La Brigade des cauchemars, tome 1 (Thilliez & Dumont)

Thilliez – Dumont © Jungle – 2017

Esteban, le grand mince, orphelin. Recueilli par Albert après une violente crise de cauchemar dont il est sorti amnésique.
Tristan, plus râble dans son fauteuil roulant, le fils d’Albert, le presque frère d’Esteban.
Tous trois vivent à la Clinique Angus qui aide d’autres enfants à « guérir de leurs terribles rêves » ; tous trois forment la « Brigade des cauchemars » .

Ce jour-là, une nouvelle patiente arrive à la Clinique Angus. Il s’agit de Sarah, 14 ans, amnésique depuis trois ans… exactement comme Esteban. L’adolescente est épuisée et interroge Albert quant à la manière dont il souhaite procéder pour la guérir. Albert se contente d’être rassurant et ne dit rien à Sarah sur le fait que dès qu’elle sera en phase de sommeil profond, Esteban et Tristan vont entrer dans son cauchemar et tenter de le détruire de l’intérieur.

La Brigade des cauchemars, tome 1 – Thilliez – Dumont © Jungle – 2017

Voilà une nouvelle série jeunesse qui démarre et ce premier tome est plutôt prometteur. Franck Thilliez construit son intrigue sur un problème qui est familier aux jeunes lecteurs : les cauchemars. Le scénariste explique de manière ludique le fonctionnement du sommeil et imagine qu’un chercheur a trouvé le moyen d’entrer dans le rêve de quelqu’un. Pas de mots pompeux, pas de notions théoriques pompeuses. Il vulgarise des termes scientifiques et les mets en pratique dans cette aventure originale. Deux personnages principaux entrent en action : deux adolescents. Durant la lecture, le lecteur comprend qu’il s’agit d’identifier la peur réelle qui est à l’origine du cauchemar afin d’éradiquer celui-ci. Le principe est simple et efficace. Une partie bonus vient compléter quelques termes comme les différentes phases du sommeil ou les gadgets utilisés par les héros. Cet univers invente ainsi l’oniricum, sorte de montre qui permet aux « voyageurs » [ceux qui entrent dans le cauchemar d’un autre] de communiquer avec les membres de l’équipe qui sont restés dans la réalité. L’intrigue est bien ficelée, le dénouement cohérent annonce le début d’une mission plus importante et un mystère qu’il va falloir percer… deux points qui vont certainement servir de fil rouge dans les tomes à venir.

Au dessin, Yomgui Dumont propose un dessin assez souple, très naturel. Il n’y a pas réellement de différences entre l’ambiance graphique du monde réel et celle du monde onirique dans lequel se passe l’action. C’est fluide, agréable, des couleurs assez ternes pour un album jeunesse mais permettent de ressentir quelques frissons… brrr. Le lecteur est aussi assez proche des personnages et donc réussit une parfaite immersion dans l’univers !

Une série à suivre me semble-t-il. En tout cas ici, l’intérêt de mon jeune lecteur pour ce premier tome ne trompe pas !

Lectorat : je dirais à partir de 9-10 ans.

La Brigade des cauchemars

Dossier n°1 : Sarah
Série en cours
Editeur : Jungle
Collection : Frissons
Dessinateur : Yomgui DUMONT
Scénariste : Franck THILLIEZ
Dépôt légal : octobre 2017
54 pages, 12 euros, ISBN : 978-2-822-22160-3

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La Brigade des cauchemars, tome 1 – Thilliez – Dumont © Jungle – 2017

Stupor mundi (Néjib)

Néjib © Gallimard - 2016
Néjib © Gallimard – 2016

Ils ont fait une longue traversée pour atteindre la région des Pouilles et atteindre ce château du sud de l’Italie.

Ce castel, chers amis, est unique dans toute la chrétienté. Créé et conçu par la Stupeur du Monde, il est dédié aux esprits les plus éminents de notre temps. C’est un refuge contre la bêtise et l’ignorance.

Ces voyageurs sont au nombre de trois : un père, sa fille et leur serviteur. Le père est un éminent scientifique d’Orient. Il se nomme Hannibal, il a dû fuir son pays car une fatwa y avait été prononcée contre les « savants impies ». Son nom n’avait pas été nommé mais il était directement concerné. Houdê, sa fille, l’accompagne. Pour une raison qu’elle ignore, elle a perdu l’usage de ses jambes et la mémoire des jours qui ont précédé leur fuite. Pourtant la jeune fille est reconnue pour ses capacités mnésiques hors-normes. C’est dans ce lieu où se côtoient d’éminents scientifiques que Houdê rencontre Sigismond ; il mettra tout en œuvre pour l’aider à retrouver la mémoire des faits et comprendre la cause de la mort de sa mère et la raison pour laquelle ses jambes refusent de la porter. La jeune fille fera également la connaissance de Roger, un garçon de son âge avec qui elle va lier une solide amitié.

