Tu pourrais me remercier (Stoian)

Stoian © Steinkis – 2017

Vingt nouvelles pour illustrer vingt expériences vécues de violences sexuelles. Hommes et femmes unissent leurs voix. Jeunes et moins jeunes, toutes origines sociales et ethniques confondues. Vingt témoignages édifiants de harcèlements ou d’agressions caractérisées.

Transports en commun, soirées privées, lieux publics… Un(e) partenaire, un(e) ami(e), un(e) collègue, un(e) inconnu(e)… tous peuvent potentiellement être des agresseurs. La conséquence est souvent la même : passé le traumatisme, la victime se mure dans le silence, étouffée par la honte et la douleur.

Il n’y a pas de mots pour décrire ce sentiment de trahison, de culpabilité et de dégoût de soi

A chaque témoignage, le dessin change, se mue, se colle à la voix qui raconte. Hésitant, maladroit, sec, délicat, tordu, fragile… le style s’adapte au récit et au trouble ressenti par la victime. Certaines de ces victimes sont capables de faire preuve de sang-froid et de réagir au moment même où l’agression se produit. D’autres n’ont pas cette présence d’esprit et se laisse envahir par une peur primale. Dans un cas comme dans l’autre, c’est l’effroi et son lot de questions qui déferle après coup.

Tu pourrais me remercier – Stoian © Steinkis – 2017

Le dessin est âpre sans être dépourvu de chaleur. Difficile pour moi de vanter l’esthétique du travail d’illustration car visuellement, je suis loin d’avoir apprécié cette mise en image du moins pas sur la totalité des anecdotes relatées ici car pour certains témoignages, le travail d’illustration réalisé m’a vraiment déplu. On saute d’une ambiance graphique à l’autre, toutes aussi différentes les unes que les autres, à l’instar des propos rapportés. L’album est enrichi d’un complément de notes dans lequel Maria Stoian explique sa démarche : « les témoignages rassemblés dans cet ouvrage ont pour la plupart été recueillis en ligne et de manière anonyme, certains sous forme d’entretiens » ; s’ouvrent ensuite différents items identifiant la nécessité d’une écoute, d’un soutien, de l’observation de ce qui nous entoure et de la nécessité d’intervenir lorsqu’on est témoin d’une agression, quelle qu’en soit sa nature.

On ne reviendra pas sur la nécessité de lever les tabous et de soulager les victimes de ce sentiment de honte qu’elles ressentent après un traumatisme. Lever les tabous. Parler. Dire. S’aider.
Si le sujet du harcèlement est désormais largement repris par les différents médias et si le problème de la violence conjugale est désormais reconnu, il reste encore un long chemin à faire pour que les mentalités changent. Alors oui, depuis quelques temps, on nous rabat les oreilles en permanence avec les notions de harcèlement et d’agression. On en revient même à devoir faire des tableaux rappelant ce qui est évident, on en revient à devoir réexpliquer les bases du savoir-vivre en société… les bases du respect. Espérons que ceux qui sont durs de la feuille vont que non, le port d’une jupe n’autorise en rien une main baladeuse, un sifflement, voire pire…

Sur le même thème : « Les Crocodiles », « Silencieuse(s) »

Extrait :

« Il n’y a rien de plus terrifiant que d’être maintenue de force par une personne en qui l’on a confiance, alors qu’on a dit non et que l’on pleure. Ce sentiment de trahison et d’impuissance totales, absolues » (Tu pourrais me remercier).

Tu pourrais me remercier

One shot
Editeur : Steinkis
Dessinateur / Scénariste : Maria STOIAN
Traducteur : Claire MARTINET
Dépôt légal : octobre 2017
104 pages, 15 euros, ISBN : 978-23-68461-65-5

Bulles bulles bulles…

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Tu pourrais me remercier – Stoian © Steinkis – 2017

Silencieuse(s) (Joly & Meynet)

Joly – Meynet © PerspectivesArt9 – 2017

Entre le lycée, le club de volley, les copines et les problèmes avec son frère, Anaïs n’a pas beaucoup de temps pour se poser.

