La Licorne, tome 1 (Gabella & Jean)

La Licorne
Gabella – Jean © Guy Delcourt Productions – 2006

1565, période de la Renaissance.

A travers l’Europe, deux camps s’affrontent dans l’ombre afin d’être l’unique dépositaire d’un Savoir. C’est un combat sans mercis. Des meurtres sanguinaires sont perpétrés dans les rangs des médecins les plus brillants, des hommes que l’on croyait appartenir au passé refont surface… et tentent de protéger des mystérieuses tapisseries.

Un nom circule : les Asclépiades.

Physiciens, astronomes, chirurgiens, anatomistes… voilà quelques-uns des principaux protagonistes de La Licorne, un récit passionnant dont il m’est difficile de parler. Peut-être parce que nombre de personnages y sont introduits, l’intrigue est riche en éléments et les événements se passent sur plusieurs lieux. Un enchaînement de bulles parfois pas évident à la lecture… Mais malgré quelques accrocs ponctuels dans la fluidité de la lecture, le récit reste captivant.

Pour l’avoir déjà lu, le second tome de cette série en cours est vraiment moins confus.

D’autre part, la qualité des dessins est réellement appréciable. Ils sont réalisés avec tant de minutie… le rendu fait penser à des aquarelles. Très chouette !

Il y a le plein de liens à faire pour cette série. Dans un premier temps, je voudrais vous emmener en voyage du côté des blogs de GABELLA et de JEAN. L’actualité aidant (la sortie du tome 3 est prévue pour novembre), ils ne sont vraiment pas avares et nous livrent sur la blogosphère des planches en avant-première :

– chez Anthony JEAN, voici donc la preview du tome 3 et des dates de dédicaces prévues pour ceux qui seraient intéressés,

– chez Mathieu GABELLA, vous aurez accès à des petits suppléments également, pour cela, prenez ce lien-ci.

Et pour le reste :
– le lien vers une autre chronique,
– une dédicace magnifique réalisée par Anthony JEAN, la vidéo est un peu longue (11 mn), elle a pas mal tourné sur le net… mais elle n’en reste pas moins très sympa à regarder…

PictoOKUne lecture un peu difficile dans ce premier tome (nombreuses sont les pièces du puzzle qui se mettent en place). On ne perd cependant jamais le fil rouge… fil parfois indicible mais qui nous maintient en équilibre tout au long de l’album.

La Licorne

Tome 1 : Le Dernier Temple d’Asclépios

Série en cours (annoncée en 3 tomes ?)

Éditeur : Delcourt

Collection : Machination

Dessinateur : Anthony JEAN

Scénariste : Mathieu GABELLA

Dépôt légal : octobre 2006

ISBN : 978-2-7560-0415-0

Bulles bulles bulles…

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La Licorne, tome 1 – Gabella – Jean © Guy Delcourt productions – 2006

Blacksad, tome 1 (Diaz Canales & Guarnido)

Blacksad, tome 1
Diaz Canales – Guarnido © Dargaud – 2000

Ce matin-là, la Police lui demande de se rendre sur le lieu d’un crime pour reconnaître le corps d’une de ses anciennes amantes.

Difficulté ?
Oui : absence d’arme, de mobile et de suspect.
Cause du décès ?
Une balle dans la tête.
Nom ?
John BLACKSAD.
Profession :
Détective.

Sur ce coup-là, il n’est pas sur l’affaire, la Police s’en charge. Cependant, Blacksad va décider de mener sa propre enquête pour se faire justice. Il n’aime pas être pris au dépourvu et encore moins faire le constat que le passé n’est pas si enterré que ça.

Cette BD espagnole a du caractère, et j’aime ça !

On plonge très rapidement dans ce polar captivant, aux odeurs de cigarettes et aux voix graves. J’avais dit dans la présentation que j’ai faite de mon profil que j’étais amatrice de polar… mais principalement sous forme de roman. Et vu que les romans n’ont que peu d’occasion d’être sortis en ce moment, c’est avec un grand plaisir que j’ai découvert BLACKSAD.

Nous sommes ici plongés dans une ambiance décalée à souhait, dans le quotidien d’un personnage principal qui n’a plus le moindre soupçon d’estime pour sa propre personne, dans les bas-fonds sordides où traînent les scélérats de tous bords.

