Sans foi ni loi (Brunet)

Une lecture en partage avec mon fils et mes copains Noukette et Jérôme pour un roman jeunesse absolument épatant, un Werstern au féminin…

Billet de mon lardon de 15 ans Pierre

Brunet @ PKJ – 2019

Sans foi ni loi est un roman de Marion Brunet sur  le thème du Far-west. Dans ce roman, on retrouve Garett qui habite dans une ferme avec ses frères, sa sœur Esther et son père qui est révérend. La vie se passe dans sa ferme, la vie dure avec la mort de sa mère et l’autorité paternelle, jusqu’au jour où une célèbre criminelle du nom de Ab Stenson prend en otage ce pauvre Garett et décide de partir en cavale avec lui. Que va t-il se passer ? Le marshal va t-il les retrouver et sauver Garett ? Garett va t-il se lier d’amitié avec Ab ? Vous le saurez en lisant Sans foi ni loi, le roman génial de Marion Brunet au éditions PKJ.

J’ai trouvé ce livre très intéressant, facile à lire, avec une histoire entraînante du début à la fin avec pleins de rebondissements inattendus, une certaine authenticité et un décor plus que surprenant ! Je conseille ce livre à tous les lecteurs qu’ils soient assidus ou occasionnels !

 

Billet de la vieille mère Framboise

« J’avais seize ans quand j’ai rencontré Ab Stenson, et je me souviens de tout, avec une clarté déconcertante. Malgré la boue, la pluie, la fatigue et la peur, ce temps passé à vos côtés a la clarté d’hier.
Nous étions en fuite et j’étais son prisonnier, mais ce que j’ai ressenti ce matin-là, quand nous avons rejoint la piste au galop de nos chevaux, je ne peux le comparer à rien, pas plus aujourd’hui qu’à ce moment-là.
Ce jour-là, ventre creux et dans l’incertitude la plus totale, j’ai chevauché à ses côtés pendant des heures. Chaque foulée de mon cheval m’éloignait un peu plus de la ferme et de ma famille. J’en concevais un vertige qui déchirait mes poumons, brouillait ma vue. Je pensais au père, à mes frères et à ma petite sœur. Et puis plus. En observant Ab Stenson, imitant les mouvements de ses hanches qui faisaient corps avec sa monture, j’apprenais déjà. »

Garett n’a pas une vie fastoche dans la ferme de son révérend de père. Alors quand une fille toutafé bandit le prend en otage et que sa vie bascule dans un grand tourbillon, il est effrayé et fasciné à la fois… Il ne tente pas de s’échapper. Il reste près d’elle, avec elle. Peut-être parce qu’elle est tout ce qu’il n’est pas ? Peut-être parce qu’elle est tout ce que son (connard) de père lui a appris à détester ? « Elle était effrayante et ça me rassurait. C’était comme être du bon côté du fusil, malgré les apparences. »

Ab, Abigaïl de son prénom, est une femme libre, libre et forte, une hors-la-loi du tonnerre, une héroïne comme on en fait peu (qui plus est dans un monde peuplé de cowboys), une fille qui fume, qui crache, qui picole, qui porte des jeans, des chemises d’homme, une fille aux cheveux courts, une fille qui jure et qui tire comme personne, une fille qui n’a pas froid aux yeux… « Une vraie bête sauvage » aux dires de certains … Une fille superbe : « Ab s’est avancée d’un pas terriblement nonchalant. Elle ne forçait même pas la posture ; l’habitude d’une démarche libre la rendait virile et belle. Son jean collait à sa peau, des cuisses aux chevilles, et l’or de ses éperons lançait des étincelles. »

À ses côtés, une nouvelle vie s’élance pour Garett. Un avenir sans certitude, mais un nouveau chemin plus libre c’est certain, avec des amis et des aventures incroyables… Alors, avec Ab, grâce à Ab, Garett va désappartenir et apprendre à vivre une vie pleine, « une vie à soi, sans dette et sans esclavage. Sans le poids des autres, de Dieu, de l’obligation.» Garett va se découvrir et sacrément s’émanciper !