Et puis il y a Mahé, Zoé, Sarah, Julie, Lana, Agathe…

Toutes ont des vies et des réseaux d’amis éclectiques. Elles vivent chez leurs parents ou en couple, elles gagnent leur vie ou font des études. Elles sont toutes différentes mais elles ont ce point commun qui les relie, celui d’être importunées dans les lieux publics. Mains baladeuses, remarques déplacées, insultes, sifflets,…

Bref, je me suis fait harceler. Tout le monde a vu la scène dans le métro, mais personne n’a rien fait, aucune réaction…

Ranger les jupes et les décolletés au placard par peur d’essuyer des réflexions désagréables. S’emmitoufler, opter pour les vêtements amples plutôt que les fringues plus sexy, hésiter à sortir seule le soir, préférer les baskets aux talons…

Avoir honte de soi, honte de ce que l’on porte, honte d’avoir provoqué cette situation est une réaction quasi systématique. Pourtant, on parle bien là de respect, d’intégrité, de liberté… alors pourquoi se remettre en question alors que ce sont ces attitudes masculines qui ne sont pas adaptées ? Ces attitudes misogynes ont un nom : le harcèlement de rue. Et la réaction la plus saine à avoir face à cela est avant tout de réagir. Dire non, s’opposer, s’indigner. Et puis aussi ne pas se laisser envahir par la honte et ne pas rester seule avec ce que certaines peuvent vivre comme un traumatisme. La femme qui subit cela n’est pas responsable de ce qui se passe, elle est victime. On opte trop souvent pour le silence et on constate que, lorsqu’on accepte d’en parler, on n’est pas seule à vivre cela.

Les sentiments que m’inspirent ces individus aujourd’hui, c’est du dégoût, de la tristesse, de la colère.

Salomé Joly découpe son scénario en 9 récits. Neuf voix, neuf sensibilités, neuf parcours pour aborder le harcèlement de rue. Elle a choisi de consacrer son « travail de maturité » (équivalent du baccalauréat en Suisse) au harcèlement de rue. Elle a donc recueilli les propos de jeunes femmes. Aux crayons, Sibyline Meynet met en images ces témoignages et les adoucit tant par la rondeur de son trait que par l’utilisation dominante de roses et de violets dans les illustrations.

Toutes deux proposent ainsi un album accessible à un large public. On en retient deux choses importantes : toutes les femmes sont concernées par ce problème et il faut en parler.

Sur le même sujet, « Les Crocodiles » de Thomas Mathieu me semble plus pertinent (mais peut-être s’adresse-t-il à un lectorat moins important car la violence y est moins maquillée) car il propose notamment en fin d’album des pistes de réflexions qui permettent d’anticiper certaines situations et de s’y préparer en amont. Quoi qu’il en soit, « Silencieuse(s) » est trop doux pour moi mais mettez-le dans les mains des ados !!

Silencieuse(s)

One shot
Editeur : PerspectivesArt9
Dessinateur : Sibylline MEYNET
Scénariste : Salomé JOLY
Dépôt légal : juin 2017
104 pages, 14,95 euros, ISBN : 9782372450331

Bulles bulles bulles…

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Silencieuse(s) – Joly – Meynet © PerspectivesArt9 – 2017

Doigts d’honneur (Ferenc & Bast)

Ferenc – Bast © La Boîte à bulles – 2016
Ferenc – Bast © La Boîte à bulles – 2016

Doigts d’honneur ? Le titre est évocateur. Placé juste au-dessus d’une foule en train de se déchaîner sur un bout de tissu vers, il questionne. Doigts d’honneur ? On scrute alors cette couverture et l’on tente de comprendre ce que signifient les expressions sur les visages de ces hommes qui s’échinent ensemble. Celui-ci est-il en colère ? Celui-là est-il mis en tension par la somme qu’il a misé sur un combat de rue ? L’hébétude ? La pulsion ? L’avidité ?

Tout à la fois ?

Difficile à dire. Il ne reste plus qu’au lecteur à ouvrir l’album… et prendre la mesure des propos qui y sont rapportés.