Stratégie, tactique, contrat de partenariat à durée limitée…

Nous sommes ici dans un monde semblable au notre bien que les êtres qui peuplent les rues de l’album sont des animaux. Des loups garants de la sécurité de la communauté, des serpents tueurs à gage, des rats… d’égouts…

La série a fait ses premiers pas en France il y a neuf ans et a créé un réel engouement pour l’univers qu’elle dépeint. Blacksadmania est un site magnifique qui fait l’éloge de cette ambiance très racée, Dargaud prend régulièrement le temps de faire des synopsis et de présenter des interviews des auteurs, et on ne compte plus les adeptes de la série.

Je vous propose ici deux liens supplémentaires :

l’un présentant les personnages qui évoluent dans cet univers,

l’autre… et bien… je vous laisse apprécier vous-même la qualité de cet écrit.

PictoOKPictoOKC’est bon, c’est très bon, c’est très très bon !! ^^ Une série à découvrir.

Les autres tomes de la série sont également sur ce blog.

Extraits :

« Parfois quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l’être civilisé que je fus jadis » (Blacksad, tome 1).

« J’aime imaginer un monde juste, où même les puissants paieraient leurs fautes. Dans le fond, je suis un ingénu » (Blacksad, tome 1).

Blacksad

Tome 1 : Quelque part entre les ombres

Série en cours

Éditeur : Dargaud

Dessinateur : Juanjo GUARNIDO

Scénariste : Juan DIAZ CANALES

Dépôt légal : novembre 2000

ISBN : 9782205049657

Bulles bulles bulles…

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Blacksad, tome 1 – Diaz Canales – Guarnido © Dargaud – 2000

Les 7 Vies de l’Epervier (Cothias & Juillard)

Les 7 Vies de l'Epervier
Cothias – Juillard © Glénat – 1998

Cette série nous emmène au 17ème siècle, sous le règne d’Henri IV, la régence de Marie de Médicis et l’arrivée au trône de Louis XIII. La période sur laquelle se déroule l’intrigue s’étend de 1601 à 1630.

En 1601, naquît Louis XIII, héritier du trône. Alors que le Dauphin voit le jour dans la chaleur confortable de la demeure parentale, au même moment, Ariane est enfantée dans le froid d’une forêt enneigée d’Auvergne. Sa mère, Blanche, périt au moment où Ariane connaît émet son premier cri. Avant de mourir et pour ne pas que l’enfant meurt, Blanche se dévêtit et enrobe le nouveau-né de ses vêtements. C’est ainsi que quelques heures plus tard, Yvon, époux de Blanche et père d’Ariane découvre au même moment le corps inerte de sa femme et les joies d’une nouvelle paternité. La colère et le sentiment d’injustice le poussent à exprimer sa souffrance à l’égard de Gabriel (son frère cadet). Il lui reproche d’être la cause de l’infidélité de Blanche et le chasse de ses terres.

Huit ans plus tard, nous retrouvons le Dauphin enlisé dans une vie emplie de futilités et Ariane fort occupée à défier son frère aux jeux d’épée… épée qu’elle manie d’ailleurs aussi bien que le verbe. Un mystérieux justicier sévit dans la région et s’est mis en quête de défendre la veuve et l’orphelin des agissements du Comte Thibaut qui malmène la population en l’affamant et en lui faisant peur.

Lorsque l’Épervier apparaît pour la première fois devant Ariane, celle-ci va prendre fait et cause pour ce Robin-des-Bois des « temps modernes » et tenter de l’approcher.

La richesse de cette série ? C’est assez réducteur comme formulation je trouve. Il y a plusieurs choses en fait. Tout d’abord, Les 7 Vies de l’Epervier situe le lecteur dans un contexte historique qui fait partie de notre patrimoine culturel. Malgré la surabondance d’éléments dans le scénario, la narration est fluide. Un rythme soutenu et agréable permis par l’habilité de COTHIAS. Il fait se succéder sans à-coups de courts épisodes dans lesquels interviennent à tour de rôle les différents personnages de l’histoire. Tous avancent ainsi de concert vers un dénouement certain, leurs actes sont en lien.

Les différents personnages sont intéressants. A l’exemple de cette vieille femme, utilisée tantôt comme narrateur (donc complètement extérieur à l’histoire, elle observe et constate), tantôt comme faisant partie intégrante de l’histoire en tant que médium, nous poussant à imaginer la suite de l’histoire. Sage ou chimère ? je ne saurais me prononcer. Elle apporte un côté fantastique à la série qui nous met en haleine. Marionnettiste ou marionnette ?? Monsieur Loyal introduisant les artistes et artiste elle-même. Elle nous guide, nous prévient, nous influence, nous met en garde… Je la trouve très attachante malgré son côté austère, très fragile  (c’est une vieille dame) malgré sa force morale. Nos peurs, nos fantasmes se reflètent en elle… un personnage ambivalent, à l’image des autres personnages qui de la série.

