DMZ, tome 5 (Wood & Burchielli)

DMZ, tome 5
Wood – Burchielli © Panini Comics – 2009

Ce cinquième tome comporte 6 chapitres qui traitent chacun d’un personnage en particulier.

Certains de ces personnages font partie intégrante de l’intrigue principale (Amina, Wilson, Soames, Kelly). Pour RF (chapitre 5), il a  très très rapidement été question de lui à la fin du tome 2. Enfin DECADE (chapitre 1) est une découverte mais tout comme les autres, il apporte sa pierre à l’édifice de DMZ.

Album semblable à un hors-série, qui donne des éléments importants sur cet univers, approfondi certains personnages sans pour autant embarquer DMZ dans des sous-séries et sous-sous-séries de sous-séries comme en ont pris l’habitude certains auteurs.

Un temps de lecture dans lequel on se détache complètement de Matty qui est très peu présent et reste en personnage secondaire.

Des chapitres qui se construisent en trois temps : bien avant la guerre, avant la guerre et la période de la DMZ. Ce qui nous permet également de se rendre compte de tout le travail réalisé sur l’élaboration des personnages et la construction de cet univers.

PictoOKUn moment sympa, intéressant… une parenthèse en attendant la sortie du tome 6. Et dire que le tome 7 est sorti ce mois-ci au Canada…

Les autres tomes de la série sont accessibles via les « catégories d’auteurs » présentes en fin d’article et les index du blog.

DMZ

Tome 5 : La guerre cachée

Série terminée en 13 tomes

Éditeur : Panini COMICS

Collection : 100% Vertigo

Dessinateur : Riccardo BURCHIELLI, Danijel ZEZELJ

Scénariste : Brian WOOD

Dépôt légal : juillet 2009

ISBN : 978-2-8094-0783-9

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

DMZ, tome 5 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2009

DMZ, tome 2 (Wood & Burchielli)

DMZ, tome 2
Wood – Burchielli © Panini Comics – 2008

Les combats se poursuivent entre les États libres et les États Unis.

Manhattan reste une enclave prise entre les feux des deux camps et connaît chaque jour des tirs hostiles tuant des civils. Les new-yorkais savent depuis longtemps qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes…

L’eau potable est une denrée rare, les attaques terroristes sont quotidiennes et Matthew (Matty pour les intimes) poursuit ses investigations afin de faire savoir au reste du monde que l’on continue à vivre ici, à se battre, parfois juste pour survivre. Matty est maintenant reconnu de tous, au sein même de la ville comme ailleurs. Il est devenu un symbole pour certains, un moyen de faire pression pour d’autres. Son plus grand combat est de gagner le respect de son employeur.

Quand la  FSA (Armée des États libres) le kidnappe, Matty ne  s’imagine pas qu’il sera obligé de servir d’intermédiaire entre les deux camps dans une guerre médiatique. En perdant sa neutralité de journaliste, il se sait en danger et va se laisser aveugler par une forme de paranoïa qui le fera agir sous l’impulsion. Déstabilisé par le fait de voir ses appuis mis à mal…. ses certitudes vont être ébranlées.

Une quête pour son garantir son intégrité.

Un style de narration original et très prenant, une position assez intéressante des auteurs quant aux rôles des médias, aux enjeux politiques en temps de conflit. Des perspectives de scénario assez intéressantes (en rapport à la marge de manœuvre existant autour du personnage principal) : sa personnalité, les liens qu’il peut avoir avec les différents camps (DMZ compris)… Un sentiment « étrange » (pour moi) ressort de ce tome où Matty est amené à sortir de la DMZ. La manière dont les auteurs créent une ambiance à ce qui est hors DMZ nous met sur le qui-vive. Matty est mal à l’aise, on sent des tensions palpables dans les relations. Pour nous lecteur, c’est aussi la première fois que l’on découvre ce qu’il y a « dehors ». On en arrive rapidement au constat que la DMZ est un lieu plus contenant que l’extérieur et surtout moins agressif pour Matty…  car il a plus de marge de manœuvre dans la DMZ, plus de libertés… phénomène que je trouve assez intéressant ! Matty est exposé à lui-même alors qu’il sait se protéger dans la DMZ car il y a sa place. C’est de l’extérieur que vient le danger.