Leyla est une étudiante. Elle n’a plus que quelques semaines pour boucler son mémoire d’études et devenir ingénieur agronome. Elle touche presque au but après cinq années de formation universitaire. Ce soir-là, son ami Asim vient la chercher. Ils ont rendez-vous sur la Place Tahrir. Une révolution y gronde pour signifier la colère et le mécontentement d’un peuple à l’égard de ses dirigeants. Mohamed Morsi, président élu, est sommé de partir. Le pays n’en finit plus d’être en révolution depuis les événements de 2011, dorénavant englobé dans ce que l’on appelle « Le printemps des arabes». Un peuple fier et solidaires aspire à la liberté et demande le respect de ses droits.

Fier ? Solidaire ? Alors comment expliquer le fait que chaque jour, sur cette même place symbole de liberté, des centaines de femmes soient bafouées, humiliées… violées ?

Code couleur dans cet album en noir et blanc. Bast (auteur de l’excellent « En chienneté ») a choisi de faire apparaître la couleur par touches. Elle permet de faire jaillir ponctuellement un détail afin que l’on puisse mieux repérer Leyla dont les cheveux sont recouverts d’un voile vert. Comment ne pas penser à ces révolutions de couleurs qui ont éclaté aux quatre coins du globe : rouge, orange… ? Comment ne pas penser au soutien-gorge bleu de cette femme, à la tunique rouge d’Azza Suleiman qui lui était venue en aide… à ses dépens… Pour d’autres raisons, comment ne pas penser à ce vert-crocodile retenu par Thomas Mathieu dans son ouvrage sur le harcèlement de rue ?

Ferenc quant à lui passe cette fois du côté de la création. Editeur chez La Boîte à bulles depuis plusieurs années, il se lance avec brio dans la réalisation d’un scénario engagé, didactique certes… mais prenant. Il fait le choix d’aborder le sujet à plusieurs niveaux : local, international ; il intègre même dans son récit le processus de création puisque le lecteur assiste à la première impulsion donnée (par Vincent Henry), celle-là même qui a conduit les auteurs à faire les premières recherches sur le sujet qu’ils développeront ensuite dans « Doigts d’honneur ».

Le récit resserre progressivement son sujet. Passée la contextualisation de la révolution égyptienne de 2013, ils se concentrent progressivement sur une autre révolution qui cherche à obtenir de la visibilité. La révolution des femmes qui aspirent à leurs droits les plus élémentaires.

Et pour les femmes, n’en parlons pas… Parce qu’il ne suffit pas de virer un tyran… On doit faire une deuxième révolution, nous, pour avoir voix au chapitre…

Le personnage fictif de Leyla est le symbole de ces femmes égyptiennes qui souhaitent lutter contre la banalisation du harcèlement de rue, hurler les injustices, dénoncer les viols. Et que dire de l’opinion publique qui ne bouge pas. Que dire de la réaction des proches de Leyla qui, apprenant qu’elle souhaite porter plainte suite au viol, la décourage d’engager cette démarche par peur du qu’en dira-t-on, par peur que la honte de frappe la famille

Et comment même accepter l’existence de telles pratiques ? Les dénoncer ne suffit pas à les anéantir pourtant, les taire n’est pas la solution.

En Egypte, il existe une frontière étanche, lourde de conséquences, entre les preuves d’un crime et l’application de la loi. Le droit des femmes, notamment, est bien plus soumis à la tradition qu’à la loi. L’excision en est un exemple éloquent. (…) Les leaders religieux locaux, musulmans ou coptes, rivalisent de silence devant une tradition qui se perpétue, confortant les familles dans un mécanisme de répétition aveugle.

PictoOKCela fait quelques titres déjà qui marquent la collaboration entre La Boîte à Bulles et Amnesty International (« Noxolo », « Printemps noir »…). Le cahier des charges est simple : aux auteurs de se positionner sur un thème qui les intéresse parmi les actions menées par Amnesty International. L’organisation met à leur disposition des archives voire les met en lien avec des intervenants de l’ONGI et/ou les personnes qui ont motivé l’action de mobilisation internationale.