De la duperie qui n’en est pas, de la naïveté qui n’en a que l’apparence, des personnage à tour de rôle manipulés et manipulateurs… leur dualité rend le récit captivant.

Une thématique riche, une lutte permanente de la justice contre l’idiotie et la cupidité.

PictoOKUne série très intéressante, une très belle alliance entre fiction et faits historiques réels.

Autres séries de JUILLARD sur ce blog : Le Triangle Secret, Le Long Voyage de Léna. Elles sont accessibles via les tags en bas d’article ou via les index du blog.

Extraits :

« – Pourquoi portez-vous une cagoule ?
– Hé, c’est qu’il me faut de l’importance ! Sans masque, je ne suis que moi-même » (Les 7 Vies de l’Épervier, tome 1).

« Soyez indulgent, Sire, la vue courte n’est-elle pas la plus grande qualité qu’on exige d’un soldat qui exécute ainsi les ordres aveuglément !? » (Les 7 Vies de l’Épervier, tome 2).

« Il n’y a pas d’avenir à songer au passé. L’herbe repousse toujours et recouvre les vieilles traces » (Les 7 Vies de L’Épervier, tome 6).

« Les masques sont magiques. Les justes qui les portent se croient plus forts et protégés de l’humaine médiocrité… mais les méchants en useront pour imposer par la peur leurs funestes desseins » (Les 7 Vies de l’Épervier, tome 6).

Les 7 Vies de l’Épervier

Intégrale

Série finie

Éditeur : Glénat

Collection : Caractère

Dessinateur : André JUILLARD

Scénariste : Patrick COTHIAS

Dépôt légal de l’intégrale : novembre 1998

Dépôt légal de la série : de mai 1983 à octobre 1991

ISBN : 9782723427333

Bulles bulles bulles…

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Les 7 Vies de l’Épervier, Intégrale – Cothias – Juillard © Glénat – 1998

Dieu en personne (Mathieu)

Dieu en personne
Mathieu © Guy Delcourt Productions – 2009

Dieu nous fait l’honneur de descendre sur Terre, dans le plus strict anonymat.

Lors d’un recensement de la population, il est amené à décliner son identité.

Marc-Antoine MATHIEU explore quelles pourraient être les conséquences de cette révélation.

Marc-Antoine MATHIEU (c’est dire s’il avait un nom prédestiné pour faire cet ouvrage) s’essaye à l’Essai… et c’est assez réussi ! Les teintes marrons/noir apportent un côté sombre et épuré à l’ensemble.

Dans cet album, ne vous réjouissez pas trop vite à l’idée de voir l’idée que Mathieu se fait du visage de Dieu, car l’auteur ne se risque pas à le dessiner. Il utilise des moyens détournés comme par le biais d’un tableau, visage de face mais derrière une vitre ou dans la pénombre. Positionnement que je trouve très pertinent et qui donne un bon rendu.

Beaucoup de thèmes sont présents dans ce récit où on explore l’événement d’un point de vue : sociologique, philosophique, religieux, social, politique, médiatique… Une réflexion sur nos croyances, nos peurs, nos espoirs, nos aberrations aussi. Se côtoient ici nos valeurs, à leurs antipodes :
– le paradoxal comme les croyances religieuses,
– le rationnel comme le progrès, l’intelligence artificielle.

L’homme et ses contraires, l’homme comme créature (de Dieu) et comme créateur.Une quête de sens et une question qui émerge : Quelle est la place du sacré dans nos sociétés de consommation ?

Je vous propose aussi une interview de MATHIEU en ligne sur BODOÏ.

Extraits :

 » – Ah ! vous les hommes et votre raison ! Vous vous êtes déjà interrogé sur la raison des questions ? La raison a-t-elle une raison d’exister ?.. Pourquoi faudrait-il que les choses
n’aient plus de pourquoi ?
– Pourquoi pas ?
– Ce n’est pas une raison » (Dieu en personne).

« Le vide est de la matière en devenir. Entre rien et vide, il y a une minuscule nuance, essentielle : celle de la probabilité de l’émergence » (Dieu en personne).

« Dieu est à la fois formidablement star et irrésistiblement quelconque » (Dieu en personne).