Petit bémol sur le passage de relais au niveau dessin sur le chapitre 4 (« Zee, NYC »). Burchielli laisse la place à Kristian DONALDSON et son trait dans DMZ me déplaît. Les planches du lien que je vous ais mis ne sont pas colorisées, mais ça donne une idée du décalage avec les dessins de Burchielli.

Tout à la fois fiction critique sur nos sociétés et leurs outils médiatiques et politiques, DMZ a cette richesse de pouvoir aborder des sujets parfois tabous et dérangeants.

PictoOKPictoOKA l’identique du Tome 1 qui avait été une réelle surprise pour moi, le Tome 2 conserve un rythme soutenu et un scénario très crédible. Les personnages sont intéressants, le graphisme est superbe et le découpage des planches (et chapitres) donnent une réelle dynamique à l’ensemble. La construction de ce monde, la manière dont les personnages se construisent et les intrigues s’imbriquent, me fait penser à GTA (pour ceux qui aiment les jeux vidéos… je creuse l’idée ^^).

Une lecture que je vous conseille. Les autres tomes de la série accessible via les catégories en bas d’article.

Une interview de Burchielli si vous suivez ce lien. Et le site de Brian WOOD si vous suivez celui-là.

Extraits :

« Si tu as peur de mourir, mais pas de tes patrons, tout ira bien. Travaille sous tes conditions. Les gens le verront et te respecteront » (DMZ, tome 2).

« Je ne me suis jamais intéressé à la politique. A quoi bon ? La politique suivait son cours indépendamment de ce que les gens pensaient ou faisaient » (DMZ, tome 2).

« Cette ville a cassé l’élan de la guerre. Le seul endroit du pays qu’aucun côté n’arrivait à s’approprier. C’est la DMZ. C’est là qu’on vit. C’est chez nous. On ne la quittera jamais » (DMZ, tome 2).

DMZ

Tome 2 : Le corps d’un journaliste

Série en cours

Éditeur : Panini COMICS

Collection : 100% Vertigo

Dessinateur : Riccardo BURCHIELLI & Brian WOOD

Scénariste : Brian WOOD

Dépôt légal : janvier 2008

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

DMZ, tome 2 – Wood – Burchielli © Panini comics – 2008

DMZ, tome 3 (Wood & Burchielli)

DMZ, tome 3
Wood – Burchielli © Panini Comics – 2009

Toujours un peu plus loin dans les conséquences d’une guerre que plus personne ne maîtrise. Suite aux événements qui ont découlés des négociations entreprises par Matty dans le tome précédent, un cessez-le-feu a été conclu sur la DMZ.

Matty travaille désormais en free-lance et vend alternativement ses reportages à Liberty News (le plus grand soutien du gouvernement américain) et à leur concurrent direct : Independant  World News, qui diffuse les sujets que Liberty évite.

Wilson, un yakusa new-yorkais, a pris Matty sous son aile et assure sa sécurité.

La Trustwell Inc., une société engagée par le gouvernement pour effectuer les travaux de reconstruction dans la DMZ, n’a quant à elle aucun intérêt à ce que la guerre civile se termine. Sous une fausse identité, Matty débute une enquête sur la Trustwell en se faisant passer comme main-d’œuvre. Seul et sans couverture, il découvre ce qui se passe de l’autre coté du miroir….

La tension sur la DMZ semble être à son paroxysme.

Honnêtement… foncez lire cette série !!!

Au troisième tome, deux ans se sont déjà écoulés depuis que Matty est arrivé dans la DMZ. Honnêtement, il y a juste le pansement sur le nez qu’il conserve… hypocondriaque ou peur des auteurs que l’on ne reconnaisse pas Matty ?? Je crois qu’on peut faire tomber le masque ^^. Hormis cela, et vu comment les choses sont pointées du doigt dans cette série, je ne me fais pas d’inquiétude sur les beaux jours de la liberté d’expression aux États-Unis.

PictoOKPictoOKJ’ai relativement peu de choses à dire sur cet album excepté qu’il est bon, autant que les autres, et qu’il est l’occasion d’en savoir un peu plus sur certains protagonistes sur lesquels on s’était peu arrêté… ça vaut le coup d’œil. Je me contenterais de mettre des liens vers d’autres chroniques sur lesquelles je suis tombée en cherchant les scans de cet album.Voici un et deux liens vers ces chroniques, pour ceux qui seraient intéressés, un troisième lien pour faire le plein d’images de la série mises en ligne par Brian WOOD sur Flickr.