Ce château italien est la propriété de Frédéric II, monarque, que ses contemporains surnommaient « La Stupeur du Monde ». Roi érudit, il prend sous son aile des savants et des artistes afin de leur permettre de se consacrer pleinement à leurs recherches. L’arrivée de Maître Hannibal en ce lieu est loin de réjouir ces élites. Il inspire de la crainte et va devoir batailler ferme pour mener ses recherches à bien.

Trop tôt pour se tourmenter ? Pourtant, si ce que l’on dit de lui est vrai, c’est le diable en personne qui pénètre en ces murs.

Néjib propose un scénario assez prenant qui nous fait partir dans deux grandes directions et ce sont les deux personnages principaux – le père et la fille – qui donnent le ton. Le premier regarde vers l’avenir, obnubilé par ses ambitions et l’enjeu de son engagement. En acceptant que le roi finance ses recherches, il se confronte à toute l’ambiguïté de sa démarche : il sait que sitôt révélée, son invention échappera à son contrôle mais il ne peut se résoudre à abandonner ses recherches. Sa fille quant à elle cherche à recoller les morceaux de sa mémoire. La jeune génération regarde vers le passé tandis que son père scrute l’avenir et les conséquences probables de ce qu’il s’apprête à prouver. Un postulat fou parcourt cette histoire : et si la photographie avait été inventée au Moyen-Age ?

Cette petite communauté que Néjib nous raconte est composée de figures historiques et de personnages fictifs. De même, l’auteur mélange faits réels et fiction. Et la mayonnaise prend très vite, on découvre les lieux en même temps que les personnages principaux et on tarde peu à faire la connaissance de ces savants et artistes qui vivent sur place ; ingénieur, peintre, mathématicien, alchimiste, astrologue… il y a là une certaine effervescence propice aux savoirs. Cet huis-clos et l’intrigue qui se développe ne manquent pas de nous faire penser au « Nom de la Rose » mais si la référence à Umberto Eco est réelle, le scénario de Néjib nous propose un récit tout à fait neuf et original. On s’arrête juste ce qu’il faut pour comprendre la personnalité de chacun et cerner les leitmotivs des protagonistes.

Graphiquement, on alterne là aussi dans différents tons et différentes ambiances. Les scènes intérieures sont assez dépouillées, traitant parfois les personnages avec une certaine économie du trait. Néjib effleure chaque silhouette, chaque accessoire, comme si tout était électrique et que la mine de son crayon allait provoquer une étincelle ravageuse. Les scènes d’extérieur en revanche fourmillent de vie, de couleurs, de lumière. Une alternance agréable.

L’album déplie donc deux quêtes distinctes mais totalement imbriquées et si la fille connaît tout des impasses et des avancées de son père, ce dernier en revanche est trop pris par son travail pour comprendre ce que sa fille est en train de mettre en œuvre.

Amorcer une réflexion sur le savoir et sur la religion. Montrer les tensions et les points d’achoppements de ces deux « logiques », pointer les rares compromis. Reconnaître l’ouverture d’esprit d’un souverain qui dénote à cette époque. Permettre de ressentir l’excitation d’un homme lorsqu’il touche au but, qu’il sent son invention prête à voir le jour. Magnifique conte que je vous invite à lire.

La chronique de Noukette, d’Amandine et de Pauline Ducret.

Une lecture commune que je partage avec Joëlle dont vous trouverez la chronique ici.

Du côté des challenges : Tour du monde en 8 ans : Tunisie

Stupor Mundi

One shot
Editeur : Gallimard
Dessinateur / Scénariste : NEJIB
Dépôt légal : avril 2016
284 pages, 26 euros, ISBN : 978-2-07-066843-4

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Stupor mundi – Néjib © Gallimard – 2016

Chroniks Expresss #21

Quelques lectures faites çà et là :

BD : Les Rêveurs lunaires (C. Villani & E. Baudoin ; Ed. Gallimard, 2015), Madeleine, une femme libre (R. Ortiz & P. Colin-Thibert & S. Mosdal ; Ed. Sarbacane, 2014).

Romans : Les Enfants de Dimmuvik (J.A. Jonasson ; Ed. Noir sur Blanc), La petite Marchande de prose (D. Pennac ; Ed. Gallimard, 2013), Le Joueur d’échecs (S. Zweig ; Ed. Le Livre de Poche, 2013), Jackie (K. Dowland ; Ed. SW Poche, 2015)

*

* *

Bandes dessinées

Villani – Baudoin © Gallimard - 2015
Villani – Baudoin © Gallimard – 2015

« – Pour toi, commencer un livre, c’est comme une aventure.

– Comme un voyage ».

L’ouvrage s’ouvre sur une rencontre : celle de Cédric Villani et d’Edmond Baudoin. Les deux hommes font connaissance, Cédric Villani – mathématicien, directeur d’Institut et professeur d’Université – parle de son enfance et la discussion glisse peu à peu sur leurs activités professionnelles respectives. Villani confie son envie de réaliser une bande dessinée avec Edmond Baudoin, ce dernier est flatté et ils en viennent immanquablement à parler de leur rapport à l’écriture, à la construction d’un ouvrage, de leur collaboration à venir sur le projet des « Rêveurs lunaires » et de construire sous nos yeux la trame de ce que sera ce livre… celui que nous tenons maintenant en mains.