Ce roman ado est génial génial ! Evidemment c’est Marion Brunet, alors c’est à la fois très fort (avec de la gonzesse qui envoie ! Et de la réflexion sur l’émancipation et les vies à mener pour soi) et toutafé réjouissant, léger, bon, très très bon ! Et le décor Far-west est un délice… C’est la grande aventure avec des pistolets, de la poussière, des cowboys, des grands espaces, du saloon, de la fraternité, des grandes chevauchées sauvages, de la liberté …. J’ai tout aimé ! D’autant que c’est un roman qui se partage entre toutes les générations (mon vieux vieux père l’a adoré !), vraiment il ne faut pas bouder son plaisir !

Les billets des copains Noukette et Jérômechou à retrouver ici et là !

Merci à Mochéwie de nous accueillir dans son délice de Bar (qui convient parfaitement à cette lecture d’ailleurs !) à BD …

Sans foi ni loi de Marion Brunet, PKJ, 2019.

Anuki, tome 9 (Maupomé & Sénégas)

Petite chronique pour ce neuvième tome d’Anuki…

Maupomé – Sénégas © Editions de La Gouttière – 2019

C’est l’été. Le temps de l’insouciance. Anuki est avec ses amis, au bord de l’eau. Au programme, de joyeux sauts au milieu des éclats de rire. Pendant que les enfants s’en donnent à cœur-joie, un sanglier et un putois tentent de se désaltérer au bord de l’eau. L’instant est comme suspendu, les amis sont légers lorsqu’ils rentrent au camp. Loin de se soucier qu’un terrible incendie est en train de dévorer la forêt.

Lorsque les fumées se dissipent, c’est un paysage ravagé qui apparaît. Au milieu des arbres calcinés, c’est toute une famille d’une tribu étrangère qui se présente au seuil de leur campement. Le feu les a contraints à quitter leurs terres.

Au rythme d’un album par an depuis neuf années, l’univers d’Anuki poursuit son bonhomme de chemin. Si l’amitié et l’entraide sont au cœur de chacun des tomes de la série, chaque album apporte sa pierre à l’édifice et sensibilise le jeune lecteur à un sujet d’actualité. Cette fois il est question de migrants et de l’accueil qui leur est réservé. Des individus qui ont tout perdu, qui n’ont eu d’autres choix que de fuir et de livrer leur survie au destin et aux hasards des rencontres. L’exil. Le contact avec une autre langue, une autre culture, une autre terre. Autant de différences qui ravivent les jalousies et la méfiance. Frédéric Maupomé traite de ce sujet avec toute la pudeur nécessaire. Cela rend l’histoire bienveillante et surtout accessible à son lectorat. Aborder la question des migrants pour des petites têtes blondes de 4-5 ans, cela implique tout de même une certaine finesse et une grosse dose de talent !

Les autres ingrédients qui font le sel de la série sont présents : péripéties, courses poursuites effrénées, quelques jalousies enfantines, beaucoup d’entraide, de l’humour… tout y est. Stéphane Sénégas illustre le tout d’un trait vif. Les trognes des gamins sont impayables, l’absence de textes n’est pas un frein à la compréhension de l’histoire car elle est largement compensée par la qualité du graphisme. Beaucoup de dynamisme et un découpage des planches qui se met au service de l’histoire. Les cases s’agrandissent et rétrécissent au gré des pages… tout est bon pour éviter que le récit ne s’appesantisse trop et que la lecture reste ludique.

Un album amusant et un bon support intermédiaire pour parler des migrants avec son enfant.

Album muet, à partir de 4 ans.

En fouillant le site, vous trouverez les précédents tomes de la série (excepté le tome 8 !).