Qu’est-ce que ce livre changera au final ? Peut-être rien dans la résolution des difficultés rencontrées par les femmes égyptiennes ? Même pas un coup de poing pour signifier un ras-le-bol. Le peu qu’il puisse apporter, c’est de sensibiliser davantage quelques lecteur(ctrice)s sur ce qui se passe en Egypte. Ce n’est pas grand-chose mais c’est déjà mieux que rien !

N’hésitez pas à visiter le site de l’album.

LABEL LectureCommuneUne lecture commune avec ma douce Framboise qui s’est installée chez Noukette pour l’occasion. Pour lire sa chronique, cliquez ici.

Les chroniques de Lunch, Philippe Belhache et Daniel Muraz.

Extraits :

« Rien ne retient les harceleurs : ni l’âge, ni la bague au doigt, ni le voile. Un adolescent pris sur le fait à Alexandrie et questionné sur son attitude a répondu de façon significative : Si je ne poursuivais pas les femmes, mes copains me prendraient pour un homosexuel » (Doigts d’honneur).

« Mais les militaires semblent autrement plus excités par la présence d’une femme. La frapper devient une fin en soi, justifiant un attroupement totalement absurde, au regard de la proximité de milliers de manifestants bien plus menaçants pour les forces de l’ordre… (…) Dans une société qui offre peu d’horizons, l’un des rares privilèges de l’homme égyptien est d’occuper l’espace public. Si la femme vient le concurrencer sur ce terrain… que lui reste-t-il ? Alors il humilie. Alors il frappe. » (Doigts d’honneur).

Doigts d’honneur

– Révolution en Egypte et droits des femmes –

One shot

Editeur : La Boîte à bulles & Amnesty International

Collection : Contre-Cœur

Dessinateur : BAST

Scénariste : FERENC

Dépôt légal : janvier 2016

ISBN : 978-2-84953-235-5

Bulles bulles bulles…

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Doigts d’honneur – Ferenc – Bast © La Boîte à bulles – 2016

Les Crocodiles (Mathieu)

Les crocodiles - Mathieu © Le Lombard - 2014
Les crocodiles – Mathieu © Le Lombard – 2014

Le harcèlement de rue… vous vous y habituez ? … et vous trouvez ça normal ?

C’est en regardant le court-métrage de Sofie Peeters (Femme de la rue), que Thomas Mathieu a pris conscience du problème. Dans ce documentaire, on voit quel est le quotidien des femmes lorsqu’elles sont dans des lieux publics : bruits de bouche, sifflements, compliments plus ou moins délicats allant du « t’es belle » à « salope » que de parfaits inconnus formulent. La plupart du temps, l’ignorance suffit pour mettre à distance cette situation gênante. Mais cela dépend des jours… et certains hommes sont plus incisifs que d’autres…

Quoiqu’il en soit, après avoir visionné ce reportage, Thomas Mathieu s’est renseigné et a interpellé les femmes de son entourage. Amies, famille… elles ont confirmé et complété en parlant de leur propre expérience. L’auteur a été étonné de constater que ce phénomène est généralisé, il touche des femmes de tout âge et de toute catégorie sociale. Le harcèlement de rue n’épargne aucun quartier, du plus cossu au plus populaire. Non content de découvrir cet état de fait, Thomas Mathieu commence donc à consigner ces témoignages de femmes et se met à les dessiner. Il crée « Projet Crocodiles », un blog qu’il construit autour d’une ligne éditoriale claire puisqu’il y consigne tout ce qui concerne le sexisme ordinaire en général, et le harcèlement de rue en particulier. Il met en ligne sur ce site les planches qu’il a réalisées à partir des témoignages qu’il a recueillis. De fil en aiguilles, des internautes (femmes) déposeront à leur tour leurs expériences. En juillet 2014, Projet Crocodile trouve un éditeur…

Voilà le genre d’album utile car avant toute chose, il déculpabilise les femmes qui sont confrontées à ces comportements insultants. A l’instar de Sofie Peeters, chaque femme confrontée au harcèlement de rue se pose en premier lieu la question de savoir si elle n’est pas responsable des réactions qu’elle suscite ; dans sa manière de marcher, de s’habiller, de se maquiller… ne provoquerait-elle pas ce genre d’attitudes ? Car cela est si courant qu’on ne pense pas à pointer l’attitude inappropriée des hommes.