« Dans ce récit, nous allons rencontrer quelques-uns de ces héros dont l’histoire parle si peu. Leur pouvoir individuel, démultiplié par l’action collective, a fait basculer ou aurait pu faire basculer le destin de la guerre. Pourtant, leur rôle n’est pas dit dans les cours d’histoire, leur action est connue seulement des initiés. Le monde peut tourner sans eux. Mais ils ont encore un dernier combat à mener. Le dernier combat d’après la guerre, le Ragnarök des dieux nordiques. Celui d’avec leur conscience ».

Cet album est découpé en quatre grandes parties et aborde tour à tour Werner Heinsenberg (Prix Nobel et créateur de la mécanique quantique), Alan Mathison Turing (père de l’informatique moderne), Léo Szilard (physicien) et Hugh Dowding (militaire).

Tour à tour donc, le temps d’un chapitre, les auteurs (essentiellement Villani qui dirige la narration) donnent la parole à ces quatre grandes figures de l’Histoire. Cédric Villani va même jusqu’à se fondre totalement dans ces hommes puisque ce sont eux qui – sous le contrôle de Cédric Villani – vont prendre la parole et raconter leur parcours.

Le travail au pinceau réalisé par Edmond Baudoin montre les tourments qui ont traversé ces hommes. En même temps, il permet au lecteur de comprendre l’euphorie et l’excitation qui leur a permis de se vouer corps et âme à leurs recherches scientifiques (Heinsenberg, Turing, Szilard) et à leur combat (Dowding). Le dessin est à la fois fluide et imposant.

Werner, Alan, Léo… trois génies à leur manière. (…) Un point commun : de violents conflits intérieurs.

pictobofMalheureusement cela ne suffit pas. On est face à des monologues souvent égocentriques et pompeux. Et même si ces témoignages mettent en lumière certains événements historiques, même si – quelle que soit la tournure du récit – nous mesurons l’impact qu’ont eu leurs interventions respectives… même… le lecteur se frotte à un récit des plus ennuyeux. Et si habituellement les passionnés savent captiver leur auditoire, ce n’est pas le cas de Cédric Villani qui nous fait une démonstration des plus magistrales de ses connaissances. Certains passages sur l’enfance de ces idoles, certaines facettes de leur vie (je pense notamment à l’homosexualité de Turing)… la présence de tous ces longs monologues durant lesquels les principaux intéressés font mine de raconter leur vie en saupoudrant le tout de quelques confidences. Ces passages les rendent souvent pathétiques. Un constat : leur folie les isole.

Une belle déception !!

La chronique d’Yvan.

Extraits :

« Est-ce qu’il y a un modèle scientifique pour le chaos de l’histoire humaine ? » (Les Rêveurs lunaires).

« (Léo Szilard) J’avais lu le compte rendu de la conférence de ce vieux croûton de Rutherford. Il parlait des neutrons et de l’énergie que l’on libère en cassant un noyau. Il expliquait que c’était une énergie minuscule. Que quiconque croyait pouvoir l’exploiter était un rêveur lunaire ! Vraiment ! Un rêveur lunaire ! » (Les Rêveurs lunaires).

 

Ortiz –Colin-Thibert – Mosdal © Sarbacane – 2014
Ortiz –Colin-Thibert – Mosdal © Sarbacane – 2014

« Madeleine aurait pu mener une existence paisible entre Paris et la Bretagne où se trouvait la propriété familiale. Il n’en fut rien. Mariée par dépit amoureux à un jeune notaire dont elle a rapidement une fille, elle s’éprend, en pleine Deuxième Guerre mondiale, de Werner, un officier allemand de dix ans son aîné. La libération approchant, Werner s’enfuit en Espagne, où il est fait prisonnier. Bravant les Pyrénées et la guardia civil de Franco, Madeleine parvient à le faire évader. Madeleine et Werner essaient alors de vivre ensemble leur amour dans un Paris fraîchement libéré ; mission impossible… ils décident de refaire leur vie – avec les deux enfants qu’ils ont eus ensemble – au Pérou. Mais trahie par Werner, Madeleine s’enfuit à Lima où, elle rencontre un jeune et brillant architecte… C’est le destin de cette femme indomptable, originale et insoumise que raconte « Madeleine, femme libre ». Une femme libre et moderne, à la recherche de la fusion idéale, décidée à réinventer l’amour, coûte que coûte. » (synopsis éditeur).