 Anuki, tome 9 : L'Eau et le Feu (série en cours)
Editeur : Editions de La Gouttière
Dessinateur : Stéphane SENEGAS / Scénariste : Frédéric MAUPOME
Dépôt légal : septembre 2019 / 40 pages / 10,70 euros
ISBN : 978-2-35796-002-2

Jack et le Jackalope (Ced & Mino)

« Bienvenue à Serenity, la ville de Richie Revolver, la Légende de l’Ouest. »

Jack est un petit bonhomme plein de vie. Il est joyeux et plein d’imagination. Son rêve serait que son père soit fier de lui. Et pour ça, il voudrait lui montrer qu’il est aussi courageux que lui. Ce qui n’est pas facile, car son père est un cow-boy respecté de tous. Le « grand Richie Revolver » est un héros… une vraie légende dans l’Ouest !

Jack cherche donc le moyen de prouver à son père qu’il peut lui aussi faire de grandes choses. Jack a alors l’idée de capturer un animal légendaire. Il décide de partir chasser le Jackalope. C’est le début d’une grande aventure pour Jack !

Voilà un album bourré d’humour. Le scénario de Ced est d’une fraicheur désarmante. Il nous place très vite dans la vie du petit héros en herbe. Il nous fait découvrir un personnage intrépide, facétieux et doté d’une répartie désarmante. L’entêtement de ce jeune garçon à trouver un moyen pour épater son père prête à sourire avec tendresse et à l’encourager inconsciemment dans son projet. Aveuglé par sa folle entreprise, il n’entend pas les propos rassurants de son père qui l’invitent à la patience. Ce côté têtu de Jack est une vraie locomotive pour la narration et le voir faire en permanence des pieds de nez au destin pour parvenir à ses fins crée des situations très amusantes.

Au dessin, Mino croque avec beaucoup de bonne humeur les aventures de l’enfant polisson. Il réalise des trognes impayables, exagérant les émotions des personnages pour mettre en valeur chaque scène, chaque rebondissement. Le trait est dynamique et les couleurs vives choisies pour le compléter créent un univers où la bonne humeur domine.

L’album est une belle surprise. Non content de proposer une aventure originale, il aborde le sujet des rapports père-fils avec justesse.

Jack et le Jackalope (one shot)
Editeur : Makaka
Dessinateur : MINO / Scénariste : CED
Dépôt légal : septembre 2019 / 94 pages / 17 euros
ISBN : 978-2-367960-92-0

La Pension Moreau, tome 3 (Broyart & Lizano)

 

Dernier opus de « La Pension Moreau » dont l’intrigue se passe dans un internat pour « enfants difficiles » . Pour rappel, cet établissement accueille principalement des enfants de familles aisées. A leur arrivée, les parents ont un entretien avec le directeur qui leur fait signer une décharge attestant qu’ils renoncent à l’autorité parentale. Une fois les portes de la pension refermées, les habitudes reprennent : exceptées quelques heures hebdomadaires consacrées à l’enseignement, les enfants doivent entretenir le bâtiment et ses espaces verts. Le régime alimentaire se compose de soupes infames dans le meilleur des cas.

Pour l’heure, Paul, Victor, Jeanne et Emile viennent de s’échapper des griffes de leurs bourreaux. Ils ont couru tout leur soûl pour s’éloigner le plus possible de la pension Moreau. La nuit est tombée, ils font une halte dans la forêt pour retrouver des forces et organiser la suite de leur cavale.

Du côté de la Pension, la colère du directeur éclate lorsqu’il apprend l’évasion de quatre de ses pensionnaires. Il regroupe à ses trois hommes de main pour qu’ils l’aident à mettre la main sur les fuyards. Que ces derniers reviennent à la pension morts ou vifs lui importe peu.

Le récit a extrait les enfants de l’enceinte du bagne… exit le confinement, les salles de cours miteuses et les maltraitances diverses. On quitte le côté statique pour entrer dans un tout autre rythme, celui d’une échappée folle pleine d’optimisme. On sait que les chances de réussite de cette expédition sont minimes ; cela nous maintient en alerte et nous pousse malgré nous à relativiser l’enthousiasme des quatre héros en herbe. Le scénario de Benoît Broyart joue parfaitement avec cette inquiétude sourde que les enfants échouent. Il alterne des passages riches en action et d’autres très posés. Ces derniers sont d’ailleurs très appréciés car ils sont aussi l’occasion de voir les enfants jouer s’apaiser et jouer.