Mes avis sur les autres albums de la série sont accessibles via les catégories en bas d’article ou les Index du blog.

DMZ

Tome 3 : Travaux Publics

Série en cours

Éditeur : Panini COMICS

Collection : 100% Vertigo

Dessinateur : Riccardo BURCHIELLI

Scénariste : Brian WOOD

Dépôt légal : juillet 2008

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

DMZ, tome 3 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2008

DMZ, tome 4 (Wood & Burchielli)

DMZ, tome 4
Wood – Burchielli © Panini Comics – 2009

Durant le « Jour 204 », 198 manifestants pour la paix ont été tués par l’armée américaine qui les avait pris pour des insurgés.

Ce jour-là, le cours de la guerre a changé, et placé les États-Unis sur la défensive. Manhattan a été abandonné, est devenu une DMZ et l’armée des États libres s’est retrouvée en position de remporter la guerre. L’opinion mondiale en a été ébranlée et les survivants à l’intérieur de la DMZ sont devenus autant de nouveaux insurgés.

Matty est amené à suivre le procès des soldats de l’Armée américaine, qui ont participé au massacre, pour le compte de Liberty News (média clairement engagé au point qu’il est parfois difficile de le dissocier du gouvernement). Matty est donc titulaire d’une carte d’accès d’une semaine pour couvrir l’événement.

Il rencontre en premier lieu le principal accusé, STEVENS, petit caporal qui porte sur ses épaules la responsabilité de ce carnage.

A mon sens le meilleur album de la série.

Un rythme très sympa, un scénario qui se construit comme un puzzle et qui nous permet de recueillir plusieurs regards croisés sur les événements du « Jour 204 ». Des habitudes d’ambiances qui s’installent également, lorsque BURCHIELLI passe la main à d’autres dessinateurs sur certains chapitres, permettant rapidement de repérer flash-back ou de savoir qui a les rênes de la narration. Bref, c’est réellement un très bon album et réflexion faite, je continue à faire des parallèles entre l’univers de cette fiction et le jeu GTA (construction du monde, manière dont les pièces du puzzle s’imbriquent, jeux de gros plans / grands angles…).

Je fais le choix de rester assez succincte sur cette chronique car je trouverais dommage, pour ceux qui souhaiterait dévorer cette série, de dévoiler trop de choses sur l’intrigue. C’est vrai que le problème est le même pour chaque chronique : ne pas spoiler. En dire « juste assez » pour parler de l’ouvrage pour donner des envies éventuelles de lecture ou créer des réactions, mais je trouve cette difficulté encore plus prégnante sur cet album. Cas de figure que j’ai peu rencontré depuis que je papote sur le blog.

PictoOKPictoOKC’est réellement un album que je mets dans le haut du classement des BD auxquelles j’ai le plus accroché.

WOOD a également déposé sur son blog quelques planches si vous voulez avoir un aperçu, c’est ici.

Oxymore…. Tirs Amis – Extraits :

« Croyez-moi, ça n’existe pas. C’est une jolie expression qu’on peut utiliser en société. Demandez à n’importe quel soldat ce que ça signifie et il vous répondra foirage. Eh bien, faites-moi confiance, c’est exactement ce que ça veut dire. Quand quelqu’un de plus haut que vous dans la chaîne alimentaire fait une énorme connerie et que vous vous retrouvez dans la merde sans aucun soutien, vous n’avez pas envie d’être poli » (DMZ, tome 4 : Tirs Amis).

« J’ai fait comme si c’était un jeu vidéo. Tu tires sur tout ce qui apparaît. Nettoyer. Recharger. Niveau suivant » (Caporal Stevens dans DMZ, tome 4).

DMZ

Tome 4 : Tirs Amis

Série en cours

Éditeur : Panini COMICS

Collection : 100%

Dessinateur : Riccardo BURCHIELLI

Scénariste : Brian WOOD

Dépôt légal : janvier 2009

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

DMZ, tome 4 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2009

DMZ, tome 1 (Wood & Burchielli)

DMZ, tome 1
Woord – Burchielli – Panini Comics – 2007

Dans un futur que l’on sent proche, des États américains se sont auto-proclamés « États Libres . Conséquence : les États-Unis connaissent leur seconde guerre civile.