Une bande dessinée inspirée d’une histoire vraie. Le récit se lit sans difficulté, une histoire plutôt agréable qui permet au lecteur de découvrir comment une jeune femme a pu tirer avantage de certaines situations malgré leur complexité. Fruit d’une collaboration entre un auteur péruvien (Rudy Ortiz) et un auteur français (Pierre Colin-Thibert), le scénario se réfère à plusieurs événements qui ont fait date, essentiellement durant la Seconde Guerre Mondiale. Les auteurs s’attardent à décrire la personnalité de l’héroïne mais cela est souvent au détriment des personnages secondaires que l’on cerne mal. Le rythme est assez linéaire malgré les difficultés que Madeleine a rencontrée tout au long de sa vie.

PictomouiCet ouvrage brosse le portrait d’une femme déterminée pour autant, la manière dont son parcours nous est raconté est assez monotone. Sur le papier, elle manque de charisme et ses décisions ne sont pas toujours cohérentes. J’ai lu cet ouvrage sans réellement manifester d’intérêt vis-à-vis de ce témoignage. Je regrette aussi qu’en lisant le synopsis (que ce soit sur le site de l’éditeur ou sur le quatrième de couverture) on ait là l’essentiel de ce qu’il y a à retenir de cette histoire… c’est un peu creux…

Du côté des challenges :

Tour du monde en 8 ans : Pérou

 

Romans

 

Jónasson © Notabilia – 2015
Jónasson © Notabilia – 2015

Une vieille femme se rend à l’enterrement de son jeune frère. Durant le trajet, elle plonge dans ses souvenirs d’enfance et revit les tourments d’une époque où elle se contentait de survivre.

« Dans « Les Enfants de Dimmuvik », Jón Atli Jónasson raconte une histoire d’autant plus terrible que la vérité y apparaît comme un os mis à nu : il y a parfois, simplement, trop de bouches à nourrir. C’est aussi en filigrane une méditation angoissée sur la tentation d’abandonner les siens à leur misère pour sauver sa peau » (extrait du Quatrième de couverture).

Troublant. Poignant. Fascinant. Ce roman de Jón Atli Jónasson nous percute de plein fouet. En plaçant au centre de son récit cette fillette qui endosse la lourde responsabilité d’être notre narrateur, il raconte sans détours un quotidien de misère. La pauvreté et la précarité dans ce qu’elles ont de plus fourbe en elles. Pourtant, elle n’a pas conscience du fait que sa vie ne tient qu’à un fil, elle ne sait pas à quel point la vie est cruelle avec elle. Car là où elle vit, dans une petite maison isolée de tout, sa famille est coupée du monde. Chaque jour suffit à sa peine. Cette enfant, l’aînée d’une fratrie de trois, endosse même le rôle de la mère puisque cette dernière est alitée depuis sa dernière fausse couche. Une mère dont on sait bien peu de choses si ce n’est que maintenant, elle passe ses journées repliée au fond de son lit, à regarder le mur, à sombrer – un peu plus – chaque jour dans la folie.

Un troupeau qu’il faut abattre pour ne pas qu’un virus se propage, une fosse à creuser pour enfouir ces cadavres décharnés d’animaux en proie à la famine, de longues heures à lutter contre le froid et le vent pour aller chercher le lait à la ferme la plus proche… ce lait qui nourrira la famille une poignée de jour. Aucune joie, aucune étincelle de vie, aucun espoir à avoir… se nourrir de l’amour que l’on porte aux siens et, s’ils osent le manifester, se réchauffer de leur affection.

PictoOKUn récit dur mais de toute beauté. Un récit sourd et lourd mais on le dévore. Une misère terrifiante et, au beau milieu de cette noirceur, la force d’une enfant décidée à s’en sortir.

Je n’aurais pas eu l’envie de découvrir cet ouvrage sans la chronique de Jérôme et la fiche de présentation de l’éditeur.

Du côté des challenges :

Le tour du monde en 8 ans : Islande

Extraits :

« Prends soin d’avoir toujours de quoi faire. Pour que ton esprit ne se mette pas à vagabonder. A se remémorer une main qui passe le long de profondes rainures d’une table dans la pénombre. Un visage ou même une partie de visage. Un doigt ou le bout d’un nez » (Les Enfants de Dimmuvik).

« Elle s’alita purement et simplement et tourna la tête vers le mur. Elle cessa de parler et cessa de voir. Quand nous, les gosses, entrions dans son champ visuel, son regard se posait sur nous comme si nous lui étions totalement étrangers. Elle nous quitta sans aller nulle part » (Les Enfants de Dimmuvik).

« A présent je suis la seule qui reste. J’ai toujours cru que mon frère me survivrait. En fait, je croyais que je ne sortirais jamais vivante de cette crique. Car mon univers n’en dépassait pas les limites. Il y commençait et il s’y achevait à tous points de vue » (Les Enfants de Dimmuvik).

« Ce dimanche soir-là, il ne restait plus à la maison qu’un petit bout de chandelle que papa alluma avant d’ouvrir la bible usagée à la reliure dorée et de commencer la lecture. Je n’entendais rien de ce qu’il disait. J’étais assise, les yeux rivés sur la flamme de la bougie en train de se consumer. Elle me convainquit que notre vie ici-bas était sur le point d’atteindre son signe ultime. Il y avait quelque chose d’imminent. Quelque chose d’inquiétant et de grandiose » (Les Enfants de Dimmuvik).