PictoOKJ’ai réellement savouré cet album mais je dois dire qu’une bonne partie des textes échappent à ma compréhension. De nombreuses références sont faites, par le biais de citations et de jeux de mots, de personnages célèbres (Einstein, Flaubert, Descartes… et j’en passe car certains me sont inconnus).

Un ouvrage plaisant que j’aurais certainement mieux apprécié avec un peu plus de culture dans mes bagages. Excepté ces reproches personnels, c’est un très bon album et un humour à prendre au second degré rend le tout truculent !

Roaarrr ChallengeL’album a obtenu le Prix Nouvelle République au Festival BD Boum de Blois en 2009 ainsi que le Grand Prix de la Critique ACBD en 2010.

Voici aussi une autre chronique de cet album proposée sur le Jeangs show.

Dieu en personne

One Shot

Éditeur : Delcourt

Dessinateur / Scénariste : Marc-Antoine MATHIEU

Dépôt légal : septembre 2009

ISBN : 978-2-7560-1487-6

Bulles bulles bulles…

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Dieu en personne – Mathieu © Guy Delcourt productions – 2009

Le Grand Siècle, tome 2 (Andriveau)

Le Grand Siècle, tome 2
Andriveau © Guy Delcourt Productions – 2008

Embarqués de force à bord d’un navire par l’équipe de MOPLAI, Alphonse et Benoît font route vers les Antilles.

La traversée sera l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les motivations de Moplai.

Les épreuves qui attendent Benoît et Alphonse à l’arrivée vont les changer à tout jamais.

La narration change de capitaine et délaisse Alphonse au profit de Benoît.

Je trouve le ton de cet album plus réfléchit, mieux maîtrisé que le premier.  A mon plus grand plaisir, l’intrigue m’a surprise tant, effectivement, je m’attendais à quelque chose de plus… « formaté ».

PictoOKLe tome 3 s’intitulera « MOPLAI ».

Si le rythme de parution est conservé, on devrait le voir arriver dans les bacs au second trimestre de l’année 2010… un peu de patience donc.

Le Grand Siècle

Tome 2 : Benoît

Série en cours

Éditeur : Delcourt

Collection : Conquistador

Dessinateur / Scénariste : Simon ANDRIVEAU

Dépôt légal : Août 2008

ISBN : 978-2-7560-0578-2

Bulles bulles bulles…

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Le Grand siècle, tome 2 – Andriveau © Guy Delcourt productions – 2008

Le Grand Siècle, tome 1 (Andriveau)

Le Grand Siècle, tome 1
Andriveau © Guy Delcourt Productions – 2006

La vie d’Alphonse n’est pas un long fleuve tranquille.

Manœuvre, il partage sa vie avec une femme acariâtre et toute une tripotée de mouflets sur lesquels il ne garde un œil… que de loin. Il fait l’objet des moqueries de tout le monde et il trouve son seul refuge dans l’alcool.

Un matin, il doit faire une livraison chez le Chevalier de BEAUMONT. Mais quand il arrive chez son client, il est témoin d’un odieux chantage exercé sur le chevalier par MOPLAI et sa bande qui veulent récupérer le compte-rendu d’une mystérieuse autopsie. La situation tourne mal quand l’un des hommes de main de MOPLAI perd son sang froid. Le Chevalier et sa fille son abattus.

N’écoutant que son bon sens, Alphonse prend la fuite en emportant sous son bras Benoît, le fils du chevalier.

A force de lire de bonnes critiques sur cette série, j’ai attendu la parution du tome 2 pour me la procurer. Ce qui est certain c’est que si ANDRIVEAU continue sur la lancée, les prochains tomes sont prometteurs.

Que ce soit au niveau du scénario ou au niveau graphique, la qualité est là.

L’intrigue se met en place progressivement, le rythme est savamment posé, le tout baignant dans une délicieuse décoction d’humour qui vient relever le tout.

Un bon début de série. Je ne regrette en rien mon achat.

PictoOKUn auteur à suivre qui signe ici son premier coup d’essai en BD…

Le Grand Siècle

Série en cours

Tome 1 : Alphonse

Éditeur : Delcourt

Collection : Conquistador

Dessinateur / Scénariste : Simon ANDRIVEAU

Dépôt légal : octobre 2006

ISBN : 978-2-84789-763-0

Bulles bulles bulles…

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Le Grand Siècle, tome 1 – Andriveau © Guy Delcourt productions – 2006