La ligne de front passe par New York. Au beau milieu : Manhattan Island est assiégée et est devenue la DeMilitarized Zone. Pillages, gangs de milices, insurgés, attentas à la voiture piégée, tueurs à gage… tel est le quotidien des habitants de l’île. Personne ne sait ce qu’il s’y passe réellement. Pour la première fois depuis le début du conflit, un journaliste a l’opportunité d’y aller. Viktor FERGUSON, journaliste et lauréat du prix Pullitzer, doit couvrir l’événement et profite d’un cessez-le-feu pour rejoindre la DMZ.  Mais la zone n’est pas sécurisée, il se fait abattre, tout comme les militaires qui devaient assurer leur protection. Seul survivant de l’équipe de reportage : Matthew ROTH, stagiaire photographe.

Rapidement, Matthew va comprendre que son blouson et sa carte de presse représentent un avantage pour survivre en ce lieu coupé du monde. Seul et sans expérience, il décide malgré tout de faire ce pour quoi il a été envoyé là-bas : montrer au monde comment la vie s’organise dans la DMZ.

Voilà tout à fait le type de bande-dessinée vers lequel je ne vais pas spontanément. La guerre n’est point ma tasse de thé.

Le Tome 1 de la série DMZ est venu fleurir les étagères de ma bdthèque par le biais de mon Golgoth. Il paraît que c’est bien… j’ai donc voulu savoir…

Une ambiance pesante se met en place dès les premières planches. Je dirais même plus : dès le premier plat.

Matthew va nous servir de guide dans la DMZ. Il débarque et sera nos yeux et nos oreilles dans ce monde que l’on découvre. Il a relativement du bol, semble-t-il, de tomber sur des personnes honnêtes qui vont l’aider sans l’arnaquer.

Les dessins sont trèèèès accrocheurs !!

DMZ, tome 1 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2007

Le choix des couleurs qui a été fait donne réellement une fraicheur à cet album, cela contraste avec le thème principal. Cela donne un certain entrain, un petit côté optimiste malgré la situation cauchemardesque.

Un univers cruel, sans fioritures, sans illusions… et très crédible.

PictoOKPictoOKHonnêtement ?

J’étais partie assez sceptique dans la lecture de cet album et… c’est vraiment bien !! La série compte actuellement 5 tomes (le petit dernier est fraîchement paru en juillet dernier). Il est donc fort probable que les autres albums de DMZ soient l’objet de futures chroniques. D’ailleurs… cliquez sur les catégories « auteurs » en bas de l’article, vous accéderez à mes avis sur les autres tomes de la série.

DMZ

Tome 1 : Sur le terrain

Série en cours

Éditeur : Panini COMICS

Collection : 100% Vertigo

Dessinateur : Riccardo BURCHIELLI & Brian WOOD

Scénariste : Brian WOOD

Dépôt légal : mai 2007

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

DMZ, tome 1 – Wood – Burchielli © Panini Comics – 2007

Rural ! (Davodeau)

Rural
Davodeau © Guy Delcourt Productions – 2001

Olivier, Étienne, Jean-Claude, Philippe, Catherine… tous vivent à la campagne dans le Maine-et-Loire, près d’Angers.

Ce reportage couvre une période d’une année et débute en Février 2000. A l’initiative d’Étienne DAVODEAU (qui a contacté les différents protagonistes), cet ouvrage nous permet de les suivre au quotidien. Il est ici question d’agriculture principalement, mais aussi des motivations et convictions de 3 amis et salariés qui ont monté un Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC). Leur outil de travail est une exploitation agricole qui produit bio.

Quant à Philippe et Catherine, ils ont acheté une ruine il y a 10 ans de cela et la retapent.
Les aléas de la vie, les joies et les peines, tout cela va devoir se gérer en tenant en compte qu’une nouvelle autoroute va passer près, très près de chez eux… ils vont devoir réviser leurs projets d’avenir.

Ce n’est pas une fiction, mais un reportage.

… C’est l’histoire de trois hommes qui ont réunis leurs forces et leurs convictions pour monter une exploitation agricole. DAVODEAU va les suivre, une année durant, pour montrer les contraintes et les plaisirs aussi (ne les oublions pas) de la vie d’agriculteur.