Pourtant, la démarche de Thomas Mathieu ne consiste pas seulement à montrer aux femmes qu’elles ne sont pas des cas isolés. Son objectif est aussi d’interpeller les hommes sur ces comportements et de les amener à réfléchir, de les forcer à regarder différemment la situation.

« Un conseil : lisez l’album en vous identifiant aux femmes qui témoignent, pas aux crocodiles ».

L’ouvrage propose trois parties. La première contient plusieurs témoignages de femmes. Les femmes apparaissent de manière réaliste tandis que les hommes sont représentés par des crocodiles, une métaphore visuelle destinée à montrer qu’il s’agit d’un problème de société et qu’il concerne tout le monde. Une métaphore qui accentue aussi l’idée que les femmes sont des victimes/des proies tandis que les hommes sont des agresseurs/des prédateurs. Les scènes présentées racontent plusieurs histoires de harcèlement de rue mais il est aussi question de harcèlement en milieu professionnel, de viol conjugal, d’attouchements… Chaque récit interpellera ainsi différemment le lecteur compte-tenu de son expérience personnelle. La seconde partie de l’album propose quant à elle des « fiches techniques » proposant différentes réactions possibles à une/des situation(s). Cela permet aux femmes-lectrices de l’entendre à la fois sur le registre du conseil, mais cela a aussi l’avantage d’inviter à réfléchir à ses propres « stratégies » de défense, allant de l’évitement à un dialogue direct entre la victime et son harceleur. Enfin, la dernière partie contient des pistes de réflexion. La place de la femme dans notre culture occidentale conditionne pour beaucoup les rapports entre hommes et femmes, mais des dispositifs existent et tentent de faire bouger les choses, que ce soit sur le secteur associatif, des collectifs sur internet…

Des sites à visiter pour s’informer et/ou se mobiliser : Stop Harcèlement de rue, Hollaback !, Genre !

PictoOKUn ouvrage à mettre entre toutes les mains.

Le blog « Projet Crocodiles » et la page dédiée sur le site du Lombard.

Crocodiles, la censure
Crocodiles, la censure

Pour la petite histoire, la ville de Toulouse avait contacté Thomas Mathieu il y a quelques mois pour lui proposer d’exposer les planches de Projet Crocodiles au Square de Gaulle (à deux pas du Capitole) à l’occasion de la « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » du 25 novembre dernier. Quelques jours avant ladite exposition, la municipalité annule le projet au motif que l’œuvre « est jugée trop choquante pour l’exposer en pleine rue ». Foutaises ! Ce n’est ni plus ni moins que de la censure. C’est pourquoi, avec Valérie, nous avons proposé cette lecture commune aujourd’hui, invitant les lecteurs qui le souhaitent à découvrir Les Crocodiles ou tout album dénonçant les violences faites aux femmes (voir cet article de présentation).

A l’occasion de cette lecture commune, les chroniques :

de Valérie sur l’album « Les Crocodiles »

de Marion sur l’album « Les Crocodiles »

de Sabine sur l’album « Les Crocodiles »

d’Enna sur l’album « Les Crocodiles » et petite rétrospective d’albums sur le thème du harcèlement

de David sur « Projet Crocodiles »

Acr0 signalait (en commentaire ici : pour suivre le lien) l’existence du « Petit Guide illustré du Respect dans la rue (ou ailleurs)« 

de Gambadou sur « Egaux sans ego » (album sur l’égalité des sexes)

de Kikine sur « Projet Crocodiles »

Les crocodiles

– Témoignages sur le harcèlement et le sexisme ordinaire –

One shot

Editeur : Le Lombard

Dessinateur / Scénariste : Thomas MATHIEU

Dépôt légal : octobre 2014

ISBN : 978-2-8036-3465-1

Bulles bulles bulles…

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Les Crocodiles – Mathieu © Le Lombard – 2014