – 2012

Fipopus Gropopus (Laurent)

Fipopus Gropopus
Laurent © L’Atelier du Poisson Soluble – 2012

Sur une étrange planète, deux espèces cohabitent sans jamais se côtoyer. La chose est facilitée par le fait que la planète est plate ; ainsi, Fipopus et Gropopus vivent sur les versants respectifs de ce monde. Pourtant, sur le principe des vases communiquant, les deux univers interagissent naturellement : un cratère sans fond causé par l’impact d’une météorite chez les Fipopus donne naissance à une montagne chez les Gropopus ; un puits qui se tarit chez les Gropopus et c’est une source qui jaillit chez les Fipopus… Ces deux mondes sont aussi contraires que complémentaires, à l’instar des deux peuples. De nature pacifique, les Fipopus vivent en harmonie avec la nature, ils n’ont de cesse de jardiner. Les Gropopus quant à eux sont querelleurs et revanchards. Le moindre désaccord est prétexte à chamaillerie.

L’interactivité entre ces deux univers est permise par le support même de l’ouvrage de Frédéric Laurent. Le format est surprenant – 12 / 31 cm – d’autant que pour prendre connaissance de l’histoire, il est nécessaire de déplier ce livre-accordéon. Ainsi, le lecteur est face à une immense frise qu’il retournera à son gré pour changer de monde Fipopus / Gropopus.

Chaque peuple est affublé de quelques traits de caractère humains. Il y a du bon et du mauvais en chacun : susceptibilité et organisation pour les Gropopus, pacifisme et insouciance chez les Fipopus, un choix qui permet au jeune lecteur se se saisir facilement de l’ambiance. Un livre ludique et interactif que Monsieur Lutin a plaisir à lire, à relire et à partager avec ses copains. Ce récit invite le jeune lecteur à parler, à se positionner sans autres contraintes que le respect de ses propres convictions. Tout en s’amusant, il a pu rester très critique quant aux us et coutumes partagées par les Fipopus d’une part, les Gropopus d’autre part. Je n’ai pas eu le temps de prendre en notes ses retours et commentaires, mais Fipopus Gropopus est un ouvrage vers lequel il revient régulièrement, qu’il emporte bien que le format atypique qui ne lui permet pas de « voyager » facilement (il ne rentre pas dans un sac d’enfant du moins une fois inséré, il est impossible de fermer le sac).

PictoOKCe livre est très apprécié par tous les membres de ma famille. Cependant, pour les plus petits (jusqu’à 4 ans), il est difficile de s’en saisir pleinement car les interactions entre Fipopus et Gropopus sont loin d’être une évidence, même guidé par la lecture d’un adulte.

J’ai apprécié la technicité de cette construction narrative sous contrainte. Ce récit humoristique est fluide et permet une réflexion non dénuée d’intérêt entre lecteurs de générations différentes.

Je remercie L’Atelier du Poisson Soluble pour ce partenariat.

Je vous invite à prendre connaissance des avis de Marianne, Croknobookeur (sur le site de La Soupe de l’Espace), une visite dans Le Cabas de Za, dans L’Esperluette d’Agathe (où vous pourrez observer le livre lorsqu’il est complètement déroulé) et de Catherine (sur Kidissimo).

Fipopus Gropopus

Ouvrage illustré

Éditeur : L’Atelier du Poisson Soluble

Dessinateur / Auteur : Frédéric LAURENT

Dépôt légal : mai 2012

ISBN : 9782358710282

Bulles bulles bulles…

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Fipopus Gropopus – Laurent © L’Atelier du Poisson Soluble – 2012

Animal’z (Bilal)

Animal'z
Bilal © Casterman – 2009

Ce peut être demain ou dans 100 ans.

Un dérèglement climatique appelé de « Coup de sang » désorganise toute activité humaine sur Terre. L’eau potable est devenue un enjeu, l’individualisme est à son paroxysme. Hommes et animaux convergent vers le Détroit 17, seul espoir de survie. Rien ne leur assure cependant un lendemain une fois arrivés à destination… encore faut-il y arriver entier. On est témoin de destins qui se croisent et partagent un bout de route ensemble.

Drôle de signe du destin quand je pense que j’ai mis un pied il y a 20 ans dans l’univers de la BD « adulte » avec La Femme Piège de Bilal.

Oui, je sais, c’est le second volet d’une trilogie et blablabla, mais quand on a 16 ans, on fait avec les moyens du bord. En l’occurrence, ce tome avait été offert à mon père. Bref, j’ai dévoré La Femme Piège et non, je n’ai pas couru chercher La Foire aux Immortels et Froid Équateur car… je ne connaissais pas (j’en rougis de l’écrire). En revanche, j’en ais acheté d’autres, au pif.

Au pif donc, je me suis équipée de l’intégrale de l’Incal et du Grand pouvoir du Chninkel. Wow !! Bonne pioche m’dame ! Et c’est là que tout a commencé…

Retour aux sources donc, un Bilal.

Première impression : la BD sera longue à lire.

J’ai suivi avec peine chacun des personnages principaux tour à tour…. jusqu’à ce qu’ils se rencontrent. Le récit des premières pages est saccadé (il faut compter une quarantaine de pages tout de même). Les personnages évoluent dans un décor réellement atypique, ce qui permet de toucher du doigt leurs fragilités. Bilal sait utiliser à souhait leurs côtés mystérieux, mais… on les entend respirer. C’est assez incroyable pour du Bilal je trouve. On a de l’empathie à leur égard. Peut-être que ce qui les rend touchant est cette incertitude, cet espoir auquel ils se raccrochent ?

Un peu de « réchauffé » tout de même puisque Bilal nous ressert le coup de la seconde peau (merci Warehole, merci Nikopol).

Le côté écolo de l’histoire contraste avec ce à quoi je m’étais habituée ces derniers temps chez Bilal : de la SF intello sans fondements, des discours inaccessibles, des théories futiles, des sociétés stériles. Êtes-vous parvenus, vous, à finir sans peine le tome 4 du Sommeil du Monstre ? Que l’on se rassure, dans Animal’z, on n’échappe pas aux « nihilistes néo-nietzchéens ». Mais ils ne sont présents qu’à dose homéopathique.

Cet album a du style. On y prend le temps de s’arrêter sur des cases qui prennent parfois la moitié voire les 3/4 d’une planche.

Le style de dessin est brut et épuré.

Bilal a un peu mis de côté son ordinateur, pour la colorisation, et ce n’est pas plus mal.J’ai eu du mal à rentrer dans ce One-Shot. Trop de scepticisme dans l’abord que j’avais de cet album.

PictoOKA ma grande surprise, ce One-shot me réconcilie avec Bilal. Un style qui me plaît… c’est du Bilal comme j’aime !!

Le coffret de la BD n’est pas très pratique mais il comporte de magnifiques ex-libris.Du plaisir et rien que du plaisir ! Pour le coup, je l’ai relu ! Un bon moment de BD

Animal’z

One shot

Éditeur : Casterman

Collection : Univers d’Auteurs

Dessinateur / Scénariste : Enki BILAL

Dépôt légal : mars 2009

ISBN : 2203019662

Bulles bulles bulles

Un petit coup de cœur à Ana qui aime son homme…

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Animal’z – Bilal © Casterman – 2009

Allez voir ici aussi (preview sur YouTube)

Voilà, c’est mon premier billet (ouf, il paraît que le plus dur, c’est de commencer). Bon, je ne suis pas super à l’aise avec les blogs… j’espère que le métier rentre vite.
Quoiqu’il en soit, j’espère pouvoir tenir mon petit coin de lecture dans le temps.