L’Esprit de Lewis, tome 1 (Santini & Richerand)

Santini – Richerand © Soleil Productions – 2017

Lewis est inconsolable depuis que sa mère est morte. Il hérite de tout : des demeures, des terres, de l’argent. Charge à lui de veiller aux besoins de ses trois sœurs.

Lewis ne souhaite qu’une seule des riches propriétés de sa mère, celle de Childwickbury. Il cède donc le reste du patrimoine à ses sœurs et part rejoindre son cher manoir.

Avec pour seule compagnie sa fidèle Tania, petite cairn terrier adorable, et la bonne Martha, gouvernante du manoir, Lewis est bien décidé à mettre à profit ce lieu et cette solitude inespérés pour écrire son premier roman. Pour lui qui a vocation de devenir écrivain, voilà enfin l’opportunité de se consacrer à l’écriture ! Mais ce deuil impossible l’étreint tant et tant que Lewis peine à trouver l’inspiration.

L’Esprit de Lewis, Acte 1 – Santini – Richerand © Soleil Productions – 2017

Mais au bout de quelques jours, le calme du manoir est troublé par d’étranges événements. Ceux-ci précèdent l’apparition de Sarah, un fantôme dont Lewis va s’éprendre.

Récit en deux actes dont voici la première partie qui nous accueille dans une Angleterre de la fin du XIXème siècle. On pénètre directement dans un intérieur bourgeois richement décoré, très agréable à l’œil. Sur ce point, je trouve que Lionel Richerand nous a gâté avec ces dessins. L’œil n’arrête pas de reluquer chaque coin de case, à l’affût permanent du petit détail qui vient orner tantôt un buffet, tantôt une boiserie, tantôt l’étoffe d’une robe… Les couleurs d’Hubert sont un régal et donnent du relief aux décors et à cette ambiance si particulière.

Je me suis délectée avec ce scénario si délicat qui fait évoluer un homme-enfant sensible et rêveur. La vie semble l’avoir épargnée et le décès de sa mère est l’événement qui visiblement va lui permettre d’entrer définitivement dans l’âge adulte. Ce n’est pas la première fois que je savoure un récit de Bertrand Santini (comme tout le monde j’ai dévoré les journaux de Gurty et « Hugo de la nuit » accepte de m’attendre sagement sur mes étagères… et je ne pense pas en rester là). On pénètre ici délicatement dans un univers et les émotions qui le peuplent. Tristesse, émoi, peur, effroi, passion, colère… ! La fin du premier tome m’a cueillie en plein élan. Vivement la suite !

D’autres chroniques sur ce titre : Noukette, Blondin, Jean-Laurent Truc.

Un petit tour des lectures partagées ce mercredi pour « La BD de la semaine » .

C’est au tour de Noukette de nous accueillir !

L’Esprit de Lewis

Acte 1
Diptyque en cours
Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Dessinateur : Lionel RICHERAND
Scénariste : Bertrand SANTINI
Dépôt légal : octobre 2017
72 pages, 16.95 euros, ISBN : 978-2-302-06394-5

Bulles bulles bulles…

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L’Esprit de Lewis, Acte 1 – Santini – Richerand © Soleil Productions – 2017

Hugo de la nuit – Bertrand SANTINI

9782246860259-001-XAujourd’hui, pour une pépite jeunesse partagée avec Noukette et Jérôme, mon lardon s’est emparé du Bar à BD pour vous conter le dernier roman de Bertrand Santini…

Attention, ça dépote !

Hugo aurait dû ressentir la peur, de la terreur même, à planer au-dessus du monde dans les bras d’un fantôme. L’enfant n’éprouvait pourtant qu’un sentiment d’abandon, tout au plus teinté d’une vague appréhension.

 

……….

Je m’appelle Pierre et j’ai 12 ans. J’ai lu tous les livres de Bertrand Santini et celui-là est sans doute le meilleur….

L’histoire parle d’un petit garçon de 12 ans qui vivait avec ses parents (Romain et Hélène) dans une grande maison à Monliard. Son père, Romain était botaniste et sa mère, Hélène écrivaine pour enfant. Ils vivaient tranquilles jusqu’au jour où ils découvrirent du pétrole dans leur grand jardin. Des sacripants venaient attaquer la résidence de notre héros pour les persuader de partir. Vont-ils réussir ? Vous le saurez en lisant le livre ! Bonne lecture !

Pour ma part, j’ai aimé ce livre car il y a pas mal de suspense et l’histoire est passionnante.

……….

 

12717739_926475294096460_7734634433620482878_n« Une nuit d’été, un enfant, des fantômes, un secret… » Brrrrrrrrrrr

Je m’appelle Framboise et suis bien trop vieille pour cette histoire passionnante mais qui fait sacrément frissonner ! Parce que, ce que mon nain oublie de vous dire, c’est que le dernier-né de notre auteur-chouchou fait PEUR ! Très PEUR ! A la mère de famille recroquevillée dans son lit et qui se demande comment ahhhhh mais comment Hugo va-t-il finir ???

D’abord, parce qu’il y a pléthore de fantômes :

« Ils étaient cinq. Une grand-mère joufflue valsait sous le regard bienveillant d’un aristocrate aux moustaches blanches. Une fillette à l’air candide se balançait sur les genoux d’une jeune femme au nez trop grand pour son visage. Un bellâtre à la crinière blonde et bouclée jouait sur un piano orné de bougeoirs débordant de cire fondue. Il s’appelait Cornille… »

Mais aussi et surtout, moult zombies et sacrés méchants-sans-cœur peuplent ce roman ! Et ça, ça glace le cœur des mères et ça les empêche de dormir …

Et mon nain, est ce qu’il a eu les chocottes ? « Ouaiiiiiiis, mais pas vraiment ! Juste 2 fois, maman…« 

Extrait qui fait frissonner (et d’une belle poésie !)

« Cornille plongea sur Hugo pour l’arracher du sol en un éclair. L’enfant eu beau hurler, battre la nuit des poings et des pieds, le fantôme l’emporta haut dans le ciel. En une fraction de seconde, il se retrouva suspendu au-dessus du monde. La voix de Cornille chuchota alors à son oreille :

Maintenant, écoute la nuit tomber… » 

Et que dire de cette fin de roman (dont je ne dévoilerai point le mystère !) qui nous a espantés ! Toutafé ! Bravo M. Santini, on en est resté baba ! On avait RIEN vu venir et pourtant, on nous la fait pas à nous hein !

 

Heureusement, pour nous et pour vous, Bertrand Santini ne s’est point départi de son sens de l’humour (extraordinaire, le sens de l’humour ! A ce sujet, nous recommandons chaudement « Le journal de Gurty » !) Et use de formules formidablement délicieuses pour détendre les mères et faire rigoler les minots ! Lisez-moi un peu ce concours d’hostilités entre Hugo et Oscar, son oncle :

« Oncle furoncle,
neveu baveux,
clapotis visqueux,
visage sinistré,
ver solitaire en couple,
vomi en solde,
atrophié de l’extrême,
fiente à la cannelle,
pustule de cul de vieille… »

Bref, vous l’aurez compris, ce livre est un régal, pour petits (enfin petits, plus complètement !) et grands :-p à découvrir ABSOLUMENT !

Pierre et Framboise

 

Et pour se régaler avec les billets des copains, c’est par-là : chez Noukette et chez Jérôme !

A partir de 12 ans

Hugo de la nuit, Bertrand Santini, Grasset Jeunesse, 2016, 13,50€ et 214 pages !