 

Pennac © Gallimard – 2013
Pennac © Gallimard – 2013

« La reine Zabo est sortie pour régner sur un royaume de livres. Un petit royaume à l’échelle de son corps chétif dominé par une énorme tête. Un royaume qu’elle domine entièrement. Pourtant, elle peine à dominer Benjamin Malaussène, le bouc émissaire professionnel payé à prix d’or pour compatir avec les écrivains refusés. Alors quand Malaussène, démotivé par le mariage de sa toute jeune sœur Clara avec un directeur quasi-sexagénaire de prison modèle, se saisit d’un prétexte pour démissionner, la reine Zabo se voit contrainte de lui offrir un autre emploi : endosser l’identité de J. L. Babel, le prolifique et invisible auteur de fadaises à succès.

Mais la mort rôde autour de Clara et de Benjamin, victimes de la terrible tendance malaussénienne à attirer les problèmes, et la tonitruante sarabande de l’opération publicitaire croise la route d’un dangereux tueur. C’est d’abord le futur mari de Clara, assassiné le jour de son mariage, qui est découvert. Benjamin, suspecté par défaut, est rapidement mis hors de cause par le commissaire Coudrier. Celui-ci lui recommande de rester loin de cette affaire, mais même en obéissant à son conseil, Malaussène va se retrouver inextricablement mêlé à ce meurtre. » (extrait du résumé proposé sur la page Wikipedia de l’ouvrage).

Hors de question pour moi de m’arrêter en si bon chemin. Après avoir repris « Au bonheur des Ogres » et découvert « La Fée carabine », je suis bien décidée à aller jusqu’au bout. Retrouver les « choses » à l’endroit où on les a laissé et reprendre la lecture comme si aucune pause n’avait été réalisée entre l’ouvrage précédent et celui que l’on tient en main, se placer de nouveau naturellement dans un univers qui est devenu familier au lecteur… cela n’arrive pas si souvent (je vous entends d’ici me dire que si j’étais moins réfractaire à l’idée de suivre des séries en bande dessinée, j’aurais certainement plus d’opportunités de savourer cette sensation… et je vous rétorque que la consistance d’un roman n’a pas d’égale en BD… toc !).

Benjamin et son éternel penchant à se fourrer dans les ennuis. Cela ne choque même plus. Quoi que dans « La petite marchande de prose », nous avons atteint le summum et Daniel Pennac malmène outrageusement son personnage au point que l’on se demande s’il sera toujours en vie à la fin de cet opus.

En parallèle, le lecteur est maintenant bien au fait des différentes personnalités et caractères des membres de la tribu Malaussène. Des individus originaux et hauts en couleurs. Thérèse et son penchant pour les sciences occultes, Julius le chien qui ne manque pas de faire une crise d’épilepsie alors même que son maître – plongé dans un profond coma – se fait voler ses organes vitaux… et la petite dernière, Verdun, surnommée « la der des ders », qui pleure et crie jusqu’à plus soif et que seul le vieux Thian parvient à apaiser.

PictoOKDaniel Pennac s’aventure dans des chemins sinueux et mène deux enquêtes de front sans perdre son lecteur. Collant à des sujets de société qui ne font pas la Une des journaux, il touche à des questions comme le trafic d’organes ou le plagia.

La fiche de présentation du livre sur le site de l’éditeur permet de découvrir quelques passages. Quant à moi, mon regard se tourne déjà vers le quatrième volet de cette saga (« Monsieur Malaussène ») que je compte m’engouffrer dès que je l’aurais acheté 😛

Et je ne rate aucune occasion pour proposer quelques courts extraits :

« Hier soir, pendant le diner, je me suis penché à son oreille et je lui ai demandé : ‟La mort est un processus rectiligne, Thérèse, qu’est-ce que tu penses de cette phrase ?” Elle ne m’a même pas regardé. Elle a répondu : ‟C’est juste, Ben, et la longueur de la vie dépend de la vitesse du projectile.” » (La petite marchande de prose).

« Nous avons mangé le couscous de Yasmina et la tarte de Julie, pendant que le vieux Thian donnait à Verdun ses petits pots du soir. Depuis la naissance de Verdun, le vieux Thian a perdu un bras. Tout ce qu’il accomplit dans la vie, il le fait avec la main qui ne porte pas Verdun. A soixante ans passés, le jour où nous lui avons confié Verdun, le vieux Thian a fait cette découverte de jeune homme : être père, c’est devenir manchot » (La petite marchande de prose).

« Et de nouveau la bibliothèque en diagonale, Chabotte trottinant devant nous comme un enfant au cerceau. Il est délicieux. On jurerait une petite cuiller échappée de sa tasse à café » (La petite marchande de prose).