Côté graphique, on apprécie de ne plus avoir le regard qui bute sur les murs de la pension. Pourtant, là aussi la tension reste puisque le souvenir de leurs menaçants reliefs et du contact froid de leurs pierres est omniprésent. Marc Lizano ne change pas sa palette de couleurs et reste dans des tons sombres.

L’album est moins oppressant que les deux tomes précédents mais le ton n’en est pas plus léger pour autant. Même si l’ambiance est plus joyeuse, le rythme est également plus soutenu grâce à la cavalcade à l’air libre. Il y a autant de tension dans ce tome que dans les précédents.

Premier et second tomes sont présents sur le blog.

La Pension Moreau / Tome 3 : La Chasse à l'enfant (Triptyque terminé)
Editeur : Editions de La Gouttière
Dessinateur : Marc LIZANO / Scénariste : Benoît BROYART
Dépôt légal : septembre 2019 / 48 pages / 14 euros
ISBN : 979-10-92111-89-7

Sous les arbres, tome 1 (Dav)

Fraîchement débarqué au catalogue des Editions de la Gouttière, la série « Sous les arbres » s’adresse à un lectorat de pitchouns (disons à partir de 4 ans).

Annoncé d’entrée de jeu en quatre tomes, l’univers de « Sous les arbres » nous installe aux côtés de Monsieur Grumpf. Ce dernier doit son surnom au fait que tout mais absolument tout le contrarie et qu’il « Grumpf » à la moindre contrariété. Ce blaireau solitaire est quelqu’un d’ordonné qui aime que tout soit à sa place… chaque imprévu le met donc de mauvaise humeur. A première vue, il fait rustre mais sous son imposante carrure se cache en réalité un gros tendre. La preuve en est : chaque habitant de la forêt prend le temps d’échanger avec lui quelques mots, voire s’invite à sa table. Personne ne se formalise de ses « grumpf » intempestifs.

Contenue dans un petit format à l’italienne, l’histoire que Dav nous raconte-là regorge d’optimisme. Elle montre aux petits lecteurs qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences ET qu’une main tendue vers autrui n’est jamais une chose vaine.

Graphiquement, l’ambiance nous permet de profiter d’une jolie palette de couleurs aussi automnales que chaleureuses. Ce microcosme anthropomorphe a des habitudes assez similaires aux nôtres ; chacun vaque à ses occupations sans toujours prendre la peine de s’inquiéter des soucis de son voisin. Les uns s’inquiètent de ne pas parvenir à stocker la quantité suffisante de provisions pour l’hiver, tandis que d’autres se demadent s’ils ont pris assez de gras pour ne pas dépérir pendant leur hibernation. Monsieur Grumpf est de loin celui qui s’agite le moins. Il paraît être perméable aux saisons et à leurs frimas. Les tracas de ses congénères semblent lui glisser sur le poil pourtant c’est loin d’être le cas. Monsieur Grumpf est aussi bougon qu’il est surprenant !

Sans donner l’impression d’être grand donneur de leçon, le récit a sur son lecteur un effet bénéfique. Le genre à donner le sourire. Le genre à nous rappeler que l’existence de personnes humanistes n’est pas uniquement fictive. En s’appuyant sur des gestes anodins du quotidien, Dav montre qu’il est facile de faire plaisir aux gens qui nous entourent… à condition pour cela de tendre un peu l’oreille et de regarder ce qui se passe dans notre environnement.

Ce premier album est également un vrai régal pour les yeux. Les trognes des personnages sont expressives à souhait. Le trait de l’auteur nous installe dans un environnement plutôt douillet où passent des personnages à la bonhomie délicieuse. Si chaque tome de la série respecte la même trame, cela nous promet de savoureux moments de lecture. Sans compter qu’il n’y a aucun cliffhanger à la fin de ce tome. On en sort avec la satisfaction d’avoir vécu une histoire complète (avec un début et une fin) et la certitude que le prochain tome sera tout aussi exquis.

Une série à mettre dans un maximum de petites mains. 