… C’est l’histoire d’un couple qui de rien s’est fait un petit coin de paradis sur terre malgré les médisances et les difficultés… et le plus dur reste à venir.

… C’est l’histoire de Politiques qui ont les yeux plus gros que le ventre. Leurs danses à la tête de l’État imposent aux « petites gens » de danser la gigue à leur cadence.

C’est l’histoire des habitants d’un village qui fondent une Association pour tenter de limiter les nuisances auxquelles ils vont indubitablement être confrontés quand l’autoroute sera ouverte… C’est l’histoire d’une lutte contre des moulins à vents… et de la vie qui suit son cours.

Une préface de José Bové étonnante en BD, mais pas dépourvue d’intérêt.

Les découpes de planches sont assez basiques (généralement 3 bandes de deux cases chacune). On ne fait pas dans le bobo, on fait dans dans la sobriété. Ce n’est pas le support visuel qui incombe, mais le message que cet album souhaite faire passer qui est prioritaire. Dessins en noirs et blancs, dans lesquels j’ai retrouvé avec plaisir le trait d’Etienne Davodeau. Ce que j’ai apprécié dans cet album, c’est le choix de l’auteur de nous retranscrire son année d’observation à la manière d’un journal de bord. Les informations techniques, nécessaires pour nous faire une idée plus précise des tenants et des aboutissants, nous sont données progressivement dans l’ouvrage et pas dans un paquet informe en début d’album comme cela aurait pu être possible. Davodeau a investigué, il a eu des réponses au fur et à mesure… et l’ouvrage suit ce rythme.On s’attache aux gens qui peuplent ce livre.

L’auteurU n’a rien caché, n’a rien romancé, n’a rien enjolivé, il nous les as donné bruts tels qu’ils sont et c’est peut être pour cela que j’ai accroché rapidement à l’ambiance conviviale et chaleureuse de ce one-Shot.
J’ai rapidement dépassé ma réticence à lire cet ouvrage. Sacré pari de proposer un ouvrage sur le thème du monde de l’agriculture bio avec toutes les polémiques que cela peut soulever ! La question était de savoir comment Davodeau allait défendre ses convictions…

Récemment j’avais lu Les Fils de la Terre (Triptyque / manga), une série qui aborde le monde rural de manière plus « féerique ». Ce triptyque proposait un cas de figure possible dans un futur proche mais se basait sur l’utilisation de deux personnages assez stéréotypés : Shuntaro est un jeune fonctionnaire idéaliste et capable de bouger des montagnes, Kohei un jeune agriculteur acerbe et désillusionné sur l’avenir des agriculteurs.

Roaarrr ChallengeDans Rural !, il n’est pas question de stéréotypes, ni du monde magique de Casimir (ce que je reproche aux Fils de la Terre). Les styles de ces séries sont réellement opposés, pourtant toutes deux font passer un message que l’on retient, qui marque, et qui nous donne à réfléchir. DAVODEAU n’impose aucun positionnement particulier au lecteur. Il dresse des constats, des faits, libre à chacun d’en faire ce que bon lui semble en sortant de cette lecture. Je trouve que c’est la force de cet ouvrage qui a obtenu le Prix Tournesol en 2002.

PictoOKUn reportage intéressant dans lequel DAVODEAU a parfaitement réussi l’exercice de style de ne pas se positionner personnellement, ou très peu. Ce qui nous permet d’avoir un guide de lecture assez neutre et de ne pas être d’emblée rallié à une cause.

Autres ouvrages d’Etienne Davodeau sur ce blog : voir la catégorie Davodeau.

Extraits :

« Trois minutes après sa naissance, le futur steak essaye de se lever » (Rural !).

« Ils ont deux mois pour fouiller le site. Puis, les bulldozers arrivent. Alors, sous le soleil, ils notent, cartographient, prélèvent, photographient toutes ces traces humaines dont certaines les attendaient depuis 19 siècles sous quelques centimètres de terre. 19 siècles et 2 mois. Puis place aux bagnoles. C’est le progrès, petit Gaulois » (Rural !).

Rural !
Chronique d’une collision politique

One-Shot

Éditeur : Delcourt

Collection : Encrages

Dessinateur / Scénariste : Etienne DAVODEAU

Dépôt légal : mai 2001

Bulles bulles bulles…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Rural ! – Davodeau © Guy Delcourt Productions – 2001