Du côté des challenges :

Petit Bac 2015 / Taille : petite

 

Zweig © Le Livre de Poche – 2013
Zweig © Le Livre de Poche – 2013

Alors qu’il effectue une croisière, un homme apprend qu’un champion d’échecs se trouve à bord du bateau. Le narrateur met tout en œuvre pour parvenir à jouer une partie avec le Joueur. Contre toute attente, ce dernier accepte de participer à une partie d’échecs mais plutôt que de jouer à un contre un, et vu son niveau de maîtrise du jeu, il propose de jouer seul contre les mateurs intéressés pur relever ce défi.

Durant la partie, un inconnu se joint au groupe et observe le déroulement de la partie. Lorsqu’il intervient soudainement, c’est pour arrêter un déplacement de pion et proposer un autre mouvement, expliquant par la finalité de ce nouvel enjeu stratégique. Quoiqu’il en soit, l’intervention de cet individu attire l’attention du narrateur. Ce dernier va chercher à faire sa connaissance. Lors d’une après-midi ensoleillée, et profitant des transats disposés sur le pont, les deux hommes sympathisent. Et l’inconnu va expliquer comment le jeu d’échecs est entré dans sa vie.

Je doute qu’il soit encore nécessaire de présenter ce roman. Je doute aussi qu’il soit nécessaire de présenter Stefan Zweig. Si je me fie à la connaissance que j’ai des lecteurs qui me suivent par l’intermédiaire du blog, je sais que « j’ai à faire » à de grands lecteurs, de « gros lecteurs »… pour qui le seul fait de prononcer le nom de cet auteur autrichien évoque bien des choses…

Je me contenterais donc humblement de dire que je me suis laissée porter par le récit, fascinée par cette fascination décrite pour le jeu, les stratégies, les déplacements… alors qu’en temps ordinaire, je ne suis pas en mesure de rester concentrée plus d’une demi-heure sur une partie d’échecs. Superbe voyage dans des huis-clos qui s’imbriquent : l’huis-clos du bateau, l’huis-clos de la rencontre entre le narrateur et l’inconnu, huis-clos mental de l’inconnu lorsqu’il partage ses souvenirs, l’huis-clos (la relation privilégiée devrais-je dire) entre le livre et son lecteur.

PictoOKMerci à tous qui, par le biais de vos chroniques respectives, m’avez permis de mémoriser le nom de ce romancier puis, progressivement, à me donner envie de lire cet auteur à mon tour. Un petit break pour découvrir d’autres plumes mais je sais que je reviendrais vers Stefan Zweig.

Du côté des challenges :

Tour du monde en 8 ans : Autriche

Jackie – Dowland © SW Poche – 2015

Dowland © SW Poche – 2015
Dowland © SW Poche – 2015

Elle a 36 ans lorsqu’elle apprend que sa grand-mère est en fin de vie. Comment passer ces derniers jours ? Comment se préparer à la mort ?

Grand’ma a cent un an. Elle veut mourir, mais elle y arrive pas. J’ai passé toute la nuit à me demander pourquoi c’était si compliqué de mourir. Pourquoi, quand le moment est venu, on te bourre de médicaments. Alors, j’ai décidé d’écrire jusqu’au bout.

« Elle », c’est Kelly. Musicienne, blonde, mère de famille, new-yorkaise, appréciant de se faire draguer par des collègues de l’orchestre mais en couple depuis quelques années avec un comédien qui habite à Boston. Elle, c’est une femme séduisante, troublante de sincérité et de spontanéité, un peu extravagante sur les bords, totalement dépassée par son rôle de mère mais qui fait de son mieux. Elle qui comme tout le monde, est balayée par des questions tantôt futiles tantôt profondes. Elle qui décide donc d’écrire ses hauts et ses bas, ses réflexions diverses et ses joies… jusqu’à ce que sa grand-mère décède.

Un roman au format réduit (12 cm/16 cm) pour 94 pages, c’est vite lu ? Oui !! D’autant plus quand il diffuse cette fraicheur, cette capacité de jouer avec l’auto-dérision, cette propension à relativiser les choses. Kelly – le personnage principal – n’hésite jamais à se remettre en question où à se moquer de ses propres névroses. Elle est capable de vanter ses qualités comme ses faiblesses. S’accepter soi-même, c’est déjà une étape vers la maturité. Mature, ce personnage ne l’est pas encore complètement et c’est peut-être là où le bât blesse si on l’écoute, d’autant plus qu’elle est mère et – à ce titre – sensée assumer le quotidien d’Elton (son petit garçon). En tout cas, elle est lucide sur sa manière de gérer les choses.

A midi, on était à table avec Elton. Il m’a regardée, les yeux pleins d’amour, et il m’a demandé : « Maman, tu sais pourquoi je t’aime le plus ? – Non, mon amour, dis-moi. – Parce que tu es la meilleur cuisinière ! » Dans son assiette : de la purée de la veille réchauffée et une tranche de jambon. A quel âge on perd notre émerveillement ?