Sous les Arbres
Tome 1 : L'Automne de Monsieur Grumpf
Série en cours
Editeur : La Gouttière
Dessinateur / Scénariste : DAV
Dépôt légal : août 2019 / 32 pages / 10,70 euros
ISBN : 978-2-35796-005-3

 

L’Emouvantail, tome 2 (Dillies)

Dans les rares chroniques que j’ai partagées avec vous cette année, il y eu celle sur « L’Emouvantail » au mois de janvier dernier. J’avais eu un coup de cœur très fort pour ce personnage de Renaud Dillies et j’ai plusieurs fois saisi l’occasion de relire l’album depuis.

L’Emouvantail est un épouvantail qui, pour une raison inconnue, a pris vie. On peut supposer que c’est parce que le fermier qui l’a assemblé a mis tellement de cœur à l’ouvrage qu’il a insufflé un peu de vie à son mannequin… mais ce n’est qu’une supposition parmi d’autres.

La première fois qu’on pose les yeux sur l’Emouvantail, on le découvre planté dans un champ et l’âme en peine car il est bien incapable de faire ce à quoi il est destiné : effrayer les oiseaux. Il les aime tant et tant qu’il ne parvient pas une seconde à les éloigner du champ du fermier. L’Emouvantail se contente donc de les observer avec ravissement tout en se lamentant de voir les graines de son fermier englouties… et les promesses belles récoltes fondre comme neige au soleil. Cela met l’Emouvantail dans un affreux dilemme qui fait toute l’histoire du premier tome.

Pour tout dire, je ne m’attendais pas à avoir en mains un second tome de l’Emouvantail. Alors c’est avec beaucoup de curiosité et d’excitation que j’ai commencé cette lecture.

L’Emouvantail, tome 2 – Dillies © Editions de La Gouttière – 2019

A l’instar du premier tome, l’histoire commence au milieu d’un champ. Mais cette fois-ci, l’Emouvantail n’est pas captivé par les couleurs chamarrées des oiseaux mais envoûté par la beauté d’une femme épouvantail. Malheureusement, elle n’est pas (comme lui) animée d’une flamme de vie. Elle est immobile, sa beauté est suspendue dans sa gracieuse posture et dans son si beau sourire. Elle est plantée là, au beau milieu d’un champ, incapable elle aussi d’effrayer les oiseaux. Au premier coup d’œil, l’Emouvantail tombe amoureux. Il va tenter de trouver le moyen de réveiller cette magnifique femme-épouvantail.

Une nouvelle fois, Renaud Dillies emprunte à la métaphore ses plus belles notes pour composer un album délicat. Dans ce monde imaginaire, la violence n’existe pas. Le trouble, l’émoi et la joie ont tout loisir de s’exprimer pleinement. Aux côtés de l’Emouvantail, on prend le temps de vivre, de contempler, d’écouter… et cela fait un bien fou de quitter la ville et toute son agitation pour se poser là, au creux de l’album, au cœur de cet objet tout en papier et carton vêtu pour profiter d’une douceur bénéfique car inespérée. On savoure aussi tout le charivari des couleurs de la faune et de la flore qui peuplent ce monde onirique. Rien ici ne vient nous heurter.

C’est surtout un régal de côtoyer cet émouvant personnage, si sensible, si candide et tellement empathique. Comment rêver meilleur guide pour permettre à Renaud Dillies d’explorer le sentiment amoureux. Car avec l’Emouvantail, l’art de la séduction est un tâtonnement rendu difficile du fait de son inexpérience. Il se fie à son instinct, à ces frissons qui parcourent son échine quand il repense à sa belle. L’amour est un voyage délicat qui nous emmène à la rencontre d’un autre individu et de l’accueillir dans sa vie comme il se doit.

Un délicieux album que je vous recommande chaudement.

A partir de 5 ans.

Le premier tome est également sur le blog. Cliquez ici pour lire la chronique.

 L’Emouvantail
Tome 2 : Cache-cache
Editeur : Editions de La Gouttière
Dessinateur / Scénariste : Renaud DILLIES
Dépôt légal : mai 2019 / 32 pages / 10.70 euros
ISBN : 978-2-35796-010-7