Elle a une manière d’être au monde qui la rend sympathique. Fiction ou récit autobiographique, je n’en sais rien. Le fait que la narratrice porte le même prénom que l’auteure (Kelly Dowland) ne m’a pas tracassé une seule seconde. Je trouve cela plutôt pétillant d’ailleurs. Tout comme cette écriture parfois maladroite, une écriture parlée qui ne tient pas tellement compte des règles grammaticales en vigueur.

PictoOKUn agréable moment de lecture. Lecture-détente parcourue de quelques rires, une jolie découverte que je n’aurais pas faite sans la divine intervention de Framboise ! 😉

Un extrait de ce petit roman est disponible sur le site de l’éditeur.

La chronique de Framboise (merci de me l’avoir fait découvrir !!!), celle de Jérôme et celle de Violette.

La Brigade chimérique, tomes 1 à 3 (Lehman & Colin & Gess)

La Brigade Chimérique, tome 1
Lehman – Colin – Gess © L’Atalante – 2009
La Brigade Chimérique, tome 2
Lehman – Colin – Gess © L’Atalante – 2009
La Brigade Chimérique, tome 3
Lehman – Colin – Gess © L’Atalante – 2009

« J’ai vu aujourd’hui un homme sublime. Un homme solennel, un pénitent de l’esprit. Comme mon âme s’est ri de sa laideur ». C’est avec cette phrase que nous entrons dans le prologue de La Brigade Chimérique.

Septembre 1938. Le rapport de force existant en Europe est semblable à celui de la  Seconde Guerre Mondiale. Deux clans s’observent du coin de l’œil : Anglais / Français d’un côté (aidés des Américains), de l’autre Allemands / Italiens / Espagnols.

Quant à « Nous Autres », les Soviétiques, ils auraient plutôt tendance à fricoter avec les Alliés qu’avec les Méchants (unis sous l’emblème des Nazis).

La donne est différente sur quelques points : l’utilisation de gaz et d’armes à rayons X sur les champs de bataille de la Première Guerre Mondiale a donné naissance à des mutants, des hommes dotés de super-pouvoirs.. mais aussi à l’ère de la super-science.

Chronique de la période qui a précédé l’extinction des super-héros en Europe…

Quelques précisions en images :

La fille de Marie CURIE, Irène, nous guide dans la narration du premier tome… puis cela se dispersera.

Dans l’univers de La Brigade Chimérique, comics à la française, on est face au clivage entre les Hommes et les Surhommes. Les surhommes ont pris le contrôle des principales villes européennes, chacun tente de se préserver une place au soleil. N’est-ce pas aussi le propre de l’homme que de crier à la différence et à la peur qu’elle lui suscite ? Pour asseoir la crédibilité de ce monde, nous allons côtoyer un joli panel de la société intellectuelle et artistique de l’époque. On entre à leurs côtés dans les salons privés ou à la Faculté des sciences, assistons aux expositions et les voyons se quereller pour apporter un peu plus d’authenticité à ce monde (je trouve que leurs débats pseudo-intello n’apportent pas grand chose… peut-être leurs querelles auront-elles une utilité dans les tomes à venir ??).

Qu’est-ce que la Brigade Chimérique au final ? Un mythe ?

Des vétérans disent avoir aperçus, sur les champs de batailles, quatre super-héros œuvrant pour la justice. Marie CURIE elle-même aurait été vue en leur présence, témoignages qu’elle n’a jamais cherché à démentir. Sa fille Irène, malgré ses recherches dans les archives de sa mère, n’a trouvé aucune annotation sur la Brigade.

Cette série est truffée de références (monde comics). Je pourrais peut-être en dire plus quand j’aurais enfin pris le temps de lire les Watchmen… (seuls albums de super-héros sur lesquels je pense pouvoir accrocher puisque adepte du talentueux Alan MOORE). Pour une inculte comme moi à la culture comics, je trouve que le scénario se tient, même s’il manque de liant sur les deux premiers tomes. Un premier tome qui présente l’univers, un second tome où éclate l’action, un troisième tome où enfin une histoire prend son sens… ou enfin l’histoire a un fil conducteur. Beaucoup de personnages sont amenés à intervenir, on les situe facilement les uns par rapport aux autres mais aucun n’a su créé un réel intérêt de ma part. Aucun ? Si, un : le Docteur SEVERAC qui arrive dans le tome 3 et qui, pour moi, est le personnage le plus construit, le plus abordable et le plus touchant.

Le graphisme est assez beau, même si j’adhère de moins en moins aux colorisations faites sur ordinateur. Les couleurs choisies campent bien une atmosphère vieillotte « d’avant-guerre ». Un dernier point : si vous n’avez pas encore lu La Brigade Chimérique, je ne peux que déconseiller vivement la lecture des synopsis publiés sur les quatrième de couvertures : ils synthétisent la totalité des chapitres, jusqu’à leur dénouement…. je hais les synopsis qui en disent trop.

PictoOKN’étant pas de nature à m’ébahir devant des super-héros aux super-pouvoirs super-épatants, je dois bien avouer que j’ai lu les 3 premiers tomes de La Brigade Chimérique d’une traite. Mais j’ai trop peu de références en comics pour pouvoir être en mesure de les savourer pleinement.

La Brigade Chimérique, tome 4
Lehman – Colin – Gess © L’Atalante – 2010

Curieuse de comprendre l’engouement pour cette série, l’ayant accessible puisque mon Golgoth en avait fait l’acquisition, et suite au conseil que Vicklay (qui parle des tomes 1-2 et 3) m’a fait en décembre… voici un cumul d’événements qui m’a conduit à découvrir ces BD. Je lirais très certainement la suite (3 tomes à paraître) car je suis intriguée par le personnage de Séverac (celui de Georges SPAD également, mais avec une moindre mesure). Pourtant, cet univers est totalement abstrait et surréaliste pour moi (cela tombe bien, j’en ai côtoyé dans ces tomes).

Un petit tour pour en lire plus, et notamment chez Kroniks où mon bon M’sieur Cruchot a pris le temps de présenter la genèse de cette série. Vous pouvez aussi lire les chroniques sur le comptoir de la BD et du9.

Une série qui s’offre le luxe d’avoir son propre site et son blog. Un tome 4 prévu dans l’année (la date du 25 mars est lâchée). Les avis sont déjà nombreux sur la toile !

Autre album de Lehman sur le blog : Thomas Lestrange

Extraits:

« Nous sommes le prochain stade de l’évolution et il nous faut un territoire à notre mesure » (Mabuse dans La Brigade Chimérique).

« La Guerre est comme une chambre ardente. Quand elle s’ouvre, je n’ai que mes chimères pour me protéger » (Marie CURIE dans La Brigade Chimérique).

La Brigade Chimérique

Série en cours (6 tomes prévus)

Éditeur : L’Atalante

Collection : Flambant 9

Dessinateur : GESS

Scénaristes : Serge LEHMAN & Fabrice COLIN

Dépôt légal : Août 2009 (tome 1), septembre 2009 (tome 2), octobre 2009 (tome 3)

ISBN (tome 1) : 978-2-84172-440-6

Bulles bulles bulles…

La preview de Digibidi.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La Brigade Chimérique, tomes 2 et 3 – Lehman – Colin – Gess © L’Atalante – 2009

La Licorne, tome 1 (Gabella & Jean)

La Licorne
Gabella – Jean © Guy Delcourt Productions – 2006

1565, période de la Renaissance.

A travers l’Europe, deux camps s’affrontent dans l’ombre afin d’être l’unique dépositaire d’un Savoir. C’est un combat sans mercis. Des meurtres sanguinaires sont perpétrés dans les rangs des médecins les plus brillants, des hommes que l’on croyait appartenir au passé refont surface… et tentent de protéger des mystérieuses tapisseries.

Un nom circule : les Asclépiades.

Physiciens, astronomes, chirurgiens, anatomistes… voilà quelques-uns des principaux protagonistes de La Licorne, un récit passionnant dont il m’est difficile de parler. Peut-être parce que nombre de personnages y sont introduits, l’intrigue est riche en éléments et les événements se passent sur plusieurs lieux. Un enchaînement de bulles parfois pas évident à la lecture… Mais malgré quelques accrocs ponctuels dans la fluidité de la lecture, le récit reste captivant.

Pour l’avoir déjà lu, le second tome de cette série en cours est vraiment moins confus.

D’autre part, la qualité des dessins est réellement appréciable. Ils sont réalisés avec tant de minutie… le rendu fait penser à des aquarelles. Très chouette !

Il y a le plein de liens à faire pour cette série. Dans un premier temps, je voudrais vous emmener en voyage du côté des blogs de GABELLA et de JEAN. L’actualité aidant (la sortie du tome 3 est prévue pour novembre), ils ne sont vraiment pas avares et nous livrent sur la blogosphère des planches en avant-première :

– chez Anthony JEAN, voici donc la preview du tome 3 et des dates de dédicaces prévues pour ceux qui seraient intéressés,

– chez Mathieu GABELLA, vous aurez accès à des petits suppléments également, pour cela, prenez ce lien-ci.

Et pour le reste :
– le lien vers une autre chronique,
– une dédicace magnifique réalisée par Anthony JEAN, la vidéo est un peu longue (11 mn), elle a pas mal tourné sur le net… mais elle n’en reste pas moins très sympa à regarder…

PictoOKUne lecture un peu difficile dans ce premier tome (nombreuses sont les pièces du puzzle qui se mettent en place). On ne perd cependant jamais le fil rouge… fil parfois indicible mais qui nous maintient en équilibre tout au long de l’album.

La Licorne

Tome 1 : Le Dernier Temple d’Asclépios

Série en cours (annoncée en 3 tomes ?)

Éditeur : Delcourt

Collection : Machination

Dessinateur : Anthony JEAN

Scénariste : Mathieu GABELLA

Dépôt légal : octobre 2006

ISBN : 978-2-7560-0415-0

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La Licorne, tome 1 – Gabella – Jean © Guy Delcourt productions – 2006